Canal+ prépare un plan de départs « massif »

 |   |  387  mots
La filiale du groupe Vivendi doit faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d'un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro.
La filiale du groupe Vivendi doit faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d'un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro. (Crédits : Benoit Tessier)
Confronté à une concurrence exacerbée et à une érosion de ses abonnés sur son marché historique, le groupe de télévision payante Canal+ veut supprimer au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du dossier.

Il va tailler à la hache dans ses effectifs. Confronté à une concurrence exacerbée et à une érosion de ses abonnés sur son marché historique, le groupe de télévision payante Canal+ veut supprimer au moins 500 postes en France, soit près de 20% de ses effectifs hexagonaux, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du dossier. Ce plan de départs "va être présenté mardi aux représentants du personnel, lors d'une réunion du Comité social et économique (CSE)", a précisé cette source, qui a requis l'anonymat, confirmant des informations publiées par la lettre professionnelle Satellifax et le site Les Jours.

Après que Satellifax a évoqué un plan de départs "massif", ce jeudi, Les Jours avaient écrit à leur tour que le groupe voulait supprimer au moins 500 postes, soit "presque 18% des effectifs de Canal+ en France" (2.800 salariés, sur un total de 7.000 dans le monde). Selon le site, seuls les effectifs en France sont concernés et ceux de Canal+ International, la division qui gère les activités à l'étranger, seront épargnés. Une configuration qui traduit bien la situation difficile de Canal+ France, à la peine, qui contraste avec le dynamisme des activités du groupe à l'international (il est notamment présent en Pologne, en Afrique, au Vietnam, en Birmanie).

Forte concurrence

La filiale du groupe Vivendi doit en effet faire face sur son marché national à un contexte nettement plus ardu ces dernières années, avec d'un côté dans le sport la concurrence de BeIN Sports, SFR (Altice) et bientôt celle de Mediapro. Et, dans les films et séries, son autre pilier traditionnel, la chaîne cryptée et ses bouquets de chaînes payantes doit faire face à l'essor accéléré des plateformes de vidéo sur abonnement comme Netflix et Amazon Prime.

Une double concurrence qui a entraîné une érosion de son parc d'abonnés directs en France et l'a obligé à lancer des services moins chers, comme la plateforme MyCanal et la nouvelle offre Canal+Séries. Le groupe comptait l'an dernier 16,2 millions d'abonnés dans le monde, dont 8,3 millions en France. Mais chez ces derniers, les abonnements individuels directs ont reculé de 300.000 par rapport à 2017, à 4,73 millions, les autres abonnés étant quant à eux issus de partenariats avec des opérateurs de télécoms.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/07/2019 à 21:07 :
Ca dégraisse chez les bobos gauchos parigos. Voilà ce qui arrive quand on est atteint d'un complexe de supériorité et que l'on ne se renouvelle pas.
a écrit le 04/07/2019 à 21:02 :
Supprimer des postes, tout le monde peut le faire! Par contre, se poser la question de ce que représente en termes d'attractivité et d'originalité la chaîne aux yeux du Français moyen, cela n'a pas l'air d'être une priorité et on le comprend, cela demande beaucoup plus d'efforts, de remise en question, alors que là on supprime des postes et on pense que le problème est règlé jusqu'à la prochaine fois...
a écrit le 04/07/2019 à 18:17 :
Il faudrait une originalité, une imagination, une créativité que nos investisseurs ne sont plus capables de financer, même d'aller chercher pour essayer de rivaliser avec Netflix, maîtresse du genre...

C'est Netflix même qui montre la voie avec ses bonnes sœurs qui enquêtent sur un curé violeur d'une d'entre elles, et histoire vraie s'il vous plaît.

Mais avant que l'oligarchie européenne, complètement aliénée par sa cupidité, qui détruit tout du coup, soit en état intellectuel d’appréhender un tel phénomène...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :