Vivendi cède Parlophone à Warner et boucle le rachat d'EMI

Vivendi a annoncé jeudi avoir conclu un accord définitif portant sur la cession de Parlophone Label Group à Warner Music Group, pour 487 millions de livres sterling (570 millions d'euros), lui permettant ainsi de boucler son rachat d'EMI.

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La major américaine du disque Warner Music Group va racheter une partie des activités européennes de sa concurrente EMI Music, qui vient de se faire absorber par Universal Music, pour 487 millions de livres (environ 765 millions de dollars), ont annoncé les parties jeudi. Warner Music a annoncé avoir signé un accord définitif pour racheter une ancienne division d'EMI, Parlophone Label. La transaction a été confirmée dans un communiqué séparé par la maison mère française d'Universal, Vivendi.

Des catalogues "complémentaires"

Parlophone Label recouvre plusieurs labels, à commencer par Parlophone, qui a sous contrat des artistes comme Coldplay, Kylie Parlophone, David Bowie ou encore Tina Turner. Il détient aussi les labels Chrysalis (Depeche Mode, Moby) et Ensign, ainsi que des activités en France, Belgique, Espagne, Suède, République tchèque, Norvège, Slovaquie, ainsi qu'au Danemark et au Portugal, détaille le communiqué.

"L'entrée dans notre famille de Parlophone Label est une opportunité unique de nous unir à des labels musicaux légendaires et des artistes très complémentaires avec notre organisation existante, d'un point de vue créatif, géographique et stratégique", s'est réjoui Stephen Cooper, le directeur général de Warner Music, cité dans le communiqué. C'est un peu une revanche pour Warner Music, qui avait été donné comme candidat au rachat d'EMI avant que cette dernière tombe finalement dans l'escarcelle du rival Universal.

Une transaction en droite ligne avec les exigences de la Commission européenne

La transaction, qui sera payée en numéraire, devrait être bouclée mi-2013, sous réserve du feu vert des régulateurs compétents et après une procédure de consultation avec les représentants du personnel en France. Vivendi précise que l'opération "correspond à la principale cession exigée par la Commission européenne", gardienne de la concurrence en Europe, en échange de son feu vert l'an dernier au rachat d'EMI par Universal pour 1,2 milliard de livres. Ce rapprochement a en effet encore accentué la concentration du marché de la musique, en faisant tomber de quatre à trois le nombre des grandes maisons de disques: EMI/Universal, Warner et Sony.

L'ensemble EMI/Universal se serait en outre retrouvée avec une part de marché supérieure à 40% dans plusieurs pays européens, seuil à partir duquel Bruxelles estime qu'il y a création ou renforcement d'une position dominante. Universal a finalement dû s'engager à céder une grosse partie des labels musicaux et des droits d'EMI, correspondant aux deux tiers de son chiffre d'affaires en Europe.

Malgré tout, "l'acquisition d'EMI Recorded Music conforte la position de leader d'Universal Music Group, aujourd'hui première major mondiale avec une part de marché de l'ordre de 30%, et lui permet de renforcer sa présence dans une soixantaine de pays, en particulier sur les trois principaux marchés mondiaux de la musique: Etats-Unis, Japon et Allemagne", a souligné jeudi Vivendi.

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Commentaires 2
à écrit le 08/02/2013 à 14:49
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Et quid du classique de EMI ? Je comprends que la musique classique et la culture n'ont pas d'importance, mais on aimerait savoir.

à écrit le 08/02/2013 à 8:44
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c'est drôle d'un site internet à l'autre on voit les mêmes mauvaises informations, des phrases copiées-collées, sans qu'à aucun moment un journaliste fasse correctement son travail et rectifie les aneries des autres. Pour information, Kylie Minogue n...

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