Crédit immobilier : la décision de la BCE, une bonne nouvelle pour les emprunteurs ?

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Le nouveau directeur de la BCE, Mario Draghi, a annoncé jeudi 3 novembre la baisse du principal taux directeur de la BCE de 0,25 point. De quoi faire repartir vers le bas les taux de crédit immobilier ?

"La baisse du principal taux directeur de la Banque centrale européenne est une bonne nouvelle pour les banques, estime Hervé Hatt, directeur général de Meilleurtaux.com.  Reste à savoir si elles feront le choix de répercuter ou non cette baisse sur les taux de crédit immobilier". Si la stagnation prévaut pour l'instant, le courtier a tout de même constaté une hausse des taux de 0,10 point en moyenne en novembre. Sur vingt ans, il s'établit à 4,24 % contre 4,22 % en octobre.

A l'inverse le courtier Cafpi s'est félicité à posteriori d'avoir prédit "une légère détente" sur le front des taux d'ici la fin de l'année, avec une première baisse de 4 à 3,95% des taux (fixes sur 20 ans), pratiqués au mois d'octobre par rapport au mois précédent. Le 29 octobre ils annonçaient "une fin d'année plutôt rassurante, avec des taux toujours historiquement bas".

"Sans cette baisse annoncée jeudi, nous craignions auparavant des légères hausses pour les semaines à venir, confie quant à elle Mael Bernier directrice de la communication d'Empruntis .com cette décision garantit donc aux particuliers une stabilité des taux jusqu'à la fin de l'année", affirme-t-elle.

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Commentaires
a écrit le 06/11/2011 à 13:54 :
Continuons de privilégier une croissance frelatée, car financée par l'endettement au lieu de la financer par le travail, le sacrifice et l'effort.

Le problème va bien au delà de la hausse des prix de l'immobilier que cela provoque, Le problème est que la Chine attend de nous prêter, puis d'utiliser ses créances comme instrument de politique étrangère avant de se faire rembourser, d'une manière ou d'une autre. Si ce qui s'est produit avec la crise grecque n'a pas suffit, la Chine s'offrant innocemment à financer et NS se précipitant pour aller mendier cet argent sale comme l'a si bien dit Dupont-Aignant, c'est à désespérer.
Réponse de le 06/11/2011 à 18:51 :
@Phil: "innocemment" ?? je ne crois pas que les Chinois soient inncocents ou idiots. Il me semble plutôt que leurs montagnes de dollars et d'euros doivent être investis avant de ne plus rien valoir.
a écrit le 05/11/2011 à 20:00 :
Il n'y a aucun rapport entre le taux BCE (qui concerne des opérations de refinancement à 3 mois avec la mise en garantie de titres qui sont des obligations d'Etats) et le taux des emprunts immobiliers (souvent de 10 à 30 ans).
Aucune banque ne finance des emprunts immobiliers en empruntant à la BCE (sauf à être suicidaire). Ce type de montage est par contre souvent utilisé lors des LBO (et parfois d'opérations immobilières commerciales) mais reste à très haut risque.
Réponse de le 05/11/2011 à 22:56 :
Le taux directeur, c'est l'instrument de la BCE pour influer sur l'octroie des crédits et alimenter les banques en liquidités. En théorie cela devrait favoriser la croissance, en réalité la BCE active la planche à billets qui génère de l'inflation et une économie artificielle basée non sur la production, mais sur l'endettement des ménages et de l'état. C'est suicidaire.
Réponse de le 06/11/2011 à 0:49 :
IL y a quand même une influence des taux de la BCE sur les taux OAT, car il peut y avoir des réallocations d'actifs suite à cette décision, des arbitrages qui feront baisser, en partie, les taux longs. C4est le but d'une baisse de taux courts : qu'elle se propage aussi aux taux longs.
Réponse de le 06/11/2011 à 20:10 :
En temps normal, les taux des obligations d'Etat à long terme sont basés sur des considérations de croissance, d'inflation et désormais de solvabilité des Etats.
Cette baisse des taux à court terme vise à éviter une récession en favorisant l'accès des banques aux liquidités disponibles en se substituant au marché interbancaire désormais défaillant car les banques sont très réticentes à se prêter de l'argent entre elles. Il suffit de regarder les taux EONIA qui sont passé de 0.4% à 1% en quelques mois.
En baissant son taux à 1.25%, le BCE veut sans doute bloquer cette hausse des taux et favoriser le crédit à la consommation et le refinancement à court terme des entreprises. L'une des conséquences sera une hausse de l'inflation qui est déjà de 3% en zone euro.
La BCE n'a pas de planche à billet et ne crée aucune masse monétaire. Cet argent vient simplement des dépôts des banques centralisés au sein des banques centrales nationales (comme la Banque de France) qui composent la BCE.

Sur l'influence des taux court sur les taux longs, les taux longs sont déjà très bas pour les pays encore solvables (le Bund allemand 10 ans est à 1.8% contre 3% pour l'OAT 10 ans) et la différence entre les taux français et allemand ne cesse de se creuser passant de 0.4% à 1.2% en quelques mois.
Les politiques de taux bas depuis quelques années la BCE et de la FED ont démontré qu'il n'y avait aucun impact sur les taux longs.
C'est d'ailleurs à l'origine du changement de politique de la FED qui a décidé il y a 2 mois de focaliser ses moyens sur les taux longs et non les taux courts pour relancer l'économie US via le financement à long terme des entreprises et des particuliers.
Réponse de le 06/11/2011 à 23:14 :
Les politiques de taux bas et de planche à billet sont catastrophiques. COmment peut-on à la fois souhaiter faire toujours plus de dette en baissant les taux, et d'autre part demander aux états de se désendetter, admettant ainsi qu'il y a surendettement ? Comment peut-on voir augmenter l'endettement et diminuer le surendettement en même temps ? Croire que l'on va régler tous les problèmes avec des dettes et toujours des dettes est une illusion extrèmement dangereuse. Les banques centrales n'ont pas les moyens de sauver la situation. Leur politique monétaire ultra accomodante a prouvé ces dernières années qu'elle est un échec total. Game over pour les monétaristes.
a écrit le 05/11/2011 à 17:26 :
Jean fait une très bonne analyse de la situation, faire croire qu'il y a une pénurie de logements c'est une erreur. la baisse des taux a des conséquences négatives pour les acheteurs, les prix augmentent, il faut emprunter plus, sur une plus longue durée. Cela coute plus cher. Pas vraiment une bonne affaire. Le risque est important pour l'emprunteur qui peut être en situation de négative équity. L'endettement des propriétaires actuels est très important, les dépenses contraintes sont en hausse, cela aura des conséquences sur la croissance.
Réponse de le 05/11/2011 à 20:01 :
Il y a une pénurie de logement sur l'île de France résultant d'une pression migratoire très importante du fait de provinciaux mais surtout d'immigrés - 200000 chaque année - qui s'installent essentiellement en région parisienne
Réponse de le 05/11/2011 à 20:06 :
Merci ! Nous sommes d'accord. Je rajouterais qu'un risque nouveau se profile : la perte du AAA; SI la dette Française est attaquée prochainement, les taux vont monter rapidement. Regardons l'Italie : les taux à 10 ans étaient de 4% il y a un an ou deux, et dépassent maintenant les 6%. Si l'on a une telle remontée des taux en France, les prix immobiliers prendront un rude coup. (mais la situation de la France est quand même meilleure que celle de l'Italie, soit dit au passage). Cet article oublie de préciser que ce sont surtout les taux des OAT 10 ans qui comptent pour l'immobilier, plus que le taux de la BCE.
Réponse de le 06/11/2011 à 0:25 :
Vous n'allez pas me faire croire que les prix immobiliers parisiens sont élevés à cause des maghrebins qui s'installent à Paris !! En effet, ces immigrés n'ont pas les moyens de se loger à Paris; ils vont en banlieue lointaine.
a écrit le 05/11/2011 à 8:32 :
@Jean : mauvaise analyse, mauvaises conclusions l'explosion des prix immobiliers est localisée et liée à une insuffisance de l'offre sur certains secteurs. Inutile d'inviter les agrégats monétaires et les liquidités dans la parade c'est hors-sujet lorsque vous évoquez la France via le montant de prêts distribués. C'est en revanche à propos s'agissant de l'endettement des PIIGs (et de la france d'ailleurs)
Réponse de le 05/11/2011 à 14:14 :
Non. Pendant la phase de baisse des taux d'intérêt les prix immobiliers ont augmenté dans la quasi totalité des pays, en Europe, aux USA... Il ne s'agit absolument pas de phénomènes localisés comme vous l'affirmez. Et la "pénurie de logements" est en bonne partie un mythe : il y avait autant de logements à Paris en 1998, il y avait autant de gens qui avaient besoin de se loger, pourtant les prix immobiliers parisiens étaient 3 fois plus bas. Ce mythe est souvent basé sur une étude... financée par le Crédit Foncier et réalisée par ... des étudiants !!!
a écrit le 04/11/2011 à 23:30 :
Les taux trop bas, et la politique monétaire laxiste des banques centrales, qui ont fortement augmenté les masses monétaires (M2, M3 etc) sont à l'origine de la flambée des prix immobiliers, car ils ont permis d'augmenter considérablement la masse de crédits immobiliers distribués chaque année : 50 milliards en 2000, 175 milliards par an aujourd'hui. Cet afflux massif d'argent prété fait exploser les prix immobiliers. Ceci est extrèmement dangereux, comme on l'a vu avec l'explosion des prix immobiliers aux USA (crise des subprimes). Et cet argent bon marché a aussi aidé les pays comme les PIIGS à se surendetter, tout aussi néfaste. Et que font les banques centrales pour essayer de stopper la crise résultante ? Baisser encore plus les taux, et augmenter encore plus les liquidités déversées sur les marchés. Une absurdité très dangereuse.
a écrit le 04/11/2011 à 18:10 :
Emprunter ces temps-ci est plus que dangereux parce que les taux remonteront à cause de l'inflation. Pour les banques, qui ont besoin de se recapitaliser, c'est toujours bon de trouver des gogos prêts à tout perdre :-)
Réponse de le 09/11/2011 à 7:38 :
les banques ne se recapitalisent elles pas en ne prêtant pas l'argent placé par les déposants justement?
a écrit le 04/11/2011 à 15:14 :
N'empruntez pas ! C'est une erreur d'acheter à taux bas : le prix élevé est définitivement perdu alors qu'un taux élevé peut être renégocié.
Réponse de le 04/11/2011 à 23:24 :
Oui, tout à fait.
Réponse de le 05/11/2011 à 6:15 :
@Patience : Comprend pas. Tu peux expliquer ??
Réponse de le 05/11/2011 à 14:09 :
Quelqu'un qui achète à prix très élevé, à taux bas, ne pourra jamais renégocier son prix d'achat. Et il risque une moins value à la revente. Par contre quelqu'un qui achète lorsque les taux sont élevés achètera à prix plus avantageux, mais lorsque les taux baisseront (peut-être), il pourra renégocier son prêt pour bénéficier de taux plus avantageux. Et il pourra éventuellement avoir une plus value à la revente. Bref, acheter lorsque les prix sont élevés en croyant faire une bonne affaire parce que les taux sont bas est une illusion.
a écrit le 04/11/2011 à 13:56 :
Faut pas s'emballer , les banques ont besoins d'argent,il y a encore 2 jours BNP annonçait plusieurs suppressions de postes....
a écrit le 04/11/2011 à 13:45 :
Salut à tous,
j'ai trouvé un site qui permet d'éviter de payer trop de frais de prêt chez le notaire et de monter correctement l'offre de prêt à la banque pour ne pas payer trop de droits au trésor.
Voici le lien : http://caissier.perso.sfr.fr/lespiegeseterreurfraisdenotaire.html
Réponse de le 04/11/2011 à 17:39 :
La Tribune pourrait-elle effacer systématiquement les publicités que ce commentateur fait tout aussi systématiquement pour son site dès qu'un article sur l'immobilier est publié, en faisant croire qu'il a trouvé ce site par hasard ?
Réponse de le 05/11/2011 à 6:17 :
@Ben : il faut bien rentabiliser nos actionnaires.
a écrit le 04/11/2011 à 13:41 :
Salut à tous,
J'ai trouvé un site qui donne des informations pour que l'on ne paye pas trop de frais de prêt chez le notaire, et que la banque fasse la bonne offre de prêt pour ne pas payer trop de droits. Voici le lien pour ceux que cela peut intéresser : http://caissier.perso.sfr.fr/lespiegeseterreurfraisdenotaire.html
a écrit le 04/11/2011 à 13:05 :
Nous espérons que les banques joueront le jeu envers les particuliers emprunteurs sans toutes fois exagérer dans la prudence vis à vis de dossiers refutés mauvais alors que le refus ne se justifie pas .Les prix risquent évidemment de se calmer à la hausse
dans certains secteurs et d'augmenter dans d'autres.Un bien bien placé trouvera toujours un acheteur qui pourra surenchérir.
a écrit le 04/11/2011 à 12:27 :
Etant donné que le crédit bon marché a été une cause importante dans l'augmentaiton des prix de l'immobilier est-ce vraiment une bonne nouvelle pour les futurs acheteurs ? Je ne le crois pas car, alors que le marché s'orientait enfin vers une érosion lente des prix, voilà qui va redonner de nouvelles prétentions aux vendeurs et des arguments aux professionnels. La "bulle" n'est pas prête d'éclater...
Réponse de le 04/11/2011 à 20:50 :
quelque soit le taux, extrêmement bas d'ailleurs depuis des années, il faut à mon humble avis obtenir des fonds. Ce relâchement des taux très important 0.25% ne risque pas à mon humble avis de resolvabiliser malgré cette baisse très importante de 0.25% (sic) les futurs éventuels acquéreurs après une hausse de 124% sur 10 ans. A mon humble avis les taux bas ont été le déclencheur de l'envolée des prix, mais ces prix maintenant sont le frein à l'achat, voir le niveau du pouvoir d'achat certes positif mais minime vu la crise, car décorellés de tout fondement économique.

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