Jean-François Hattier : « la monétisation des contenus sur le Web a sauvé les journaux »

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Jean-François Hattier, fondateur d'Hattier Consulting.
Jean-François Hattier, fondateur d'Hattier Consulting. (Crédits : DR)
Jean-François Hattier, fondateur d'Hattier Consulting, a été directeur général adjoint du « Point ».

LA TRIBUNE - Comment expliquez-vous l'appétence de plus en plus marquée des éditeurs français pour l'abonnement digital ?

JEAN-FRANÇOIS HATTIER - Elle concerne en premier lieu les éditeurs d'information générale, quotidiens nationaux et régionaux, et news magazine. Ce sont eux qui ont été touchés très tôt par la difficulté de monétiser leur contenu en raison de la gratuité induite au départ par le Web.

Un second phénomène est la dépendance à la publicité qui les a fragilisés avec l'arrivée massive des Gafa sur ce terrain, au point de devenir monopolistiques. Dès les années 2000, les médias américains se sont retrouvés au bord du gouffre avant de rebondir.

Quelle a été la recette du retournement pour le « New York Times », le « Washington Post », le « Wall Street Journal » et le « Financial Times » ?

L'abonnement les a sauvés. Mais pour être en mesure de faire payer leur contenu sur le Web, les principaux quotidiens américains se sont entièrement réorganisés en interne pour en améliorer sensiblement la qualité. À la clé, ils ont placé le service rendu au lecteur au centre de leurs préoccupations marketing. Le résultat est probant, avec un total de 3,3 millions d'abonnés en...

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