Crédit immobilier : attention, les taux remontent !

 |   |  385  mots
La Tribune Infographie
La Tribune Infographie (Crédits : La Tribune Infographie)
Alors que la Banque de France et l'Observatoire Crédit Logement annonçaient récemment les taux les plus bas jamais vu depuis 1945, les banques ont relevé début décembre leurs grilles.

En ce moment, mieux vaut ne pas rater un épisode... Alors que jeudi, l'Observatoire Crédit Logement annonçait que nous avions atteint les taux du crédit immobilier les plus bas depuis 1945, confirmant ainsi les chiffres dévoilés par la Banque de France quelques jours auparavant, la situation a déjà évolué. Et dans des proportions tout sauf négligeables.

Vendredi, le courtier en crédit AB Courtage a relevé de fortes augmentations dans les grilles communiquées des établissements bancaires. « Entre le 26 et le 30 novembre, la quasi-totalité des banques a relevé ses taux de 0,25 point, voire plus selon les durées. Nous ne nous attendions pas à un retournement aussi brutal » rapporte Ari Bitton, directeur général d'AB Courtage. Ainsi, les taux moyens des prêts immobiliers sont passés en moins de deux semaines de:

- 3,10 % à 3,40 % sur 15 ans

- 3,20% à 3,55% sur 20 ans

- 3,40% à 3,65% sur 25 ans

Un mouvement à la hausse confirmé par d'autres courtiers en crédit immobilier.

Désormais, les taux s'échelonnent entre:

- 3,15 % et 3,45 % sur 15 ans,
- 3,35 % et 3,75 % sur 20 ans,
- 3,50 % et 3,95 % sur 25 ans

Le phénomène est généralisé, seules quelques caisses régionales ont préféré différer la hausse afin de glaner quelques nouveaux clients. Inutile d'aller chercher bien loin la raison : l'OAT à 10 ans, qui détermine indirectement le coût auquel les banques empruntent de leur côté, a bondi de 2,84 % le 3 novembre à 3,28 % le 2 décembre. Et les établissements ont préféré répercuter cette hausse plutôt que de vendre du crédit à perte.

Certes, les taux restent encore largement favorables aux emprunteurs. Mais le temps joue désormais contre eux... « Jusqu'à présent, les emprunteurs faisaient traîner au maximum le dossier afin d'attendre que les taux baissent à nouveau. Aujourd'hui, j'ai une centaine de clients qui se mordent les doigts de ne pas avoir signé l'offre proposée il y a quelques semaines » témoigne Ari Bitton.

D'autant que l'augmentation des taux ne touche pas tout le monde de la même manière. Désormais, un excellent dossier pour un prêt sur 15 ans peut obtenir 3,15 % et le moins bon 3,45 %. Il y a encore quelques jours, l'écart dépassait rarement 0,2 point.

Cette remontée aura-t-elle des conséquences sur les transactions immobilières ? Réponse au prochain épisode.
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/12/2010 à 12:24 :
tant mieux, les prix vont enfin re-baisser
a écrit le 06/12/2010 à 9:11 :
enfin les prix vont baisser !!!
a écrit le 05/12/2010 à 14:14 :
Le point bas a été touché fin août, depuis trois mois l'oat 10 a repris 70 centimes et ce n'est que le début si d'autres pays comme l'Irlande ou la Grèce sont à sauver de la faillite. Le jour où la France sera dégradée la hausse des taux sera beaucoup plus violente. N'oubliez pas que la France vit à crédit, si les taux remontent ce n'est pas que les banques veulent vous plumer mais plutôt que ceux qui nous prêtent ont de moins en moins confiance en la solidité financière de notre pays et donc exigent une meilleure rémunération.
a écrit le 05/12/2010 à 9:50 :
C'est en décembre que les banques remontent les taux... comme eà l'automne que tombent les feuilles mortes.Il suffit de lire les contrats de prêts immobiliers à taux variables pour comprendre l'intérêt d'une hausse "technique" en décembre... Les banquiers sont vraiment la pire espèce.
Réponse de le 05/12/2010 à 14:19 :
sur quoi vous basez vous dvdan ???

moyenne de l'oat 10 ans publiée par la banque de france :
juillet 09 : 3.73% - nov 09 : 3.55% et déc 09 : 3.47% donc baisse continue même en décembre
juillet 08 : 4.69% - nov 08 : 3.97% et déc 08 : 3.54% donc pareil, baisse continue même en décembre.
a écrit le 04/12/2010 à 23:02 :
Voilà peut être enfin le début de la fin de ce délire que nous subissons depuis des années !
a écrit le 04/12/2010 à 13:44 :
Meme s'ils viennent d'augmenter, les taux sont encore trop bas! Qu'attendent les banques? de se prendre une ardoise supplementaire? A croire que l'envie de depasser leurs rivales en termes de progression du chiffre d'affaires compte plus que le risque d'entrainer l'economie dans une nouvelle crise financiere.
Réponse de le 04/12/2010 à 23:19 :
De tout cela, les banquiers se moquent éperdument ! Leur seul objectif est : augmenter le bonus à court terme ! Si le monde s'écroule après, cela n'est pas leur problème, ils s'en moquent : les état et les banques centrales paieront, pendant qu'ils se délecteront de leur bonus !!!
a écrit le 04/12/2010 à 12:18 :
Excellent nouvelle ! Les taux bas sont la principale cause des prix excessifs du marché immobilier; une hausse des taux est extrèmement bienvenue et devrait faire revenir les prix à plus de raison. En attendant qu'ils ne reviennent à leur niveau normal, soit 35% plus bas selon M. Frigitt, expert du ministère.
Réponse de le 04/12/2010 à 22:55 :
@ Enfin: il est évident que la faiblesse des taux a fait grimper les prix qui sont maintenant ridicules si l'on prend en compte 1) la démographie et 2) la conjoncture économique: 1) sauf si les gens vivent plus vieux, il y aura bientôt plus de biens à vendre que d'acheteurs parce 2) les plus jeunes n'ont pas les moyens ou l'espoir d'avoir les moyens d'acheter les biens à vendre. Quoi qu'il en soit, si on se fie aux statistiques, il faudra que les jeunes achètent plus d'un bien pour absorber les ventes des personnes qui décèderont dans les prochianes années :-)
Réponse de le 05/12/2010 à 9:52 :
n'importe quoi ! votre expert vous fait-il croire aussi au père Noël ?
Réponse de le 05/12/2010 à 22:06 :
@dvdan : c'est tout à fait réaliste. Ce qui est hallucinant, c'est que les prix aient augmenté de 150% en 10 ans alors que les salaires n'ont quasiment pas bougé, ces prix sont totalement déconnectés de la réalité. Regardez un peu autour de vous : -30% aux USA depuis 2007, -50% en Irlande et à Dubai. Je ne vois pas en quoi une baisse de 35% serait surprenante.
a écrit le 04/12/2010 à 12:02 :
Ca va être le moment d'acheter, l'effet de mode se termine, la demande va se tarir, les prix vont chuter, en particulier dans la capitale. Et comme les taux ne peuvent que grimper, le phénomène ne fait que commencer. Il va y avoir une fenêtre d'un an ou deux je pense avant que les taux ne deviennent réellement prohibitifs et durant laquelle les prix resteront sur une tendance baissière.
Réponse de le 04/12/2010 à 15:38 :
le marché immobilier évolue très lentement; je pense que les prix attendront au moins 3 ou 4 ans avant de devenir raisonnables. Mais je pense aussi que la baisse sera très conséquente, mais, malheureusement, lente. En attendant, ne surtout pas acheter aux prix actuels.
Réponse de le 05/12/2010 à 13:43 :
Patience je te rapelle qu'en 1990, les prix ont chuté brutalement de 40%!
Réponse de le 05/12/2010 à 15:43 :
Brutalement ce n'est pas tout à fait exact, ça à pris 7 ans
Réponse de le 06/12/2010 à 9:15 :
ne nous faisons pas complices de ces vendeurs qui surestiment leurs biens
il faut négocier au moins 20% en dessous des prix affichés!! ou sursoir nos achats en louant car au final l'économie sera très importante
Réponse de le 06/12/2010 à 16:44 :
@Phounet : le drame avec votre raisonnement, c'est que des milliers de personnes auraient pu acheter il y a 15 ans et attendent toujours la baisse des prix. Entre temps 15 ans de loyers et aucun capital... Et comme beucoup ici vous confondez simple propriétaire (95%) et spéculateur (5%). Enfin, votre raisonnement est à courte vue : de quoi votre retraite sera faite ? Locataire toute une vie, pension en berne, et pas de toit à soi pour assurer vos vieux jours à force d'attendre, d'attendre, d'attendre. D'autant que le jour où les prix auront (hypothétiquement) baissé, vous serez trop vieux pour emprunter et acheter.
Réponse de le 08/12/2010 à 11:32 :
enfin un langage pertinent.
Réponse de le 08/12/2010 à 18:17 :
@Alcide : Votre verdict est un peu rapide.

Louer ne signifie pas ne pas constituer de capital.
En effet, pour un achat sur 20 ans, la somme des mensualité + taxe foncière + entretien + amortissement des frais de notaire + intérêts d'emprunt est supérieure au loyer pour un bien équivalent.

A budget égal, en louant et en épargnant la différence entre le loyer et le budget mensuel d'un achat, on se retrouve avec un capital total supérieur au bout de vingt ans.

Faites le calcul, vous verrez.
a écrit le 04/12/2010 à 9:29 :
Les banques ne manquent pas d'avidité une fois de plus. Rien ne peut justifier une augmentation des taux !
Réponse de le 04/12/2010 à 17:10 :
la remontée relativement forte de l'oat10 depuis 2 mois a c'est sûr une incidence sur les taux fixes. Les banques ne font que "suivre" ce mouvement.
a écrit le 04/12/2010 à 7:16 :
Etant donné que les taux bas sont une des causes de la folle augmentation des prix de l'immobilier, c'est plutôt une bonne nouvelle ! Il suffirait que l'état supprime toutes les "aides à l'achat" pour que l'immobilier deviennent enfin raisonnable...
Réponse de le 04/12/2010 à 22:57 :
@ UFFA92: sauf que les banques s'opposeraient à une telle mesure :-)
Réponse de le 05/12/2010 à 13:47 :
En 2011 les aides de l'Etat au secteur immobilier devraient passer de 7 milliards à 5 milliards: ça fait beaucoup de soutien aux prix en moins
Réponse de le 06/12/2010 à 6:51 :
Le nouveau PTZ + aura des conséquences catastrophiques dans une région comme l'ile de france où la pénurie de biens à vendre a fait monter les prix ces derniers mois. Le nouveau PTZ + , en créant plus de demandes, ne fera qu'accentuer ce déséquilibre. Il est donc naïf (ou hypocrite) de présenter ce dispositif comme une aide aux primo-accédants alors que ce seront les vendeurs (et les professionnels de l'immobilier) qui vont en profiter au bout du compte. Il semblerait que le gouvernement cherche à "valider" les prix actuels (en dopant artificiellement la solvabilité des acheteurs) au lieu de prendre les mesures qui pourraient les faire baisser.
Réponse de le 06/12/2010 à 16:01 :
Tout à fait...De là à penser que nos gouvernants sont aussi investisseurs immo et qu'ils cherchent à préserver leur rente sur le dos de la classe moyenne...Il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement. Mr Scellier, la France ne vous remercie toujours pas...Vos bons copains oui !
Réponse de le 08/12/2010 à 11:58 :
En supprimant les aides à l'achat, comment feriez-vous pour acheter (ou même louer) en gagnant le SMIC, qui est d'environ 1000? (je le rappelle au cas où...)
Réponse de le 08/12/2010 à 13:17 :
En supprimant les aides à l'achat, la solvabilité des gens baisserait, et les prix suivraient la même tendance. Parce qu'un actif n'a qu'un prix, celui auquel il se vend. Et s'il n'y a personne pour acheter, il ne se vend pas. Pour être clair : les aides à l'achat partent directement en hausse des prix. Elles ne servent donc à rien. Même chose pour le Scellier/Robien : les investisseurs étaient censés "aider" le pays en créant une demande supplémentaire de construction de logements. Et résultat ? Rien. Tension locative toujours aussi forte dans les grandes villes et pire, des résidences à moitié vide dans toutes les villes moyennes de France. Plus ? Ah oui, en se mettant en concurrence avec les primo accédants, ils ont contribué à la hausse et au maintien des prix (70% du neuf en 2009 vendu en Scellier...).
C'est donc le serpent qui se mord la queue, au détriment de la classe moyenne.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :