Immobilier : les taux n’ont jamais été aussi bas !

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Christian Noyer a pourtant reproché aux banques de trop baisser leurs taux de crédits immobiliers...
Christian Noyer a pourtant reproché aux banques de trop baisser leurs taux de crédits immobiliers... (Crédits : Décideurs en région)
En juillet 2014, les taux des prêts immobiliers se sont en moyenne établis à 2,70%. Un nouveau record.

Incorrigibles, les banques françaises continuent de se mener une concurrence de tous les instants en matière de crédits immobiliers. Les taux de ces prêts ont ainsi atteint un nouveau plus bas niveau brut historique en juillet 2014 à 2.70%, en moyenne, selon l'Observatoire Crédit Logement/CSA. "Jamais, depuis la fin des années 40, les taux de crédit n'étaient descendus aussi bas, pendant aussi longtemps", indique l'Observatoire qui mentionne également le fait que "les taux ont perdu 38 points de base depuis le début de l'année 2014".

Christian Noyer avait pourtant prévenu...

Les banques ont pourtant été récemment réprimandées par le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, qui estime qu'elles pratiquent des taux d'intérêt trop bas sur leurs crédits immobiliers. Ce qui fait peser un risque sur leur bilan en cas de remontée des taux de refinancement. "Vous avez les taux les plus bas d'Europe, vous êtes les banques qui prêtez le moins cher sur toute la zone euro; ce n'est pas une situation acceptable !", aurait ainsi prévenu le gouverneur.

Une bonne nouvelle pour les emprunteurs ?

Reste que pour les emprunteurs, ces taux d'intérêt extrêmement bas représentent une belle opportunité à saisir. Pourtant "la reprise (sur le marché du crédit immobilier ndlr) s'est émoussée depuis le début de l'année, en dépit de conditions de crédit exceptionnelles", indiquent les auteurs de la note de l'Observatoire Crédit Logement. "La production recule d'ailleurs doucement, avec - 0.9 % à fin juillet sur un an", ajoutent-ils. La reprise morose est, selon eux, due aux "incertitudes qui paralysent la demande (inquiétudes sur le pouvoir d'achat, dégradation du marché du travail, impact de la mise en œuvre de la loi Alur, ...). (...) L'activité n'a pas retrouvé la vigueur qui était la sienne en 2013, à la même époque".
Pis encore, "la primo accession des ménages jeunes ou modestes est toujours en panne", déplorent-ils.

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Commentaires
a écrit le 12/08/2014 à 11:57 :
Tant que les vendeurs n'auront pas besoin de vendre les prix ne baisseront pas...
Réponse de le 08/09/2014 à 13:51 :
Avec peu ou prou 50% de ventes forcées (mutation, divorce, chômage, ...), tous les prix suivront la tendance.
a écrit le 06/08/2014 à 0:44 :
Avis éclairé d'un pti gars qui n'a pas fait(subit la doctrine) de(s) grandes écoles(, et ne côtoie pas au quotidien les lobbys bancaires).

LaBCE juge l'inflation trop basse.
M. Noyer juge les taux des crédits aux particuliers trop bas (mais dans le même temps il estime que le taux du livret A servi aux particuliers, et donc de tous les livrets grands publics, est trop élevé.)

La BCE souhaite lancer un nouveau LTRO (1100 milliard lors des deux précédentes....) pour relancer l'activité...
L'objectif premier de ces "LTRO" était d'encourager les banques, privéescarlaBCEnepeutpasacheterdedettesouveraineparcequecestpasbien (contrairement à tous - tous - les pays du monde), à acheter de la dette souveraine. Ça n'a pas marché, la BCE a activé son programme d'achat de dette souveraine (maiscestpasbien,mesuresnonconventionnelles,SMPtoutca).
Aujourd'hui, face au risque de déflation, la solution, toute trouvée, est un nouveau LTRO...

Entre temps, les banques ont investi l'argent dans leur banque d'investissement, pas dans leur banque de détail (merci la dérégulation), gagné quelques milliards d'euros sur les marchés, titrisent leurs dettes envers la BCE, les revendent à des banques concurrentes et peuvent ainsi les utiliser en garantie pour emprunter.... auprès de la BCE (!!!) au taux de 0.1%... Effectivement, 2,7%, soit 27 fois plus, c'est très (très) peu ! (Cherchez un placement vous rapportant 27 fois votre mise, ou 2700%, je pense que vous aurez du mal).

Pourquoi ne pas utiliser les nouveaux 550 (moyennes des deux derniers LTRO) milliards, et annuler les 1100 précédents pour acheter et annuler 1650 milliards de dettes souveraines européennes proportionnellement à la taille du pays - pasdeladette (presque la dette totale de la France, l'allègement entraîné de la charge de la dette rendant de fait l'ensemble des budgets des états européens immédiatement excédentaires, sans la moindre réforme) - plutôt que de continuer à financer la spéculation ?
La masse monétaire créée (la planche à billet) puisque c'est de ça qu'il s'agit, ne serait pas plus élevée d'un seul centime, les banques récupèreraient tout autant de liquidités (puisque leurs titres souverains auraient été rachetés), mais seraient contraintes de prêter leur argent par ailleurs (ie arrêter de prêter à 15% à des états de l'argent qu'elles ont emprunté à 0,1% à la BCE capitalisée par les états).
En maintenant le taux de dépôts à la BCE dans le négatif, et en relevant les taux de refinancement drastiquement, les taux de prêts interbancaires remontraient mécaniquement (la BCE prête à 5%, un emprunt à 4% est donc une affaire). Les liquidités excédentaires seraient obligatoirement prêtées à l'économie réelle (taux de dépôts négatif) à des taux en hausse (il faut rembourser les 4%), l'inflation relancée.

Oh, je vous vois venir. "Ah mais non, c'est pas si simple". Forcément, je n'ai pas fait de "Grande École". Difficile pour moi de comprendre ce qu'est la pression des lobbys, à savoir les anciens camarades de classe (la nostalgie est dure à outrepasser).
Oui mais "les traités l'interdisent". Oui, les traités rédigés, sous l'œil (les conseils ? Ou la rédaction toute prête ?) avisé des lobbys , par des futurs (ou ex) collègues de conseils d'administration ou de surveillance... de banques... privées !

Le bon sens à ses raisons que l'argent ne connaît pas !

Pour ce qui est de l'incapacité d'emprunter par les particuliers, l'absence de construction de logements neufs qui font tant défaut, une autre mesure simple serait de lancer une grande campagne d'information auprès du public, à savoir que les banques considèrent le prêt à taux zéro comme apport personnel... Et graver ce qui est un usage comme une obligation dans la loi.

C'est pourtant ainsi que, pour 50€ de moins chaque mois, j'ai pu acquérir, seul, un appartement neuf, pour une surface deux fois plus grande, en ayant la certitude que mon "loyer" n'augmentera pas pendant 25 ans.

Quelle économie sur le dos des "investisseurs", qui dopent soit-disant l'économie du logement !
Une perte de 50% de la valeur de mon logement à la revente en raison de l'explosion de la bulle ? Soit. Si je revend j'habiterai toujours quelque part, sans aucun doute dans un nouveau logement qui aura perdu... 50% de sa valeur lui aussi...

Les investisseurs fuient ? Bonne nouvelle, les prix devraient baisser, du fait de "l'explosion de la bulle" qu'ils ont eux-mêmes créée, favorisant l'accès à la résidence principale pour nombre de primo-accédants, dont l'objectif n'est pas une plus-value ni un rendement, mais un toit.

Autre piste pour améliorer la construction de logements neufs, donc une création d'offre entraînant une baisse des prix, ou une augmentation des acheteurs, et in fine l'augmentation des taux si nécessaire (?), cesser le pillage de la collecte du livret A par les banques privées, qui aujourd'hui déposent moins de 25% des sommes récoltées à la CDC qui financent la construction de logements neufs... Merci l'ouverture du livret A à la concurrence !

Les banques ont cela de merveilleux qu'elles ont réussi à tourner à leur unique avantage (alors qu'elles sont la source du problème) l'effet "formule circulaire" d'excel, en se prêtant mutuellement l'argent qu'elles n'ont pas !
Too Big to fail qu'elles disaient... Reprise en cœur par nos politiques élus, orchestrée par les politiques non élus.
a écrit le 05/08/2014 à 22:38 :
tout le monde devient frileux et attendent la réussite d'Hollande !
a écrit le 05/08/2014 à 22:11 :
La France a besoin de sa l'industrie .
L'immobilier a maintenue pousser le chômage a la hausse.
Réponse de le 06/08/2014 à 11:16 :
Le bâtiment c'est 1,5 millions de salariés et artisans. Et oui, tout le monde ne bosse pas dans une start-up...
a écrit le 05/08/2014 à 18:19 :
L'immobilier est hors de prix car nous sommes dans une bulle immobilière qui se dégonfle malheureusement pas assez vite. Trop d'intermédiaires, trop de marges folles même avec des taux bas les candidats à l'achat reculent
a écrit le 05/08/2014 à 12:39 :
Les taux sont bas mais les banques ne prêtent plus. Chaque fois qu'un éventuel acheteur se positionne sur un bien la banque refuse le prêt si l'acquéreur n'a pas 30% d'apport. Vu le prix de l'immobilier, il faut avoir un beau matelas devant soi!
En attendant j'en profite. J'ai contracté un prêt variable il y a 8 ans, déjà 3 ans à - 2% et pour la 3ème année consécutive, un taux à 1% soit 6 ans à un taux inférieur à 2%.
Réponse de le 05/08/2014 à 14:01 :
Mieux vaut des banques qui ne prêtent pas que des emprunteurs qui iront pointer aux services des surendettés.....vous devriez par contre être satisfaite d'avoir pu renégocier votre prêt comme quoi les banquiers ne sont pas des "monstres" mais attention vous dites avoir un taux variable, gare à la remontée des taux, j'espère que vous avez "blindé" votre contrat en cas de hausse des taux
Réponse de le 05/08/2014 à 20:02 :
Les banques prêtent, mais la demande est en train de disparaitre, compte tenu des inquiétudes sur l'avenir! Quand aux investisseurs, la mère DUFLOT s'en est chargé!
Réponse de le 05/08/2014 à 20:48 :
"Quand aux investisseurs, la mère DUFLOT s'en est chargé!" : C'était tellement mieux quand nos impôts rendaient l'achat d'un taudis à 150 000 euros rentable...
Réponse de le 05/08/2014 à 21:09 :
vive l'époque UMP, cette population, capable de nous avoir pondu cela, va de toute évidence remettre le pays d'équerre en 2017.
Réponse de le 06/08/2014 à 0:58 :
Vous avez investi au bon moment, et sur la bonne formule !
À l'époque de hausse infinie des taux, le crédit à taux fixe à 15% (!!!!) était une bonne affaire. Ceux qui ont eu la bonne idée de prendre un prêt à taux variable se sont frotté les mains, d'autres ont du lutter pour aller renégocier leur crédit quand le taux était à "seulement" 4% !
Pensez à conserver un matelas, car au bout de 6 ans, viendra forcément un moment ou les taux remonteront. J'espère que vous avez un prêt capé (ou que la durée de crédit reste courte) !
Réponse de le 07/08/2014 à 13:39 :
Non seulement mon prêt est capé ( faut être digue pour ne avoir un prêt Capé) à 4.9 % maxi mais vu que j'ai déjà remboursé le plus gros du capital, la remontée des taux n'aurait pas bcp d'incidence.
Réponse de le 09/08/2014 à 15:16 :
elle en aura si vous revendez
a écrit le 05/08/2014 à 10:35 :
J'ai vendu 100 hectares de terrain + 600 m² de ferme en campagne profonde pour acheter un appart de 100 m² en grande ville !
J'aurai préféré vendre 100 m² en campagne pour acheter 100 hectares + un hôtel particulier de 600 m² à Paris ou à Monaco.
Parfois il faut choisir.
a écrit le 05/08/2014 à 9:34 :
Les taux sont bas mais les gens n'achètent plus pour cause de prix délirants, dans ma ville il faut sortir 410 000 euros pour un F2, c'est complètement dingue.
Réponse de le 05/08/2014 à 11:08 :
faut voir, si le t2 fait 200 m2 ça peut le faire !!....mais faut bien dire que les prix des appartements sont trop hauts (plus de 8 000 € en moyenne sur PARIS !) et que seul leur baisse relancera le marché et pas avec des niches fiscales qui ne font qu’amplifier la hausse....en attendant la remontée des taux qui devrait déclencher la correction tant attendue les prix semblent se stabiliser voir légèrement régresser mais pas suffisamment encore.....
Réponse de le 05/08/2014 à 16:58 :
@patbetton: la relance du marchéne passe pas par la baisse des prix pour la bonne et simple raison que si les prux baissent, il y aura plus de cnadidats à l'acaht...et s'il y a plus de demandes que d'offres, les prux grimpent :-) élémentaire mon cher patbetton :-)
Réponse de le 05/08/2014 à 20:51 :
"si les prux baissent, il y aura plus de cnadidats à l'acaht..." : Même ceux qui achètent avec des PV effectuées dans d'autres régions? Exemple : Les retraités d'île de France faisant gonfler les prix en PACA. Sans ces PV immobilières, combien peuvent payer les secondo accédants et leurs héritiers?
a écrit le 04/08/2014 à 22:27 :
Quand les taux remonteront on demandera aux contribuables de payer pour sauver les banques qui auront prêté de l'argent sur 15 ans à 3 % et ne pourrons se finances qu'à 4%. La logique serait d'utiliser des prêts à taux variable qui actuellement devraient être à moins de 2%..
Réponse de le 05/08/2014 à 8:43 :
Si la banque prête de l'agent à 3% c'est qu'elle l'a eu à 2% ou moins.
Réponse de le 05/08/2014 à 10:38 :
à Phil:

