Le coup de gueule du patron de France Télécom

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Le patron de l'opérateur plaide pour que Google ou Apple supporte une partie des coûts.

France Télécom, qui investit actuellement 12 % de son chiffre d'affaires annuel, « repart dans un cycle où cet effort va croître ». Stéphane Richard, le directeur général du groupe de télécoms, a affirmé jeudi à Montpellier que « l'opérateur historique » était prêt à assumer son statut et à discuter avec les collectivités des modalités de financement des infrastructures dans les zones moins denses. Une façon de répondre au constat dressé le matin au Digiworld Summit de l'Idate, dont La Tribune est partenaire, selon laquelle la France prenait du retard dans le très haut débit mobile (LTE) ou fixe (fibre optique).

Monopole dénoncé

Néanmoins, Stéphane Richard ne veut pas être le dindon de la farce, et dénonce les monopoles qui se construisent dans l'Internet. « Google à un retour sur capitaux investis de 33 %, Apple de 18 %, tandis que pour les opérateurs télécoms, c'est autour de 10 % ». Ainsi le patron de France Télécome;lécom a-t-il plaidé pour un « système de tarification au sein de l'Internet selon lequel les grands émetteurs de trafic doivent supporter les coûts variables des réseaux en fonction des volumes qu'ils envoient ».

Sur le front du mobile, France Télécome;lécom dénonce la multiplication des barrières avec des plate-formes d'applications, des services et des réseaux sociaux qui ne sont pas intéropérables. C'est-à-dire que pour échanger, deux personnes doivent être enregistrées auprès d'un même service. « C'est contraire aux principes d'interopérabilité qu'avaient érigés les pères fondateurs du GSM ».

Outre l'initiative WAC de plate-forme ouverte lancée avec les autres grands opérateurs mobiles européens (Telefonica, Deutsche Telekom, Vodafone et Telecom Italia), Orange travaille sur une solution qui permettrait avec un identifiant unique - le numéro de téléphone portable par exemple -, d'entrer en relation avec un interlocuteur, qu'il soit sur Skype, MSN ou Facebook ou tout autre service propriétaire. L'objectif est de développer des standards qui répondent à trois objectifs : système ouvert, interopérabilité, sécurité.

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