Free Mobile contre-attaque sur l'emploi

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Boutique Free à Rouen. Copyright Reuters
Boutique Free à Rouen. Copyright Reuters (Crédits : Free)
L'opérateur a demandé à deux universitaires une étude sur l'impact économique de la 4e licence mobile. En se concentrant sur l'effet sur le pouvoir d'achat, l'étude conclut que la baisse des prix dans le mobile pourrait créer à court terme 16.000 emplois

Accusé d?être la cause de tous les maux du secteur, en particulier des deux plans de départs volontaires engagés par Bouygues Telecom et SFR, Free contre-attaque. Iliad sa maison-mère a commandé une étude à deux universitaires sur l?impact macroéconomique de l?attribution de la quatrième licence. Selon Augustin Landier, professeur à la Toulouse School of Economics, et David Thesmar, professeur à HEC Paris, l'entrée du quatrième opérateur sur le marché français a libéré « plus de 1,7 milliard d'euros de pouvoir d'achat » pour les Français qui, en consommant davantage, devrait se traduire par la création de 16.000 à 30.000 emplois.


« Transfert de richesse des actionnaires aux consommateurs »


L?étude, révélée par Les Echos, apparaît comme un contre-feu aux récentes déclarations virulentes du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et au rapport parlementaire de la députée PS des Côtes d?Armor Corinne Erhel, qui se demandait si la 4e licence n?avait pas été une erreur. « Le choc d'offre induit par la baisse de 10% du coût du mobile devrait, à long terme, créer environ 30000 nouveaux emplois en France » écrivent à l?inverse les deux universitaires. « L'attribution de la quatrième licence mobile a permis le transfert de 2,5 à 5 milliards d'euros de richesse des actionnaires des opérateurs historiques (dont à peu près un tiers sont non-résidents) vers les consommateurs (dont tous sont des résidents français). Dans ce processus, les profits réalisés par Iliad, la maison-mère du nouvel entrant, sont modestes » poursuit l?étude (lire l'étude in extenso), reprenant l?argument anti-dividende cher à Xavier Niel, le fondateur et principal actionnaire de Free. Après l?étude d?un autre professeur d?économie, Bruno Deffains, qui prévoyait 55.000 suppressions d?emplois dans la filière sur deux ans, il n?est pas sûr que cette nouvelle salve de chiffres clarifie le débat?
 

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Commentaires
a écrit le 21/11/2012 à 10:33 :
C'est digne d'un cours d'économie d'école primaire. L'hypothèse centrale selon laquelle la baisse des coûts entraîne ipso facto un transfert durable depuis les actionnaires vers les consommateurs n'est nullement établie. On l'a vu, la première réaction des actionnaires (via les dirigeants) est de faire reporter les pertes sur leurs propres salariés et donc, sur les consommateurs, au sens macroénonmique ou se situe l'étude. La question est bien plus celle d'une répartition des revenus entre capital et travail. Jouer les consommateurs contre les salariés ou défendre son employeur contre un autre employeur comme le font certains, cela fait le jeu des actionnaires et doit bien les amuser...
a écrit le 20/11/2012 à 10:26 :
ca a l'air bien hasardeux; voir les emplois qui se detruisent, c'est facile; voir les emplois qui se detruisent a cause d'un phenomene en particulier ca l'est deja bcp moins; mais mesurer de facon indirecte via des variables cachees ( ici le pouvoir d'achat) combien vont etre crees d'emplois, qui plus est dans un environnement comme on a actuellement, c'est franchement plus qu'ose !!!!!!!!!!!! ( cela dit, ca ne dit pas ou vont etre crees les emplois!!)
a écrit le 19/11/2012 à 21:48 :
en tous cas moi j ai économisé 20 euro par mois,ce n est pas redistribué au actionnaire,mais il sont dans ma poche et au bout de 12 mois,ca me fait une semaine de vacance payé...merci free
Réponse de le 19/11/2012 à 22:35 :
donc ce n'est pas une économie, si vous achetez d'autres trucs à coté commes des vacances.
a écrit le 19/11/2012 à 21:38 :
C'est de l'enfumage total !
A supposer que Free ait 1 million de clients qui économiseraient chacun 40 euros par mois en moyenne sur leur forfait, on est à 40 millions, soit 480 millions sur un an maxi. Parler de 2,5 à 5 milliards, il y a de la marge ! Rien à voir avec les dividendes versés, ni avec les statistiques du chômage car, 30.000 emplois nets de suppressions, ça se remarque non ?
Une opération de contre communication qui, comme le conclut l'auteure, ne clarifie rien du tout.
De toute façon, comme d'autres spécialistes du secteur, je prédis aussi la disparition d'un des 4 opérateurs avant 2 ans maxi. Mais lequel ? Ma boule de cristal est encore floue... mais cette opération de communication serait tout à fait de nature à alimenter les rumeurs de rachat de l'un ou de l'autre : il faut montrer ses "muscles" au début d'un rapport de force !
Réponse de le 19/11/2012 à 22:39 :
Il n'y aura aucun disparition d'opérateur. Ceux qui ne sauront pas survivre seuls sur leur marché deviendront juste les têtes de ponts d'autres étrangers. Orange est déjà multinational. Les autres ne sont que purement nationaux, et vont devoir faire des alliances. On sait Que SFR était dans l'univers Voda, mais ne peut probablement pas y retourner pour l'instant (sinon les actionnaires auront vraiment l'impression de s'etre fait ...). Bouygtel a de plus en plus de relations avec O2/Telefonica. D'autres internationaux ne manqueront surement pas de demander a entrer également en France... Finalement, il ne rEstera peut-etre Free en trublion purement Franco-Francais ? ;-)
Réponse de le 20/11/2012 à 3:54 :
Il n'ont pas fait baiser que leur prix mais ceux du marché entier! Reflechissez un peu avant de vous emporter contre des chiffre!
a écrit le 19/11/2012 à 21:14 :
Je suis le premier ... Quelque soit la qualité de ce rapport, c'est toujours mieux que certains qui crient au scandale et ce sans aucun justificatif !
a écrit le 19/11/2012 à 21:10 :
Quelle honte!
Réponse de le 20/11/2012 à 6:28 :
avec 20 euros fois 12 tu vas au camping ?

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