Immobilier : le pouvoir d'achat des jeunes en chute depuis 1998

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La baisse du pouvoir d'achat des ménages, de 1998 à 2010, a été la plus forte à Marseille (-42%), Paris (-39%), Lille (-25%), Bordeaux (-24%), Lyon (-22%) Nantes et Toulouse (-20%).
La baisse du pouvoir d'achat des ménages, de 1998 à 2010, a été la plus forte à Marseille (-42%), Paris (-39%), Lille (-25%), Bordeaux (-24%), Lyon (-22%) Nantes et Toulouse (-20%). (Crédits : reuters.com)
Le pouvoir d'achat immobilier des 20-25 ans a été divisé par deux en moyenne dans les principales métropoles de province de 1998 à 2010 et a été quasiment annulé à Paris. La baisse concerne néanmoins l'ensemble des ménages.

La baisse des taux d'intérêt n'aura pas suffi. Le pouvoir d'achat immobilier des ménages a chuté de 1998 à 2010 en France, du fait de l'envolée des prix et de la crise, s'effondrant même à Paris pour les plus jeunes, selon une étude publiée jeudi.

En 2012, un ménage sur quatre en mesure d'accéder à la propriété

Près d'un ménage sur deux (44%) était en capacité d'acheter un bien immobilier correspondant à ses besoins à Paris en 1998, toutes générations confondues. Douze ans plus tard, en 2010, seuls 27% des ménages pouvaient accéder à la propriété (dans l'ancien), selon cette étude réalisée par l'université Paris-Dauphine et le Crédit Foncier (groupe BPCE), qui se base sur les données de l'étude patrimoine de l'INSEE, publiées en 1998, 2004 et 2010. Elle vise à mesurer le pouvoir d'achat immobilier des ménages pour un bien correspondant à leur structure familiale (studio ou T1/T2 pour un célibataire, T4/T5 pour une famille avec trois enfants, etc).

Une progression des salaires inférieure à celle des prix

"Cette baisse du pouvoir d'achat immobilier s'explique essentiellement par la hausse des prix immobiliers ainsi que par l'effet de la crise au cours des dernières années", souligne l'étude.

"Cette hausse des prix immobiliers ne s'est pas accompagnée d'une augmentation identique des salaires même si la hausse de la durée des crédits et la baisse des taux d'intérêt ont contribué à accroître la solvabilité des ménages" sur cette période, est-il souligné.

De 1998 à 2010, les salaires ont progressé de 23% en moyenne en France, tandis que les prix des logements dans l'ancien augmentaient de 56%. La baisse du pouvoir d'achat des ménages, de 1998 à 2010, a été la plus forte à Marseille (-42%), Paris (-39%), Lille (-25%), Bordeaux (-24%), Lyon (-22%) Nantes et Toulouse (-20%).

Ceux qui étaient déjà propriétaires en 1998 avantagés

Parmi les différentes générations d'acquéreurs, on observe une importante fracture: les trentenaires sont ceux qui connaissent le plus de difficultés pour acquérir un bien immobilier, tandis que les quinquagénaires et sexagénaires sont en bien meilleure posture.

"En effet, ceux qui étaient déjà propriétaires en 1998, année caractérisée par un bas de cycle des prix immobiliers, ont bénéficié ensuite d'une revalorisation de leur patrimoine immobilier", souligne l'étude. Ainsi "la valeur de leur patrimoine suivant l'évolution des prix, leur capacité à acheter un nouveau bien immobilier pour se loger est donc restée importante".

A contrario, "ceux qui ne sont pas devenus propriétaires avant la hausse des années 2000 (...) ont de plus en plus de difficultés à le devenir", note l'étude.

Le pouvoir d'achat immobilier des 20-25 ans "quasiment nul" à Paris

Ainsi en 2010, seulement la moitié en moyenne des 30-35 ans pouvaient acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins dans une capitale régionale, et moins d'un sur quatorze (7%) à Paris. À l'opposé, les quinquagénaires disposent du pouvoir d'achat immobilier le plus élevé en France: en 2010, les trois quarts des 55-60 ans pouvaient acheter un bien immobilier selon leurs besoins dans les grandes capitales régionales, et la moitié à Paris.

Viennent ensuite les sexagénaires, dont les besoins par ailleurs "sont moindres, les enfants ayant quitté le domicile familial", note l'étude. Les plus de 65 ans n'ont perdu qu'un dixième de leur pouvoir d'achat immobilier dans les principales métropoles régionales, et un quart à Paris, de 1998 à 2010. Quant au pouvoir d'achat immobilier des 20-25 ans, de 1998 à 2010 il a été divisé par deux en moyenne dans les principales métropoles de province, jusqu'à devenir "quasiment nul à Paris" : 1% en 2010.

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a écrit le 22/12/2014 à 23:17 :
On a :
- d'un côté un problème de dette, de retraites et de sécu à payer : ça s'est pour les jeunes
- et de l'autre côté, un immobilier trop cher pour les jeunes et des patrimoines immobilier qui battent des records pour nos seniors,
- et au milieu, un bateau qui coule avec une balance commerciale déficitaire et un manque de compétitivité (en particulier dans la fonction public).

J'ai quelques idées pour résoudre ces 3 problèmes d'un coup.
Qu'en pensez vous, les amis ?
Réponse de le 04/01/2015 à 20:46 :
Ouais les vieux faut les tuer dès la naissance!
a écrit le 17/12/2014 à 17:10 :
le prix du neuf ou de l'ancien est a un niveau outrancier. Y'en a qui s'en mettent plein les poches et on ne les entend jamais. Je ne parle même pas des bailleurs qui s'enrichissent honteusement sur le dos des locataires avec l'éternel "C'est le prix du marché". Des claques oui
a écrit le 16/12/2014 à 17:49 :
ce qui est dingue c'est qu'en France tout soit plus cher pour se loger ! plus cher qu'en allemagne et qu'aux états unis où les prix se sont régulés après la hausse !!
a écrit le 14/12/2014 à 11:25 :
Attendons les effets des normes de construction de 2012 qui ne font que commencer a se ressentir... Avec le surcoût qu'elles occasionnent, les jeunes qui pouvaient encore espérer faire construire, ne le pourront plus. Si en plus les contrats de travail changent comme les patrons le veulent, les banques ne leur prêteront plus. Déjà qu'elles sont frileuses pour eux...
Réponse de le 15/12/2014 à 7:53 :
la baisse des prix est incontournable, inéluctable, nécessaire pour que les entreprises puissent retrouver de la compétitivité
Réponse de le 15/12/2014 à 11:58 :
@bref
Juste et mis en évidence par une enquête : au bilan, la rente Immobiliere pousse les salaires à la hausse et nuit à la compétitivité des entreprises. Leur propre foncier est aussi plus coûteux qu'ailleurs.
Alors on change?
a écrit le 13/12/2014 à 16:51 :
Chouette! Encore un débat sur l'immobilier! La même bataille et les mêmes arguments depuis plus de 10 ans: demain ça s'effondre! Ou pas...
Réponse de le 15/12/2014 à 13:03 :
Vous avez tout à fait raison. Vu les perspectives mirifiques de l'économie française, notre avance sur les technologies de pointe, nos emplois d'avenir, l'investissement de nos entreprises...A aucune époque les perspectives étaient plus florissantes qu'aujourd'hui !
Réponse de le 18/12/2014 à 17:20 :
Vous devriez prendre la peine de lire les articles avant les commentaires, vous y constateriez le changement de ton des journalistes...Et la reprise des arguments que vous jugez vains...Comme dit plus bas, on a toujours tort d'avoir raison trop tôt...Mais quand il n'est plus trop tôt ? A bon entendeur...
Réponse de le 20/12/2014 à 16:09 :
Excellent! On est tombé sur un nostradadamus de la pierre (un de plus) qui se mouille à fond et prend sur lui en annonçant fièrement une prophétie extraordinaire: les prix un jour baisseront! Mince! Un marché (car l'immobilier reste un marché) fluctue! Belle découverte! Sauf que... si beaucoup avaient suivi ce type de conseils, très peu auraient la joie de connaître la plénitude et la sérénité qu'apporte le fait d'être proprio de son bien et le prêt remboursé. Outre le fait de récupérer un pouvoir d'achat mensuel supérieur à un smic brut supplémentaire, ne plus dépendre ni d'une banque, ni d'un proprio cynique qui refuse de faire le moindre travaux apporte une joie incommensurable au citoyen que je suis. La chute ou non des prix de l'immobilier n'a aucune importance pour la plupart des gens comme moi qui n'ont de toute façon pas l'intention de revendre (ou alors dans 30/40 ans quand il faudra songer à la maison de retraite). La zénitude n'appartient pas à ceux qui paient tous les mois un loyer à fond perdu en attendant le crach (qu'on attend d'ailleurs tous les ans depuis le début des années 2000). Après ce sont des choix perso! Cette discussion est passionnante mais les 1400 euros mensuels que je n'ai plus à verser pour me loger ont besoin d'être réinvesti. En attendant la réponse d'un éventuel grognon je vais voir les résas pour les vacances de février sur le net (palmiers ou ski). A de suite...
Réponse de le 20/12/2014 à 19:42 :
@dondiegodelavega: j'adore ce mec! Ça fait plus d'une décennie qu'on nous bassine avec la bulle et le bijou nous sort d'un coup que demain ça pète. Encore un prophète qui a lu ça dans une boule de cristal! Pour votre info ça fait une paye que les journaleux nous annonce la fin du monde pour demain.
Réponse de le 22/12/2014 à 17:04 :
A réfléchir pendant les vacances : on peut être proprio ET être lucide sur l'état du marché aujourd'hui, ainsi que sur son poids sur l'économie du pays. Ce ne sont pas mes vacances qui me préoccupent, plutôt l'avenir de mes enfants ! Par ailleurs, le début des années 2000 correspond plutôt au re-décollage du marché après une fin des années 90 compliquée, et c'est à partir de 2005 que l'on a commencé à entendre des bullistes s'exprimer. Enfin, l'exception immobilière française à les mêmes racines que l'exception culturelle française...L'argent public.
Réponse de le 23/12/2014 à 16:36 :
Alors, autant je comprends l'AI frustré de la baisse des ventes et commissions qui vient poster, l'acheteur frustré des prix elevés, le vendeur en prêt relais, ou encore, comme dans mon cas, l'entrepreneur qui préfererait embaucher vos enfants plutôt que de surpayer l'immobilier dans son compte de résultat, autant l'archétype du gars qui a acheté au bon moment et qui a fini de payer son prêt je ne le comprends pas...A quoi lui sert il de venir se pavaner ici ??
Réponse de le 23/12/2014 à 16:37 :
On attend toujours de savoir combien d'années d'endettement supplémentaires vous devriez supporter au prix d'aujourd'hui...Mais peut être la réponse ne sert elle pas votre discours ?
a écrit le 12/12/2014 à 14:29 :
Vous croyez que cela émeut la classe au pouvoir ?
a écrit le 12/12/2014 à 9:40 :
Que le pouvoir d'achat immobilier des jeunes ait baissé, c'est évident. Mais cela est surtout vrai en grandes villes et peu en Province. Entre 100000 et 150000, vous pouvez acquérir un pavillon. Mais les habitudes de consommation ont changé. Les jeunes préfèrent acheter les dernières technologies plutôt qu'acquérir leur logement. Il suffit de voir les queues lors de la mise en vente de l'I PHONE et les consoles de jeu. Alors que j'ai préféré acheté ma maison avant même d'avoir un portable. Les prélèvements dus aux nouvelles technologies se sont multipliés (internet, téléphone, satellite...) empiétant sur les capacités de remboursement. Il y a 25 ans, on avait une facture de téléphone fixe, une facture EDF, les impôts et c'était tout!
Réponse de le 12/12/2014 à 13:03 :
J'adore cette idée que l'on essaie de transformer en lieu commun sur les habitudes de consommation des jeunes. Vous pouvez médire autant que vous voulez sous différents pseudo, la réalité c'est que des ouvriers qui ont acheté leur maison en 15 ans exigent un prix de vente qui oblige un cadre à s'endetter sur 40 ans, et que c'est juste inadmissible au vu des impôts payés par le dit cadre et de l'interventionnisme de l'Etat sur le marché grâce aux impôts du cadre. Et au vu de la rentabilité (les fameux "fondamentaux" de l'économie), l'immo est trop cher en France.
Réponse de le 13/12/2014 à 16:56 :
Il n'y a pas de fondamentaux sur l'immobilier qui, comme l'or, est une valeur refuge. L'immobilier en France est complètement déconnecté des réalités économiques ce qui explique pourquoi le crach annoncé depuis le début des années 2000 n'a pas eu lieu et qu'il se fait sensiblement le même nombre de transactions qu'avant crise.
Personne ne comprend pourquoi les prix ainsi que le nombre d'actes de vente ne fléchit que légèrement. L'immo en France relève plus du mystique que des fondamentaux...
Réponse de le 13/12/2014 à 18:02 :
@hé!hé: mais absolument rien ne vous oblige à acheter. Restez donc locataire si vous préférez. Au fait, il y 40 ans le gazole valait un franc, aujourd'hui il en vaut 8, ce n'est pas pour ça que les français arrêtent d'acheter des bagnoles. En attendant, et mon credit barraque arrivant à son terme, je vais récupérer l'équivalent d'un smic en pouvoir d'achat supplémentaire, ça tombe bien la grande part faire des études et a besoin d'un logement. Comme nous n'aurons droit à aucune aide je me lancerais bien dans l'achat d'un petit meublé sur Rennes. Et même avec ça on sera encore largement gagnant. Chacun fait! Fait! Fait! Ce qui lui plait! Plait! Plait!
Réponse de le 13/12/2014 à 18:55 :
"Les jeunes préfèrent acheter les dernières technologies plutôt qu'acquérir leur logement." : Un smartphone dernier cri (500) + un PC portable de jeu (1000) + une table (500) = 0.5 mètre carré. Cesser de vous moquer du monde : Un loyer, c'est 9000 à 10000 euros par an. Vous nous rappelez le prix d'un camping car face à ça?
Réponse de le 14/12/2014 à 11:29 :
C'est pas forcement un "valeur refuge" pour tous. Pour moi c'est l'assurance de ne pas devenir dépendant de ma famille en vieillissant. En devenant "vieux" la vente de mon bien pourra payer une maison médicale ou de retraite si j'en ais besoin. Sinon je ne la vendrais pas et mourrais dedans. Dans les deux cas ceux qui vont en profiter directement ou indirectement seront mes héritiers et non "moi" qui l'ais pourtant achetée...
Réponse de le 15/12/2014 à 13:01 :
Et si vous aviez acheté ces 5 dernières années ? Combien d'années de crédit en plus ? Commentaire habituel du privilégié qui n'a pas calculé ce qu'il aurait pu faire ou ne pas faire si les conditions de marché de l'époque avaient été les mêmes qu'aujourd'hui...
Réponse de le 15/12/2014 à 14:02 :
L'une des caractéristique du privilégié est de ne passe rendre compte de ce que ne pas bénéficier du même privilège que lui implique : si vous aviez du mener votre opération aux prix d'aujourd'hui, combien d'années de prêt vous resterait il ? Auriez vous même été capable d'acheter votre baraque ? Comparez !
Réponse de le 17/12/2014 à 7:24 :
Les chiffres! Les chiffres et seulement les chiffres! 730 000 ventes immobilières en 2014. L'immobilier se porte bien, arrêtez d'écouter les professionnels de la pierre qui sont comme le Medef: toujours plus!
Réponse de le 18/12/2014 à 17:18 :
Il y a des posts où l'on voit clairement que l'on est venu discuter directement dans les commentaires et que l'on a pas lu l'article...Même la presse dit que c'est trop cher maintenant, alors qu'elle le disait pas l'année dernière...C'est sûr que l'on a toujours tort d'avoir raison trop tôt !
Réponse de le 20/12/2014 à 19:37 :
Certains ne lisent pas les articles et vous vous ne lisez pas la presse. Cela fait maintenant 15 ans que les "spécialistes" de la presse économique nous parle de bulle immo. Heureusement que peu de gens suivent ces avis. L'accession à la propriété répond avant tout à un besoin personnel à un moment de sa vie: création d'une famille, stabilité financière, besoin d'indépendance, préparation de la retraite... La situation personnelle à un moment T prime souvent sur d'autres facteurs dans un marché illisible même à court terme et y compris par les "spécialistes".
Réponse de le 22/12/2014 à 13:31 :
Allez donc lire l'article de ce jour sur les ventes 2014, bien en deçà de ce que vous annoncez...A bon entendeur...
Réponse de le 22/12/2014 à 14:30 :
Discussion stérile, avec la stagnation voire la baisse des salaires annoncée et surtout l'absence de diminution relative du remboursement d'un credit à taux fixe en phase de déflation, personne ne fera de bonnes affaires dans les années qui viennent. Même avec une chute brutale de 30% des prix, l'absence d'inflation rendra l'opération extrêmement coûteuse même avec des taux bas. Ceux qui n'ont pas pris le wagon de l'accession il y a quelques années vont rester locataires un moment. Ou alors ils paieront relativement plus chers leurs biens même avec une baisse significative.
Réponse de le 22/12/2014 à 17:08 :
Vous avez raison...
a écrit le 12/12/2014 à 3:40 :
85 % des contrats de travail en CDD, un chômage qui progresse chaque mois... Et oui les boomers ont acquis ce patrimoine à leur époque par une hyper inflation (taux à 8 - 12 %), où le coup du crédit pouvait dépasser la valeur du bien immobilier. Aujourd'hui c'est tout l'inverse. Le risque de déflation peut même mettre en danger certains foyers en balançant de l'argent par les fenêtres... Ils laissent des tonnes de dettes, sans rien assumer, partant cet hiver profitant 2 - 3 mois au Maroc ou en Tunisie. Et surtout ne leur demandez pas à quoi correspond leur abattement sur leur IR, ils vous répondront qu'ils le méritent!
Réponse de le 12/12/2014 à 7:49 :
Vous êtes vous interressé au pourcentage de retraités passant leur temps à l'étranger? Du montant moyen des pensions versées? De la retraite d'un commerçant, d'un agriculteur, d'un employé, d'un fonctionnaire de catégorie C, du nombre de seniors faisant la queue au restos du coeur?. La plupart des retraités s'en sortent parce qu'ils ont acquis leur résidence principale au prix souvent d'absences de vacances pendant des années. Arrêtez avec jérémiades, vos i-phone 12, vos bagnoles allemandes à crédit à 40 000 euros et vos vacances systématiques et commencez à essayer de construire quelque chose.
Réponse de le 12/12/2014 à 8:27 :
+1
Réponse de le 12/12/2014 à 13:11 :
Quand on a payé sa maison en monnaie de singe grâce à une inflation supérieure aux taux d'emprunts et supérieure tout court à ce qui se fait aujourd'hui, on peut avoir du mal à comprendre en quoi 30 ans d'endettement pour un tas de pierre pas aux normes n'intéresse pas les "jeunes"...
Réponse de le 12/12/2014 à 17:09 :
Et à part de la dette, vous avez construit quoi pour vos enfants et petits enfants ? La société dans laquelle ils vivent n'est pas arrivée par génération spontanée, elle n'est que la résultante du passé...
Réponse de le 13/12/2014 à 16:48 :
Nos enfants font des études que nos parents étaient incapables de nous financer. Quant au fait que les français n'investissent plus dans la pierre en raison du coût, avec 730 000 transactions dans l'ancien en 2014 il semblerait que beaucoup ne raisonnent pas comme ça. Arrêtez d'écouter les pleureuses du secteur et renseignez vous sur les chiffres officiels notariaux: l'immobilier se porte bien et les transactions se font.
Réponse de le 16/12/2014 à 13:25 :
Mais à quoi devons nous ce changement de ton dans les articles de presse alors ? Et pourquoi les professionnels sont ils allés pleurnicher auprès du gouvernement pour rétablir les avantages fiscaux éhontés dont bénéficiait le secteur il y a peu ?
Réponse de le 17/12/2014 à 10:48 :
T'es pas né à la bonne époque...
Mais tu travaille 35 h Les vieux eux 40 h et plus..etc;
Réponse de le 17/12/2014 à 19:43 :
"Mais tu travaille 35 h Les vieux eux 40 h et plus..etc; " : Les jeunes à 50h payées 35 ne sont pas rare. Il suffit de se promener sur des forum pro. pour voir qu'ils ne sont pas rare à travailler jusqu'à passé minuit.
Au passage, avec deux jobs au SMIC (39 heures + 12 heures), on gagne moins que la moyenne des retraités.
Réponse de le 18/12/2014 à 13:44 :
Les transactions se font, mais à moins cher qu'avant. Et la baisse n'est pas finie...Consultez les chiffres des notaires pour ça aussi ;-)
a écrit le 11/12/2014 à 20:49 :
m'en fout des jeunes
a écrit le 11/12/2014 à 18:59 :
Ils pourront travailler le dimanche pour améliorer leur pouvoir d'achat ....
a écrit le 11/12/2014 à 18:09 :
Appartement, le second degrés de "Et alors ?" n'a pas été compris par tous...
a écrit le 11/12/2014 à 17:45 :
REgardez les statistiques de Friggit. Vous comprendrez qu'il y a une énorme bulle immobiliere en France et elle commence à éclater. Plus rien ne se vend. Les petits villages autour d'Aix sont mort, plus aucune transaction audessus de 500k€ alors que toutes les maisons sont affiché au dessus. Au finale, les maisons restent en vente mais comme les acheteurs ne peuvent plus acheter au finale ca sera le vendeur qui baissera.
Réponse de le 11/12/2014 à 18:44 :
Effectivement le tunnel de Friggit résume très bien le problème... L'article reprend les différents artifices qui ont maintenu la bulle, mais on est arrivé au bout du système. Le marché va forcément devoir se réajuster avec le pouvoir d'achat des ménages. La seule vraie question: est ce que cela va se faire en douceur ou dans la douleur?
Réponse de le 12/12/2014 à 7:07 :
L'immobilier est maintenu à flot grâce à la colossale épargne des français. Et ça, friggit n'en tient évidemment pas compte dans sa courbe. Le patrimoine des français c'est 33000 milliards d'euros et l'épargne plus de... 10 000 milliards tous support confondus dont 2000 milliards rien que pour l'assurance vie soit l'équivalent de la dette. Vous ne comprenez pas que les français sont assis sur un monstrueux bas de laine et que celui-ci trouve un débouché principalement vers l'immobilier car c'est l'actif tangible préféré des français et ça, friggit n'en tient pas compte non plus. Oubliez les courbes mathématiques et les modèles qui n'ont pas vu venir la crise et renseignez vous sur les spécificités françaises: montagne d'épargne disponible + amour des français pour la pierre = 730 000 transactions dans l'ancien en 2014 à la surprise de tous les "spécialistes". Et c'est pas fini...
Réponse de le 12/12/2014 à 13:07 :
Vous oubliez les perfusions de l'Etat dans votre analyse. Il n'y a qu'à voir comment le marché à réagi quand la gauche est arrivée au pouvoir et a coupé dans ces subventions : frein, blocage...C'est sûr que si l'on subventionnait autant pour l'investissement dans les entreprises, il y aurait moins de chômage, mais les SCI de nos élus se porteraient moins bien...
Réponse de le 12/12/2014 à 15:52 :
Et bien sure la spécificité Francaise n'est specifique que depuis 2000, pffff.. bas de laine lol... L'immo va chuter, ca commence et 2015 sera une année noire, c'est comme ça, c'est ca les bulles ( fois 2 sur 15ans )
Réponse de le 13/12/2014 à 18:32 :
Mince! Toto nous annonce l'explosion de la bulle dans 3 semaines! Si Toto le dit je vais écouter Toto et tout revendre alors! Mais... L'année dernière c'était tété qui nous annonçait ça pour 2014, et l'année d'avant Dudul, et l'année d'avant Gégé, et encore l'année d'avant Dédé... Bref on attend l'explosion de la bulle chaque année depuis le début des années 2000! Mais bon si c'est Toto qui le dit...
Réponse de le 15/12/2014 à 16:26 :
@faux ; vos chiffres sont faux.

ne serait-ce que pour l'assurance-vie qui représente 1400 milliards et non 2000 milliards comme vous dîtes.

L'épargne global des français est bien en-dessous des 10000 milliards, où avez-vous trouvé ces chiffres fantaisistes ?
a écrit le 11/12/2014 à 16:26 :
Depuis le temps que l'on répète ici ce constat, c'est gratifiant de le voir enfin mis au grand jour. Tant que les vendeurs s'afficheront à des prix auxquels ils seraient eux-mêmes incapables de racheter leur bien...
a écrit le 11/12/2014 à 15:03 :
...qui en plus nous laissent des dettes publiques faramineuses...et n'ont pas honte d'exiger une retraite supérieure à ce que toucherait un actif qui fait le même boulot...chercher pas plus loin les maux de la jeunesse....le hold-up intergenerationel, le plus grand casse de l'histoire....
Réponse de le 11/12/2014 à 15:54 :
De toute façon la plupart des jeunes ne sont pas interressés par l'accession à la propriété car "c'est un fil à la patte néfaste à la mobilité professionnelle". Restez donc locataire (je suis proprio investisseur et ça m'arrange...).
Réponse de le 11/12/2014 à 16:32 :
Un "investisseur" grâce à l'Etat, des revenus grâce aux impôts sur le travail, excusez moi, c'est pas le bon mot. Un investisseur prend des risques avec son fric, pas avec celui des autres. Quand on voit le nombre de SCI qui ne pourraient exister aujourd'hui si elles devaient se constituer aujourd'hui aux prix et rendements d'aujourd'hui, ça laisse rêveur. Et dites vous bien que cela pèse sur l'économie, l'emploi, l'investissement, et que tout ça ce sera des impôts en plus pour payer plus d'inactifs ! Et quoi de mieux qu'un actif immobilier, donc non délocalisable, comme objet de taxation ?
Réponse de le 11/12/2014 à 16:43 :
Vous n'avez pas l'air très jeune et votre raisonnement.
Je viens de sortir de la tranche d'âge 20-25 ans et le raisonnement est plus "c'est tellement cher que je ne pourrai jamais acheter". S'endetter sur 30 ans pour acheter un max 30m² en remboursant 1000euros par mois, c'est plus ça qui ne fait pas rêver les jeunes :-)
Voilà, quand au frein de la mobilité, étant donné la facilité de louer hors de prix à Paris, je pense que c'est un argument très peu répandu.
Réponse de le 11/12/2014 à 21:32 :
Parce que vous croyez que nous n'investissons que dans l'immobilier? On ne met évidemment pas tous nos œufs dans le même panier! La règle c'est diversification. Et si l'immobilier est taxable, il est (comme les actions et l'or) difficilement spoliable par un état surendetté et aux abois. Actuellement, je pense qu'il faut déserter l'assurance-vie investit en obligations d'état car les risques sont devenus palpables et la désinflation va surenchérir le coût de la dette. Et surtout, arrêtez avec vos caricatures "des rentiers de la pierre qui n'investissent pas dans l'économie réelle" car: premièrement très peu d'investisseurs ne se consacrent qu'à un seul secteur (ou alors bonjour la prise de risques), deuxièmement la pierre n'est qu'une valeur refuge qui ne rapporte plus rien entre les taxes, les syndics, les impôts, les travaux et les soucis avec les locataires, et enfin troisièmement: vous ne connaissez ni les profils, ni les parcours professionnels de vos interlocuteurs sur ce forum.
Réponse de le 11/12/2014 à 22:24 :
Attention vous allez vous attirer les foudres des "majoritaires" et des "lobbyistes" de France. Pas de panique, ca va pas direr. Il faut quand même pas prendre les jeunes que pour des cons. Quand tous les baby boomers vondront retourner danx le sud, il faudra qu ils baissent les prix pour vendre. Patience et soyons plus malin qu eux ;)
Réponse de le 13/12/2014 à 19:00 :
"Quand tous les baby boomers vondront retourner danx le sud, il faudra qu ils baissent les prix pour vendre." : Ils ont le temps pour vendre... Leurs revenus (pensions généreuses + rentes immobilières) sont supérieurs à ceux des actifs de 35 ans à métier égal.
Réponse de le 07/01/2015 à 23:23 :
Il n'y a pas que les baby boomers en vie, il y a ceux d"avant et on en a vraiment bavé. Alors informez vous et apprenez le respect car c'est cette génération qui dans les années 50/60 dans les labos a crée ( j'en étais) les semi conducteurs, la micro-informatique, les réseaux informatiques... qui ont permis la suite.

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