emprunter à 3 en taux fixe....ou à 2 entaux variable mais capé à +1... revient au même pour les banques... avec une incertitude pour se refinancer.......

mais avec 85% des embauches en CDD ou intérim, aucune chance, taux bas ou pas.... que les gens achètent....;
Réponse de le 05/08/2014 à 17:23 :
Taux variable qui ont amené la crise aux USA puis dans le monde entier par la suite. Très bonne idée génie
Réponse de le 06/08/2014 à 1:02 :
Lorsque les taux remonteront on demandera au contribuable de payer pour sauver les emprunteurs qui auront emprunté de l'argent à 3% à taux variable sur 15 ans et à qui l'on demandera de rembourser à 4...
Je préfère annuler les dettes d'autres concitoyens mal informés par mes impôts plutôt que de "sauver" les banques malintentionnées...
a écrit le 04/08/2014 à 22:15 :
Pouquoi investir en France pays instable sur le plan de la fiscalité pays qui nous pond une loi par mois sur le logement un pays qui pond des normes en tout genre qui ne font qu'augmenter le coût de la construction. Aujourd'hui il vaut mieux investir dans d'autres pays de l'Union qui eux acceptent et respectent l'investisseur et ne se posent pas en petit élu à l'esptrit étriqué
Réponse de le 05/08/2014 à 10:40 :
Investir dans la bande de GAZA vous devriez, c'est plus sûr que l'instabilité fiscale dont vous faites allusion !!!!!!
mais je vous excuse, vous n'avez pas regardé véritablement autour de vous et êtes bombardé d'informations superficielles, la surinformation est souvent source de sous information....et les français sont friands des discours anti fiscalité...mais il existe toujours autant de niche fiscale qu'en 2007
a écrit le 04/08/2014 à 22:04 :
Ce ne sont les taux qui déterminent l'achat. Ce sont les prix. Ce n'est pas en clamant tout fort que les taux sont bas que vous ferez repartir les ventes ! Les français n’achètent plus parce qu'ils n'ont plus les moyens. On ne peut pas s'endetter pour 30 ans pour un 50m². Si les investisseurs étrangers veulent acheter un morceau de pierre dans un pays qui ne connait plus de croissance depuis plus de 5 ans, un taux de chômage en constant augmentation, une délinquance grandissante, un système fiscal changeant et je ne parle pas d'une caste politique corrompue jusqu'à la moelle c'est leur droit.
Réponse de le 04/08/2014 à 23:58 :
vous avez entièrement raison : pas d'argent, pas d'achat même si les taux sont au plus bas.
a écrit le 04/08/2014 à 19:08 :
Mais les prix jamais aussi haut..!
Les taux se renégocient, pas les prix...
Ha...! les lobbies...
Réponse de le 05/08/2014 à 8:36 :
Absolument. Seul probleme le prix pas le taux.
Réponse de le 05/08/2014 à 8:44 :
Les prix aussi, c'est pour celà qu'ils baissent :-D
Réponse de le 06/08/2014 à 13:07 :
Les taux bas soutiennent les prix hauts, ce que bon nombre de posteurs ignorent largement quand ils affirment que les prix immobiliers sont jusifiés (dédicace @ dondiego :-) ). Maintenant que l'on répète en haut lieu que nous avons les plus bas Europe, ça devrait imprimer les esprits...

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