2014, une année (très) mouvementée dans l'immobilier

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L'année 2014 a été marquée par de nombreux débats au parlement concernant le secteur du logement.
L'année 2014 a été marquée par de nombreux débats au parlement concernant le secteur du logement. (Crédits : Reuters)
Le changement de gouvernement, la loi Alur, les nouvelles mesures fiscales et le débat sur le loi de finances 2015 ont alimenté l’actualité d'une année houleuse dans l'immobilier.

Autoproclamé en crise, le secteur de l'immobilier résidentiel a connu une actualité très chargée en cette année 2014.
La fin des discussions parlementaires sur le projet de loi pour l'accès au logement et urbanisme rénové (Alur) porté par la ministre du Logement Cécile Duflot a alimenté les débats lors du premier trimestre. La profession immobilière fut en effet vent debout contre la plupart des mesures de cette loi copieuse, censé notamment réformer la profession immobilière, limiter les abus des propriétaires, donner plus de pouvoirs d'achats aux locataires, et simplifier les processus de décision en matière d'urbanisme.

Les débats parlementaires calmeront toutefois les ardeurs puisque les élus assoupliront l'encadrement des honoraires des agences immobilières (payés par les locataires), et voteront le caractère optionnel de la très discutée garantie universelle des loyers :

>> Les relations s'apaisent entre les agents immobiliers et Cécile Duflot

Au final, la seule mesure phare du projet de loi qui passera les discussions parlementaires sans grande modification sur le fond sera l'encadrement des loyers.

>> Les 3 mesures à retenir de la Loi Duflot

Promulgué le 26 mars au Journal officiel, la loi Alur, dans l'attente de plus de 200 décrets, ne survivra pas au départ du gouvernement de la ministre EELV qui la portait.
En parallèle, sous la pression des professions du bâtiment et immobilière, l'offre de logement va être érigée en priorité dès l'intronisation de la nouvelle ministre du Logement Sylvia Pinel.

>> Immobilier : les cinq dossiers urgents de Sylvia Pinel

>> Sylvia Pinel (re)place l'offre de logements au centre des priorités.

Rapidement, Matignon réinstaure des mesures fiscales pour soutenir la demande de logement. Manuel Valls annonce que le prêt à taux zéro sera élargi, faisant fi des effets d'aubaine qui risquent de doper artificiellement la hausse des prix, comme cela s'est passé après la plan de relance de Nicolas Sarkozy en 2009.

Il est également rapidement annoncé que la mesure de la loi Alur qui impose au vendeur de fournir des documents supplémentaires lors d'une transaction immobilière sera détricotée.

>> Quel sera le nouveau prêt à taux zéro version Pinel ?

>> Immobilier : haro sur la loi Duflot !

>> Immobilier : le gouvernement modifie (déjà) la loi Duflot

>> Immobilier : les transactions vont être simplifiée.

Fin août, le premier ministre Manuel Valls fini d'enterrer la loi Alur en annonçant que l'encadrement des loyers ne s'appliquera finalement que de manière expérimentale à Paris intramuros. Dernier marqueur phare de gauche de la loi Alur, l'encadrement des loyers était pourtant une promesse de campagne présidentielle (engagement numéro 22 de François Hollande), qui plus est voté par les deux chambres du Parlement. Sa suppression - sans nouveau débat au Parlement - peut donc interroger en cette période où la désaffection démocratique des électeurs est croissante. D'autant qu'un sondage de la fondation Abbé Pierre démontrait que les français étaient favorables à cette mesure.

>> Encadrement des loyers: Valls fait marche arrière

>> Encadrement des loyers : où en est-on ?

>> Encadrement des loyers : même les Français en voulaient !

Le premier ministre Manuel Valls va en parallèle accorder un cadre fiscal plus avantageux à ceux qui souhaitent investir dans l'immobilier résidentiel. Le dispositif d'aide fiscale à l'investissement locatif dans le neuf "Duflot" est renommé "Pinel" et élargi : désormais, les investisseurs pourront louer sur des durées plus courtes à leurs ascendants et à leurs descendants, tout en bénéficiant d'un avantage fiscal. La fiscalité sur les plus-values de cession de terrains à bâtir est également réduite.

>> Immobilier : les décisions de Valls vont-elles créer une bulle spéculative ?

>> Fiscalité immobilière : Valls fait-il sauter tous les verrous ?

L'inquiétude remontera en fin d'année pour les professionnels de l'immobilier puisqu'il a été discuté dans le cadre de la loi de finances 2015 et de la loi de finances rectificative 2014 une surtaxe sur les résidences secondaires, ainsi que la suppression des aides personnalisées au logement (APL) pour les accédants à la propriété. Mais l'impact de la première mesure a finalement été fortement réduit et la seconde est reportée pour 2016.

>> La suppression des APL Accession fait débat à l'Assemblée

>> La suppression des APL Accession reportée à 2016

>> Une surtaxe à la carte sur les résidences secondaires

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Commentaires
a écrit le 31/12/2014 à 0:37 :
On lance du social sur le dos du propriétaire sans compensation, avec effet retard.
a écrit le 30/12/2014 à 15:09 :
Il faut arrêter de subventionner la pierre. Tous ces aides fiscales ne contribuent qu'à faire monter les prix.Laisser faire la loi de l'offre et de la demande et on verra les prix à la baisse, car les prix au m2 d'aujourd'hui est complètement déconnecté des salaires.
Réponse de le 30/12/2014 à 17:34 :
Et faire baisser le prix de la construction serait gratuite en supprimant l'obligation des normes 2012
a écrit le 30/12/2014 à 14:14 :
toutes les lois sur le logement faites par les Socialistes ont tout le temps été contre le locataire, ce qui peut laisser pensif et tout le temps à charge .
a écrit le 29/12/2014 à 20:02 :
Déséquilibres entre les droits des locataires et des propriétaires, au profit des premiers,taxe foncière trop élevée, contraintes diverses et variées, la dernière, le détecteur de fumée par appartement et rentabilité à la finale 2 à 3% quand tout va bien, pas de travaux, locataire en place et sérieux, bref la galère surtout dans les villes moyennes pour les petits investisseurs, j'ai vendu en décembre sans regrets!!
Réponse de le 30/12/2014 à 8:24 :
Bon débarras, le logement a alimenté le marché en produisant davantage d'offre
Réponse de le 30/12/2014 à 9:46 :
le détecteur de fumée c'est pas au frais du locataire ??
Réponse de le 30/12/2014 à 11:10 :
@job : et la conséquence est " l encadrement des locataires" ; un bon locataire on le choisit , on le garde , on le bichonne et personnellement je n augmente pas son loyer comme cette année quand l inflation est très faible .
Réponse de le 30/12/2014 à 11:14 :
En quoi le détecteur de fumée devrait-il être aux frais du locataire ?
Réponse de le 31/12/2014 à 0:35 :
L'installation est à la charge du propriétaire, l'entretien à celle du locataire.
Réponse de le 02/01/2015 à 4:14 :
"L'installation est à la charge du propriétaire, l'entretien à celle du locataire. " : Faux... On n'oblige pas les propriétaires à mettre aux normes électriques (ils loueraient les caves qui crament à plus de 700 euros sinon...), on ne va pas non plus imposé les équipements de sécurité...
a écrit le 29/12/2014 à 19:44 :
Il faut être fou pour investir dans l'immobilier dans ce pays socialiste ou on vous raconte tout et son contraire en quelques mois. L'immobilier s'ecroulera tant que "moi président" et sa bande d'incompétents seront la
Réponse de le 30/12/2014 à 1:24 :
Merci flambi

Manolo n'a fait que quelques ajustements et comme toujours la machine d'énarques a complexifier fonctionne très bien
Réponse de le 30/12/2014 à 8:25 :
Ca tombe très bien, tu peux investir dans les entreprises et l'économie ne s'en portera que mieux
Réponse de le 30/12/2014 à 8:26 :
car attirer un maximum de rentiers branleurs sur le marché n'a rien résolu au problème du logement comme chacun le sait très bien.Ne retournons donc pas au système Sarkozyste.
Réponse de le 30/12/2014 à 10:47 :
@tron : toujours à répendre vos idées reçues! Le placement immobilier reste un placement anxiogène qui n a aucun rapport avec l investissement entreprise .
Réponse de le 30/12/2014 à 12:11 :
les placements immobiliers par toutes les incitations ont faits grimper la demande donc les prix
Réponse de le 30/12/2014 à 18:47 :
L'immobilier s'écroule depuis que SARKOZY a imposé les normes de 2012!!!
Réponse de le 30/12/2014 à 20:41 :
on pleure parce que la planète étouffe, et de l'autre, on accuse Sarkozy d' avoir imposé les RT2012. A moins que ce ne soit lui le responsable du réchauffement climatique.
Réponse de le 31/12/2014 à 6:48 :
arrêtez de nous faire rire, vus savez très bien que la rt 2012 est très loin de tout expliquer, quand on distribue déjà à tombeau ouvert un ptz pour l'ancien, des scellier et des déductibilités d'emprunts sur un marché tendu on gonfle la bulle mécaniquement.
a écrit le 29/12/2014 à 17:43 :
On ne pouvait pas mieux montrer que faute de confiance l'économie de marché ne fonctionne pas: l'Etat a tout fait pour supprimer la visibilité, changé d'avis plusieurs fois et instauré un climat anxiogène sur un secteur qui est par définition celui de l'investissement à long terme. L'immobilier repartira dès que le secteur sera convaincu du départ des socialos.
Réponse de le 29/12/2014 à 19:18 :
socialo ou pas, à ce prix là seuls les neuneus achètent !
Réponse de le 30/12/2014 à 8:27 :
+1 ahbon
a écrit le 29/12/2014 à 17:43 :
On ne pouvait pas mieux montrer que faute de confiance l'économie de marché ne fonctionne pas: l'Etat a tout fait pour supprimer la visibilité, changé d'avis plusieurs fois et instauré un climat anxiogène sur un secteur qui est par définition celui de l'investissement à long terme. L'immobilier repartira dès que le secteur sera convaincu du départ des socialos.
Réponse de le 30/12/2014 à 8:28 :
Non l'économie repartira quand les gens arrêteront de prendre le logement pour des sources de profits sans rien branler, ce qui plombe la compétitivité des entreprises.
a écrit le 29/12/2014 à 16:45 :
Sans les socialistes, l'immobilier se porterait beaucoup mieux.
Réponse de le 29/12/2014 à 17:34 :
Comme partout dans le monde?
Réponse de le 29/12/2014 à 17:43 :
les locataires aussi a qui on épargne rien !
Réponse de le 30/12/2014 à 14:53 :
Ha ben ça oui, le gouvernement précédent s'il avait été réelu aurait au moins eu la décence de pomper encore plus de fric aux actifs pour le reverser sur le marché comme entre 2008 et 2010 et de reporter la nécessaire purge du marché sur les suivants en 2017. Là on se demande ce qu'attendent les socialos hein...
Réponse de le 30/12/2014 à 18:50 :
Sans SARKOZY, les normes de 2012 ne serait pas là pour augmenter le prix de la construction et les "moins riches" pourraient encore faire construire avec leur salaire... Quand a l'autre benêt de HOLLANDE si il ouvrait ne serait ce que le quart d'un yeux, verrait qu'en supprimant l'obligation de cette norme absurde permettrait de relancer la construction... Mais dans les deux cas ça oblige d'avoir des politiciens qui réfléchissent !

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