Non, l'immobilier n'affecte pas la compétitivité... affirment les promoteurs

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En réaction à plusieurs études publiées récemment qui démontraient que le coût élevé du logement bridait la compétitivité française, la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) publie une étude en partenariat avec un institut d'économistes qui prouve le contraire. Mais les arguments qui y sont avancés sont à prendre avec recul.

Le coût trop élevé du logement précipite-il l'économie française dans le fossé ? "Certainement pas !", revendique la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), qui publie un rapport sur le sujet en collaboration avec l'institut d'études économiques Coe-Rexecode. Plusieurs publications récentes, notamment un rapport de Bercy, montrent pourtant le contraire. Même la ministre du logement Cécile Duflot l'affirme dans une interview parue ce vendredi 5 juillet dans l'hebdomadaire de la Tribune. 
A contre-courant, l'étude FPI-Coe-Rexecode émet deux conclusions...à analyser avec recul. L'une accrédite la thèse d'une faible relation entre l'évolution des prix de l'immobilier et la perte de compétitivité de l'économie française; et l'autre qu'une baisse des prix de l'immobilier dans les zones tendues en France "créerait les conditions d'une nouvelle phase ultérieure de hausse soutenue".
 

Il n'y a pas de "déflation heureuse"

Pour avancer cette dernière conclusion, l'institut Coe-Rexecode part du postulat qu'"il n'y a pas de déflation heureuse" dans l'immobilier.
En effet, selon son directeur général Dennis Ferrand, "la baisse des prix induit un comportement récessif de l'investissement en logement, car l'apport personnel des ménages souhaitant acquérir après avoir cédé un bien s'amenuise". Donc "lorsque la hausse des prix de l'immobilier résidentiel a pour origine une pénurie d'offre, une phase de baisse des prix qui viendrait précipiter un tarissement de l'investissement en logement ne peut qu'accentuer la situation initiale de pénurie de logements, créant ainsi les conditions d'une nouvelle phase ultérieure de hausse de prix", note le rapport.
Toute action entraînant une lourde chute des prix est donc, selon Coe-Rexecode et la FPI, à proscrire. Les hausses folles non maîtrisées des prix de l'immobilier dans les zones tendues constatées ces 10 dernières années seront donc irrattrapables à court et moyen terme. Les ménages devront s'y résoudre. Notamment tous ceux qui consacrent dans les zones tendues plus de 40% de leurs revenus pour se loger...

Une offre inadaptée à la demande

L'argument de la FPI et de Coe-Rexecode est peut-être recevable mais occulte quelques spécificités du marché français dans les zones tendues.
Nous sommes bien, comme le dit l'étude, en situation de pénurie d'offre de logements dans certains endroits, mais si cette offre était parfaitement adaptée à la demande, les prix continueraient logiquement à grimper. Or ce n'est pas le cas car le marché des transactions est à l'arrêt : les prévisions des professionnels pour 2013 tablent sur plus de 200 000 transactions de moins qu'en période faste.
Ceci est tout simplement dû au fait que les ménages ne peuvent plus tenir financièrement de nouvelles hausses de prix à l'achat. Un réajustement des prix à la baisse ne ferait donc que normaliser les rapports entre les agents économiques de ce secteur. Et si une baisse généralisée des prix s'enclenche, les apports personnels après cessions s'amenuiseront, certes, mais les acquisitions qui suivront coûteront aussi moins cher. Il n'y a sur ce point pas d'effet cataclysmique à prévoir.

Baisse du prix du logement ne veut pas dire hausse de la consommation

Un gain de pouvoir d'achat lié à une baisse de coût de l'immobilier n'a en revanche, selon Coe-Rexecode, que très rarement eu d'effet significatif sur la consommation des ménages, supposée soutenir davantage l'économie locale.
Ainsi sur un panel de 22 pays de l'OCDE ayant constaté ces dernières années des baisses de prix de l'immobilier résidentiel, les dépenses de consommation des ménages en volume n'y ont augmenté que dans 9 d'entre eux. Et dans ces cas, la croissance des dépenses des ménages n'a été que de 1,4% en moyenne. Un comportement que Dennis Ferrand attribue notamment à la constitution d'une épargne de précaution.
Contrairement aux préconçus, il constate même que la consommation des ménages se porte mieux quand les prix de l'immobilier augmentent. En effet, dans les même pays, "la consommation observée durant les cinq années ayant précédé l'atteinte du point haut des prix de l'immobilier résidentiel croît de 3,6% par an", explique Dennis Ferrand. Ce chiffre est cependant à prendre avec précaution car il inclut les hausses de loyers, qui font partie intégrante du coût du logement.

L'immobilier, facteur aggravant de la compétitivité ?

L'institut d'études économiques démontre également que la relation entre l'évolution des prix de l'immobilier et la perte de compétitive de l'économie est faible.
Ce, notamment car la hausse des prix de l'immobilier a eu moins de poids que la hausse des rémunérations salariales entre 1998 et 2010 sur le déclin de la compétitivité française.
Mais est-ce là un argument pertinent ? Puisque de toute évidence la masse salariale est dans la très grande majorité des cas le premier poste de coût pour une entreprise, bien plus important que le poste immobilier.
Si l'étude FPI/Coe-Rexecode s'attache à démontrer que le prix élevé de l'immobilier n'est pas le facteur déclencheur de la perte de compétitivité de la France, elle reste en revanche assez floue sur son caractère aggravant.
On peut par exemple penser qu'à Paris, le coût des loyers de bureaux est désormais un réel sujet de préoccupation pour les entrepreneurs, car il devient intenable.

Pour les salariés non plus, il n'y a pas de déflation heureuse...

Toujours pour avancer la même thèse, Coe-Rexeceode montre que les salaires horaires ont crû de la même façon entre 1991 et 1997, phase de baisse des prix de l'immobilier, qu'entre 2003 et 2008, phase de hausse. Il ne voit donc pas de relation direct entre inflations immobilière et salariale qui auraient pu nuire à la compétitivité française. En clair, les ménages n'ont pas réussi à répercuter la hausse du coût de leur logement sur leur salaire auprès de leur employeur. Eux aussi ont donc subi une "déflation malheureuse", que Coe-Rexeceode omet cette fois de noter...

Enfin, l'institut d'études a remarqué des liens périodiques entre hausses des prix de l'immobilier et dégradation de la balance courante. Sur 27 pays de l'OCDE qui ont connu une hausse des prix de l'immobilier ces dernières années, "19 d'entre eux ont vu leur balance des paiements courants se dégrader durant les cinq années ayant précédé l'atteinte d'un point haut des prix". La France étant même le pays qui a connu la dégradation la plus importante de sa compétitivité lors d'une phase de croissance des prix, indique Dennis Ferrand. Un argument en faveur de la thèse de Bercy, que Dennis Ferrand s'efforce de tempérer, en avançant un taux de corrélation constaté entre les deux variables faiblement significatif.

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a écrit le 25/07/2013 à 8:31 :
Ce n'est pas l'avis d'économiste tel que Louis gallois par exemple, l'immobilier cher est un véritable fléau pour l'économie française, et ça remplit des poches , par exemple les vendeurs de foncier qui ont pu s'en mettre plein les poches sans rien branler avec tous les soutiens au prix élevé du mètre carré mis en place par l'équipe de choc UMP (les chevaliers blancs sauveurs en 2017 ça ne fait pas le moindre doute donc)
a écrit le 08/07/2013 à 9:31 :
ahhaha les taux sont en train de remonter en flèche! On va voir si nos braves "pro de l'immo" vont faire les malins encore longtemps... je vais me marrer! lol
a écrit le 07/07/2013 à 9:58 :
Simplement, le pays dont l?augmentation immobilière a été maitrisé sont les pays en bonne santé : Canada, Allemagne, Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Autriche .. et ceux qui laisser filé la spéculation Espagne, Japon, Irlande, Italie ..... et dans une moindre mesure la France qui fait le choix de l'agonie à la japonaise. Le montant du prix de l'immobilier est un frein au développement car limite la création d'entreprises ou leurs développements et aussi fait la pression sur les salaire avec le refus de certaine rémunération dans certaine région simplement car cela ne permet pas de se loger ....
Réponse de le 07/07/2013 à 12:17 :
+ 100
Tout à fait d'accord. L'immobilier bouffe trop de richesses à notre pays qui n'a plus l'énergie et la force d'investir dans son industrie.
a écrit le 07/07/2013 à 9:12 :
Ils paient quels salaires ces très chers promoteurs? Car si on regarde sur les chantiers, la plupart des employés ont l'air d?être payes une misère..... Peuvent ces employés de payer un logement qu'ils construisent?
a écrit le 07/07/2013 à 8:13 :
Autant demander à un poissonnier si son poisson est frais ! Sérieusement comment peut-on dire des choses aussi énormes ? Prenons le cas de la région parisienne et des grandes agglomérations. Les entreprises achètent ou louent très chers les locaux. Les salariés confrontés au même problème résidentiel réclament (et obtiennent) des salaires plus élevés. Mais selon les professionnels cela n'a pas d'impact sur la compétitivité !
a écrit le 06/07/2013 à 21:04 :
Quels pays ont connu des bulles immobilières dans le monde ? Une bulle étant une déconnexion importante des prix et les revenus du travail, (pas ceux de la rente).
Réponse de le 06/07/2013 à 22:25 :
http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2011/03/global_house_prices
Réponse de le 07/07/2013 à 9:24 :
Merci, surprenant pour certains pays, et la France n'a pas la bulle la plus importante sur les 20 dernières années, mais cela reste une moyenne avec de grandes disparités en fonction des villes.
a écrit le 06/07/2013 à 15:09 :
Si des prix d achat et de location deconnecte des revenus sont un frein à bcp de choses....par ex aller travailler à Paris avec 2 enfants...Entre les frais achats trop eleves les prix en levitation la fiscalite de la location d une maison principale (demenager pour trouver un job ailleurs on loue sa RP paye des impots sur la location perd son statut RP...et il faut payer un autre loyer non deductible....mieux vaut pole emploi
a écrit le 06/07/2013 à 12:57 :
Les contraintes administratives nous obligent tous à construire au même endroit (on veut « densifier » et interdire le « mitage »).
Les entreprises s'installent toutes au même endroit (Grandes villes - Pôles de compétitivité).
Les gens veulent tous vivre au même endroit au soleil et/ou près des entreprises (Paris ? Grandes villes ? Région Provence ? Côte d'azur etc...).
Les normes de réhabilitation sont identiques à celles du neuf (ce qui n'était pas le cas autrefois et augmente le coût).
Conséquence : les prix montent.
Et l'argent mis à l'achat d'un logement n'est pas mis ailleurs.
Conséquence : l'économie déprime.
a écrit le 06/07/2013 à 12:11 :
En période de croissance consommation et hausse de prix de l'immobilier sont compatibles.
Quand il n'y a plus de croissance, les dépenses stagnent ou baissent. Il y a donc un effet de transvasement entre les différents foyers de dépense. Avec un loyer plus bas, nous serons nombreux à s'offrir plus de voyage pour les plus nantis, ou simplement pour les plus démunis à se nourrir plus sainement...
Ceux qui sont déjà propriétaires, ils sont couverts contre la baisse ou la hausse des m2 qu'ils possèdent, ce qu'ils payent c'est les nouveaux m2 qu'ils veulent acheter. Ils ont donc intérêt à ce que les prix baissent quand ils veulent s'agrandir (ci qui est souvent la cause d'une vente)
Pour les plus âgés qui vendent pour s'offrir retraite plus confortable, et non pour aider leurs enfants à acheter, ils ont intérêt à ce que les prix restent haut. C'est là que le bas blesse; car en parallèle ils se font payer leurs retraites par des jeunes qui sont touchés par la crise, par des loyers trop hauts, et des perspectives pour leur propre retraite bien maussade. Si j'étais au gouvernement, c'est là que je ponctionnerai pour rendre à tous les acteurs économiques une part équitable du "gâteau"
a écrit le 06/07/2013 à 10:38 :
La FPI, pas plus que nous, ne sait pas quel seront les prix dans le futur mais affirmer que des prix (trop ?) élevés dans l'immo ne sont pas un frein à la compétitivité d'un pays est un mensonge éhonté
a écrit le 06/07/2013 à 8:50 :
La génération feignasses après avoir spolié ses vieux à partir de 68, a inventé l'héritage à l'envers : elle hérite de sa jeunesse grâce à la rente immobilière et à la retraite Ponzzi. Les feignasses lèguent en contrepartie aux jeunes leurs milliers de milliards de dettes qui ont servi à financer une existence hédoniste et dispendieuse d'hyper consommation sans joie. Une génération de narcisses individualistes qui en plus d'avoir obéré l'avenir économique du pays, a détruit ses valeurs patriotiques et familiales. Emmanuel Todd, représentant de cette hyper classe égotiste a récemment déclaré dans un accès de lucidité qu'il avait honte des gens de sa génération. C'est dire...
Réponse de le 06/07/2013 à 9:30 :
Sans joie au contraire que du bonheur.....
Réponse de le 06/07/2013 à 10:40 :
C'est exact la génération de papy boomers en retraite actuellement tond la laine sur le dos de leurs enfants et de leurs petits enfants... ils devraient spontanément rembourser aux caisses de retraite tout ce qui dépasse 1 200 euro mensuellement ... c'est suffisant pour regarder se lever tard ne rien produire, regarder la télé et larver pendant que les travailleurs pauvres se lèvent tôt pour gagner la misère....
Réponse de le 06/07/2013 à 10:44 :
Ben voyons... une génération d'aigris qui n'en aura jamais assez et qui vieillit très mal ...
Réponse de le 06/07/2013 à 10:48 :
Il n'y a qu'à voir comment je vieillis : seul, alcoolique et dépressif ...
Réponse de le 06/07/2013 à 10:56 :
Pas mieux..
Réponse de le 06/07/2013 à 19:04 :
bientot il voteront en masse pour le retour de leur heros SARKO.
et pourquoi pas une nouvelle agravation de la dette de 600milliards pour financer la dependance ? les jeunes paieront !
a écrit le 06/07/2013 à 3:04 :
Se moquent du monde nos amis de l'immobilier !
bien sur qu'une baisse aurait des conséquences mais ce n'est pas la question posée !
c'est celle de la hausse permanent et du niveau atteint (avant que ça ne baisse il a fallu que ça ne monte.)
et les effets nocifs évidents
Tiens juste un !
comparons à l?Allemagne !
Si on avait le niveau des prix allemands de l'immobilier on pourrait immédiatement baisser les salaires sans perte de pouvoir d'achat et atteindre un niveau de compétitivité meilleur que celui de l?Allemagne, simple non !
Réponse de le 06/07/2013 à 7:53 :
Mais vous me baisseriez mon pouvoir d'achat et mon patrimoine ! Comment ferais-je entretenir mon Ryad au Maroc où depuis mes 55 ans je jouis de ma retraite Ponzi en défiscalisation ?
Réponse de le 06/07/2013 à 18:56 :
Non, une proposition de la nationalité Marocaine.
Et arrêtez avec l?Allemagne, car il y aurait une digression de la FPI avec l?Angleterre, et là, on se plaint plus.
a écrit le 05/07/2013 à 23:21 :
...fait le malheur des autres... L'inflation arrange les vendeurs, la déflation arrange les acheteurs qui ne sont pas vendeurs. Accessoirement, ces promoteurs font l'impasse sur l'impact sur les salaires du logement cher en France : Quand les salariés ne se logent pas à moins de 2100 euros par mois (loyer à 700 euros courant en région parisienne pour moins de 30m²), ils refusent de venir travailler pour moins. Mais ces messieurs n'ont que faire de l'économie réelle et des entreprises : Ils vivent dans leurs bulles où le marché peut tourner entre enrichis sans cause de la bulle immobilière. Que les promoteurs s'attendent au pire : Ils ont des raisons d'être inquiet quand ils vendent des logements inaccessible au 3/4 de la population (ils y sont d'ailleurs pour rien vu le prix du foncier aux mains de personnes trop longtemps autorisées à spéculer en la matière)
a écrit le 05/07/2013 à 23:15 :
"l'institut Coe-Rexecode parT du postulat"
a écrit le 05/07/2013 à 20:10 :
Alors que l'immobilier est en train de se casser la gueule dans certaines régions (-10% en 6 mois selon Century 21), la machine à lobby tourne à fond pour tenter d'inverser la tendance.
Expliquons aux ménages ayant acheté depuis 2007 s'ils aimeraient pas dépenser leur argent autrement que dans un crédit immobilier sur 25 ans alors que les salaires stagnent et qu'en vendant, ils se retrouveraient en Negative Equity.
Un immobilier moins "capteur à fric" permettrait de liberer du pouvoir d'achat, de la conso et des emplois.
Réponse de le 05/07/2013 à 23:52 :
"Alors que l'immobilier est en train de se casser la gueule dans certaines régions (-10% en 6 mois selon Century 21), la machine à lobby tourne à fond pour tenter d'inverser la tendance." : Peine perdue... Ceux qui partent les poches vides sont exclus du marché depuis plus de 5 ans dans certaines régions. Les propriétaires désireux de changer de logement ne trouvant plus de vendeurs aux prix escomptés ne peuvent plus alimenter la hausse en achetant avec des PV. La machine s'est grippée et contrairement à ce que nous avons vu en 2008/2009, le gouvernement actuel n'a pas l'air dans l'optique de creuser la dette pour redonner un coup de solvabilité aux derniers fous. La fête est finie : La baisse entraînera la baisse!
a écrit le 05/07/2013 à 18:56 :
Le Japon, les USA, l' Irlande, la Grande Bretagne et l'Espagne, tous foudroyés après une belle bulle immobilière. Et l'Allemagne ?
Réponse de le 05/07/2013 à 23:56 :
Les prix de l'immobilier ne se sont pas emballés en Allemagne... Ne cherchez pas, le tour de la France serait venu en 2008/2009 sans les manipulations sur l'offre (Scellier, PTZ) et la demande (droits de succession et ISF), etc. Seulement, tout un groupe d'électeurs auraient vu d'un mauvais oeil la baisse de ses rentes locatives et la baisse de son enrichissement sans cause.
Réponse de le 06/07/2013 à 7:59 :
La génération des jouisseurs sans entraves est en effet prête à faire crever le pays du moment qu'on ne touche pas à sa rente indue. Ils lèguent aux générations suivantes un magnifique héritage : un pays défiguré par les centres commerciaux et les lotissements, 2000 milliards de dettes publiques et les clubs échangistes. Comme ils utiliseront leur pouvoir de nuisance électoral jusqu'au caveau, une seule solution pour les jeunes : Barrez-vous !
a écrit le 05/07/2013 à 18:13 :
est une agence immobilière. L'autre moitié c'est des opticiens. Il y a vraiment de quoi se poser des questions. Alors on nous dira que c'est la loi de l'offre et de la demande. Eh bien si c'est cela la loi de l'offre et de la demande alors ça ne plait pas.
a écrit le 05/07/2013 à 18:10 :
vendeur de kebab favori. Loyer pour le "restaurant" plus un petit 3 pièces à l'étage du dessus: 1600 euros par mois. Il faut en vendre des kebabs rien que pour payer le loyer ! Il aimerait sans doute bien qu'on lui explique comment l'immobilier ne l'affecte pas.
a écrit le 05/07/2013 à 18:05 :
Il faut espérer que le dispositif Duflot disparaisse grâce à l'Europe. Il y en a marre de subir ces politiques qui favorisent ceux qui possèdent déjà un capital important et qui profitent triplement de leur investissement dans la pierre. J'étais en négociation récemment avec un propriétaire qui avait investi dans du Robien et qui après 9 ans de défiscalisation, un locataire sans interruption et un doublement de la valeur de sa maison m'a ennuyé pour 10.000 euros sur une vente potentielle de 500.000. J'ai lâché l'affaire écoeuré par ce comportement. Tous ces dispositifs qui visent à injecter de l'immobilier neuf sur le marché ne servent que les spéculateurs, chouchoutés par des promoteurs qui trouvent ainsi des clients peu regardants sur ce qu'ils achètent. Au final, les primo-accédants comme nous, ceux qui ont besoin de se loger et qui auraient les moyens d'acheter, ne peuvent plus prétendre devenir propriétaires. Il est grand temps que ce marché descende, cette ambiance de casino commence sérieusement à être pesante. Je ne comprends pas que les agents immobiliers et les promoteurs osent monter aux créneaux alors qu'ils se sucrent depuis dix ans sur le dos de tout le monde. Personne dans aucun secteur n'a profité d'une telle hausse alors qu'on ne vienne pas nous expliquer que c'est normal. Je ne comprends pas non plus que ce marché ne soit pas plus encadré, le logement c'est comme le pain, c'est de la première nécessité, ce ne doit pas être un marché comme un autre. Place à ceux qui ont besoin de se loger à des prix raisonnables! Sinon toute la classe moyenne/supérieure finira en logements intermédiaires subventionnés...on marche sur la tête...
Réponse de le 06/07/2013 à 8:02 :
En attendant, pépère peut toujours attendre pour trouver un nouveau pigeon solvable à 500.000 ! Dire qu'il est à l'ISF et que ça lui donne des furoncles au f.on !
a écrit le 05/07/2013 à 18:01 :
Le Lobby de l'immobilier est en pleine action, il faut dire que tous ces soit-disant "professionnels" ont du mal a travailler sans carotte fiscale et avantages de toutes sortes, là il y en a moins alors ils ne savent plus quoi faire .... Apprenez à travailler normalement - sans aides - chers promoteurs !
a écrit le 05/07/2013 à 17:23 :
de la masse grouillante de ceux pour qui ce n'est qu'un toit, pas un revenu, pas un objet de spéculation. A savoir les jeunes, les pauvres et une grande partie de la classe moyenne. Donc cela affecte la consommation, donc in fine cela affecte les entreprises.
Sans parler des charges d'eau, de gaz, d'électricité, de copropriété qui sont aussi bien salées en France. Les Français n'ont plus d'argent pour autre chose que leur toit. Première victime évidente de cette situation, l'automobile.
Réponse de le 05/07/2013 à 23:25 :
"Première victime évidente de cette situation, l'automobile." : Le camping car, ça doit aller...
a écrit le 05/07/2013 à 17:14 :
Demander aux voleurs s'ils ont volé, ils vont répondre que c'est tomber du camion. Demander aux acteurs de l'immobilier si la très forte hausse durant ces annnées, hors les miniscules baisse, a des impacts. Ils vont répondre que les impacts sont positifs. les problèmes liés anomalies et dysfonctionnement et rareté proviennent des autres...Bref, comme l'a dit Sartre, l'enfer c'est les autres. Je ne vote pas écolo mais je dois remercier un peu Duflot pour s'attaquer à ce Lobby...Je sais qu'ils sont très fort et ils vont faire trombler la république mais j'ai espoir de sortir des griffes de cette "mafia"
a écrit le 05/07/2013 à 16:15 :
lLerreur de Rexecode est de vouloir faire un lien ménanique et automatique entre hausse des prix de l'immobilier et hausse des salaires de l'ensemble des ménages, La hausse des prix de vente des logements ne se repercute que très lentemennt sur les locataires (40% des ménages) et épargne ceux qui sont déjà propriétaires, ... Ce qui compte ce n'est pas l'évolution des prix mais bien le coût relatif du logement par rapport aux revenus mettre 4 6 années ou 9 années de revenu pour acheter un logment ce n'est pas pareil. Dire que la hausse des prix immobiliers n'entraine pas celle des salaires démontre justement que ce sont les jeunes locataires dont les salaires augmentent peu qui sont pénalisés contrairment aux plus aisés qui se sont nettement enrichis C'est qui se passe en France,où le logement s'est considérablement renchéri pour ces ménages dont le pouvoir d'achat est bien rogné... Une idée que Rexecode et les promoteurs ont du mal a admettre ?
Isabelle Rey
a écrit le 05/07/2013 à 15:53 :
En économie, il y a "pénurie" lorsqu'il y a régulation par le rationnement et les quantités, mais que les prix sont abordables. Il y avait pénurie de bananes en RDA : la banane ne coûtait pas cher officiellement, mais il n'y en avait pas dans les magasins. Les prix des logements sont tels qu'il n'y a pas pénurie. Au contraire, des panneaux "A vendre" restent suspendus pendant des mois. Mais les prix ne baissent pas, ou pas assez pour faire redémarrer les transactions. C'est le contraire de la banane léniniste, pas chère, abordable et nutritive pour les masses, mais inexistante (son seul défaut).
a écrit le 05/07/2013 à 15:43 :
Euh les salariés réflichissent à deux fois à s'installer dans une ville où la vie et surtout l'immobilier est cher. C'est pour ça que des villes comme Lyon ou Lille se développent car les jeunes cadres et employés préfèrent s'installer là bas qu'à Paris où ils gagneraient peut-être plus mais où la différence de salaire part dans le loyer. Le seul problème est que le siège des entreprises est souvent à Paris et les gens n'ont pas le choix. Mais beaucoup font le sens inverse lorsqu'ils ont plus d'expérience et retourne en région pour la qualité de vie.
Réponse de le 05/07/2013 à 16:26 :
Tout à fait, j'ai déjà refusé plusieurs postes mieux payé à cause de cela. Le salaire est plus élévé mais au finale quand vous enlevez la différence de loyer, les impôts sur le revenu plus élevé (normal), le temps dans les bouchons, vous gagnez mieux ailleurs. Et je ne vous parle pas du cadre de vie et des prix de l'alimentation et essence qui sont généralement plus cher.
Réponse de le 05/07/2013 à 17:07 :
Oui, et la "prime" consentie par les employeurs parisiens tend vers zéro, ce qui fait que c'est un sacrifice financier et en qualité de vie de travailler à Paris, surtout si l'on vit en famille. Je ferai tout pour ne pas retourner à Paris !
Réponse de le 05/07/2013 à 23:38 :
"C'est pour ça que des villes comme Lyon ou Lille se développent car les jeunes cadres et employés préfèrent s'installer là bas qu'à Paris où ils gagneraient peut-être plus mais où la différence de salaire part dans le loyer." : De nombreux jeunes provinciaux débarqués à Paris vont jusqu'à accepter des baisses de revenus ou refuser des augmentations pour mettre les voiles et d'autres demandent une expatriation...
a écrit le 05/07/2013 à 15:35 :
Comment peut on demander aux professionnels de l'immobilier si les prix vont baisser? Ils ne vont bien évidemment jamais vous dire: "Surtout n'acheter pas actuellement, on n'a plus d'acheteurs parce que les gens ont pris conscience que les prix vont baisser".

Les plus diplomates vous diront: " Il n'y aura pas de krach immobilier mais une baisse continue sur plusieurs années"

En tout état de cause nous sommes entrés pleinement dans le scénario de 1990-1998 depuis maintenant 1 an, les prix vont baisser de 5% par an pendant 8 à 10 ans. C'est la raison pour laquelle The Economist, S&P parlent d'une surévaluation de 30-40% de l'immobilier français, peu importe les villes( et même Paris) !
a écrit le 05/07/2013 à 15:30 :
Les prix neuf ne peuvent pas baisser. Il faut que tout le monde en prenne conscience. Les coûts de travaux HT oscillent entre 1400 et 2000 euros HT. Trop cher (1000 euros HT en Belgique). Le foncier est exorbitant (par la faute des politiques malthusiennes des villes). Les contraintes techniques renchérissent le prix au m2, et les normes "Personnes à mobilité réduite" sont la cause de l'accroissement des surfaces... Bref, situation bloquée. Seul de meilleures lois et normes règleront le problème. Et tout le monde verrait que nous, Promoteurs, n'avons pas besoin des Sellier, Duflot, et autres dispositifs. Moins d'idéologie, plus de pragmatisme. Et tout le monde s'en portera mieux - Ah, et aussi, une suppression des droits de mutation, qui bloquent la mobilité des gens.
Réponse de le 05/07/2013 à 16:29 :
les prix ne baisseront pas certes. Mais il n'augmenteront pas non plus !
C'est fini ! c'est trop cher et les salaires n'augmenteront pas non plus.
Donc la situation continuera à se tendre.
Réponse de le 05/07/2013 à 16:29 :
"Les prix neuf ne peuvent pas baisser". Faux. Les prix baissent déjà. Renseignez vous. Normale, cela ne se vend plus. Les dernieres immeubles construit ont tous encore des apparts à vendre. Ils me font rire avec la soit disant pénurie de logement. C'est plutot une pénurie de pigeon maintenant.
Réponse de le 05/07/2013 à 17:27 :
Les freins à la mobilité (manque de logements locatifs), ou le cout élevé des transactions revente pour achat (dont les droits de mutation à titre onéreux) sont les vrais boulets immobiliers pénalisant la compétitivité, dans le sens où ils rendent le marché du travail non fluide, où les compétences hésitent à se déplacer, à venir, si elles ne partent pas ailleurs. Les mesures Duflot II détérioreront encore un peu plus la situation, le logement locatif français prenant alors exemple sur la banane est-allemande (ou celle des pays à économie étatisée): bon marché, de piètre qualité et, surtout, absente des rayons.
Réponse de le 05/07/2013 à 23:44 :
"le cout élevé des transactions revente pour achat (dont les droits de mutation à titre onéreux) sont les vrais boulets immobiliers pénalisant la compétitivité, dans le sens où ils rendent le marché du travail non fluide" : Et un marché accessibles aux seuls vendeurs qui tond ceux qui partent les poches vides est sans effet sur la compétitivité? Allez, allez, vous défendez surtout tout ce qui vous permet de vous échanger de l'immobilier entre propriétaire, vous jouez les autruches quand ceux qui ne peuvent se loger ou s'agacent de l'arguer le tiers de leurs revenus au premier couple de retraité venu foutent le camp. "Les mesures Duflot II détérioreront encore un peu plus la situation" : Ce qui a détériorer la situation, c'est un marché subventionné où vous avez eu la liberté d'intégrer les aides dans les prix. Vous citez les Allemands pour critiquer Duflot : Ils maîtrisent les loyers depuis des lustres! VIVEMENT LA PURGE!
Réponse de le 06/07/2013 à 9:53 :
" Les coûts de travaux HT oscillent entre 1400 et 2000 euros HT. Trop cher (1000 euros HT en Belgique)."

Tiens, et pourquoi ?
Le parpaing belge est moitié moins cher en Belgique ?
N'est pas un effet (pervers) des subventions écolos ?
Une fenêtre agrée écolo (et qui permet de bénéficier d'une réduction d'impôt) voit sont prix augmenter de manière sérieuse !
La subvention est récupérée par les vendeurs et les fabricants et ne sert pas à compenser le surcoût généré par la construction plus complexe.
Si le but est de subventionner indirectement les fabricants de fenêtres, de parpaings et d'isolants, pourquoi pas, mais alors, il va falloir débaptiser ces aides en "subventions aux entreprises du BTP et commerciaux de fenêtres".

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