Accès à la propriété : les jeunes modestes touchés de plein fouet par 40 ans d'inégalités

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La probabilité d'acheter sa première résidence principale est plus élevée de 15 points en moyenne, lorsqu'une aide de la famille est reçue.
La probabilité d'acheter sa première résidence principale est plus élevée de 15 points en moyenne, lorsqu'une aide de la famille est reçue. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
En deux décennies, la part de propriétaires chez les 25-44 ans les plus modestes a été divisée par deux. Chez les jeunes les plus aisés, elle a bondi.

En 1973, parmi les "jeunes ménages" (25 à 44 ans) les plus modestes, environ un sur trois (34%) était propriétaire. Quarante ans plus tard, ils n'étaient plus que 16%. Tel est le constat accablant d'un rapport publié lundi 30 mai par la Direction de la recherche, des études, évaluations et statistiques (Drees).

Et si l'on prend la période allant de 1988 à 2013, la part de propriétaires a été divisée par deux parmi les 25 à 44 ans les plus modestes.

De plus en plus de jeunes aisés deviennent propriétaires

A contrario, "alors que l'accès à la propriété des plus modestes s'est détérioré depuis la fin des années 1980, il s'améliore depuis quarante ans pour les plus aisés", observe Drees.

Ainsi, la part des propriétaires s'est accrue au sein des jeunes ménages les plus aisés: ils étaient 66%, soit les deux tiers en 2013, contre 43% en 1973.

 Ainsi, "la stabilité globale du taux moyen de jeunes propriétaires depuis les années 1990, autour de 45% de la classe d'âge, masque une tendance de long terme fortement inégalitaire", souligne la Drees.

Propiété 25-44 ans

De meilleurs héritages et des conditions d'emprunts favorables

Selon la Drees, au-delà des politiques du logement, des conditions d'emprunt et des prix de l'immobilier, c'est l'aide de la famille qui a joué un rôle significatif dans ces évolutions. Ainsi dans les années 2000, la part des 25-44 ans les plus aisés ayant reçu une donation ou un héritage au cours des quatre dernières années a été trois fois plus élevée que celle des plus modestes. Or, la probabilité d'acheter sa première résidence principale est plus élevée de 15 points en moyenne, lorsqu'une aide de la famille est reçue, a constaté la Drees.

Par ailleurs, selon une étude de Deloitte, la France est le pays européen où l'on consacre le plus d'années de salaires pour acheter un logement. En France, un 70 m² vaut 7,9 années de salaires en moyenne, indique le cabinet de conseil. Tandis qu'au Danemark on ne consacre que 2,1 années de salaires pour acquérir son logement.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 05/07/2016 à 11:07 :
C'est une bonne analyse, merci.

Il est évident que l'héritage que lègue la génération des trente glorieuses permet de continuer d'entretenir la consommation de façon générale, comme on voit bien que ce sont eux également qui achètent des voitures neuves actuellement, ou leurs enfants ou leurs petits enfants.

Mais quand cette génération aura totalement disparu et son patrimoine financier et immobilier avec ça va faire très mal, si je possédais plusieurs maisons en ce moment j'en profiterais pour vendre parce que d'ici 10 à 15 il n'y aura plus personne pour acheter, en tout cas c'est pas la Loi du travail et la politique forcenée européenne d'austérité qui va nous y mener.

Il est obligé que les peuples finissent par se révolter contre ce régime économique et politique reposant sur de plus en plus d'inégalités, c'est le moment pour l'oligarchie de faire des concessions, et des vraies, parce que plus elle attendra et plus la révolte sera injuste et violente, nous commençons à en être au stade de la colère n'attendez pas que la haine nous guide bon sang !
a écrit le 08/06/2016 à 8:04 :
L'accumulation de normes, de lois, d'impôts rend la construction trop coûteuse. La loi du marché s'applique puisqu'on ne construit pas assez. Moitié moins qu'il y a 20 ans.
Pas la peine d'accuser la spéculation, ça ne veut rien dire. Le responsable c'est l'administration qui produit tellement de normes que la France étouffe. Il y en a 400000 en France et 80000 lois qu'on est sensés ne pas ignorer. C'est presque une atteinte aux droits de l'homme !
Réponse de le 09/06/2016 à 12:24 :
Non, ce qui la rend trop couteuse , ce n'est pas l'énorme mais entre autres choses le cout du foncier qui a pu grimpé, la hausse étant nourrie par toutes les subventions étatiques.Autrement dit l'argent public n'a pas cessé d'alimenter les rentes.
Réponse de le 11/06/2016 à 14:42 :
"L'accumulation de normes, de lois, d'impôts rend la construction trop coûteuse." : Foutaise! L'immobilier ancien atteint des prix délirants sans même respecter les bases des normes électriques pour une simple raison : Le marché est subventionné pour éviter toute baisse si bien que ça en fait un placement plus sûr et plus rentable que d'autres!
On veut que les prix baissent? Passons à un marché libéral, un marché que l'on ne subventionne pas pour que les ventes soient possibles sans une baisse des prix!
Entre les PTZ pour que les jeunes puissent acheter plus cher que leurs revenus le permettent, les Robiens, Scellier, Pinel, etc. qui font qu'il est intéressant d'acheter plus cher pour louer, les réductions fiscales pour que les travaux soient payés par d'autres contribuables, etc. : C'est cette gabegie qui fait qu'il est intéressant d'acheter des clapiers à plus de 100 000 euros!
a écrit le 02/06/2016 à 11:34 :
Avec la réforme des aides au logement qui va s'appliquer au 1er juillet 2016 (article 140 de la loi de finances 2016), les ménages qui ont un loyer supérieur à un (bas) plafond calculé selon la zone géographique de résidence et le nombre de personnes au foyer, verront leur aide au logement soit diminuer, soit être totalement supprimée. Cela va impacter directement les plus fragiles (ceux qui ont peu de revenu et qui ont un loyer cher à défaut d'avoir trouvé autre chose de plus abordable). Seront principalement concernés les jeunes, les accédants et les personnes en maison de retraite/établissement, principalement dans les grandes agglomérations et à Paris en tenant compte de sa petite couronne. Dites merci à notre Président et aux élus qui ont voté ce texte.
a écrit le 31/05/2016 à 13:58 :
Tant que les banques exigeront le sacro-saint CDI pour accorder un crédit immobilier, la génération "précaire" ne pourra pas acquérir sa résidence principale, même quand les mensualités sont inférieures aux loyers dans le parc social...

Apparemment, pour ceux qui rédigent les politiques d'attribution de prêts, si M. ou Mme A., malgré l'irrégularité de ses revenus, paie chaque mois depuis plusieurs années un loyer de 400 euros, a des comptes sains, voire même une petite épargne de précaution, elle ne pourra pas rembourser des mensualités de 300 euros...

Je suis sûre qu'une banque qui déciderait d'octroyer des crédits immobiliers pour l'achat d'une résidence principale en tenant uniquement compte des loyers acquittés chaque mois par les demandeurs et sur leur gestion financière doperait ses parts de marché, sans accroître ses risques... Après tout, un CDI n'est plus un emploi à vie et l'on passe vite de cadre à bénéficiaire du RSA...
Réponse de le 31/05/2016 à 16:20 :
Ne leur donnez pas d'idées, malheureux! Ces dernières années, pour "permettre" aux jeunes générations de payer toujours plus cher l'immobilier (solvabilisation artificielle des acheteurs), les banques ont déjà introduit :

- L'allongement des durées de crédit. Jusqu'il y a environ 20 ans, on considérait comme "exagérément long" un crédit sur 18 ans. Aujourd'hui, ils vous proposent sans sourciller des prêts sur 20, 25, 30 ans (j'ai emprunté vers 2011, je ne sais pas s'ils n'ont pas introduit les prêts sur 35/40 ans depuis).

- La baisse des taux (il est vrai, essentiellement conjoncturelle) pour passer en 20 ans de taux à 15% à des taux de sensiblement 0% aujourd'hui (bon, d'accord, 1,5% et encore en baisse).

- Les prêts sans apport, pour élargir le nombre de candidats possibles.

Si vous militez pour qu'en plus ils introduisent les prêts aux CDD et précaires (qui n'est pas forcément une mauvaise chose en soi, à condition de supprimer les saletés ci-dessus), ils vont exiger évidemment une hypothèque sur l'appartement, tous vos bien, vos reins et votre premier-né. Et ils vont s'en servir pour augmenter les prix, pas pour augmenter l'accessibilité du logement.
a écrit le 31/05/2016 à 11:29 :
Je souhaite que les impots locaux soient augmentés:c'est un excellent moyen de redistribuer entre les propriétaires aisés et les jeunes demandeurs de logements.Ou alors passons au loyer négatif,qui sera redistribué a tous ceux qui ont droit a se loger
a écrit le 31/05/2016 à 10:54 :
"De plus en plus de jeunes aisés deviennent propriétaires"

Bref, les gosses des ex-peaces and love que nous verrons ce soir sur France 2 ,les fameux ex- jeunes ménages de 1973.Sans oublier , les 3,6 millions de cadres dans ce pays ( affolant) dont les gosses ont peu soucis de logement , vu que beaucoup de ces cadres ont achetés des logements pour les mettre en location.
a écrit le 31/05/2016 à 8:45 :
Le dernier paragraphe montre bien la decorrelation des prix des logements par rapports aux revenus des acheteurs. Un jour ca va forcement s arreter, surtout si l etat au bord de la banqueroute arrete sa politique de subvention et de logement cher (quand les baby boomers seront majoritairement mort et donc plus un poids electoral important ?)

En tout cas, ce jour la, les acheteurs (d apres l article les francais issus des familles les plus aisés) vont se mordre les doigt d avoir achete
Réponse de le 31/05/2016 à 11:35 :
Avez vous observer les derniers chiffres: +11% de transactions dans l'ancien sur Paris, des prix qui dépassent la moyenne de 8000 euros du m2, +10% pour les ventes de voitures neuves tiré par les premiums allemandes, l'assurance vie qui collecte plein pot. Elle est où la crise? Si vous vous ne pouvez pas acheter ne vous inquiétez pas beaucoup d'autres le peuvent.
a écrit le 31/05/2016 à 8:37 :
Il y a d'autres facteurs qui jouent comme l'impatience des jeunes quant à la réalisation de leurs rêves. Quand j'ai acquis mon premier appart il s'agissait d'un petit t2 avec travaux. L'investissement m'a obligé à rouler dans une casserole pendant plusieurs années. Ça je peux confirmer que beaucoup de Primo accédants ne sont pas prêts à le vivre. Gavés d'émissions de télé réalités et de jeux vidéos, ils aimeraient tous aménager dans un appart tendance avec la Mini dans le garage. Un pinceau ou une clé à molette? Beaucoup ne savent même pas ce que c'est.
Réponse de le 31/05/2016 à 14:30 :
Sauf qu'avec une moyenne d'age d'achat d'un véhicule neuf à 55 ans, je ne sais pas si beaucoup de jeunes ont la Mini dans le garage... si tant est qu'ils aient avoir un garage !
Réponse de le 31/05/2016 à 16:32 :
Joli ramassis de poncifs.

Pour information, les jeunes ont tendance à beaucoup moins acheter leur vouature, à la fois pour des raisons de moyens et de culture.

Pour information, les statistiques ne donnent pas cette tendance ("ils veulent tous une villa de luxe"). Les nouvelles générations se divisent en deux groupes :
- Ceux à qui Papa donne des fortunes (supérieures au salaire d'une vie entière d'un cadre supérieur), à sa mort ou de son vivant. Ceux-ci sont les derniers qui continuent d'acheter les "jolis biens".
- Ceux qui, même avec un bon métier, ne peuvent compter que sur les revenus de leur travail. Une bonne partie est exclue du marché par le niveau délirant des prix. Les autres pagayent, ils achètent plus petit, plus vieux, plus éloigné des emplois, en s'endettant plus longtemps, et donc ont à la fois revu leurs ambitions à la baisse et la part du poste "logement" dans leur budget à la hausse.
Croisez cet article avec d'autres et vous verrez le problème.
Réponse de le 01/06/2016 à 8:03 :
@alatar: je n'ai jamais dit qu'ils voulaient une villa de luxe, je dis juste qu'à force de bourrer le crâne des jeunes avec des émissions où se promènent des dindes siliconées et des benêts tatoués désœuvrés dans des villas californiennes et des voitures de luxes, ils en oublient que ce n'est peut être pas la vraie vie. J'ai réalisé de très belles affaires en refaisant juste un peu la déco d'apparts qui effrayaient les jeunes lorsqu'ils le visitait alors qu'il n'y avait même pas une semaine de boulot pour tout remettre à neuf. Après c'est vrai c'est une semaine où on n'a pas le temps de toucher à la PlayStation.
Réponse de le 01/06/2016 à 9:02 :
@Oui mais...
Les gens que vous citez sont justement des gosses de riches à qui Papa a donné un tremplin doré pour leur permettre d'accéder à la propriété. Ils font la fine bouche parce qu'ils ont du fric et qu'ils ne connaissent pas la valeur des choses, mais aussi, plus légitimement, parce que sur un marché qui a jugé bon de tripler ses prix en 15 ans, les acheteurs sont en droit d'exiger des biens en meilleur état.

Le problème est que les inégalités citées touchent aussi des BAC+5, des ingénieurs à 3000€/mois, qui sont exclus du marché par le niveau des prix. Et là, c'est plus problématique. Et ceux-là ne s'arrêtent pas à un coup de peinture nécessaire, ils prennent le peu de biens qui sont à leur portée financièrement, souvent en état pitoyable, et ceux qui ne trouvent pas de tel "bien" restent sur le carreau, ce que cet article traduit.
Réponse de le 11/06/2016 à 15:34 :
"Et ceux-là ne s'arrêtent pas à un coup de peinture nécessaire, ils prennent le peu de biens qui sont à leur portée financièrement" : Les fous oui... Les autres ne se mettent pas 25 ans de crédit sur le dos pour acheter une ruine.
Le loyer, c'est une perte sèche, mais une perte maîtrisée! L'achat, c'est une perte probable, mais surtout non maîtrisable!
Si on est de nature prudente, on accepte de perdre du fric dans le loyer et on essaye de le récupérer ailleurs. Et là, la liberté n'a pas de prix : Il est plus facile de gratter 400 euros d'augmentation quand le patron sait que vous n'êtes pas tenu à la gorge par un crédit! Accessoirement, on peut louer plus proche du boulot qu'on peut acheter : Moins de frais de déplacement, moins de temps perdu dans les transports, etc.
S'imaginer qu'acheter, c'est forcément se loger gratuitement... Ça a fonctionné pour la génération des enrichis sans cause de l'immobilier.
a écrit le 31/05/2016 à 8:22 :
Il faut diversifier l'offre et permettre a certains de se loger a moindre prix comme aux USA ou l'on peut vivre en camping jardin plutot que dans des taudis humides fermer mais surtout isoler !
a écrit le 30/05/2016 à 23:33 :
La bulle immobilière a plombée notre pouvoir d'achat depuis 15 ans. Cette préférence pour la pierre est une calamité pour notre économie. Pendant ce temps, l'Allemagne investit dans son industrie.
a écrit le 30/05/2016 à 23:17 :
Et le pire est a venir. Les loyers ont ces dernières années augmentés et ne redescendent plus ! conséquence, une classe pauvre qui devenant vieux n'aura pas les moyens de se loger. On aura qu'a faire comme aux USA est vivre dans des mobilhomes, caravanes dans des campings a vie.
Réponse de le 31/05/2016 à 8:42 :
Les pauvres actuels ont d autres problemes que de savoir ou ils vont vivrent dans 30 ou 40 ans ... Surtout que d ici la les prix auront surement baisses (les baby boomers seront mort (-> flux vendeur) et l etat n aura plus les moyen de subventionner l immobilier cher). Au pire il y a toujours la solution d aller habiter dans un pays moins cher !
a écrit le 30/05/2016 à 21:55 :
l'info intéressante de cet article n'est pas tant des soit-disant inégalités mais le prix délirant du logement en regard des revenus. Et donc le fait que la France est assise sur une énorme bulle immobilière, encore gonflée par des taux d'intérêts quasi nuls. En 2009 le patrimoine net des ménages s'élevait à 9400 milliards, pour moitié constitué d'immobilier ; En cas d'explosion de la bulle qui verrait les prix de l'immobilier s'aligner sur ceux du Danemark (environ 2/3 moins élevés) ce serait presque 3000 milliards (1,5 années de PIB) qui disparaitraient, effets économiques ravageurs à la clé.
a écrit le 30/05/2016 à 21:38 :
C'est la conséquence de tous les plans mis en place par tous les gouvernements qui ont faussé l'équilibre de l'offre et de la demande. Toutes ces mesures fiscales ne font que faire grimper les prix et généralement finissent dans les poches des promoteurs. Les jeunes ménages ne peuvent plus acheter car les prix sont complètement décorrélés des salaires. Seuls les taux bas actuels arrivent encore à atténuer un peu cette charge.
a écrit le 30/05/2016 à 20:34 :
Cela est simplement la conséquence de deux faits 1. les coûts récurrents de la propriété ne cessent de croître (impôts et charges) 2. Le fossé entre les riches capables d'être compétitifs au niveau international et les plus modestes attachés à leur territoire se creuse.
a écrit le 30/05/2016 à 18:50 :
Et ils veulent supprimer l'ISF ?
Réponse de le 30/05/2016 à 21:42 :
La résidence principale, au regard de l'ISF, est d'ailleurs une formidable niche fiscale puisqu'elle bénéficie d'un abattement de 30% sur sa valeur. Cet état de fait doit logiquement pousser les prix de l'immobilier à la hausse. Encore un effet pervers de l'ISF et une bonne raison de supprimer cet impôt insensé.
Réponse de le 31/05/2016 à 7:29 :
bruno_bd: je vais surprendre mon ami taxoman @alatar en vous disant que je suis contre la suppression de l ISF ..Mais pour une réforme profonde de cet impôt . En dedors du fait qu il est "grossièrement" injuste puisque surtout frappant les couples mariés sans tenir compte du quotient familial il a ou plutôt a eu l avantage d être accompagné d une niche fiscale qui permettait aux fortunés (!) d investir dans les PME moyennant une réduction d ISF de 50 % . Sauf que les instances europeennes ont restreint cette niche fiscale aux seules PME nouvellement crees et innovantes : les bras m en tombent ! L europe dans sa majorité a suprimé cet impôt comme l allemagne qu elle juge inconstitutionnelle et impose ses règles . A croire que mr Valls en 2011 avait raison, comme tous la plupart des économistes le pensent ,
que l ISF fait fuir l investessement s il n est pas perçu par l ensemble des pays europeens . l ISF est devenu de fait
un impôt "demago" , l impôt sur les riches approuvé par plus de 75% des français : il faut par consequent l étendre , l appeller ISP ( impôt sur le patrimoine) , le rendre progressif et accompagné d une niche fiscale pour ceux qui investissent mais difficile â comprendre qu un impôt est juste s il est accompagné de niche fiscale qui est alors perçue comme une perte pour l état. Si ce n est pas le cas : impôt à supprimer en urgence .
Réponse de le 31/05/2016 à 8:50 :
@malcomprenant
Je ne suis pas si "taxoman" que ça. Je suis favorable à un renforcement des taxes sur le patrimoine avec en contrepartie une réduction des taxes sur le travail. Je suis favorable à une surtaxe (que vous appelez sursurtaxe) très violente des résidences secondaires dans les bassins d'emploi, accompagnée d'une baisse équivalente des impôts des actifs dans ces mêmes bassins. D'une manière générale, je suis pour une augmentation de la taxation du capital et de la rente, avec baisse équivalente de la taxation du travail (y compris certaines côtisations patronales, vous savez, le fameux "coût du travail"). Mais ça ne peut être fait qu'à échelle internationale, sinon on n'aura réussi qu'à provoquer un exode de nantis cupides.
Pour ce qui est de la résidence principale, pour moi elle ne doit pas être exonérée d'ISF. Ca poussera les prix à revenir à la normale. Quand un trois pièces de 80m² à Paris comme seul patrimoine vous rend redevable de l'ISF (1 million d'€ de patrimoine), ça ne signifie pas qu'il faut exonérer la résidence principale d'ISF, ça signifie que le marché immo est malade et obèse, et c'est un grave problème pour le pays et pour la nouvelle génération de potentiels acheteurs (tiens, c'est justement le sujet de cet article!).
Réponse de le 31/05/2016 à 9:47 :
@alatar : j ai beau chercher je ne vois pas ou sont les zones tendues ..ni arcachon ni biarritz sont en zone tendue ! ni même bordeaux toulouse ou nantes ou les prix sont 2 fois et demi moins cher que l IDF . Je répète : les prix ne baisseront pas à Paris même en surtaxant lourdement comme vous le souhaitez . Je n ai JAMAIS vu un prix baisser en le surtaxant . Paris est comparable à Londres NY et toutes les grandes métropoles du monde ..Le seul remède est une vraie decentralisation dont personne ne veut ; suivre par exemple ses etudes dans le quartier latin ..c est trop bien!
Réponse de le 03/06/2016 à 9:12 :
"j ai beau chercher je ne vois pas ou sont les zones tendues ..ni arcachon ni biarritz sont en zone tendue"
Ca tombe bien, les jeunes ne cherchent pas dans cette zone, ils cherchent là où il y a du boulot.
Pour Arcachon et Biarritz, je serais curieux de connaître la moyenne d'âge des acheteurs, je dirais qu'elle doit se situer entre 50 et 60 ans.
Pour ce qui est de Nantes, Bordeaux et Toulouse, effectivement c'est moins cher que Paris (qui ne l'est pas?), mais en parallèle, les salaires sont moins élevés, et par conséquent on trouve également le phénomène de génération sacrifiée dans ces villes, pour faire simple : tous ceux nés après 1980.

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