Alcatel-Lucent absorbé par Nokia : « tous les champions européens ne peuvent être français »

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Michel Combes, le directeur général d'Alcatel-Lucent, souhaite bon vent et longue vie au projet Nokia.
Michel Combes, le directeur général d'Alcatel-Lucent, souhaite "bon vent et longue vie au projet Nokia." (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Exit le patriotisme économique, l’ex-fleuron français des télécoms se vend au géant finlandais sans réserve. Ce rapprochement perçu comme inéluctable surprend tout de même dans ses modalités, un rachat pur et simple, comme l’observe le patron d’Orange.

Est-ce les mauvais souvenirs laissés par la mésentente entre Serge Tchuruk et Pat Russo, symbolisant les difficultés d'intégration et le fossé culturel entre le français Alcatel et l'américain Lucent, et le constat que la greffe n'avait pas pris entre Nokia et Siemens ? Ou tout simplement la loi imposée par le plus fort, en l'occurrence le plus riche ? Toujours est-il que le rapprochement entre Alcatel-Lucent n'est pas une fusion mais bien un rachat du groupe français par son concurrent finlandais. Lors de la conférence de presse conjointe, toute ambiguïté sur le sujet a été levée. Nokia lance une offre publique d'échange sur la totalité des actions Alcatel-Lucent, le PDG sera Rajeev Suri, l'actuel DG de Nokia, le groupe sera rebaptisé Nokia Corp et son siège se trouvera à Espoo, en Finlande.

« Il ne s'agit pas d'une joint-venture, c'est tout à fait clair. Nous avons appris de nos erreurs », a clarifié Rajeev Suri, lors de la conférence.

Alcatel n'aura que trois membres dans le futur conseil d'administration, qui en comptera neuf à dix et sera présidé par un Finlandais, Risto Siilasmaa (le cofondateur du géant de l'antivirus F-Secure).


Pour le directeur général d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, aux commandes depuis tout juste deux ans, « c'est le couronnement de ces deux dernières années », comme s'il s'agissait finalement de l'objectif ultime de son mandat. Il n'a pas répondu sur son éventuel bonus lié à la réalisation de l'opération, qui devrait tout de même prendre un an à se boucler (premier semestre 2016).

« Shift supprimer »

Venu de Vodafone après avoir dirigé TDF et travaillé chez Orange, le dirigeant français, au parcours de "cost-killer" accompli, survolté et peu enclin au sentimentalisme, s'était fait le chantre du « patriotisme économique » à son arrivée chez Alcatel-Lucent. Il se dit aujourd'hui « fier et heureux » de laisser Alcatel-Lucent « dans des mains que je sais solides et fortes, Rajeev a une très grande compréhension du secteur.

« Je n'ai aucun doute sur le succès de cette formidable aventure », en souhaitant « bon vent et longue vie au projet Nokia » a lancé le DG d'Alcatel.


On imagine la stupeur, voire le désarroi des salariés auxquels le DG faisait récemment l'article sur le nouveau chapitre de son plan Shift, axé désormais sur l'innovation après la restructuration. « Que devient le projet industriel pour Alcatel ? » s'interrogeaient ainsi les représentants CFDT mardi.


Le plan Shift (changer, déplacer) pourrait se rebaptiser « Shift Supprimer », puisque le nom du groupe va disparaître, sa culture aussi. « Le modèle opérationnel de Nokia sera la pierre angulaire du plan d'intégration » prévient le groupe finlandais.

« Ce sont deux groupes internationaux, mondiaux, même s'ils ont des racines bien sûr. Il y a plus de patrons français de business units chez Nokia que chez Alcatel » a souligné Michel Combes.

Patriotisme économique à géométrie variable


Alors le patriotisme économique n'était-il qu'un discours instrumentalisé pour forcer la main aux clients opérateurs et aider au redressement, temporaire, avant une vente?

« J'ai toujours dit qu'il faut arrêter d'en parler et en faire. Toutes les régions du monde en font, du patriotisme économique. Il nous faut un champion européen et comme le dit Philippe Camus [le président du conseil d'administration d'Alcatel-Lucent et ex-coprésident d'EADS], tous ne peuvent être français. »


Chez Free, le quatrième opérateur mobile pris à partie par Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, et Alcatel sur son "patriotisme", on ironise :

« On nous demandait en 2010 pourquoi avoir choisi Nokia (NSN) et pas Alcatel pour le réseau Free Mobile, on répondait que NSN serait encore là cinq ans plus tard. »

Dont acte. Le directeur général d'Iliad (maison-mère de Free), Maxime Lombardini, avait répondu vertement à Michel Combes au colloque de l'Arcep à l'automne 2013 que « Free est le seul des 4 opérateurs mobiles à ne pas être client d'un équipementier chinois, à la demande du gouvernement précédent et de l'actuel. »

L'ex-fleuron français des télécoms, qu'il fallait aider et sauver coûte que coûte, n'est finalement pas en mesure de continuer en solo ?

« Alcatel avait encore des faiblesses intrinsèques, une activité mobile de taille insuffisante par rapport à ses principaux compétiteurs et un bilan [financier] un peu moins solide » a plaidé son directeur général.


Le rapprochement avec Nokia est « limpide, évident, unique » par ses complémentarités, a-t-il vanté. « Le président de la République le voit comme un formidable projet pour l'avenir. C'est un projet exaltant soutenu par les pouvoirs publics. »

Moins stratégique que Dailymotion ?


Des pouvoirs publics qui n'ont pas hésité à faire barrage à un acquéreur américain (Yahoo) ou hong-kongais (PCCW) récemment pour « la pépite de l'Internet » Dailymotion mais qui accueillent à bras ouverts le groupe Finlandais.


Alcatel moins stratégique que la plateforme de vidéos Dailymotion ? Michel Combes a botté en touche. « Le gouvernement a souhaité comprendre s'il y avait d'autres alternatives. Nous avons convergé : c'est la bonne solution. »

Le gouvernement français n'a « pas imposé de contraintes mais des engagements » : Nokia maintiendra en France « le niveau de l'emploi en ligne avec les engagements à fin 2015 du plan Shift » et va créer « un centre d'excellence R&D sur la 5G », ainsi qu'un «fonds d'investissement dans l'écosystème de l'innovation digitale en France », autrement dit les startups, de 100 millions d'euros.


Le sujet a inspiré Stéphane Richard, le PDG d'Orange, qui présentait ce mercredi matin son plan d'accélération dans la fibre optique. Orange qui est désormais en négociations exclusives avec Vivendi en vue de lui céder 80% de Dailymotion.

« Sur le fond, cette concentration est inéluctable dans les équipements, comme dans les terminaux. C'est un marché mondial, extrêmement concurrentiel, avec un acteur, Huawei, qui a gagné beaucoup d'avance en positions et en technologie. Le renforcement de la réponse européenne me paraît une bonne chose. Il vaut mieux garder un grand acteur mondial face aux Chinois plutôt que deux acteurs affaiblis » a réagi de prime abord le PDG d'Orange.


Avant d'ajouter :

« Sur la forme, c'est assez surprenant : cette opération est une acquisition pure et simple. Il faut donc un peu de discernement par rapport aux messages sur le patriotisme économique. Alcatel était un symbole de l'indépendance industrielle de la France, il va être purement et simplement absorbé par Nokia, qui est, certesj un groupe européen. C'est à méditer sur l'histoire de l'industrie » a commenté Stéphane Richard.

Le gouvernement avait d'ailleurs des rêves d' "Airbus des télécoms" du côté des opérateurs aussi, imaginant la création d'un grand opérateur paneuropéen en rapprochant Orange et Deutsche Telekom.

Lire Stéphane Richard : « La question d'un EADS des télécoms mérite d'être posée »

Orange vigilant sur la continuité de service


Le patron de l'opérateur historique a rappelé être « le deuxième client mondial d'Alcatel-Lucent » pour lequel il s'est comporté « toujours en partenaire loyal, y compris dans les moments compliqués, lui appliquant une forme de préférence, dans le respect des intérêts d'Orange. »


Il a aussi prévenu qu'il serait « très vigilant sur les suites de l'opération, sur la continuité des investissements de maintenance logicielle notamment. Cela pose aussi des questions sur la stratégie industrielle du nouvel ensemble : quelles compétences restent sur le sol français ? »


Orange a « beaucoup d'équipements Alcatel en France et l'a choisi comme principal fournisseurs pour la partie radio », les antennes-relais de téléphonie mobile, pour la 4G.
Stéphane Richard a toutefois indiqué qu'il avait « de bonnes relations avec Nokia et beaucoup d'estime pour Rajeev Suri, qui est un dirigeant de qualité. »

Un champion européen, plus qu'Ericsson ?


