Immobilier : les prix s'envolent dans les villes frontalières avec la Suisse

 |   |  456  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Deux petites villes du genevois français se retrouvent dans les dix plus fortes hausses des prix de l'immobilier neuf en France lors des six derniers mois, selon un baromètre du site Trouver-un-logement-neuf.com.

À la frontière suisse, les prix de l'immobilier neuf sont baignés par un microclimat plutôt clément. Deux petites villes du genevois français se retrouvent ainsi dans les dix plus fortes hausses des prix de l'immobilier neuf en France lors des six derniers mois, selon le baromètre en temps réel du site Trouver-un-logement-neuf.com. Annemasse, ville de plus de 30 000 habitants située dans le département de la Haute-Savoie, est ainsi la 3ème ville où les prix du neuf ont le plus crû en France, avec une hausse de 18,25 %. Saint-Julien-en-Genevois, 12 000 habitants, se classe pour sa part à la 6ème place, avec une augmentation de près de 16% sur les six derniers mois. Trouver-un-logement-neuf.com justifie ces hausses par "le dynamisme économique suisse et le manque de foncier disponible", ce qui fait "plus que jamais apparaître le Genevois français comme une zone tendue de l'immobilier français".

Un effet rattrapage pour des villes où les prix avaient fortement crû

A l'inverse, des villes de la région ont connu un effet de réajustement. C'est le cas d'Annecy, pourtant à moins de 30 minutes de Genève par l'autoroute. Après des mois de hausse ininterrompue, "le prix moyen d'un trois-pièces y a chuté de presque 17 %" lors des six derniers mois, indique le baromètre. Un phénomène similaire s'est opéré à Aix-en-Provence, qui est située dans une autre zone tendue française. Malgré une forte croissance démographique et une hausse de prix continue lors des mois précédents l'étude, Aix-en-Provence est ainsi la 2ème plus forte baisse française des prix du neuf (-14,5%) sur les six derniers mois.

Les villes touristiques restent à la hausse

Zones tendues caractérisées, les villes touristiques voient la hausse des prix s'y pérenniser. Cannes est ainsi la ville où les prix du neuf ont le plus augmenté, de 28%, alors que Saint-Gilles-Croix-de-Vie en Vendée, (+16) %, La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône (+14%), ou Ajaccio (-10%) sont solidement ancrées dans le top 10. "On compte aussi Hyères, Saint-Raphaël ou Nice dans le top 20 des plus fortes hausses", ajoute Trouver-un-logement-neuf.com.
Le site internet note enfin que la commercialisation de programmes de haut standing peut être à l'origine de fortes hausses de prix sur 6 mois. À Cannes par exemple, les prix ont été en grande partie soutenus "par la commercialisation d'un programme neuf sur la Croisette, proposant des trois-pièces à 1.9 millions d'euros", indique le baromètre. Idem à Issy-les-Moulineaux où "le lancement d'un programme de standing a fait progresser le prix moyen d'un trois-pièces de presque 10 %" lors des six derniers mois.

>> Pour aller plus loi :

Les prix de l'immobilier en Haute Savoie

Estimez votre bien immobilier

Notre espace diagnostic immobilier

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/02/2013 à 19:04 :
N'importe quoi, et c'est repartit pour le mythe de l'étranger qui achète en France.
Ben oui le Suisse est très riche et il aime bien se faire pigeonner par un Français pour une daube à l'ancienne.
Et pendant ce temps le français devenu riche va couler des jours heureux....
Vivement que les Espagnoles fassent grimper le prix de Bordeaux, les Belges, les Allemands et les Luxembourgeois celui de Strasbourg Metz et Nancy.

Réponse de le 11/02/2013 à 23:03 :
C'est parce que les prix immobiliers en France ne sont pas très élevés, comparativement à la Suisse, mais encore l'Angleterre, Munich est au prix moyen de Paris, et la province allemande coûte plus cher que la province française..
Réponse de le 12/02/2013 à 6:59 :
@ Ben oui
Sinon à part dire n'importe quoi, ca va, vous vous embêtez toute la journée dans votre agence à rien faire?
Vous êtes plutôt démineur ou solitaire.

Trêve de plaisanteries ce que vous racontez est totalement faux.
En Suisse la bulle ne concerne pratiquement que Genève. Munich au prix moyen de Paris? Là c'est clairement du délire et faux.
Quand au province française moins chère que celle allemande, comment dire simplement : arrêtez les apéritifs trop arrosés.
La lecture de "the economist" d'il y a deux semaines vous renseignera davantage, en plus vous avez le temps.
a écrit le 11/02/2013 à 15:20 :
Ce ne sont pas d'éventuels privilèges fiscaux de frontalier, ni le jeu des taux de change qui attirent les milliers qui cherchent à s'installer dans la banlieue française de Genève, mais l'emploi. Car d'un côté de la frontière on sait le créer tandis que de l'autre, on l'écrase.
Réponse de le 11/02/2013 à 17:20 :
@ SCHILDER J'approuve votre commentaire. En effet, en Suisse les chefs d?entreprises sont compétents alors qu'en France ils sont quasi tous nuls. C'est pour cette raison qu'en Suisse il y a de la création d'emplois alors qu'en France il n'y a que de la destruction d'emplois. Et de plus, en Suisse il n'y a pas d'école HEC et de Medef. Alors tout s'explique et devient lumineux. Voila les vrais problèmes de l'économie française.
Réponse de le 11/02/2013 à 18:24 :
A tirelire: Il y a plusieurs HEC en Suisse, la plus grande étant Saint Gall de grande réputation sans parler des écoles avec MBA. Il y a aussi Economie Suisse qui correspond au Medef..... Par contre, il n'y a pas la catastrophique ENA en Suisse. Quant aux entrepreneurs suisses, vous avez raison: ils sont bons et surtout tournés vers l'export. (balance commerciale positive y compris avec la Chine)
Mais vous avez oublié la raison du succès; les Suisses (42 heures et demi par semaine,
4 semaines de vacances et 65 ans (hommes) pour la retraite... et pas de grève.
a écrit le 11/02/2013 à 13:23 :
Malheureusement pour les internautes, cela n'a rien à voir avec la monnaie, qui n'est que la conséquence de l'incompétence crasse de Paris. En 1958 il fallait 1 franc suisse pour un franc français, en 1996, il fallait 4,40 francs français pour un franc suisse, cela démontre à l'envie que l'on a toujours cru à tort que les dévaluations compétitives permettaient de relancer le commerce, faire que la balance commerciale soit excédentaire c'est exactement le contraire qui s'est passé, ce fut un coussin de paresse. L'Allemagne avec son dm et la suisse avec son frs ont toujours eu des monnaies réevaluées et pas dévaluées, ce qui a fait grossir les échanges et le commerce, dénotant par là une meilleure productivité alors que la France s'enfonçait dans ses certitudes républicaines de la solidarité, l'égalité et la fraternité, on a vu ce que cela a donné la faillite et la ruine et le déshonneur, grand pays ramené au rang des petits pays toujours en déficit, on est dans la merde jusqu'au cou, mais là on a même plus la tête qui dépasse !
a écrit le 11/02/2013 à 13:17 :
Ce n'est pas très compliqué, la raison tient au fait qu'il y a trop de frontaliers qui travaillent à Genève et se logent dans la région périurbaine de Genève en dehors de la zone frontière confédérale. Un frontalier gagne autant que trois français et paie encore moins d'impôts qu'un simple Français du fait de la retenue sur salaire à Genève, si ce n'est pas plus alors il est logique que le prix du terrain soit aussi cher que ce que gagne les frontaliers, de quoi se plaint-on ? C'est même très bien car les pauvres sont recasés en dehors de la zone des nantis ou de privilégiés, pauvre France, en déclin.
a écrit le 11/02/2013 à 12:18 :
Tant mieux. Cela fait rentrer des devises - ici du franc suisse.
Réponse de le 11/02/2013 à 12:34 :
1. Ah oui, par quel mécanisme ?
2. !Avec une monnaie convertible, quel est notre besoin de devises ?
Réponse de le 11/02/2013 à 13:01 :
1- le mécanisme : pour acheter son immeuble en France, un Suisse doit convertir des francs suisse en euro; 2- le besoin : le franc suisse est, cela est bien connu une valeur refuge. En cas de crise (ce qui est, comme vous le savez, régulier) le Franc suisse fait partie des réserves de change des banques centrales qui rassurent les marchés - et la France en a bien besoin.
Réponse de le 12/02/2013 à 6:19 :
Mais où es-t-il dit que ce sont des Suisses qui achètent ? On peut comprendre que des français, vont travailler en Suisse et s'installent à la frontière. Telle était le sens de la première question. Pour qu'il y ait entrée de devises, encore faut-il que des Suisses convertissent des francs suisses en euro et le fassent en France, et la première chose est donc que des suisses achètent en France?
a écrit le 11/02/2013 à 12:06 :
qu'ils se rassurent . Avec les nouvelles mesures concernant l'imposition des résidents suisses en France, notamment les droits de succession, ( les réciproques de celles concernant les résidents français en suisse) tout ceci devrait se calmer rapidement.
Réponse de le 11/02/2013 à 14:56 :
Ce qui risque de calmer, c'est surtout l'affiliation à la CMU au lieu des assurances privées.
Réponse de le 11/02/2013 à 18:41 :
Antoine a bien raison, c'est l'affiliation à la CMU, très couteuse qui risque de faire venir les frontaliers en Suisse...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :