Immobilier ancien : l’attentisme reste de mise

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Entre Paris et les villes de moins de 20.000 habitants, l'écart de prix au mètre carré est désormais de plus de 6.000 euros !
Entre Paris et les villes de moins de 20.000 habitants, l'écart de prix au mètre carré est désormais de plus de 6.000 euros ! (Crédits : reuters.com)
Les effets du plan de relance Manuel Valls se font attendre… Arriveront-ils en 2015 ?

En 2014, le marché de l'immobilier ancien en France a été dominé par l'attentisme. C'est ce qu'explique une étude du réseau d'agences immobilières Guy Hoquet. Selon cette étude, le nombre de transactions dans l'ancien baissera pour atteindre un nombre compris entre 680.000 et 710.000 unités en 2014, contre 720.000 l'année passée.

En fait, tout porterait à croire que les acheteurs sont dans une position d'attente pour réaliser une bonne affaire. "Les acquéreurs sont toujours aussi présents qu'en 2013, voire même un peu plus présents, et le réseau Guy Hoquet Immobilier enregistre même un nombre de visites de biens en hausse de 57%. Un phénomène qui montre qu'ils comparent plus les prix, négocient plus et sont plus longs à se décider", constate le réseau immobilier.

D'ailleurs les délais de vente ont sans surprise augmenté en 2014, que ce soit en régions, à Paris ou en Ile-de-France. Les surfaces moyennes achetées sont aussi plus importantes, Paris étant l'exception (on y acquiert en moyenne un 45 m2 au dernier trimestre 2014, soit 2 m2 de moins que fin 2013).

Les primo-accédants et les investisseurs ne reviennent pas

En revanche, côté primo-accédants et investisseurs, l'heure n'est pas à un retour sur le marché. Guy Hoquet compte ainsi toujours 31% de primo-accédants dans ses acquéreurs en 2014, alors qu'ils étaient 40% en 2011. La faute à la conjoncture économique, à la baisse des aides les concernant, ainsi qu'à des critères d'octroi de prêts resserrés par les banques malgré des taux d'intérêts nominaux historiquement bas. Du côté des investisseurs, ils représentent désormais 11% des acquéreurs chez Guy Hoquet, contre 18% en 2011.

Pour ces deux catégories,

"les effets du plan de relance sur le logement (élargissement du PTZ, dispositif Pinel), lancé en octobre 2014, ne sont pas encore ressentis. S'ils doivent avoir un effet sur la concrétisation des projets immobiliers, celui-ci devrait être reporté sur 2015", prédit Guy Hoquet.

Une légère baisse des prix, mais un fossé entre grandes et petites villes

L'atonie relative du marché se ressent aussi dans les prix où une légère baisse a parcouru tout le territoire. Ainsi, selon Guy Hoquet, les villes de plus de 20.000 habitants ont vu leur prix de l'immobilier baisser de 1,6% en 2014. Pour les villes de moins de 20.000 habitants, cette baisse atteint 2,5%. Ces chiffres témoignent de l'hétérogénéité du marché national, caractérisée par des écarts de prix qui ne cessent de s'élargir entre les grandes villes et les bourgs.

Le meilleur exemple est évidemment Paris : entre la capitale et les villes de moins de 20.000 habitants, l'écart de prix au mètre carré atteint désormais plus de 6.000 euros ! Alors que, en 2009, il n'était "que" de 3.840 euros.

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a écrit le 29/12/2014 à 14:30 :
J'habite à 30 km au sud de Paris, les prix de l'ancien ont chuté de 17 % par rapport à 2008, et malgré celà les biens anciens (je parle de pavillons) ne se vendent pas. J'ai contacté plusieurs professionnels de l'immobilier qui répondent que les banques ne prêtent plus, sauf à être "assez riche" (en résumé)
Réponse de le 30/12/2014 à 14:57 :
Ben oui, c'est la faute des banques, et surtout pas de la surestimation galopante des biens dont maintenant ne veulent plus démordre les vendeurs ! Devrions nous mettre en place des subprimes ? C'est vrai que c'est le seul truc qui n'a pas été utilisé par le gvt précédent pour soutenir coûte que coûte le marché ! Une SEULE morale : si ça ne se vend pas, c'est que c'est trop cher !
a écrit le 23/12/2014 à 22:01 :
La disparition des biens locatifs a louer dans Paris devient dramatique. Conséquence du plafonnement prévu des loyers ? Les fils d'attente vont en conséquence augmenter dans les organismes HLM et les prix n'ont quasiment pas baissés... L'encadrement se retourne contre les ceux qui veulent louer en ne peuvent plus trouver car les bailleurs prives vendent au départ de locataire (ou bien il lui propose d'acheter...).
a écrit le 23/12/2014 à 12:53 :
la penurie ne provient pas du manque de logements mais du manque de logements A VENDRE. il faudra peut etre forcer les multiproprietaires de bien locatifs a les vendre en pratiquant des taxes d'autant plus elevées avec le nombre de bien detenus en region saturée..
Réponse de le 23/12/2014 à 13:34 :
Tien un nouveau taxoman qui n a toujours pas fait la relation entre la fiscalité délirante en france et la hausse des prix
Réponse de le 23/12/2014 à 18:03 :
@les grands moyens : bravo à votre proposition qui fait de vous un nominé; on met tous les locataires à la porte pour forcer les proprios à vendre?
Réponse de le 01/03/2015 à 19:59 :
tres bonne idee
a écrit le 22/12/2014 à 13:34 :
On semble loin des chiffres annoncés par certains...Et dire qu'il suffirait de vendre moins cher pour vendre plus !
a écrit le 21/12/2014 à 17:25 :
allez les jeunes, un effort !
laissez-vous plumer, ça fera plaisir à tout le monde !
a écrit le 21/12/2014 à 12:11 :
Avec Sarko les aides a la spéculation immo on fait repartir les prix à la hausse en 2010. Avec Hollande on est tranquille, pratiquement tout a été suprimmé. Ca va continuer à baisser jusqu'en 2017. Après, on verra.
Réponse de le 21/12/2014 à 18:32 :
@speculation : stop à la désinformation : c est à partir de 2008 que les prix ont commencer â baisser en province ( voir courbes de friggit) , tout simplement à cause de la crise . Quand à votre gourou qui nous promettait 500 000 logements par an ( 300 000 aujourd hui) demandez lui de construire comme on le faisait dans les années 70, 550 000 logements hlm , ça évitera de fustiger en permanence les propriétaires , ce que vous rêvez d être ,et cela fera baisser les prix du neuf neuf et de l ancien.
Réponse de le 23/12/2014 à 14:44 :
Revoyez votre courbe de Friggit entre 2010 et 2012 pour la France entière, crise ou pas crise la hausse des prix a bien été là mais bien sûr le credit d'impôt sur intérêts d'emprunt, la loi Robien, l'emprunt à taux zero sans plafond de ressources n'y étaient pour rien... Les prix sont partis tout seuls à la hausse comme par magie.
Réponse de le 23/12/2014 à 17:53 :
@@malcomprenant : j insiste en province pratiquement rien ..et si vous observez d'ailleurs la courbe de friggit en 1993 la crise en province à été très faible , du moins l incidence sur les prix .Paris on s en moque j insiste aussi.
a écrit le 20/12/2014 à 16:43 :
Au delà du sempiternel débat d'une bulle ou pas (il faudra d'ailleurs qu'on m'explique ce que signifie le terme de bulle sur un marché d'actifs tangibles déserté par les investisseurs et spéculateurs), il est fortement déconseillé de s'endetter sur des périodes d'une durée d'acquisition d'un bien immobilier alors que la déflation guette. La faiblesse des taux est un miroir aux alouettes et surtout une promesse de pertes importantes en cas de stagnation ou pire de déflation durable. À taux fixe et alors que les salaires suivent, une inflation de 2% fait mécaniquement diminué le remboursement d'un prêt année après année pour représenter 20% au bout de 10 ans et ce même à des taux légèrement plus élevé. Actuellement et si une déflation se confirme avec sa cohorte de stagnation voir baisse salariale, non seulement l'avantage du taux bas sera rapidement annulé mais la perte de pouvoir d'achat pourrait s'avérer conséquente à long terme. Donc même si je ne crois absolument pas à l'effondrement dont on nous rabâche les oreilles depuis 15 ans, ma devise serait plutôt du fait du contexte économique: wait and see...
Réponse de le 21/12/2014 à 9:03 :
"je ne crois absolument pas à l'effondrement dont on nous rabâche les oreilles depuis 15 ans"

Si l'équipe de choc sarkozyste ne nous avait pas bombardé de subventions publiques à partir de 2008, oui, le marché aurait chuté bien davantage depuis des lustres.Des gens capables de telles hérésies, avec la privatisation autoroutes par dessus le marché, va nous sauver le pays en 2017, ça ne fait pas le moindre doute
Réponse de le 23/12/2014 à 16:30 :
Exception immobilière française = exception culturelle fançaise. Sans arget public, point de salut !
Réponse de le 24/12/2014 à 11:26 :
@hehe : vous êtes dans la caricature ! dites moi si l allemagne a moins d aides fiscales que la France? Et j en profite pour vous demander si les prix à frankfurt sont mois élevés qu à bordeaux toulouse ou marseilles ?
Réponse de le 29/12/2014 à 14:26 :
Et quand la gauche arrive au pouvoir, sabre dans les largesses fiscales accordées au secteur, et que les ventes baissent dans la foulée , c'est une coincidence (cf 2011) ? Quand, a contrario et antérieurement à ça, les ventes se bloquent et reprennent dés que le gouvernement gonfle les perfusions, c'est une coincidence aussi (2008-2010) ??
a écrit le 20/12/2014 à 10:09 :
Article un peu bizarre!! comment peut on avoir une augmentation de 57% de visites ? sauf à être très près de zéro initialement ? il faut distinguer les dossiers "rentrés" en quantités (primes ?) et les démarches menées à leur terme en bons professionnels
En ce qui concerne les baisses officielles de 2,5% je suis curieux car la règle du jeu actuelle me semble plus cruelle car on parle plus réellement de 10 à 15% quand les biens n'ont pas été largement surévalués par les vendeurs
a écrit le 19/12/2014 à 14:18 :
Désormais l'écart de prix au m2 entre Paris et les petites villes est de plus de 6000 euros. En 2015 la bulle va-t'elle enfin éclater?
a écrit le 19/12/2014 à 11:58 :
Depuis bientôt dix ans les jaloux,les anti-vieux,les experts et tout ceux qui croient encore au Père Noël prédisent la chute de l'immobilier dans l'espoir de pouvoir acheter enfin leur appartement sur Paris...A mon avis le M2 entre 8000 et 10000e n'est pas prêt de redescendre Paris reste la plus belle ville au monde et elle continuera de favoriser les
très bons revenus pas les smicards où faibles salaires.. .que ce soit avec Moi président où avec un autre.
Réponse de le 19/12/2014 à 12:09 :
dans le Paris où je vis et dans lequel je travail, je vois les cabanes en cartons s'étendre chaque jour un peu plus....

Vous n'êtes certainement jamais allé à l'étranger pour avoir autant d'arrogance et en faire la plus belle ville du monde....ce fut peut être vrai un temps, mais certainement pas le cas en 2014 !

n'importe quel parisien peut confirmer mes dires...
Réponse de le 19/12/2014 à 14:46 :
Wishful thinking.
Réponse de le 19/12/2014 à 22:53 :
"favoriser les très bons revenus pas les smicards où faibles salaires.. ." : On parle de qui là? Des fils à papa sortant 400 000 euros d'apport à peine capable d'emprunter 150 000 euros ou des cadres incapables d'acheter un logement correct en pouvant emprunter 250 000 euros sans l'aide de papa et maman?
C'est assez marrant de voir où s'installait à 20 ans les couples d'ingénieur de 30, 40 et 50 ans; puis d'entendre les leçons sur la belle ville de guignol incapable de payer l'ISF en étant assis sur un million.
a écrit le 19/12/2014 à 11:28 :
Déflation - Pyramide des âges - boomers désormais nets vendeurs- fiscalité - actif précarisés - paiment de la dépendance des séniors - chômage - taux au plus bas qui ne euvent que remonter.....tout les ingrédient de la recette d'une plongée de l'immobilier sont réunis....
a écrit le 19/12/2014 à 8:10 :
Je suis atterré par cet article...article de Guy hoquet ou du journaliste de la tribune?comment peut croire à d s baisses aussi faibles voir ridicules....alors qu'il suffit de se balader en France ou de cliquer sur le boncoin pour s'apercevoir qu'il y plus d'un million de logements qui ne trouvent pas preneurs...sans parler des deux millions de logements vacants...ces réseaux immobiliers a force de nier la réalité sont ds le mur depuis longtemps déjà ....un exemple concret...ou je vis au nord de Rennes .....cinq agence Immo en 2010....il en reste une aujourd'hui....le marché est mort et va s'écrouler alors un conseil....attendez et vous n'aurez pas des baisses de 2% mais de 50 voir 60.... A bon entendeur
a écrit le 18/12/2014 à 18:59 :
Aussi et sans compter les nouvelles contributions que pourraient imaginer nos technocrates socialistes !

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