Immobilier : la manne des rachats de crédits est finie pour les courtiers

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En 2014, les courtiers immobiliers ne bénéficieront plus des renégociations de crédits.
En 2014, les courtiers immobiliers ne bénéficieront plus des renégociations de crédits. (Crédits : reuters.com)
En 2013, les renégociations de crédits immobiliers ont atteint 30% de la production totale. Mais cette situation ne se reproduira pas en 2014. Très actifs sur ce marché du rachat de crédits, les courtiers immobiliers devront donc s'adapter.

Les courtiers en crédits immobiliers vont-ils subir en 2014 le contrecoup d'une année 2013 record ? Alors que leurs parts de marché dans l'intermédiation de crédits immobiliers ont atteint plus de 20% sur le territoire national -et même 40% en Ile-de-France- leur production globale devrait pourtant s'affaisser en 2014 du fait des moindres renégociations de crédits qui sont à prévoir.

En 2013, elles avaient en effet représenté 30% des 140 milliards d'euros de crédits immobiliers produits. Les taux d'intérêts pratiqués par les banques ont il faut dire atteint des niveaux très bas en mai à moins de 3% en moyenne, selon les chiffres Crédit Logement-CSA. Conscients de la tendance, les particuliers se sont pressés de renégocier à la baisse les intérêts de leur prêt.

La vague massive des renégociations est passée

Mais la vague massive d'emprunteurs désirant renégocier leur prêt immobilier s'en est allée, et les courtiers doivent désormais reprendre une activité normale. Meilleurtaux.com a par exemple vu le nombre de dossiers déposés sur son site, renégociations inclues, baisser de…48% lors deux premières semaines de janvier par rapport aux 15 premiers jours de l'année 2013. Mais si l'on enlève les renégociations, le nombre de dossiers déposés a crû de 5,2% !

Des signes très négatifs sur le marché du crédit

Les courtiers doivent donc vite se réadapter. Ce qui pousse certains à la retenue. Philippe Taboret, directeur général adjoint du courtier Cafpi, est ainsi très inquiet de la quasi-absence de rachats de crédits en 2014 qui ne protégera plus les courtiers de la conjoncture économique morose. Il voit même une série de signes très défavorables au marché du crédit immobilier : "les taux des crédits risquent de remonter d'entre 0,5 et 1%, les banques seront encore plus prudentes pour octroyer des crédits, les frais de notaire vont croître, et le secteur de la production neuve va souffrir", s'inquiète-t-il. Les derniers chiffres publiés par le ministère du Logement montrent en effet que le nombre de permis de construire accordés (mises en chantier de demain) s'écroule de plus de 15% sur 12 mois.

Le courtier immobilier, désormais tiers de confiance

D'autres courtiers se montrent malgré tout optimistes, c'est le cas du président de Meilleurtaux Hervé Hatt. Il estime que la vague de renégociations de crédits de début 2013 a permis aux courtiers de nouer des liens solides avec les clients, et d'être désormais considérés comme un "tiers de confiance" à part entière. Ce, dans une mouvance générale où les individus sont en recherche perpétuelle d'éléments de comparaison sur ce qu'ils consomment.

D'autre part, les dossiers déposés par les potentiels emprunteurs en recherche active d'un bien immobilier qui leur correspond continuent de croître (+16% sur ce début d'année chez Meilleurtaux). Ce qui prouve que la demande est toujours présente mais que "l'attentisme est de mise", juge Hervé Hatt. Aux courtiers d'être à l'affût lorsque cette clientèle potentielle se décidera à acheter.

 

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Commentaires
a écrit le 24/01/2014 à 16:40 :
« Dans cet article employer « Rachats de crédits » pour les courtier en prêt immobilier porte à confusion, on distingue deux types de courtiers : les courtiers en prêt immobilier (mise en place d’un prêt immobilier et renégociation de prêt immobilier) et les courtiers spécialistes du rachat de crédit (renégociation de plusieurs lignes de crédit et créances) deux domaines bien différents avec des chiffres et tendances bien distinctes après lecture de cet article »
a écrit le 20/01/2014 à 16:56 :
@ l'auteur: pourriez-vous s'il vous plait m'indiquer vos sources lorsque vous dites : "En 2013, elles avaient en effet représenté 30% des 140 milliards d'euros de crédits immobiliers produits." ? Merci
a écrit le 20/01/2014 à 14:22 :
tout intermediaire est bon à... éviter! Car il prend nécessairement une part du gâteau pour vivre!
Réponse de le 05/02/2014 à 23:27 :
Raisonnement du Nigaud : "il va gagner de l'argent donc je vais en perdre". Justement pas, l'intermédiation sert à diminuer les coûts tout en rémunérant l'intermédaire, c'est un excellent système d'aide à la mise en concurrence favorable aux particuliers et certains professionnels. L'intermédiaire créé un service de baisse du coût. Si vous découvrez que votre boulangère est l'intermédiaire entre votre pain et vous, vous allez chercher à l'éviter ? Presque tout commerce est une intermédiation.
a écrit le 17/01/2014 à 9:34 :
Article qui résume bien l'année 2013 concernant le marché du crédit immobilier.
C'est tout à fait normal que l'année 2013 a été la plus belle pour les courtiers de renégociation de crédit immobilier.
Comme le dit le site www.rachat-credit-entre-particulier.com , les taux d'intêret n'ont jamais été aussi bas du coup ceux qui ont eu leur crédit immobilier ya 2 ou 3 ans sont dégouté de voir les taux actuelles et demande la renégociation.
a écrit le 16/01/2014 à 15:35 :
Bien qu'étant censé être un client un peu privilégié et étant en cours de recherche d'un financement, je me félicite d'avoir fait appel à un courtier qui lui au moins répond à mes questions ce qui n'est pas le cas de ma banque qui n'est pas non plus une inconnue....donc vive les courtiers qui pallient aux défaillances de la banque (les conseillers sont rarement des experts en crédit immo)
Réponse de le 16/01/2014 à 17:54 :
Votre courtier en immo s'occupe d'une poignée de clients quand votre conseiller financier en gère entre 500 et 1500 selon son portefeuille.
Quand à la connaissance en matiere de crédit immo, je parirai plus facilement sur le conseiller qui monte, au bas mot, 100 dossiers dans l'année
Réponse de le 20/01/2014 à 12:12 :
Ok Hemile mais un banquier n'a qu'un produit à proposer et si vous ne rentrez pas dans leur profil type c'est refusé , alors qu'un courtier à de nombreuses possibilités . Alors à moins d'avoir beaucoup de temps et de prendre rdv avec chaque banque , d'avoir le bon interlocuteur, il vaut mieux se renseigner chez un courtier, de plus leur rémunération et plus entre 0.5 et 1% , que vous récupérez quasi de suite car s'il est compétent vous proposera une offre d'assurance alternative à l'offre de banque souvent très chère , car les banque se récupère souvent sur les assurances.
a écrit le 16/01/2014 à 8:26 :
Courtiers filiales de banque ?? n'importe quoi, sauf pour la Caisse d Epargne qui s'est égarée chez Meilleurtaux, investissement qui lui a fait perdre plusieurs dizaines de millions d'Euros
Si un courtier est rattaché à un groupe bancaire, son enseigne perd toute valeur.
La question à se poser, c'est la qualification des courtiers.
La réforme IOBSP a fait un peu de ménage, mais vous pouvez rencontrer de nombreux collaborateurs de courtiers qui ne connaissent en fait pas grand chose au crédit, si ce n'est le taux nominal.
Dernière chose, c'est la banque qui rémunère le courtier, pas l'inverse.
Réponse de le 17/01/2014 à 9:08 :
faut il n'y a pas que la caisse d'epargne mais par exemple aussi la bnp etc... mais chut.
a écrit le 16/01/2014 à 7:49 :
Pas moi, les courtiers alourdissent la factures du rachat avec leurs frais exemple 3% du montant totale, la pratique est louche parfois. C'est une entourloupe financière organisée par les banques. Car si les clients étaient un peu curieux ils découvriraient vite que ces courtiers sont des filiales financières de tel ou tel banque !!! Curieux non. Donc on est encore les pigeons de la farce. Car un bon banquier qui respecte son client peut faire la proposition de rachat lui même. le courtier nous vend aux banques dont il a des accords et parfois contre partie... bravo. Le plus litigieux c'est quand votre banquier oui oui votre banquier se permet de vous conseiller d'aller voir "ce" courtier pour un rachat. Comme me l'a fait comprendre une asso. de consommateur ce dernier ne le fait pas par gentillesse et pour vous ! il a un but, une commission etc...
Réponse de le 16/01/2014 à 12:10 :
C'est fatal d'en être là. Notre civilisation et nos moeurs qui en résultent, clone"les consciences en anesthésiant la réflexion des individus, contraints de faire la course à "l'immédiateté". Le courtage est une résultante de l'out-sourcing, partout pratiqué ; moins de réflexion, des toujours plus de réflexes de cons-sommés de consommer.

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