Si le dirigeant de Nokia a donné des assurances au gouvernement français sur l'emploi, « il ne faut pas être naïf dans une telle opération, il y a des synergies de coûts. Le niveau d'emploi global en France sera maintenu, mais il y aura un peu d'évolution sur les compétences, un peu moins de fonction supports et plus de R&D » a indiqué Michel Combes.
En Finlande aussi, où la déchéance de Nokia dans les portables a eu un impact social et économique douloureux, les inquiétudes sont vives sur les conséquences du rapprochement. Plusieurs médias finlandais, venus à Paris pour la conférence de presse, ont posé des questions sur le sujet.

« La Finlande restera un centre de R&D extrêmement important. La France est ajoutée à notre portefeuille » a répondu Rajeev Suri.

Patriotisme se dit « Isänmaallisuus » en finnois...

« C'est une bonne opération, avec la bonne logique, au bon moment » a martelé Rajeev Suri. « Ensemble nous aurons la taille pour être le leader dans tous les domaines dans lesquels nous choisirions d'opérer. »


C'est l'un des arguments phares de l'opération, chacun répétant à l'envi qu'elle va créer un « champion européen. »

« C'est un deal offensif, une opération de croissance sur un marché qui explose avec la data. C'est une occasion unique de créer un champion européen, nous avons la nécessité absolue d'en avoir un à l'heure du numérique. Ce sera le vrai acteur européen pour concurrencer les Chinois » a mis en avant Michel Combes.

Le champion européen des équipements télécoms demeure à ce stade le Suédois Ericsson, même s'il a dû céder l'an dernier sa place de leader mondial au Chinois Huawei (en chiffre d'affaires équipements de réseau, hors terminaux).

Lire « Comment les Chinois bousculent l'élite de la planète mobile »

« Je respecte mes compétiteurs, mais cette opération va amener certains acteurs à se poser des questions. La 5G ce n'est pas seulement de la technologie radio, c'est aussi du cœur de réseau IP » a fait valoir Michel Combes. « On ne va pas catchuper, ce sera aux autres de nous rattraper » a-t-il lancé dans son improbable franglais.

« Avec la convergence du fixe et du mobile, il faut maîtriser tout le champ de l'IP, pour permettre m'Internet des objets et la transition vers le cloud. Nous avons un portefeuille complet qui nous met en position de faire la course en tête. Les autres acteurs européens ne l'ont pas » a renchéri Rajeev Suri.


Le nouveau groupe Nokia, une fois avalé Alcatel-Lucent, aura d'ailleurs « une capitalisation combinée supérieure à 45 milliards d'euros », sur la base du cours de clôture, quand Ericsson ne pèse « que » 40 milliards. En chiffre d'affaires, à 25,9 milliards d'euros en combiné, le nouvel ensemble passerait juste devant Ericsson (24,5 milliards), derrière Huawei, selon les chiffres de 2014. Mais il devra céder l'activité de câbles sous-marins d'Alcatel-Lucent, qui ne fait pas partie de l'accord, son activité de cartographie (près d'un milliard de chiffre d'affaires) et peut-être une partie de ses activités en Chine, pays où il y aura sans doute le plus de doublons. Le sous-traitant chinois Flextronics serait déjà sur les rangs.

Les chiffres clés des deux groupes (sources : Nokia, Alcatel-Lucent)

nokia alcatel

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Commentaires
a écrit le 17/04/2015 à 17:02 :
free ment, comme d'habiture, free a été le premier a installer de façon massive des dslam huwei dans les centraux d'orange, et sous la pression des prix avec cette "stratégie", les autres ont suivi
mais le client est content, il paie moins cher !! mais un peu plus si on inclut le financement du chômage et baisses d'emplois et d'investissements, ainsi que les 5 milliards gaspillés par les collectivités pour combler les lacunes de couverture numérique créées de toute pièce par le régulateur qui favorise l'écrémage des zones rentables par son protégé...
Xn a le fric, il a tout compris...sur le dos de tout le reste...
a écrit le 17/04/2015 à 11:36 :
Rassurez vous M Combes a du se voir garantir une confortable prime de départ en échange de son ralliement. Dans ce cas, il n'y a plus de patriotisme économique qui tienne. Et nous verrons ce que valent les promesses de conservation de l'emploi. Demandez aux anciens de la branche mobile de Nokia, licenciés brutalement par MicroSoft, avec rapatriement du centre de décision aux USA!!!
a écrit le 17/04/2015 à 10:23 :
Pour une fois , les actionnaires n'ont pas été consultés du moins pas moi , cela s'appelle la DÉMOCRATIE . Notre Président toujours disponible à reçu les deux PDG le jour même et la fusion a lieu
Ou allons nous , pauvre FRANCE
J attend la com directe d'Alcatel dans ma boîte aux lettres ( dans X mois peut ètre )
a écrit le 17/04/2015 à 8:32 :
encore une entreprise nombriliste qui va passé sous controle etranger et pour lequel dans quelques temps nous aurons encore des chomeurs et on perdra encore des entreprise et des industries tout va bien en France bientot on va devenir un pays d'assister grace a la fois par nos P dg ,nos dirigeant politiques et nos syndicat toujours jusqu'au boutismes
a écrit le 17/04/2015 à 8:15 :
Curieux qu'un nouveau leader mondial ne choisisse pas de laisser son siège social en France...
Tous les grands groupes profitent des opérations de fusions / acquisitions pour se tirer, logique.
a écrit le 16/04/2015 à 19:36 :
Je propose un nouveau jeu pour prendre avec humour les actions catastrophiques des élites françaises : quelle sera la prochaine grosse boite vendue ?
Allez je propose Aventis. Faites vos jeux !
a écrit le 16/04/2015 à 17:10 :
Il ne s'agit pas de construire une Europe Française ; pour reprendre certains humoristes. Mais justement de construire des champions Européens, pour une stratégie Européenne, pour des emplois Européens, pour un niveau social Européen. Afin que la mondialisation ne soit pas synonyme de marasme de la diversité. Si l'on ne veut pas qu'internet et le numérique ne devienne qu'une voie unique.
Réponse de le 16/04/2015 à 18:11 :
C'est quoi ce blabla indigeste ? Quelle différence entre mondialisation et "européanisme" ? C'est la meme chose. De quelle diversité parlez vous ? Couleur de peau ? Y a pas de "diversité" en Europe ? Ou dans le monde ?
a écrit le 16/04/2015 à 15:32 :
Michel Combes est décidément l'excellent manager dont ALCATEL aurait du bénéficier depuis de nombreuses années, et il n'en reste pas moins vrai qu'il vaut mieux être minoritaire chez un grand et bénéficier de ses moyens et synergies que croupir tout seul même redressé. Le voilà l'AIRBUS des télécoms. Bravo.
a écrit le 16/04/2015 à 14:07 :
Rappelons quand même que Nokia est sous la coupe des USA puisque racheter par "Windows"! Mais chut!!
Réponse de le 16/04/2015 à 14:56 :
Faux, Microsoft a seulement racheté la division téléphone mobile de Nokia. A toujours vouloir voir le grand Satan americain derrière tout on finit juste par raconter n'importe quoi. Renseignez vous avant d'écrire.
Réponse de le 16/04/2015 à 15:29 :
C'est faux. Nokia n'appartient pas à "windows", mais a vendu sa partie téléphones portables à Microsoft.
a écrit le 16/04/2015 à 12:54 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 12:54 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 12:54 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 12:53 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 12:53 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 12:53 :
Si on fusionne Dailymoton, Qwant et Nokia Here, on pourrait avoir l'embryon d'un Google européen ! Vivendi devrait se positionner !
a écrit le 16/04/2015 à 10:54 :
Cette histoire de "champion européen", c'est vraiment un peu gros. Nokia ne sera pas un champion européen, car quel est le contrôle politique sur cette entité ? Il n'y en a pas, à la différence d'Airbus. Donc, les promesses faites aujourd'hui sont sans aucune garantie.

Il y avait un contrôle national, on l'a bêtement supprimé, et il ne peut pas y avoir de contrôle au niveau européen parce que d'une part il y a divergence d'intérêt ; que d'autre part il n'y a pas de savoir-faire à ce niveau, à la différence du niveau national ; et enfin, parce que dans l'intervalle on aura laissé les multinationales se soustraire au contrôle public, et qu'elles n'y reviendront pas volontiers.

Bravo aux cabris.
a écrit le 15/04/2015 à 21:37 :
Le problème, Michel, c'est que des champions européens frzncais, y en n'a pas...
Réponse de le 16/04/2015 à 7:23 :
BLABLACAR, SAGEM, THALES, GRUAU,RAJA, L'OREAL, DANONE, LVMH, EDF, EUTELSAT, FRIAL, SANOFI, TOTAL, VIVENDI, UNIBAILRODAMCO, VINCI, JC DECAUX, DALKIA, TECHNIP, AIR LIQUIDE, LA LISTE EST INCOMPLETE: AVANT DE COURIR IL EST PREFERABLE DE REDRESSER LA TETE ET D'ETRE FIER DE CE QU'ON EST PLUTOT QUE DE SE REFUGIER DANS L'AUTO DENIGREMENT !!!
Réponse de le 16/04/2015 à 11:40 :
Désolé, je ne vois pas de champion européen dans cette liste. De belles entreprises, certes, mais pas de champion européen incontestable au sens d'Airbus (l'arbre qui cache la forêt, enfin, plutôt le désert...), et maintenant Nokia. Et j'adore Vivendi, la coquille vide, cité comme un champion.... Bertelsmann, oui, mais Vivendi....
a écrit le 15/04/2015 à 20:49 :
Qui va donc reprendre les activités si stratégique des câbles sous-marin et de cartographie ? là on entre dans les capacités de renseignements de défense. J'espère que ce sera un européen sinon les américains seront tout puissants.
Réponse de le 16/04/2015 à 6:53 :
Ces activités stratégiques ont été cédées à Thales le 31 octobre 2014.
a écrit le 15/04/2015 à 20:35 :
seulement 10 ans, l'Euro aura tué l'industrie française. Game over !
Réponse de le 15/04/2015 à 23:56 :
Nokia le Finlandais est aussi en zone euro !
Réponse de le 16/04/2015 à 6:49 :
"Mon véritable adversaire [...] c'est le monde de la finance" 22 janvier 2012 Français Hollande, c'est l'euro ça peut-être ???
a écrit le 15/04/2015 à 19:32 :
Bienvenu dans le nouveau parc de loisir mondial pour l'élite ultra-libérale: la France !

En l'occurrence, c'est plutôt l'inverse qui se passe : aucun champion européen ne sera français à l'exception d'Airbus et encore c'est franco-allemand.
C'est la fin du démantèlement de l'ancienne CGE au bout d'un quart de siècle.
Là, il y a un bon tiers des plus grandes entreprises françaises qui est passé sous contrôle étranger plus ou moins direct.
Quels sont les suivants sur la liste : Schneider ?, L'Oréal, Aventis ?, PSA ?,Michelin ?, ... .
En plus je parie que malgré les subventions de l'état qui se poursuivent servent juste à éviter des fermetures d'usines trop rapide.
a écrit le 15/04/2015 à 19:08 :
encore un champion qui s en va après ALSTOM et dautres et peut etre bientot AREVA
Réponse de le 16/04/2015 à 12:51 :
Alcatel a racheté une boite US( Lucent) alors pourquoi Nokia ne rachèterait il pas Alcatel?
Réponse de le 16/04/2015 à 19:33 :
le problème c'est que depuis 10 ans de nombreuses randes entreprises françaises ont été rachetées et que tout est fait en France, notamment niveau subventions, pour favoriser les grosses boites. Actuellement, le pays est en phase de désindustrialisation accélérée. Du coup il ne faudra pas s'étonner d'un appauvrissement du pays et de se retrouver avec des retraites payées au lance pierre, un chômage qui restera élevé et les rares qui retrouveront un boulot seront mal payé dans le secteur des services.
a écrit le 15/04/2015 à 18:48 :
Chapeau à M.Combes pour ce redressement, et pour avoir permis que cette opération puisse se faire paisiblement sans combat d'egos. Ce beau fleuron va continuer sa route c'est l'essentiel. Je partage la position selon laquelle le patriotisme économique n'a de raison d'être que lorsqu'il menace directement les intérêts stratégiques du pays, il ne viendrait à l'idée de personne de laisser DASSAULT passer sous pavillon étranger par exemple. Cette fusion/absorption met en lumière l'absence de capitalisme à la française, cruellement marquée par le refus des fonds de pension qui nous a été imposé par nos dirigeants socialistes de droite comme de gauche. Ce refus a été renforcé par une fiscalité très dissuasive, marquée par l'alignement de la fiscalité du capital sur celle du travail. SI CETTE FUSION ABSORPTION PEUT AMENER LE DEBUT D'UNE REFLEXION SUR L'INTRODUCTION DES FONDS DE PENSION, CETTE OPERATION SERA ENCORE PLUS UNE CHANCE POUR LE PAYS !!!!
Réponse de le 15/04/2015 à 23:29 :
avis partial et probablement intéressé, la grande braderie est ouverte on vend les bijoux de famille , il ne restera plus rien de ce pays laminé par le défaitisme de ses dirigeants, eux s'en sortiront toujours , mais quid de nos ingénieurs talentueux et techniciens qui voient leur travail et leur société bradée; vous citez le cas Dassault mais c'est le contre-exemple d'un volontarisme qui partout ailleurs fait défaut...
Réponse de le 16/04/2015 à 2:04 :
Mon cher "live strong" vous avez tout faux. Alcatel-Lucent possède une activité civile ET une activité défense, tout comme Dassault. Les télécoms sont un secteur très stratégique pour les gouvernements, ce que vous semblez ignorer complètement. Vous pouvez consulter la page de présentation du site officiel : http://www2.alcatel-lucent.com/defense/

Étant maintenant racheté par Microsoft, je ne vois pas comment Alcatel-Lucent sera en mesure de poursuivre ses activités pour le gouvernement Français. J'espère au moins que les technos de défense actuellement développées par Alcatel-Lucent n'atterriront pas dans le giron de Microsoft.

Pour l'anecdote, rien que votre pseudonyme montre à quel point vous vous sentez patriote ;-)
Réponse de le 16/04/2015 à 6:43 :
Vous semblez mal informé: ces activités stratégiques ont été cédées à Thales le 31 octobre 2014. Le vrai patriotisme c'est de vouloir conserver ce qui peut l'être. Le Royaume Uni n'a plus aucune marque nationale de constructeur automobile, il fabrique pourtant plus de voitures que la France en 2014 malgré toutes ses marques.L'important ce sont les emplois, si on peut avoir la nationalité c'est encore mieux mais en France c'est une question de capital: ON AIME PAS CA DANS CE PAYS !!!
a écrit le 15/04/2015 à 18:46 :
La vitesse médiatique à laquelle cette opération a été ficelée interpelle lourdement.... il y aurait bien un grain de sable qui fera tanguer cette absorption avant maturité dont la finalisation est curieusement planifiée dans le courant du premier semestre 2016. C'est un ballon d'essai pour voir les réactions??
a écrit le 15/04/2015 à 18:22 :
Ils vont être gâtés les salariés français. Pourront prendre le car pour aller à Pôle emploi.
a écrit le 15/04/2015 à 18:03 :
" en rapprochant Orange et Deutsche Telekom " et après on va parler de monopole...
Réponse de le 16/04/2015 à 9:09 :
France Telecom est devenu Orange lorsque il a acheté Orange, entreprise britannique, à Vodafone. France Telecom était déjà un monopole et malgré l'ouverture à la concurrence, Orange est resté un monopole. Il tire un gros avantage de son ancienne position d'operateur public.
Réponse de le 16/04/2015 à 10:40 :
Après Alstom, le pillage continue. Il n'y a plus d'entreprise stratégique de ce coté de l'Atlantique. Parler de patriotisme économique est déplacé, archaïque (voire l'affaire Dailymotion) . Le chômage mondialisé, c'est pratique pour les gouvernants nationaux. Bon article qui met en perspective le choix de l'abandon .

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