Vente de GVT : Vivendi entre en négociations exclusives avec Telefonica

 |   |  517  mots
Telefonica, qui avait présenté officiellement une première offre début août, propose depuis ce jeudi 28 août 7,45 milliards d'euros (au lieu de 6,7 milliards initialement).
Telefonica, qui avait présenté officiellement une première offre début août, propose depuis ce jeudi 28 août 7,45 milliards d'euros (au lieu de 6,7 milliards initialement). (Crédits : Reuters)
Le groupe français n'a pas retenu l'offre de Telecom Italia qui proposait 7 milliards d'euros pour acquérir sa filiale brésilienne mais seulement 1,7 milliard en cash. Vivendi va réaliser une plus-value de plus de 3 milliards d'euros.

Vivendi a jugé le prix de Telefonica "particulièrement attractif". Ainsi, le groupe français a annoncé jeudi 28 août être entré en négociations exclusives avec l'opérateur espagnol pour la vente de GVT, sa filiale télécom brésilienne.

Telefonica, qui avait présenté officiellement une première offre début août, propose désormais 7,45 milliards d'euros, au lieu de 6,7 milliards initialement. Son offre a été préférée à celle de Telecom Italia, qui proposait moins de cash, à savoir 1,7 milliard sur une offre à 7 milliards.

Plus-value supérieure à 3 milliards d'euros

Si les négociations aboutissent, Vivendi dégagera de cette vente une plus-value supérieure à 3 milliards d'euros, a ajouté le groupe dans un communiqué. Il parachèvera aussi son recentrage sur les médias et les contenus puisque GVT était son dernier actif télécom, après la vente de Maroc Télécom et celle de SFR, en passe d'être fusionné avec Numericable, le groupe conservant 20% du nouvel ensemble. Officiellement, le groupe n'était plus vendeur de sa pépite brésilienne, dont il n'avait pas obtenu un prix suffisant lors de précédentes discussions à l'automne 2012 (autour de 6 milliards à l'époque) mais l'opérateur rentrait difficilement dans le nouveau pôle médias de Vivendi à côté de Canal Plus et Universal Music.

"Développer des projets communs dans le domaine des médias".

Vivendi estime en outre que l'offre de l'espagnol Telefonica limite "au strict minimum le risque d'exécution de l'opération" et permettra de "développer des projets communs dans le domaine des contenus et des médias." Telecom Italia aussi avait inclus dans son offre  "des propositions de partenariat dans les contenus."

Vivendi précise viser désormais un développement "par la croissance organique de ses filiales et leur étroite collaboration, tout en ne s'interdisant pas de détenir des positions minoritaires dans des sociétés alliées pour distribuer des contenus".

Telefonica plus forte que Telecom Italia financièrement

Telecom Italia, très endettée, ne proposait qu'une faible proportion de cash et n'a pas pu s'aligner sur l'offre de Telefonica sur ce point crucial pour Vivendi. Plus solide financièrement, le géant espagnol des télécoms a relevé la partie en numéraire de son offre précédente de plus de 700 millions d'euros (3,9 milliards au départ). Mais in fine, Vivendi pourrait devenir actionnaire de Telecom Italia : en effet, Telefonica, qui est indirectement le plus gros actionnaire de l'opérateur italien, offre au groupe français une option pour convertir la partie en titres en une participation de 5,7% au capital de Telecom Italia.

Déjà candidat au rachat en 2009

Le dynamisme de GVT, opérateur alternatif de l'Internet fixe, lui a valu le surnom de "Free brésilien". La filiale a généré 1,71 milliard d'euros de chiffre d'affaires en 2013. Cette acquisition renforcerait le marché des telecoms brésilien de Telefonica, déjà présent avec Vivo. Telefonica avait déjà cherché à s'offrir GVT en 2009, mais c'est Vivendi qui l'avait emporté à l'issue d'une rude bataille de surenchères.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :