Politique du logement : Hollande fait-il vraiment le ménage ?

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Entre la création d'un statut clair du logement intermédiaire et l'accent mis sur la fluidification des transactions, le président de la République a annoncé des réformes structurelles nécessaires au regard de l'ampleur de la crise. Reste cependant à les mettre en œuvre.

Après une année 2012 morose, les professionnels de l'immobilier s'attendent au pire en 2013. Tous types de logements confondus, la barre des 300.000 logements construits pourrait ne pas être atteinte cette année, bien loin de l'objectif initial de 500.000 fixé par le gouvernement, qui n'a cependant été atteint qu'au début des années 1970. On estime qu'il manque aujourd'hui 1 million de logements en France, alors que la fondation Abbé Pierre ne cesse de répéter que 3,6 millions de personnes sont mal-logées.
La situation allant de mal en pis, le gouvernement et sa ministre du Logement Cécile Duflot ont été contraints de prendre des mesures importantes, depuis longtemps réclamées par l'opinion, mais qui n'avaient, depuis que les prix de l'immobilier se sont envolés, pas pu être mises en ?uvre.
C'est le président de la République François Hollande en personne, qui, par deux fois, en mars à Alfortville et vendredi dernier à Paris devant les professionnels du bâtiment, a détaillé les mesures phares que son gouvernement prendrait pour sortir la France de la crise du logement.

Créer un statut pour le logement intermédiaire

Il va ainsi s'attaquer au gouffre qui sépare - dans les zones tendues - le secteur du logement social régulé par l'Etat du secteur libéralisé. Ce, en créant par voie d'ordonnance un statut du logement intermédiaire, destiné aux classes moyennes, qui viendra ainsi s'immiscer entre les deux vieux mondes.
Son émergence paraît indispensable, ne serait-ce qu'au regard des chiffres : 1,7 million de demandeurs de logements sociaux sont sur file d'attente, dont 520.000 en région parisienne, 170.000 en Rhône-Alpes et 130.000 en Provence-Alpes-Côte d'Azur, les trois régions les plus tendues. Sur ces 1,7 million, 1,17 million correspondent à une "demande externe de ménages qui aujourd'hui éprouvent des difficultés à se loger dans le parc privé, dans des conditions d'hygiène et de sécurité souvent insatisfaisantes", indiquait le ministère du Logement.
En face, le prix moyen au m2 d'un logement non conventionné en région parisienne atteint des sommets à environ 5.500 euros du m2. À Paris, le prix moyen s'élève même à 8.200 euros du m2.
Toujours en Ile-de-France, le constat est similaire concernant les loyers. La location d'un logement du secteur libre coûte ainsi deux à trois fois plus cher qu'un logement HLM, selon les villes et les quartiers.
Les ménages qui habitent dans des HLM ne voient donc pas l'intérêt d'en sortir si c'est pour payer beaucoup plus cher ailleurs. Alors qu'en parallèle, nombre de ceux qui vivent dans le secteur libre sont asphyxiés.
Le logement est en effet le poste le plus important dans le budget des ménages. En moyenne, il pèse pour 25% de leurs dépenses. Cette part peut croître fortement dans les zones tendues. Ce, à un moment où le pouvoir d'achat des ménages, pierre angulaire du moral des français, est durement affecté.

Créer 100.000 logements intermédiaires en 5 ans

La création d'un statut du logement intermédiaire, conventionné, fait donc sens. Il desserrerait la pression sur le logement social et donnerait de l'air au pouvoir d'achat des ménages.
Les professionnels du secteur estiment que la construction de 100.000 logements intermédiaires dans les 5 prochaines années est nécessaire pour subvenir aux besoins de la population.
Mais pour que ces habitations affleurent, le retour des investisseurs institutionnels (zinzins), qui se sont désengagés massivement ces quinze dernières années du logement résidentiel, semble indispensable.
En effet, ni les promoteurs, ni les bailleurs publics n'ont la capacité financière pour assumer seuls la production adéquate de logements intermédiaires. Reste que les "zinzins", pour la plupart cotés en Bourse, doivent rendre des comptes à leurs actionnaires, qui jugeaient jusque-là que l'investissement dans le logement intermédiaire, où les loyers sont plafonnés, n'était pas assez rémunérateur.

Une TVA à 10% et exonération de la TFPB

Conscients de cet état de fait, les pouvoirs publics vont prendre des mesures pour limiter la pression fiscale sur ces investisseurs. Le président de la République a ainsi annoncé vendredi devant la fédération du bâtiment, comme nous l'indiquions fin mai, une baisse de 20% à 10% du taux de TVA pour l'investissement dans le logement intermédiaire. Une exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pendant 15 ans est également à l'étude. À tout cela devrait s'ajouter la possibilité pour l'investisseur de revendre son immeuble au bout de 15 ans à un bailleur social, une condition indispensable pour lui permettre de réaliser une plus-value.

Les zinzins affluent

Séduite par ces annonces, une demi-douzaine de grands collecteurs d'épargne s'est invitée à la table des négociations. C'est le cas de l'assureur Allianz, de l'institution de prévoyance Malakoff Médéric, de la filiale du Crédit Agricole Predica et de l'assureur-vie public CNP Assurances.
Le retour de ces zinzins, qui plus est vers un type de logement adapté aux besoins des ménages, constitue "un changement de paysage considérable" dans le monde du logement, estime un professionnel du secteur.

Choc de simplification pour construire plus vite

En parallèle, la lenteur des constructions immobilière exaspère. Ce qui ralentit inutilement l'ajustement de l'offre à la demande, vecteur de baisse des prix. Prenant le sujet très au sérieux, le président de la République a annoncé une batterie de mesures radicales pour opérer un "choc de simplification".

L'Elysée est ainsi convaincu par la nécessité de raccourcir les délais des procédures de constructions de logements pour fluidifier le marché. Le chef de l'Etat s'est fixé, lors d'un discours à Alfortville en mars, deux grands objectifs. D'un côté, diviser par trois les délais de procédure - par voie d'ordonnance - en simplifiant et en fusionnant "les différentes étapes des procédures applicables en matière d'urbanisme". De l'autre, diviser par deux les délais de traitement des contentieux. En effet, de nombreux recours abusifs sont déposés chaque année contre les permis de construire par des tiers qui n'ont pas d'intérêt direct à agir. Aujourd'hui, 25.000 opérations sont ainsi dans l'attente d'une décision des tribunaux administratifs.

Toujours par voie d'ordonnance, des dérogations aux règles d'urbanisme seront prises pour faciliter la construction dans les zones tendues. Elles concerneront principalement l'Île-de-France pour transformer des immeubles de bureaux vacants (2,5 millions de m²) en logements ainsi que pour surélever des immeubles de logements. "De même, les obligations de stationnement fixées aux constructeurs ne pourront pas être supérieures à une place de parking par logement dès lors que leur projet de construction est prévu à proximité d'une gare ou d'une station de transport collectif", indiquait en mars l'Elysée. Ce qui a réjoui les professionnels des secteurs du bâtiment et de l'immobilier.

Pas de nouvelles normes d'ici deux ans

Ils le sont d'autant plus depuis que le chef de l'Etat s'est engagé à instituer un moratoire de deux ans sur l'instauration de nouvelles normes techniques. Un sujet défendu de longue date par les acteurs du bâtiment. Eux qui demandent du temps pour pouvoir intégrer ces normes dans leur coût de revient. En outre, des normes existantes seront simplifiées dans les prochaines semaines.

Modifier la fiscalité pour fluidifier les transactions

Plus récemment, c'est en matière de fiscalité que le président de la République a souhaité mettre l'accent. Vendredi 14 juin, lors des "24 heures du bâtiment", il a exprimé son intention d'accroître l'abattement sur les plus-values de cession pour les résidences "non-principales" à court terme. Le but étant de fluidifier le marché des transactions au plus vite.
Un abattement exceptionnel pour l'année 2014 a été annoncé par François Hollande. Celui-ci pourrait même "s'appliquer dès le 1er septembre". Le nouveau système reposera également sur un abattement constant dans le temps et non plus progressif avec les années, rendant mécaniquement plus intéressant qu'actuellement la cession d'un bien immobilier à court terme.

La stratégie sera la même pour la fiscalité sur les terrains à bâtir. Comme l'annonçait François Hollande devant les professionnels du bâtiment, la fiscalité existante pour ce foncier privé "fait que si l'on veut payer le moins d'impôts possible, mieux vaut attendre le plus longtemps possible avant de vendre le terrain". En conséquence, les pouvoirs publics vont "revoir cette fiscalité, pour faire le mécanisme inverse. Ce sera d'autant plus avantageux que le terrain sera vendu dans un délai court. Et d'autant plus dur, et donc désavantageux, si le terrain est vendu dans un délai long", a expliqué le président de la République.

Eviter les effets d'annonce

Il est désormais temps de passer des paroles aux actes. Si tout se passe bien, les mesures prises par ordonnance pourront être appliquées dès l'automne, alors que d'autres attendront le premier janvier 2014 et la future loi de finance pour voir le jour.
Reste que le risque que toutes ces mesures proclamées ne soient qu'effets d'annonce existe. Le gouvernement n'est, par exemple, pas à l'abri d'une opposition farouche des services du ministère de l'économie aux aides fiscales qui doivent être accordées aux investisseurs institutionnels souhaitant faire du logement intermédiaire. Surtout si la conjoncture se dégrade et met la signature de la France en mauvaise posture.
De même, rien ne dit que les mesures prises pour fluidifier la construction seront efficaces sur le terrain, tant la décentralisation complexifie les procédures administratives.
Enfin en matière de fiscalité, le budget 2013 prévoyait déjà des mesures analogues à celles récemment annoncées par le chef de l'Etat. Or, le Conseil constitutionnel avait censuré ces dispositifs en décembre dernier.
En tout état de cause, les 6 premiers mois de l'année 2013 auront marqué les esprits des acteurs du secteur du logement. Entre crise profonde et annonces de mesures de retournement, tous sont sur le qui-vive et attendent des jours meilleurs.

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a écrit le 27/06/2013 à 8:42 :
Il y a 25 ans j'ai acheté un appartement dans le sud de la France 83 000 euros; aujourd'hui il en vaut au moins 250 000. Soit près de 3 fois sa valeur initiale. D'abord merci l'euro, mais on ne me fera jamais croire que cette augmentation est justifiée par l'augmentation du coût de la construction (indice du coût de la construction: en 1986: 850 environ, en 2012: 1640 environ). L'indice a tout juste doublé! Les prix ont donc flambé parce que les promoteurs et spéculateurs se sont rempli les poches sans aucune mesure; il fallait bien qu'à un moment on en paye le prix; mais aujourd'hui comment revendre à perte un bien acheté trop cher? Le gouvernement n'a rien compris.
a écrit le 25/06/2013 à 16:30 :
Pour rester dans la lignée du titre de l'article : Qu'on lui donne un balai et un serpillière. Cela fera partie de sa boite à outils !
a écrit le 21/06/2013 à 6:16 :
Taxer les terrains à bâtir ? Les blabla de FH les propriétaires ont vu à qui ils ont à faire et même s'il ramène SA fiscalité à 22 ans, il ne va pas encore assez loin pour faire bouger les propriétaires ! La preuve : c'est lui qui craque, avant les propriétaires !
Le DUFLOT : apparemment ça n'attire pas les investisseurs, car même dans le Sud de la France, il ne se passe pas 1 semaine sans que nous recevions des offres de biens immobiliers NEUFS à acheter.
La morale : les propriétaires attendent encore plus et BEAUCOUP PLUS !
PERSO : contrairement à ce qui est dit les propriétaires, la propriétaire que je suis utilise mon argent à RENOVER les maisons - en attente des jours meilleurs - et c'est rentable. Les locataires sont de + en + exigeants (mais pour le moment FAUT LES FAIRE PATIENTER avec l'ETALEMENT des TRAVAUX qui doit avoir lieu sur 3 ANS ! : je leur dit que c'est Les LOIS du Gouvernement qui sont ainsi faites.
a écrit le 20/06/2013 à 8:42 :
Si ramener les pv a 22 ans est une bonne mesure de bon sens qui peut débloquer le marché , inverser les pv sur les terrains a batir et rendre cette pv jamais exoneree dans le temps va au contraire freiner les ventes : j ai toujours pas compris la démarche de ces hauts fonctionnaires qui pense que l alourdissement des taxes sur la vente d un produit incitera les vendeurs a vendre plus vite et a baisser les prix.
Réponse de le 20/06/2013 à 11:06 :
Au contraire, des propriétaires de terrain vont être incités à vendre. réfléchissez quel intérêt de conserver un terrain à bâtir qui ne sera jamais exonéré plus il est conservé? Le but pour l'Etat, c'est de rendre disponible des terrains à bâtir au plus vite. Je ne dis pas que tous les propriétaires de terrain vont vendre, mais cela va en inciter. Comme le système actuel, ne permet pas d'obtenir suffisamment de terrain, il faut faire le contraire de ce qui se fait! C'est logique.
Réponse de le 21/06/2013 à 5:35 :
Vous devez (sans aucun doute) être un agent immobilier : sachez que les propriétaires savent faire le dos rond, et attendre des jours meilleurs ! Vous voyez bien que nos POLITIQUES commencent à "craquer" vu que de 30 ans, c'est 22 ans.
Mais tout ça ne suffit pas pour les propriétaires .......
La preuve : j'habite à Montpellier et chaque semaine, nous avons dans notre boîte aux lettres des pub sur les ventes de logements neufs ; Même Bouygues invite à des ventes "privées" et appellent même au téléphone pour savoir (disent-ils) si je vais venir à leur invitation sur leurs ventes "privées".
Entre ce que vous écrivez LINUS et la REALITE, voilà la synthèse de la VERITE.
Faut que FH aille plus loin, pour nous faire bouger.
a écrit le 19/06/2013 à 19:13 :
"" 3,6 millions de personnes sont mal-logées. "" <-- ca veut dire qu'il y a 3.6 millions de gens qui dorment sous les ponts, ou ' juste' 3.6 millions de gens qui ne sont pas contents de ce qu'ils ont?... moi, j'ai pas la piscine au milieu de mon salon, je suis donc mal loge par rapport a ce que je pourrais esperer...
Réponse de le 19/06/2013 à 20:15 :
« création d'un statut clair du logement, fluidification des transactions, réformes structurelles... ». tout ça, nous n'en avons pas besoin ! Car MME. la Ministre de l?Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, se dit écologiste. Je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites. Il n'y a nul problème de logement en France. J'ai des milliers d'exemples à donner pour illustrer mes propos. Je ne peut les écrire cependant, ce serait trop long, ce sera difficile de trouver assez de place pour le rédacteur ! Je souhaite simplement insister sur un fait. Exemple : les immeubles construits pendant les années 70,80 ont été démolis faute d'entretien de la part des communes. Pour ces constructions nous avons pourtant dépensé des tonnes d'euros. Pour ces raisons, j'ai posté des tweets à une Ministre, genre : « les ascenseurs sont toujours en panne dans les logements » ? qui a ensuite retiré son abonnement de mon compte? alors que mon post était vrai. Certains logements démolis juste à cause d'ascenseurs ! Ma raison de ce tweet était seulement de montrer comment on pourrait réduire le problème de logement. Jusque là j'ai vu que les ascenseurs n'étaient en panne à nul autre endroits que les immeubles, jamais dans les bureaux, grands ou petits. Les appart's ayant subit des damages sont seulement ceux ne contenant guère plus de 5 ou 10 étages, alors que la tour Montparnasse, par ex, n'est jamais défectueux, bien qu'ayant 59 étages ! Alors, simplement, on peut transformer un immeuble insalubre en un simple bureau ? pas besoin d'autant de luxe ? au lieu de le massacrer. Avant d'être élus ils propagent des choses genre : nous travaillerons pour le peuple, nous allons développer la société !, ces gens n'ont pas besoin de luxe, si ? Le peuple en dispose du luxe, lui, peut-être ? MME. la Ministre de l?Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot, se dit écologiste, ben tiens ! Pour elle, la démolition d'immeubles utilisables, ça doit être du gâchis, pas vrai ? Alors, ne doit-elle pas les protéger ? Nous n'avons rien besoin de tout ça : « création d'un statut clair du logement, fluidification des transactions, réformes structurelles... ». Tout ce dont nous avons besoin, c'est de 0 % de logements, si nous pouvons juste transfigurer ces pauvres bâtisses, en bureaux et aménager des appart's dans ces bureaux, alors tout sera bien qui finit bien !
a écrit le 19/06/2013 à 18:07 :
Pauvres propiétaires ! qui doivent supporter des charges prohibitifs après s'être privé pour acquérir un bien. Vivement que je retourne en HLM
Réponse de le 19/06/2013 à 18:25 :
Vas y : ça fera baisser les prix des logements pourris qui ont pris 150% artificiellement !
Réponse de le 19/06/2013 à 19:46 :
Pauvres propriétaires incapables de payer 1000 euros d'impôts locaux quand les premiers loyers tombent à 6000 euros par an en région parisienne...
Réponse de le 19/06/2013 à 19:57 :
Triste! mais beaucoup de proprios aiment bien encaisser, mais faut pas leur parler de sortir de l'argent, pour entretenir! certains laissent même dépérir leurs biens, c'est dire! on en ficherait au plafond, qu'ils y resteraient collés !!!
a écrit le 19/06/2013 à 16:32 :
Ce gouvernement met en place une véritable politique choc en matière de logement. Il fait ce qui aurai dù être fait depuis des années!!! Quand j'entends maintenant l'opposition critiquer ces mesures alors que durant les années où ils étaient au pouvoir ils ont laissé les prix et loyers flambées sans se bouger ça me donne la gerbe.
GO DUFLOT!! GO DUFLOT!!!!
Réponse de le 19/06/2013 à 18:42 :
tout a fait d'accord, il etait plus que temps d'agir. Juste un chiffre, en 2011, le prix du m² etait de 3800 euros en moyenne en France pour à peine 1300 euros en... Allemagne. Rien que ce chiffre explique beaucoup de nos difficulté; Des logements plus cher, c'est moins de pouvoir d'achat pour les francais et donc moins d'argent pour faire tourner le reste de l'economie.
Réponse de le 19/06/2013 à 19:45 :
Cher Danub,
Vous oubliez différentes choses.
1/ Ici on est en France pas en Allemagne.
2/ En Allemagne on est sur d'avoir les retraites , en France c'est beaucoup moins sur.
3/ L'immigration est plus forte en France
4/ Pas sûr que les impots , taxes , normes, protection du locataire soient les mêmes.
5 Pourquoi comparer la France à l?Allemagne et pas au japon, ou à Hong Kong.
6 La France est un pays touristique qui attire beaucoup d'étrangers pour des résidences secondaires . En Allemagne beaucoup moins.
7/ Vu l'avenir qui nous attend , je comprends parfaitement ceux qui privilégient l'acquisition , car demain est loin d?être rose et au moins on aura un toit, et tout le monde en france veut cette assurance !
Réponse de le 19/06/2013 à 20:11 :
cher amaldo, je desolé mais votre commentaire c'est n'importe quoi
Réponse de le 19/06/2013 à 21:42 :
+1
Réponse de le 20/06/2013 à 0:24 :
A Amaldo : Pour les retraites en Allemagne, ce sera très dur en Allemagne, en raison du vieillissement très prononcé de la population. Il y a eu une réforme il y a quelques années et pas mal de retraités ont pris des emplois à temps partiel à 320 euros maximum pour survivre car elles sont très basses. Les contrats de location sont signés à vie. Il y a plus de logements disponibles que la population qui est en baisse (très faible natalité) et même s'il y a une très forte immigration en Allemagne; Contrairement à ce que vous semblez croire, (l'Allemagne reçoit plus d'immigrés que la France en pourcentage de population et en nombre absolu) http://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_en_France Selon la définition des Nations unies pour l'année 2013, l'immigration en France représente 5,5 millions de personne soit 8,3 % de sa population, dont 5 millions (7,8 %) sont nées hors de l'Union européenne. Elle se classe ainsi au sixième rang mondial pour le nombre d'immigrés, derrière les États-Unis (42,8 millions), la Russie (12,3), l'Allemagne (9,8), l'Arabie saoudite (7,3), le Canada (7,2) et devance en revanche le Royaume-Uni (7,10), l'Espagne (6,4) et l'Italie (4,8) En pourcentage de la population, la France se classe au second rang en Europe derrière l'Allemagne. Sans compter que maintenant en Allemagne arrivent beaucoup d'Espagnols, Italiens, Portugais...
D'accord avec vous, l'acquisition est à privilégier car pour les locations en France c'est tendu car augmentation du nombre de ménage importante tous les ans, (de 1999 à 2009 le nombre de ménages a augmenté de 3,2 Millions http://www.lepoint.fr/societe/france-l-insee-observe-une-augmentation-du-nombre-de-petits-menages-28-06-2012-1478755_23.php et l'offre de location ne suit pas et le locataire n'a pas de garantie d'avoir un toit décent pour sa retraite et même dans la période d'activité avec les aléas de la location.
A DANUB : il faudrait arrêter de comparer deux pays qui n'ont pas la même démographie, ou d'autre part, s'agissant de la propriété, c'est le pays qui a le plus bas taux de l'Union Européenne (43 %), à priori il y a désintérêt pour la propriété! forcément le prix est moins cher du mètre carré. (Par contre j'avais lu que le mètre carré était plutôt de 2000 euros)!!!
Réponse de le 20/06/2013 à 1:31 :
@amaldo

Sauf qu'en France être propriétaire de son logement est un signe extérieur de richesse et comme on n'aime pas les riches on fiscalise à mort! Beaucoup de propriétaires se mordent les doigts du fait des impôts locaux excessifs pratiqués par des municipalités socialistes faisant du zèle dans le domaine du logement social et des infrastructures destinées aux enfants. Peut être que lorsque tout le monde sera rincé par le racket organisé par l'état, beaucoup songeront à installer leur résidence principale dans une roulotte à l'étranger où cela est autorisé.
a écrit le 19/06/2013 à 15:13 :
les bailleurs privés ne se lancent plus dans l'investissement immobilier, trop taxé et locataires protégés comme un cégétiste à la SNCF
Réponse de le 19/06/2013 à 21:50 :
ça c'est sur
Réponse de le 20/06/2013 à 8:59 :
D'accord avec vous.
a écrit le 19/06/2013 à 14:08 :
sauver le logement ?
arrêtons toute forme de subvention à la construction privée
concentrons les aides à l'habitat social public locatif et la première acquisition
taxons les plus values à la vente pour tout bien immobilier (principale ou professionnel)
habilitation par un organisme public des logements en location (sécurité , confort , énergie)
simplifions les procédures de fiscalité locative (pour un même coût) --> paiement immédiat ?
taxons les logements vides
Réponse de le 19/06/2013 à 14:40 :
Intégration des PV à l'IR, défalquées de l'inflation et des travaux (sur présentation des factures), pour les résidences secondaires et principales.
Pas de PTZ pour l'ancien, voire pas de PTZ pour le neuf, y compris pour les primos, ce sont des mesures inflationnistes.
Réduction progressive des APL/ALS.Réallocation des fonds vers la construction de logements pour les étudiants et de logements sociaux.
Accélération/simplification des procédures d'expulsion des locataires en cas d'impayés.
Révision et harmonisation des taxes foncières et d'habitation.
Suppression des honoraires et droits de mutation au %, mise en place de forfaits.
Taxe sur les logements vacants en zone tendue.
Libération du foncier.
...
Y'a du boulot...
Réponse de le 19/06/2013 à 15:03 :
@Cédric et @@Cédric

Pourquoi a-t-on besoin de logements sociaux en France? Les français sont-ils en transit dans le pays qui les a vu naître?
Réponse de le 19/06/2013 à 15:49 :
Très bonne réflexion,l'exonération des plus values (même sur la résidence principale)est contre productive pour l'économie du pays. Il faut arrêter de taxer les investisseurs en actions,assurances vie etc...
Cela crèvera la bulle immobilière,car les logements dans l'ancien sont à90% des taudis surévalués et dans le neuf des clapiers avec des chambres de 9m2!
Ce n'est que l'avis d' un enceinte de la promotion construction!
Réponse de le 19/06/2013 à 16:22 :
Pas compris votre commentaire. En quoi les habitants de logements sociaux sont-ils en transit ?
Il est vrai que la construction de logement social n'est pas la panacée, cela coûte à la communauté évidemment. Mais malheureusement croire que le parc privé suffira à loger tout le monde est illusoire. Il y aura toujours une partie de la population qui n'aura pas les moyens de se loger aux prix du marché. Je crois avoir lu qu'aujourd'hui plus de 50% de la population française est éligible au logement social ! Nous devons aider les plus faibles d'entre nous (je sens venir l'allusion aux profiteurs...minoritaires) en faisant en sorte que les prix et loyers se rapprochent des revenus. Ainsi, la nécessité de construire des logements sociaux se réduira d'autant, et vous serez content de constater qu'une moindre part de vos impôts contribuera au logement social.
Réponse de le 19/06/2013 à 16:39 :
Arrêtons la construction frénétique de logements sociaux et la distribution de subventions directes ou indirectes. Redonnons la possibilité de se loger dans des biens de qualité à des prix corrects. Comment ? Par une fiscalité des revenus fonciers en fonction d'un barème progressif en rapport avec le loyer au mètre carré (progressivité du taux en relation directe avec le loyer au mètre carré). Dans les zones tendues, les loyers se calmeront, réduisant dans le même temps, l'intérêt des achats spéculatifs et les prix de vente. La conservation de terrains dans un but spéculatif sera également moins attractive.
Réponse de le 19/06/2013 à 17:20 :
C'est un v?u pieux. Je ne crois pas que cela suffise à ramener les loyers libres à un niveau accessible à tous. Et je le regrette.
a écrit le 19/06/2013 à 14:07 :
L'arrivée de Cécile Duflot est pour moi un vrai espoir ; alors qu'il y a de nombreux bureaux et autres locaux vacants en région urbaine sous tension , il est souhaitable d'utiliser le bati existant tout autant que de vouloir sortir de terre de nouveaux batiments ; la politique allemande qui peut être discutable dans d'autres domaines aboutit à un écart important avec la France pour l'immobilier et son cout , à Berlin et ailleurs existent des exemples de reconvertion de batiments industriels ou autres ; que ce soit l'organisation des teritoires , de la régulation de l'inflation ou du soutien à l'acquisition foncière nos voisins d'outre-rhin ont de bons résultats tout en ayant une certaine avance sur la construction écologique et l'environnement , domaine où Cécile Duflot doit mettre en oeuvre sa différence
Réponse de le 19/06/2013 à 14:48 :
Cécile Duflot ? Elle voulait bétonner la france entiere avec son truc fiscal, curieux pour une écologiste. Par contre devant ses revirements continuels, elle a amené bien des gens de la construction au chomage. Quand on évoque des mots réquisition etc.. Et bien les investisseurs n'ont plus confiance et ne construisent plus. Merci Dufflot , le top toutes catégories !
a écrit le 19/06/2013 à 13:59 :
virer tout ses copains d aucune fonction qui occupent aux frais du contribuable des centaines de logements .. ex... EN 1 er ..sa concubine ...
Réponse de le 19/06/2013 à 15:12 :
et chevènement avec son HLM à Paris ...
Réponse de le 19/06/2013 à 18:29 :
et beaucoup d autre les logements sociaux sont squattés aVIE par des gens qui nont rien a y faire un grand ménage s impose ........il faut dénoncer ces PROFITEURS
a écrit le 19/06/2013 à 13:52 :
Point positif, l'exécutif prend conscience de l'ampleur de la détérioration des conditions d'accès au logement, du blocage résultant de la sur-taxation des plus-values et des contraintes administratives pour la création de nouveaux logements. Point inquiétant, l'exécutif ne remet pas en cause la politique du logement de ses prédécesseurs et cautionne les surenchères de la ministre. Les causes profondes de la dégradation ne sont pas analysées. Point négatif, les mesures envisagées pour créer du logement intermédiaire s'inspire des mesures fiscales antérieures malgré les préjudices collatéraux associés. Conclusion, beaucoup de déceptions en perspectives; notamment pour tous ceux qui ne pourront pas directement ou indirectement bénéficier de ces mesures ciblées; en particulier les candidats locataires dans les zones tendues qui risquent à l'avenir de trouver encore plus difficilement un logement correct à un prix raisonnable, dès lors qu'ils n'auront pas accès ou seront sur une liste d'attente pour un logement social ou intermédiaire.
Réponse de le 19/06/2013 à 14:11 :
unique point positif qui compte pour françois Hollande, ces amis constructeurs nationaux vont enfin pouvoir reprendre leur travail et faire encore plus d'argent qu'avant...Main d'oeuvre d'europe de l'est, matériaux acheté en gros auprès des fabricants, plus grande facilité d'accès au terrains à batir, la baisse de 10 % de tva à se mettre dans la poche, et surtout pas de baisse du prix de vente pour le consommateur. Bref le rêve redevient réalité. J'ai l'impression qu'ils ont mis un an à s'entendre sur la part de chacun, cela faisait 10 ans que les socialistes avaient disparus des affaires.
Réponse de le 19/06/2013 à 14:59 :
@éee

Cela ne fait pas 10 ans que les socialistes ont disparus des affaires car ils sont majoritairement présent au plan local et les promoteurs ils les connaissent tous puisque la taxe foncière est très lucrative!
a écrit le 19/06/2013 à 12:31 :
Qui ferait le ménage habillé tel un croque-mort le jour d'un enterrement?

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