Newsring change de rédacteur en chef

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Le site lancé par Frédéric Taddéi en décembre se sépare de Philippe Couve. Il conserve sa ligne éditoriale, fondée sur des débats lancés à la fois sur des sujets sérieux et légers.

Quelques mois après son lancement, Newsring change de rédacteur en chef. Philippe Couve prépare son départ, comme l'ont indiqué Les Inrocks. Selon nos informations, le journaliste qui a passé une décennie à RFI et fait un passage par Rue89 ne répondait pas aux attentes du management. Une rupture conventionnelle est en cours. Chloe Leprince, ex-Rue 89 et jusque là adjointe de la rédaction, prend sa place, tandis que l'entreprise boucle le recrutement de son équipe éditoriale, qui comprend une dizaine de journalistes. 

Au sein de Newsring, on se défend d'avoir changé de ligne éditoriale. La société, qui a pris comme directeur de la publication Frédéric Taddéi, compte toujours aborder animer des débats autant sur les sujets sérieux que plus légers. L'idée : s'appuyer sur la neutralité et la crédibilité de l'animateur, dont l'émission de référence, Ce soir ou jamais sur la France 3, ne s'interdit aucun thème. Hors de question donc de faire du trash pour faire de l'audience. "On a bien vu l'échec du Post [le site participatif du Monde], qui ne parvenait pas à faire venir les annonceurs", indique un proche du groupe.

Lancé par Guillaume Multrier (ex-patron France d'Aegis), Cédric Ciret (Webedia, qui coiffe notamment PurePeople et Ozap) et Julien Jacob, NewsRing a levé 3,5 millions d'euros auprès de Ventech, Xchange, et IDInvest. Frédéric Taddéi , qui investit pour la première fois dans une entreprise, fait partie des actionnaires.

NewsRing compte vivre de la publicité. "Nous allons nous concentrer sur les opérations spéciales [habillage de site par des marques par exemple, Ndlr], plus longues à mettre en place, mais plus rémunératrices que les bannières classiques", expliquait à l'automne son PDG Julien Jacob. Webedia, qui a monté une régie dédiée à ce type d'opération, génère 15 millions d'euros de chiffre d'affaires pour 3 millions d'euros de bénéfices. Comme Webedia l'a fait avec PurePeople, Puretrends, PureShopping, l'idée est ensuite de décliner le portail de débat sur d'autres thématiques, comme le sport.

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