Xavier Niel grimpe encore dans Telecom Italia

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Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison-mère de Free.
Xavier Niel, le patron d'Iliad, la maison-mère de Free. (Crédits : reuters.com)
Le patron d’Iliad, la maison-mère de Free, détient désormais une participation potentielle de plus de 15% dans le capital de l’opérateur italien. Le bras de fer avec Vivendi de Vincent Bolloré se précise.

Les coups de semonces sont passés. Après avoir surpris son monde jeudi, avec la révélation d'une prise de participation potentielle de 11,2% dans Telecom Italia, Xavier Niel l'a encore accrue. D'après un document publié vendredi par Consob, l'autorité boursière italienne, le patron d'Iliad (maison-mère de Free) détient désormais « une position longue totale de 15,143% du capital avec droits de vote » de l'opérateur transalpin.

Cette manœuvre ouvre la voie à une bataille boursière avec le groupe de médias Vivendi de Vincent Bolloré, qui détient lui-même 20,03% de Telecom Italia.

Pour l'heure, les intentions des deux hommes d'affaires demeurent floues. Vont-ils se tirer dans les pattes et continuer à grimper au capital de l'opérateur ? En prendre le contrôle ? Leur logique est-elle véritablement industrielle ? Ou simplement financière ?

Un acteur « largement sous-valorisé »

Ces questions se posaient déjà avec Vincent Bolloré, qui a augmenté, au fil des mois, sa participation dans Telecom Italia, alors que son groupe s'est largement recentré dans les médias, en se désengageant des télécoms.

| Lire aussi : Bolloré veut-il vraiment garder un pied dans les télécoms ?

Au début du mois, plusieurs analystes interrogés par La tribune estimaient que la participation de Vivendi relevait probablement davantage d'une logique financière, liée à la perspective d'une importante plus-value.

Bruno Hareng, analyste chez Oddo Securities, s'est penché sur le sujet. Dans une note, il jugeait que Telecom Italia était « largement sous-valorisé ». Une très probable amélioration des revenus des télécoms sur le marché italien, couplée à une consolidation - avec le passage de quatre à trois opérateurs (synonyme généralement de remontée des prix) - constituent à ses yeux de sérieux atouts pour voir la cote de l'opérateur remonter. Et c'est sans compter sur l'appétit souvent affiché d'autres opérateurs, comme Orange, pour Telecom Italia. La bataille pour le contrôle de l'opérateur italien ne fait que commencer.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 31/10/2015 à 11:20 :
À qui Iliad Free doit son arrivé dans le mobile ? Ou à tout le moins la découverte d'un marché ultra juteux du mobile ?
À Alice ( les forfaits Alice fixe étaient comprit avec téléphonie mobile )
Qui a vendu Alice à Iliad Free ?
Télécom Italia
Si Niel peut d'une pierre rendre service à Télécom Italia, deux coups faire cracher Bollorė à qui il doit un chien de sa chienne...
Vas y Xav' !
a écrit le 30/10/2015 à 16:05 :
Il y a confusion, c'est au titre de ses finances personnelles que Niels a souscrit des options « longues » qu'il devra bien un jour payer. Or, il n'en a pas les moyens sauf à recourir à des capitaux pourquoi pas … chinois selon son orientation politique. Il ne peut non plus faire reprendre ces titres par sa société dont le chiffre d'affaire est la moins de la moitié de celui de Vivendi. Assurément aucun investisseur financier ne passera par lui pour réaliser une opération qui pourrait se faire directement. Bolloré, pour le compte de Vivendi a lui bien les cartes en main. Il peut monter à 25 % de l'entreprise sous cette forme, trouver d'autres alliés pour sortir l'entreprise de Bourse une fois le seuil nécessaire atteint. Il s'appuierait alors sur les options de Niels qui trouveraient là toute leur valeur, sans bien entendu n'en être en rien allié. La compagnie privatisée pourra alors être apportée à Téléfonica par la transformation en actions espagnoles pour ceux qui le souhaiteront. D'autres cibles pourront alors être acquises en Europe et ailleurs par cet attelage d'actionnaires actifs ainsi que les fonds étrangers ainsi rassurés par leur compétence respective. L'Italie puis le reste du monde pourraient se retrouver avec un nombre d'opérateurs très très réduit mais sous la contrainte d'une forte régulation. Les contenus prendraient alors toute leur importance. C'est dans ce sens qu'encore une fois Bolloré se sert de Ubisoft comme d'une « démo » pour souligner sa capacité à devenir un grand intervenant. Vivendi dispose toujours de 6 % d'Activision qui pourrait reprendre le petit Gameloft pour en faire son pôle européen dans un premier temps. De toute évidence il y a un patron à la barre.
a écrit le 30/10/2015 à 12:59 :
Y a de la plus value dans l air ??
Bolloré (le bélier) ou Niel agissent peut être en concert afin de céder le tout à un acteur major : Orange ou numéricable !
a écrit le 30/10/2015 à 12:00 :
Niel avait raison , la france est un paradis fiscal mais il aurait du préciser quand on a une entreprise pour y loger ses actifs ...
Et si ils cèdent un jour son entreprise , il ira en Suisse ou en Belgique comme les autres pendant que la classe moyenne continuera à se faire tondre par sa classe politique vorace et ses multiples taxes changeant au gré du vent.

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