Baring Eastern Europe Fund fête ses quinze ans en Europe de l'Est

 |   |  370  mots
Copyright Reuters
"Les fondamentaux économiques des pays de la zone sont solides", souligne la gérante, Ghadir Abu Leil Cooper.

Pour construire le portefeuille du Baring Eastern Europe Fund, la gérante, Ghadir Abu Leil Cooper, sélectionne une cinquantaine de valeurs sur les places boursières d'Europe centrale et orientale. « Les actions de la zone n'ont pas échappé aux ventes massives consécutives à la crise de la dette en Europe et aux inquiétudes liées à l'état de l'économie mondiale.

Pourtant, les fondamentaux économiques des pays de la zone sont solides », souligne la gérante qui estime que la crise a initié de nouvelles opportunités. D'autant que, selon elle, les valorisations sont extrêmement attractives. «

Même si les perspectives ne sont pas roses, notamment pour les pays exportateurs, nous nous attendons à une bonne résistance du secteur pétrolier, très présent en Russie, et à la baisse programmée des taux d'intérêt, ce qui favorisera le développement du crédit à la consommation et le secteur bancaire qui bénéficiera de meilleures marges », ajoute la gérante qui s'attend à ce que le sentiment à l'égard de ces marchés s'améliore progressivement au cours des prochains mois. Actuellement, son portefeuille est majoritairement investi en Russie. Les titres russes représentent en effet pas moins des deux tiers de l'actif et huit des dix premières positions du fonds. La première position est la banque Sberbank. Elle est suivie par trois géants russes de l'énergie que sont Lukoil, Gazprom et Rosneft. Autres pays suivis de près par la gérante : la Turquie et la Pologne qui représentent respectivement 16 % et 11 % du portefeuille.

Facteurs favorisants

Compte tenu des échéances politiques et notamment des élections parlementaires en Pologne et en Russie, la gérante s'attend à ce que les gouvernements montrent d'avantage de considération pour les questions de revenus, de dépenses sociales et d'investissements en infrastructures. Autant d'éléments qui devraient favoriser les principaux secteurs présents dans le portefeuille, à savoir le secteur financier, l'énergie, les matériaux, les télécommunications, l'industrie et la consommation courante !

Sur quinze ans, le fonds, qui ne peut être souscrit qu'à partir de 3.500 euros, enregistre une performance annualisée moyenne de 16%. Les frais de gestion annuels se montent à 2%. Thierry Bisaga

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :