La France, mauvaise élève en matière d’accès à la 4G

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A ce jour, en France, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas.
A ce jour, en France, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas. (Crédits : Reuters)
D’après une étude d’OpenSignal, une société britannique spécialisée dans les cartes de couverture mobile, l’Hexagone échoue à une piètre 65ème place, au niveau mondial, en matière de disponibilité de la 4G. Ce n’est guère mieux côté débit moyen, où la France se situe en 35ème position.

Ce n'est pas une surprise, la France demeure très mal classée en termes d'accès au très haut débit mobile. Selon une étude publiée récemment par la société britannique OpenSignal, spécialiste des cartes de couverture mobile, l'Hexagone reste un mauvais élève, au niveau mondial, concernant la 4G. Selon cette enquête, la France échoue à une piètre 65ème place en matière de "disponibilité" de cette technologie mobile - un indicateur maison qui mesure le temps moyen pendant lequel les utilisateurs accèdent à la 4G. Avec un score de 62,51%, l'Hexagone se situe par exemple derrière le Cambodge (68,95%), la Grèce (71,15%) ou l'Inde (84,03%). Sachant que ce classement est logiquement dominé par la Corée du Sud (96,69%) et le Japon (84,11%), qui ont déployé à toute vitesse le très haut débit mobile ces dernières années. Les Etats-Unis, eux, se situent aussi dans le peloton de tête, avec une disponibilité de 86,94%.

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(Crédits: DR)

Côté débit moyen en 4G, la France n'est guère mieux lotie. Avec 22,66 Mb/s, elle se situe à une peu reluisante 35ème place. C'est moins bien, par exemple, que l'Equateur (26 Mb/s), la Croatie (27,94 Mb/s) ou la Bulgarie (33,6 Mb/s). Sachant que ce classement est ici dominé par le trio Singapour (46,64 Mb/s), Corée du Sud (45,85 Mb/s) et Norvège (42,03 Mb/s).

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(Crédits : DR)

Ces résultats viennent, quoi qu'il en soit, appuyer la volonté du gouvernement d'accélérer sensiblement la couverture en 4G du territoire. A ce jour, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas... Ce qui constitue un lourd handicap pour les habitants des communes concernées.

En outre, la 4G constitue un moyen d'offrir dans certaines campagnes mal desservies, un Internet fixe de bonne qualité en attendant mieux. A ce sujet, le gouvernement négocie depuis des semaines avec les grands opérateurs nationaux pour trouver un terrain d'entente. Pour investir davantage, les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free attendent de l'Etat des contreparties, comme des ristournes fiscales ou un allongement de la durée des licences d'utilisation des fréquences. Pour inciter les opérateurs à investir davantage dans la 4G, l'Arcep a de son côté publié le mois dernier de nouvelles cartes de couverture mobile. En révélant les manquements des opérateurs à certains endroits, le régulateur des télécoms y voit notamment un levier pour les pousser à déployer de nouvelles antennes.

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Commentaires
a écrit le 06/11/2017 à 9:45 :
Pas de 4G en plein centre de Londres dans bien des commerces et des immeubles. Juste en face de la station demétro South kensington (on ne peut pas faire plus touristique) je n'ai pas de 4G derrière la fenêtre. Et dans le métro londonien il n'y a pas de 4G, ni de 3G ni de 2G : il n'y a RIEN.
Et pourtant, le classement mais le Royaume-Uni devant la France.
Ah pardon : on me souffle dans l'oreillette que les "experts" sont britanniques. LOL.
a écrit le 03/11/2017 à 10:49 :
Pour pouvoir comparer il faudrait analyser plusieurs pays à configuration identique, densité de population, réglementation, configuration géographique, etc… et besoins, car il faut aussi tenir compte des infrastructures fixes déjà présentes, qui peuvent compenser et donc freiner le déploiement des réseaux mobiles.

On pourrait aussi s’interroger sur la méthode de déploiement, ou sur l’intérêt de l'ouverture du marché des télécommunications à la concurrence. Manifestement la concurrence fut profitable aux clients en termes de baisse des prix et d’avancées technologiques, mais l'argent qui est dépensé en boutiques et en marketing ne serait il pas mieux employé en investissant dans les infrastructures ?

Concurrence féroce ou mutualisation ?
Heureusement, plutôt que d’installer chacun des antennes relais peu rentables dans les zones à faible densité de population, les opérateurs collaborent et mutualisent.
http://www.frandroid.com/telecom/328153_itinerance-mutualisation-savoir-partage-reseaux-mobiles
Bientôt le déploiement de la 5G qui nécessiterait à la fois des antennes plus volumineuses et/ou une multiplication d’antennes-relais small cells. Si en plus elles doivent être interconnectées en fibre optique, on ne pourra multiplier à l’infini les infrastructures. Du travail en perspective pour l'ARCEP..
a écrit le 02/11/2017 à 18:44 :
Une étude anglaise....😂😂😂, c'est un peu comme la cuisine anglaise😂😂...de loin beaucoup de promesses, de près une catastrophe!
a écrit le 02/11/2017 à 18:15 :
....et les opérateurs feraient mieux d'investir dans les réseaux au lieu de se lancer dans la banque!
a écrit le 02/11/2017 à 17:40 :
Peut être 2 raisons à cela, le niveau très modéré du prix des forfaits en France qui prive les opérateurs de la possibilité d'investir massivement pour déployer les réseaux 4G, et surtout l'existence de très grandes étendues de territoire très peu densément peuplées coûteuses à desservir pour un très faible nombre d'usagers.
Réponse de le 03/11/2017 à 7:23 :
Ce n'est pas un question de prix d'abonnement. Ici, on peut avoir un forfait de 1mega pour moins de 10 euros. Si on fonctionne en wifi pour les adeptes de video, c'est peanuts.
De plus la concurence entre operateurs est totale.
Exemple, le dernier mobile en location vente sur trois ans pour moins de 300 euros et un forfait compris.
Qui dit mieux?
C'est en Coree du sud ou la volonte politique est a l'oeuvre, l'exacte contraire des politocards francais.
Réponse de le 04/11/2017 à 10:03 :
Oui enfin... la Corée du Sud est quatre fois plus densément peuplée que la France... ça change un peu les données du problème.
a écrit le 02/11/2017 à 16:01 :
Ah bon, l'Alaska couverte à 86,94%
... et le Nord du Canada à 79,52%
Et le Danemark, si on rajoute le Groenland, il retombe à combien ?

Est-ce bien sérieux d'afficher une telle étude
a écrit le 02/11/2017 à 15:57 :
une société britannique...
c'est comme l'artiste de la fondation londonienne Varkey qui racontait des bêtises sur les compétences des Français il y a 3 semaines.

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