Logement : Terra Nova prône le retour des institutionnels

 |   |  547  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le think tank proche du Parti Socialiste, Terra Nova, estime qu'en contrepartie des avantages fiscaux dont ils bénéficient, certains investisseurs institutionnels devraient financer davantage le logement intermédiaire.

Sans la contribution des investisseurs institutionnels, l'objectif du gouvernement de construire 500.000 logements par an d'ici à 2017 ne sera pas atteint. Pour le think tank Terra Nova, proche du Parti socialiste, la participation des institutionnels représente en effet un levier puissant pour faire émerger de nouveaux logements. Alors qu'ils étaient à une époque très friands d'immobilier résidentiel, ces investisseurs s'en sont complètement détournés au profit notamment de l'immobilier de bureaux, arguant régulièrement la faible rentabilité net (entre 2,5 et 3 % par an) du placement. "Les investisseurs institutionnels qui détenaient un million de logements dans les zones tendues au début des années 1990 (là où les besoins de logements sont les plus importants ndlr), en possèdent désormais moins de 100.000", déplore Terra Nova dans une note publiée le 7 mai.

Et pourtant, certains de ces institutionnels, qui collectent de l'épargne, bénéficient d'avantages fiscaux accordés par l'Etat. Ils pourraient donc, selon Terra Nova, s'engager en contrepartie à s'impliquer davantage dans l'effort national de construction de logements.

Trois véhicules collecteurs d'épargne visés

Le think tank vise en fait trois types de véhicules collecteurs d'épargne : d'abord les instruments de "pierre papier" (SIIC, SCPI et OPCI) qui gèrent 160 milliards d'euros d'actifs et bénéficient sous certaines conditions d'exonération d'impôt sur les sociétés. Ensuite l'épargne salariale, qui gère 90 milliards d'euros d'actifs et continue de profiter "malgré le réajustement récent des contributions sociales qui lui sont appliquées, d'avantages fiscaux importants relatifs à l'exonération de l'impôt sur le revenu pour le salarié et de l'impôt sur les sociétés pour l'employeur", indique Terra Nova. Enfin, les sociétés d'assurance-vie qui gèrent 1.320 milliards d'euros et qui ont vu le statut d'exonération fiscale des produits qu'elles vendent préservé dans la loi de finances 2013.

Conditionner les avantages fiscaux à l'investissement dans le logement

Estimant que ces investisseurs ne s'impliquent pas assez dans le logement-l'assurance vie n'y consacre par exemple que 17 milliards d'euros, Terra Nova propose de conditionner les avantages fiscaux dont ils jouissent. Ce, "à la détention en 2017, avec montée en charge progressive et programmée, de logements intermédiaires, à hauteur de 1,6 % de leurs actifs sous gestion", c'est à dire ce que représenterait l'investissement nécessaire à la création de 250.000 logements intermédiaires en 5 ans (25 milliards d'euros) dans les actifs sous gestion des institutionnels (1.570 milliards d'euros).

Le logement intermédiaire doit être une priorité

Terra Nova considère ainsi que la création de logements intermédiaires doit être une priorité pour faciliter le parcours résidentiel. Celui-ci est pour l'instant gelé à cause de l'écart de coût trop important entre un logement social et un logement sur le marché libre. Le think tank a en outre chiffré la perte de rentabilité, pour un investisseur institutionnel, liée à un investissement dans le logement plutôt qu'à un investissement dans l'immobilier de bureaux, à 0,08 % en 5 ans. Ce qui fait dire à Terra Nova que sa mesure serait "neutre budgétairement pour l'Etat, économiquement indolore pour les acteurs concernés et rétablirait le lien fort qu'il est nécessaire de réaffirmer en ce début de quinquennat entre fiscalité et intérêt général". 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/05/2013 à 10:35 :
le remede generique et universel des socialos pour regler les problèmes économiques: lIMPOT
Espérons qu'il en reste car on sera en panne seche.
a écrit le 12/05/2013 à 11:22 :
A force de taper sur tout ce qui bouge et sur ceux, oh scandale, que l'on a pas pu laminer au premier passage, ils vont se retrouver à pôle emploi nos élus, pour chercher des gens qui pourront ou plutôt voudront encore les payer. Vu la façon calamiteuse dont ils gèrent les derniers publics ou plutôt notre argent, les entretiens d'embauche risquent d'être à hauts risques.
Ceux qui ne peuvent pas se loger, ne pourront pas forcément le faire plus demain, mais eux, ceux qui nous ont taxé, ils ont au moins l'avantage d'avoir du foncier, voire des SCI (tout fini par se savoir), pour leur donner le temps de souffler.
Et puis quand on coupe les vivres aux salariés comme aux retraités, quand on les taxe comme jamais, il ne faut trop s'étonner s'ils n'ont pas ou plus les moyens de se loger ou de rembourser un emprunt fusse t-il sur 25 ou 30 ans. Sans pouvoir d'achat on ne consomme plus et le système s'écroule. Alors quand travaille ou que l'on a travaillé toute sa vie et que l'on a plus les moyens de se payer un toit, que reste t-il sinon la rage.
Réponse de le 13/05/2013 à 0:23 :
Pour les retraités qui ne sont pas propriétaires de leur logement, c'est pas forcé qu'ils soient à la rue. Ils seront obligés de prendre un appartement plus petit, moins cher. Par contre, les retraités propriétaires n'ont pas de loyer à payer. Imaginez tout ce qui est possible de faire avec l'argent correspondant au loyer. Par contre, il a fallu constituer un apport pour concrétiser le crédit (donc des sacrifices à un moment donné). Il faut arrêter de pleurnicher, les achats immobiliers n'ont jamais été faciles.
Réponse de le 17/05/2013 à 15:14 :
Je ne pleurniche pas je dis simplement que les gens qui ont fait l'effort de travailler toute leur vie pour se payer une retraite décente et qui ont pu par leur épargne ou leur sacrifice se payer un bien immobilier, ne doivent rien à personne. Entre les éternels assistés et ceux qui en font le moins possible, pour toujours être en demande de quelque chose et/ou profiter du système, il va bien falloir qu'à un moment donné on fixe les limites. J'ai travaillé 44 ans jusqu'à 60 H par semaine, pour avoir un chez moi et je dénie à quiconque le droit de me spolier de ce que j'ai durement gagné. Les accidents de la vie arrivent, mais quand on a la volonté, on fini toujours par se sortir de sa situation. Il y a aura toujours des exceptions ou des cas particuliers, mais ils ne faut pas qu'ils deviennent une règle de vie. Notre système social n'y survivrait pas.
Par contre, que l'on légifère pour taxer et punir très sévèrement les marchands de sommeil et leur taudis loués à prix d'or, que l'on sanctionne les SCI ou les officines sociales en charge du logement, qui ne font pas les travaux d'entretien ou de mises aux normes, me parait en revanche plus utile.
a écrit le 11/05/2013 à 18:38 :
Voila. On a -ouclé le dossier. Tout d'abord on taxe les investisseurs immobiliers pour tuer l'investissement particulier. Puis on fait descendre dans la rue les gueux qui ne peuvent pas se loger, ensuite on fait une petite réforme grâce a un cabinet de consultants verreux, et on en déduit qu'il faut rétablir les fermiers généraux, qui loueront leurs batiments aux gueux... La monarchie est de retour, plus en forme que jamais...
Réponse de le 12/05/2013 à 8:39 :
Je traduis : "je suis un boomer qui a contribué à plomber l'économie française avec la bulle immo créée avec la complicité des politiques que j'ai élu. Les caisses sont vides et les entreprises sont surtaxées. Damned : mon immo ça eut payé mais ça paye plus ! Comment je vais remplacer mon Audi l'an prochain ? Et ma croisière aux Antilles alors ?"
Réponse de le 12/05/2013 à 20:19 :
Un investisseur ne roule pas en audi ..........Audi est une bagnole de citée MDR
a écrit le 11/05/2013 à 15:29 :
Terra Nova est une plaie, c'est ceux qui conseillait au PS d'abandonner les ouvriers (qui votent FN en majorité) et de privilégier en retour les immigrés...

Sinon fallait pas sortir de Saint-Cyr pour dire que les 500 000 logements sont un objectif inateignable, mais bon 51% de gogos sont tombés dans le panneau l'an dernier lol !
Réponse de le 11/05/2013 à 16:59 :
51 % ont voulu se débarrasser du chef de clan du 92, nuance ...
Réponse de le 11/05/2013 à 17:14 :
On voit le résultat de votre nez fin depuis mi-2012 en effet, c'était pas terrible sous SARKO, mais avec Flamby le chômage progresse deux fois plus vite !

Il est où le redressement productif ?!
Réponse de le 11/05/2013 à 17:55 :
@chris Non, vous ne pouvez pas qualifier les 51 % de gogos, pas tous. Une partie a voté pour la majorité actuelle en espérant percevoir les dividendes de ce vote. Certains ont déjà été bien et rapidement servis. D'autres n'ont pas reçu grand chose mais ont été relativement préservés.
a écrit le 11/05/2013 à 14:53 :
Dans le socialisme de marché !
Réponse de le 11/05/2013 à 15:13 :
Jusque là, c'est sûr qu'on avait un marché où les interventions de l'état étaient rares... PTZ, Robien, Scellier, etc.
Réponse de le 12/05/2013 à 9:02 :
D'accord avec vous mais on atteint là le paroxysme .
a écrit le 11/05/2013 à 13:31 :
Ils sont pas zinzin les zinzins, ils ont bien vu que le gouvernement à mis en place un arsenal fiscal de matraquage sur l immobilier avec le régime nouveau des plus values, la modication des bases immobilières , le blocage des loyers facon Duflot TOUT EST FAIT POUR ÉLOIGNER LES INVESTISSEURS
Réponse de le 11/05/2013 à 16:06 :
Évitez le mot "investisseur" pour ça : utilisez svp le vrai mot : "rentier défiscalisé"...
Réponse de le 11/05/2013 à 18:52 :
@depuis un iphone : merci pour la traduction en novlangue socialiste ...
Réponse de le 12/05/2013 à 8:06 :
La génération feignasses s'est rebaptisée "investisseurs". Après avoir plombé le pays de 2.000 milliards de dettes et asséché les PME avec la complicité des politiques et des banquiers, la génération des 68tards qui a travaillé largement moins que 35 ans (et donc sous cotisé pour sa retraite Ponzi) réclame encore et toujours plus de défiscalisation et de soutien à l'immobilier pour entretenir la bulle. Les prix immos n'ont fait "que" X 2,5 en 15 ans. Du point de vue des feignasses, c'est insuffisant pour payer leurs croisières et le renouvellement de leurs berlines allemandes tous les deux ans (acheter français pour eux : "vous n'y songez pas ! En France on veut juste encaisser les APL et annuler notre impôt")
Réponse de le 12/05/2013 à 8:25 :
Pendant que les petits papys franchouillards "investissent" dans des tas de parpaings et pompent des milliards d'aide publique, les chefs d'entreprises italiens, les coréens et les allemands nous taillent des croupières à l'exportation car nos propres entreprises sont accablées de charges sociales dont 90% tombent dans la poche des papys. Il est beau le résultat de "l'investissement immobilier" des boomers...
a écrit le 11/05/2013 à 8:54 :
Bon si le désengagement permettait d'écrêter les prix immos qui sont surévalués de 40%... En même temps, faire revenir les zinzins sur l'immo quand on cherche absolument à refourguer sa dette souveraine ...
Réponse de le 12/05/2013 à 11:20 :
d'accord avec le niveau de surevaluation ' en moyenne' ( certains vont se faire rincer encore autrement!)... maintenant effectivement y a un pb quand on veut que les investisseurs institutionnels remplacent le capital risque, fassent de l'immobilier ' a titre gratuit', financent les dettes d'etat, etc....
a écrit le 10/05/2013 à 22:35 :
Et quid de mes dividendes
a écrit le 10/05/2013 à 20:35 :
"Les zinzins, le retour" , scénariste "Think Tank". Actuellement, les institutionnels se débarassent de biens résidentiels, ce qui semble une idée bien réfléchie, justifiée, maintenant le Think Tank préconise que les institutionnels réinvestissent de nouveau dans le logement. Les banques entre autres ont dû nettoyer les bilans, , maintenant on leur demanderait de réinvestir dans le locatif. Chercher l'erreur.
Réponse de le 11/05/2013 à 6:38 :
Il n'y a aucune erreur: ils répliquent point par point les mêmes recettes qu'aux US, (dont ils sont de fait très proches sur beaucoup de sujets, cherchant à réaliser la même société multiculturelle et marchande), poursuivant un transfert massif d'actifs depuis les classes moyennes et pauvres vers les banques. On passerait à une société de locataires plutôt que de propriétaires, renforçant par la même le pouvoir de l'état et son clientélisme. Les citoyens de plus en plus privés de sécurité financière et de capacité d'autofinancement de leur propre développement. Avec un facteur aggravant pour la France, qui est que nous ne sommes pas une économie de transhumance comme aux US, le coût d'une relocalisation économique étant élevé pour un propriétaire, ce qui accélèrera le phénomène. Au final, une société de gens sans racines, sans matelas de sécurité et sans droits particuliers puisqu'ainsi que le prône ce même think-tank, les nouveaux arrivants auront les mêmes droits que ceux qui sont déjà installés et seront in fine mieux armés pour bénéficier de cette nouvelle organisation.
a écrit le 10/05/2013 à 20:28 :
les institutionnels ne sont pas co... au point de revenir se faire insulter, maltraiter de tous les cotes et incites a payer pour des gens dont le sport national est le ' je paye pas mon loyer taka me faire un proces que tu vas perdre sous les applaudissements de la gauche', pour une rentabilite locative zero qui plus est en haut de bulle!!!!!! hey les gars, on recolte ce qu'on seme, et la bonne nouvelle c'est qu'en france le particuliezr commence aussi a se desengager pour les memes raisons!!!!!!
Réponse de le 11/05/2013 à 15:32 :
+1000 !

Dans mon entourage plus personne ne se souvient d'avoir voté pour le petit joufflu aux résultats formidables comme on le sait, étonnant non ? Pourtant je croyais que le changement, c'était maintenant ?!!!! Ah bon, j'ai mal compris, ah c'est pour plus tard , quoi c'est jamais en fait ? Ah on m'aurait mentit à l'insu de mon plein gré ?!
Réponse de le 11/05/2013 à 16:56 :
@chris Le changement annoncé pendant la campagne concernait les rênes du pouvoir et des institutions. Le changement a bien eu lieu: nominations des copains et des copines à tous les postes clés. La promesse a été tenue vis à vis de ceux qui avaient compris le sens exact.
a écrit le 10/05/2013 à 18:15 :
Une nouvelle fois, les médias/les hommes politiques nous racontent des mensonges : il ne manque pas de logements en France. Ils existent mais ne sont pas loués. Pourquoi ? Parce que le locataires est sur-protégé au détriment du propriétaire, parce que la justice est trop lente à régler les différents, parce que les revenus immobiliers sont trop taxés, etc...
Réponse de le 11/05/2013 à 8:19 :
+1....60% de taxes sur loyer . Pour la justice: expérience avec locataire qui m a rendu appartement dégradé ... 1,5 an de procédure mais gagné .
Réponse de le 11/05/2013 à 14:32 :
Vous ne pouvez pas nier que l'accès à la Lamborghini n'est pas encore suffisamment démocratisé, qu'il y a un manque de Lamborghini pour les plus pauvres ! La justice sociale implique que l'on facilité l'accès des plus pauvres aux Lamborghini !
Réponse de le 11/05/2013 à 17:37 :
@Pixys La cause principale est en amont et historique: la boulimie législative et réglementaire pénalise tout le monde. La justice est ralentie. Les bailleurs sont à la merci de locataires bien informés et malintentionnés, mais la réciproque est aussi vraie. La fiscalité est enchevêtrée, complexe, parfois très élevée, parfois dérisoire, selon les modalités de location et la capacité du bailleur a faire de l'optimisation fiscale.
Réponse de le 12/05/2013 à 13:19 :
@"à Pixys" : absolument ! Je préfère infiniment qu'il y ait plus de pauvres avec une Lamborghini (traduction = plus de pauvres qui deviennent riche) que plus de riches avec une 4L (traduction = plus de riche qui deviennent pauvre). Pourtant le socialisme et autres idéologies gauchistes nous conduisent à la 2nd situation...
a écrit le 10/05/2013 à 18:07 :
les socialos ne changeront jamais...toujours de bonnes idées pour taper du fric mais aucune pour en gagner
Réponse de le 11/05/2013 à 14:08 :
Arrêtez de taper sur les pauvres socialistes ! Il n'y a pas que l'argent dans la vie : il y a aussi les promesses foireuses, la démagogie, le populisme, la gabegie, l'incompétence crasse et l'amateurisme gouvernemental !!!
Réponse de le 11/05/2013 à 15:36 :
Electeur gaulliste depuis toujours mais fatigué quand même du sarkozysme (j'ai quand même voté pour lui, sentant la catastrophe arrivé, et j'ai eu raison), j'ai quand même donné une chance à Hollande, il a quand même fait HEC.

L'homme n'est pas bête, il est juste encore plus mou que ce que je pensais, et prisonnier des vieilles idéologies de son aile gauche et des fonctionnaires qui sont sa mamelle électorale. Je n'en attendais pas grand chose, je n'ai pas été déçu du voyage, il est objectivement encore plus nul que Mitterand et Chirac, c'est dire! Le pire président de la V ième République.

Où peut-on trouver pire président ? Au Zimbabwé, Erythrée, Somalie, Ouzbékistant ?!
Réponse de le 12/05/2013 à 9:15 :
ben justement, sarko a tellement tué l'économie, qu'il fallait pas voter hollande ! chers français, vous aviez le choix pourtant au 1er tour !!!
Réponse de le 12/05/2013 à 12:08 :
Le seule problème est que l'on ne vote plus depuis longtemps pour celui qui résoudra le problème (ils ont tous démontré leur incapacité a gérer un pays), mais pour celui que l'on déteste le moins. Sachant que les partis de tous bords contrôlent totalement les guignols soumis a nos suffrages, ceux pour lesquels nous votons ne représentent plus du tout le peuple, mais la pensée unique de leur partis consanguins... certains sont mêmes héréditaires... a l'ancienne...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :