Crédit immobilier : vers la fin de la reprise ?

 |   |  861  mots
Pourquoi les banques risquent de remonter les taux de crédits immobiliers fin 2015 ?
Pourquoi les banques risquent de remonter les taux de crédits immobiliers fin 2015 ? (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
La distribution de crédits immobiliers est forte en ce début d'année, mais la reprise devrait s'estomper. La faute aux banques qui ont déjà rempli leurs objectifs et ne veulent pas financer à outrance les projets immobiliers.

En France, le crédit est certainement la caractéristique la plus pertinente à prendre en compte pour analyser de l'évolution des prix de l'immobilier. Certains comme l'économiste Jacques Friggit estiment même que le niveau élevé des prix des logements en France proviendrait uniquement de l'environnement financier, caractérisé par une baisse tendancielle des taux de crédits depuis le début du 21e siècle, ainsi que par l'allongement des durées de prêts.

Les évènements récents confirment en partie cette thèse : ces trois dernières années, alors que les taux de crédits immobiliers n'ont cessé de dégringoler à des niveaux nominaux jamais vus, la correction des prix fut toutefois extrêmement lente (-2,2 % en, 2014 et -1,7 % en 2013 et 2012, selon les chiffres de l'Insee) comparée à la hausse du début des années 2000 où les prix ont plus que doublé, alors que les revenus des ménages n'ont crû que de 30 %.

Les prix sont repartis à la hausse !

La baisse exceptionnelle et imprévue des taux de crédits immobiliers lors de ce début d'année (2,26 % en mai contre 2,61 % fin 2015 selon les chiffres de la Banque de France) a même participé à faire repartir le marché. Dans les zones où la demande de logements est très présente, les prix sont repartis à la hausse !

La fédération nationale des agents immobiliers (Fnaim) faisait état la semaine dernière d'une hausse des prix lors du premier semestre de 0,4 % au niveau national, qui se concentre fortement sur les grandes métropoles. Ce redressement des prix va par exemple à contrecourant des prédictions des économistes du Crédit Agricole qui prévoient une correction graduelle jusqu'en 2018 pour que soit gommée la hausse des prix par rapport aux revenus sur la période 1998-2008.

Les banques vont freiner

Cependant, il se pourrait que ces experts n'aient pas encore complètement tort. Car la reprise ne serait que passagère à en croire certains professionnels de l'immobilier. « Il ne faut pas s'emballer », tempère ainsi Ulrich Maurel, président du courtier immobilier Immoprêt.

« Nous craignons que cette reprise du marché immobilier ne se casse dès le second semestre 2015, car la plupart des banques ont déjà atteint plus des trois-quarts de leurs objectifs annuels de distribution de crédits immobiliers. Et il y a fort à parier qu'elles freinent leur production en cette deuxième partie d'année pour éviter les risques de surchauffe », explique-t-il.

Problème, « si les banques ont déjà atteint leurs objectifs annuels, c'est aussi parce qu'elles considèrent que les renégociations de crédits (46 % de la production globale en mai 2015) sont des affaires nouvelles. Mais de fait dans la réalité ce n'est pas le cas », déplore Ulrich Maurel.

Reprise de la correction du marché ?

Ainsi le marché immobilier en France pourrait rependre sa correction graduelle, avec les effets pervers que cela entraine : « Un tel changement de paradigme dans la politique de distribution de crédits des banques affectera d'abord les primo-accédants et les ménages les plus modestes, des publics considérés comme moins solvables », ajoute Ulrich Maurel.

Face à l'afflux de dossiers et ayant atteint leurs objectifs, « les banques sélectionnent davantage et privilégient les clientèles les plus aisées qu'elles nomment « clientèles Premium » ou « Gold » », précise Sandrine Allonier, responsable des relations banques du courtier Vousfinancer.com.

Remontée des taux

Le coup de frein des banques devrait aussi se matérialiser par « une remontée des taux d'intérêt de crédits », prédit Sandrine Allonier, qui a déjà constaté chez une quarantaine de banques, majoritairement non coopératives, que les taux ont été remontés. Elle estime toutefois que « le niveau des taux ne dépassera pas 2,70 % sur 20 ans en moyenne en fin d'année, soit un niveau qui reste d'un point de vue historique extrêmement bas », explique-t-elle.

Bref, les banques françaises sont une nouvelle fois en train de prouver leur aversion au risque de surchauffe du marché immobilier. Une attitude par ailleurs louée par nombre d'experts depuis la crise financière de 2008. La contrepartie à cela est évidemment une relative atonie de leur politique de crédits en période de reprise.

Un risque dans le bilan des banques ?

Mais il ne faut aussi pas occulter que les banques ont dans leur bilan près de 900 milliards d'euros de crédits immobiliers, dont 85 % à taux fixe qui ont pour beaucoup été renégociés ces dernières années à des taux très bas.

Cette masse de crédits à taux fixe les expose fortement à un risque de remontée des taux de refinancement dans les prochaines années. Un problème que la Banque de France avait d'ailleurs mis sur la table l'année dernière.

Les banques françaises ne peuvent donc pas maintenir indéfiniment une production de crédits immobiliers à taux fixe à des niveaux de taux aussi bas. Au-delà d'empêcher la formation d'une bulle immobilière, c'est aussi pour maintenir leur propre solvabilité que les banques pourraient à l'avenir se montrer très prudentes dans leur distribution de crédits.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/08/2015 à 15:40 :
La reprise dans l'immobilier, ca sera après la fin du papy boom (dans 30ans, en 2045) en attendant, ca ne peut que se dégrader.

Il y a déjà plus beaucoup plus de vendeurs que d'acheteurs... attendez de voir les effets du papy-boom.
a écrit le 20/08/2015 à 8:43 :
Ceux qui ont acheté au tout début des années 2000, c'est sur, ils sont contents d'avoir acheté. J'aurais fait pareil en période haussière évidente (voyez plutôt la pyramide des ages)...

Mais il faut être con pour acheter en ce moment. 20 à 25 ans à endurer... à voir la valeur de son bien baisser, ca va faire mal.

Je ne suis pas sur que la baisse sera vraiment de 70%, même si c'est ce qu'il faudrait pour mettre en adéquation les prix avec les salaires, mais en tout cas, il ne fait aucun doute que les prix vont baisser fortement en pendant longtemps.

Ceux qui ont de la maille ou des qualifications, ils se barrent à l'étranger, et les pauvres ils restent. Vaut mieux attendre et louer. En plus les loyers baissent partout.
a écrit le 01/08/2015 à 18:01 :
Il y a 3 cas.

CAS1: Lorsqu'il y a 5 vendeurs et 100 acheteurs, le prix du marché, c'est celui des 5 acheteurs les plus riches.

CAS2: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 100 acheteurs, les acheteurs les plus riches prennent les plus "belles" maisons, et les plus pauvres prennent les plus "moches".

CAS3: Lorsqu'il y a 100 vendeurs face à 5 acheteurs, alors il n'y a plus de concept de prix du marché. Seuls les vendeurs les plus désespérés vendent.

Actuellement l'indice iti donne le nombre d'acheteurs par vendeur (Cherchez "indice de tension immobilier - indice iti") en France est de 0,4. Il y a plus de vendeurs que d'acheteurs. On est dans le CAS#3.

De plus, le papyboom, le chomage, les emplois précaires, la fuite des investisseurs, la baisse des loyers, la montée des taxes proprio, la fuite des retraités à l'étranger (Portugal, Thailande, Belgique...), la baisse de la vente de crédits (cherchez "accord de Bâle III") la remontée de la courbe de dépendance des français, poussent à anticiper une situation dégradée pour les vendeurs.

Et je ne parle même pas des taux qui pourraient augmenter. Century21 annonce qu'une hausse des taux de 1% fera mécaniquement baisser les prix de 15%. Cela fera un grand manque à gagner pour les vendeurs. (Cela ne changera rien pour les acheteurs qui devront donner plus à a la banque et moins au vendeur).

Bref, plus le temps passe, et plus la situation s'empire pour les vendeurs... Ceux qui n'auront pas vendu à la fin de l'été seront les grands perdants. Lorsqu'ils réaliseront que la pente est descendante pour les 30 prochaines années à cause du papy-boom, il n'est pas exclus d'assister à une vente panique.

Il ne fait pas bon être propriétaire durant l'éclatement de la bulle immobilière.
Réponse de le 02/08/2015 à 13:01 :
Le 1er: un ami qui m'a sorti exactement le même discours et qui est toujours locataire (à Paris).
Le 2ème: le mien, qui a acheté et qui verra son crédit se terminer en fin d'années.
Mais bon, continuez à vous fier à vos indices en carton.
PS: l'indice iti n'est pas un argument dans le 6eme. ;-)
Réponse de le 24/08/2015 à 19:24 :
après l'éclatement de la bulle immo, rien ne vous empeche d'acheter. Mais si vous achetez maintenant, vous allez perdre bcp d'années de travail inutilement pour engraisser un papy-boomeur qui a déjà eu la vie très facile. Votre altruisme vous honore.
Réponse de le 24/08/2015 à 20:37 :
Si vous pensez qu'acheter en 2000 et acheter en 2011 est comparable. Je ne puis rien pour vous.

Pour les autres, continuez d'attendre que les prix s'effondrent un peu plus avant d'acheter - si vous pensez toujours que c'est intéressant.

Un ami a acheté et il est dans la m...de jusqu'au cou. Couvert de dépenses et de taxes (qui vont augmenter d'ailleurs). Il en a encore pour 21ans.
J'ai le même travail que lui. J'épargne en louant. J'ai placé mon argent avec parcimonie. Ces placements me rapportent plus que mon loyer et le butin grossit chaque année. Je peux déjà, aujourd'hui acheter plus grand que mon ami qui a acheté au mauvais moment - alors que nous étions dans la même situation au début. Mais je vais attendre un peu plus, et dans 2ans, je m'offrirai une résidence secondaire en plus, pour le même prix - sans me mettre dans la me*de.
a écrit le 26/07/2015 à 11:43 :
il suffit d'ouvrir ses yeux pour voir que rien ne se vend et que les prix descendent - et tout cela malgré les taux historiquement bas.
Réponse de le 03/08/2015 à 9:48 :
Avec 720 000 ventes rien que dans l'ancien en 2014 (chiffres notariaux) vous trouvez que rien ne se vend? Arrêtez donc de croire les professionnels du secteur qui quoi qu'il arrive ne font que pleurer et cherchent â obtenir encore des nouvelles mesures du gouvernement. Les chiffres notariaux ne mentent pas eux...
Réponse de le 24/08/2015 à 20:39 :
allez voir l'indice de tension immobilière!

Il y a 2,5 vendeurs par acheteur en
France, alors qu'il faudrait 2,5 acheteurs par vendeur pour que les prix se maintiennent!

Vous voulez un dessin?
a écrit le 25/07/2015 à 19:59 :
Comment expliquer à tous ceux qui parlent de bulle que la vulgarisation a des limites. Il n'y a pas de bulle en France pour diverses raisons techniques: le marché est régi par l'offre et la demande dans lequel on ne trouve plus aucun spéculateur. Les crédits à taux fixes et la sélection des banques empêchent une dérive type subprime. Nous ne sommes pas non plus dans la situation espagnole qui a vu des spéculateurs étrangers construire des centaines de milliers de logements de mauvaise qualité dans des déserts. Enfin l'immobilier est un actif tangible, qui hormis les petites surfaces en zones tendues plébiscitées par les investisseurs est recherché pour sa fonction première à savoir son occupation par ses propriétaires. Vous pouvez toujours attendre devant les agences immos l'éclatement de votre "bulle" pour vous ruer sur les bonnes affaires, n'oubliez pas de prévoir pas mal de provisions, certains attendent depuis plus de 10 ans...
Réponse de le 27/07/2015 à 10:28 :
Je cite "dans lequel on ne trouve PLUS de spéculateur". Signe que le marché s'est retourné et que l'immobilier redescend vers sa valeur d'usage.
Réponse de le 04/08/2015 à 3:15 :
haha. le mec veut nous convaincre d'acheter en disant "il n'y a plus de bulle pour des raisons techniques... blabla le marché est régi par l'offre et la demande... ou les spéculateurs ont fuit... blabla...
Il croit que les taux fixes empechent une crise type subprimes. Ha le mec qui n'y connait rien.

En attendant, il n'avance aucune raison technique... C'est trop compliqué à expliquer. Le chomage? Les emplois précaires? Le papy-boom? La fuite des retraités à l'étranger? La montée des taux qui effraye les vendeurs (manque a gagner énorme pour eux: 15% pour chaque augmentation de 1% de taux d'emprunt d'après Century21), La fuite des investisseurs? L'encadrement des loyers? La baisse des loyers (déjà commencée avant la loi sur l'encadrement)? La montée de la taxation des propriétaires? La fuite des jeunes actifs (les mieux formés)?

En tout cas, j'ai bien rigolé. Il ne fait plus aucun doute que la bulle va exploser. On attend juste avec du pop-corn depuis début 2015 (et non 10ans, comme ce rigolo de malcomprenant). Dans les cycles immo, 2 ans d'attente, c'est très court, pour une baisse de 75%.
Réponse de le 05/08/2015 à 17:41 :
@rigolo: plus de 700 000 transactions dans l'ancien sur l'année 2014 selon les notaires et 2015 sera meilleure encore selon les premiers chiffres. Mais rigolo va certainement nous faire croire que les chiffres avancés par les notaires sont faux et participent à cette immense conspiration nationale mise en place par les professionnels du secteur (ou peut être même les franmacs, la secte Haoun ou les martiens...). Encore un gourou qui nous annonce l'apocalypse pour demain... Ou après demain. Si l'on suit certains spécialistes du secteur cela fait 15 ans que le grand soir de l'immobilier est pour imminent. En attendant je conseille à Rigolo de se positionner devant une agence Immo parisienne pour être le premier demain matin pour profiter du crach. Certains "spécialistes" ont fini de sécher comme ça d'ailleurs. Peut être dans sa grande bonté sera-t-il prêt à me verser quelque aumône, me lancer au visage une poignée de centimes pour me débarrasser de mon appart du 5ème qui ne vaudra plus une cacahuète lorsque le soleil se lèvera. Bon je m'égare... Mais en parlant de rigolo là je crois qu'on en tient un bon...
Réponse de le 05/08/2015 à 17:49 :
Faut être sacrément aveugle (ou alors habiter au milieu du 16ème arrondissement de paris) pour ne pas encore remarquer la multiplication des panneaux "à vendre" des vendeurs qui cherchent à se débarrasser de leurs biens avant que les prix ne s'effondrent. Et personne ne veut acheter. (Peut être plutôt devrais je dire: personne ne PEUT acheter? Peut-être les deux, mon capitaine?)

Mais oui je vous l'accorde, les agents immobiliers et les lobbyistes immobiliers tendent à dire que tout va bien et que rien n'a changé et que les prix vont toujours continuer de monter et qu'il n'y a pas de limite aux prix, même si le chomage explose et que les emplois deviennent de plus en plus précaires.

Après, on n'est pas obligé de les croire, ces agents immo.
a écrit le 25/07/2015 à 12:04 :
Le gouvernement veut le retour à la croissance. Tant que les prix de l'immo ne seront pas retournés à des niveaux sains d'avant bulle, la compétitivité sera mauvaise.
C'est pour cela que le gouvernement à décidé d'accélérer le retour aux prix des années 2000. Au long terme, c'est ce qu'il y a de mieux a faire pour notre pays, mais c'est sur que les mal informés qui ont cru investir dans cette bulle y perdront des plumes.
Réponse de le 10/08/2015 à 19:55 :
Ce gouvernement comme le précédent subventionne le marché (pinel, ptz) et fait tout pour éviter l'explosion de la bulle..
a écrit le 24/07/2015 à 13:09 :
Si on va voir l'indice de tension immobilière (cherchez avec google), on se rend bien compte que les prix vont descendre.

Si en plus de cela on regarde l'évolution des taux, on se rend compte que les prix vont descendre très très fort.

Mais si une vente panique se déclenche avant, alors les prix descendront très très fort et très très vite.

Il faut vendre vite avant que cette bulle n'explose.
a écrit le 18/07/2015 à 15:13 :
J'ai réussi à revendre de justesse mes 3 biens l'année dernière.
Je suis bien content d'avoir pu sortir mon patrimoine financier du danger de l'immobilier. Les années à venir vont être très sombres pour les propriétaires.
L'immobilier est incompatible avec l'investissement depuis plus d'un an déjà et cela devient de pire en pire.
Réponse de le 19/07/2015 à 11:31 :
D'accord avec vous sur le diagnostic d'années sombres à venir pour les propitétaires immobiliers.
Quant à "revendre de justesse l'année dernière", c'est un peu une question d'interprétation. Je viens de revendre un bien immobilier au mois de juillet. Là c'est vraiment "de justesse".
a écrit le 18/07/2015 à 2:56 :
@loulou
BRRRR,ça fait froid dans le dos,heureusement qu'il y'a des visionnaires de votre trempe pour nous guider...et laisser nos livret A travailler à 1%... Ça c'est raisonnable au moins.
Réponse de le 20/07/2015 à 9:36 :
Je rejoint Julio sur ce point: Un livret à 0% est bien plus intéressant que l'immobilier en ce moment. (Que ce soit du point de vue du rendement ou de la moins value à venir...)
Réponse de le 22/07/2015 à 18:58 :
Mieux vaut ne gagner presque rien que perdre son argent, qui ne se trouve pas sous le pied d'un cheval
a écrit le 18/07/2015 à 2:52 :
Oui, il n'y a plus rien qui empêche les prix de chuter.

Autrefois, il y avait l'accès facile au crédit, mais actuellement, l'accès au crédit est plus difficile, et plaide pour une baisse forte des prix de l'immobilier.

Des amis qui ont acheté (au prix fort) il y a 2 ans s'arrachent les cheveux. Ils n'arrivent pas à vendre pour déménager pour cause professionnelle, même avec une moins value de 35%, en petite courronne parisienne. Ils se demandent sincèrement comment ils vont faire pour garder leur emploi sans faire une moins value de 50%... Et plus ils attendent plus ils redoutent la remontée des taux, qui diminuera encore plus leur revenus en cas de revente (si jamais ils y arrivent un jour).

Ils en veulent beaucoup à leur agent immobilier qui leur a dit tous les Mensonges Habituels d'Agent Immobilier pour qu'ils achetent: à savoir: "la pierre, c'est du solide", "il suffira de vendre plus cher que vous avez acheté", "dans 5ans vous vendez et avec la plus value, vous achetez plus grand", "Paris, ca ne baissera jamais"...

Et dire qu'il y a 2 ou 3 ans, je voulais acheter moi aussi! Je suis contente d'avoir évité ce piège, qui est tout simplement mortel, financièrement, que ce soit pour un couple ou pour un investisseur.
Réponse de le 18/07/2015 à 11:42 :
Salut,

une moins value de 35% en 2 ans, mais ils ont acheté quoi vos amis ? Parce que par chez moi dans les Yvelines c'est du -3/-4% par an donc ils n'auraient perdu que 10%. 35% ça me parait gros. Ils ont acheté un studio vu sur le périph au 6ème sans ascenseur orienté Nord au pris d'un belle appartement ? Parce que du -35€ en petite couronne parisienne, il faut le faire !!!
Réponse de le 19/07/2015 à 0:48 :
35%,en petite couronne?
Petite couronne d'Evreux?
Être locataire aigrie ne vous oblige en rien au mensonge...

Réponse de le 20/07/2015 à 9:44 :
Cela s'explique par le fait qu'à Paris le nombre d'acheteurs par vendeur est tombé de 5 à 1 en l'espace de 2 ans, et ce chiffre poursuit actuellement sa chute. C'est normal que les prix s'effondrent dans de telles conditions.
En France, en moyenne, il y a 0;4 acheteurs par vendeur. Cela fait 2 fois plus de vendeurs que d'acheteurs.
Réponse de le 20/07/2015 à 10:58 :
A moins de faire une plus-value incroyable et illusoire par les temps qui courent, revendre au bout de 2 ans n'est jamais une bonne affaire.
Réponse de le 20/07/2015 à 12:02 :
Oui, si vous allez sur le site www.immobilier-danger.com, vous verrez qu'en ce moment cela s'explique par le fait qu'il y a plus de vendeurs que d'acheteurs en ce moment, à Paris. (Il y avait 5 fois plus d'acheteurs que
a écrit le 17/07/2015 à 11:32 :
Bonjour,
Une remontée des taux est illusoire car cela renchérirait l'immobilier européen, cela casserait la reprise frémissante en Europe et empècherait fnalement l'investissement synonyme d'innovation, d'embauche et de nouveaux marchés.
De plus le Papy-boom va compliquer la donne en terme d'invetissement. Effectivement la réforme des retraites plafonnera très certainement bon nombre de retraite ce qui obligera les enfants à aider leurs parents et donc limitera la part disponible pour l'investissement immobilier.
En dernier lieu les prix sont encore trop élevé si on les corrèle avec le niveau de vie moyen français, même en régionalisant cette corrélation on est encore 20-25% au dessus de la normal du marché. Il suffit de comparer avec l'Allemagne pour s'appercevoir qu'il y a une surévaluation anormale du marché immobilier en France qui ne se justifie ni par d'hypothétique hauts revenus des citoyens, ni par des investissements étrangers massifs (Hormis peut-être à Paris, Lyon ou Bordeau).
Donc on peut facilement anticiper que le marché va continuer à baisser en terme de tarif, que les taux ne bougeront pas sous peine d'empécher plsuieurs pays de la zone euro de se recapitaliser sur les marchés et enfin que la demande restera faible tant que l'emploi stable (donc en CDI) ne repartira pas à la hausse. 2014 = 98% de CDD signés donc impossible pour ces personnes même si elles sont très bien payées d'acheter un bien immobilier car les banques ne pretent qu'aux chefs d'entreprises, focntionnaires et salariés en CDI.
a écrit le 17/07/2015 à 10:39 :
Vous avez un doute sur l'éclatement de la bulle immobilière et le retour des prix dans le tunnel de frigitt?

le chômage est record (nous avons eu plus de 600 chômeurs supplémentaires par jour - oui par jour! - depuis plus de 3ans en France), les emplois se précarisent de plus en plus (les CDD et les emplois au black ne sont pas solvables et donc ne sont pas des acheteurs), la chute du nombre d'acheteurs par vendeur (indice iTi) exemple: à Paris, le nombre d'acheteurs par vendeur est passé de 5 à 1 en l'espace de 2 ans, et en france, il y a désormais en moyenne 0,4 acheteurs par vendeur! - et le papy boom va réduire ce ratio encore plus!, la dépendance accrue des français qui va s'empirer pendant les 20ans à venir avant de se stabiliser, la chute des loyers, la montée des taxes, la chute du rendement locatif (les investisseurs vendent car ils sont de plus en plus souvent en négative equity - rendement négatifs: cela engorge encore plus le marché de biens immo en vente - face à des acheteurs toujours absents), la fuite des retraités à l'étranger (portugal, thailande...), le papy boom (qui durera 20ans), et même la remontée des taux.

Il est donc financièrement suicidaire d'acheter avant l'éclatement imminent de la bulle immobilière.

Si vous avez encore un doute, les prix ont descendu alors que les taux sont à des niveaux historiquement bas... Qu'est ce que ce sera, si les taux se stabilisent et cessent de descendre? Voir pire, s'ils remontent.

Ceux qui seront propriétaires durant l'éclatement de la bulle immobilière seront les grands perdants.
Réponse de le 17/07/2015 à 16:19 :
Les prix remontent.
Réponse de le 17/07/2015 à 21:19 :
@loulou34: et déjà 7 ans que je demande à mon maçon de quartier de baisser ses prix de 50% ..il veut pas!! Faites moi rêver loulou
Réponse de le 18/07/2015 à 8:45 :
Tout est une question de confiance, le reste n'est que de la philosophie et de théorie infondée.
Réponse de le 18/07/2015 à 12:45 :
le probleme n'est pas le maçon mais toutes les subventions et crédits faciles déversés généreusement sous la tragédie ump : union pour le maximal de profits
Réponse de le 19/07/2015 à 19:49 :
Maçons, ne baissez pas vos prix.

Maçon avec un client Rentier, je ne baisserai surtout pas mes prix avec lui! Il est prix entre le marteau et l'enclume, le rentier, en ce moment. Les loyers baissent et les taxes augmentent. Il ne peut plus se permettre d'avoir un bien mal entretenu, et il est un peu à ma merci. J'en fais ce que je veux. Une période comme celle ci avec des cibles aussi faciles, faut en profiter. Ils payent ou ils trépassent financièrement. C'est la marche du bagne, pour eux.
Réponse de le 20/07/2015 à 9:46 :
Pour les maçons, les proprios sont des cibles faciles, prises entre le marteau et l'enclume. Les loyers baissent et les taxes augmentent, d'une part, réduisant leur rentabilité, et d'autre part, l'offre augmente et les gens n'hésitent plus à déménager pour trouver mieux et moins cher. Du coup, les propriétaires sont forcés de faire des travaux d'entretien pour ne pas avoir trop de vacances locatives. Les maçons auraient tort de se priver.
Réponse de le 22/07/2015 à 18:15 :
Et oui le maçon aurait tort de baisser ses prix ..pareil le plombier l électricien etc ..et les doux rêveurs pensent toujours que le prix du neuf va baisser.
Réponse de le 22/07/2015 à 19:02 :
les maçons n'ont jamais été un problème, ils font un travail difficile il est normal qu'ils soient rémunérés décemment, ce sont les autres les parasites, les rentiers, les spéculateurs, les bénéficiaires du système sarkozy , qui a je le rappelle subventionné la demande sur un marché tendu.Résultat les prix grimpent, n'importe quel imbécile est capable de le deviner.
Réponse de le 22/07/2015 à 21:22 :
Il est possible que certains prestataires, à une époque où l'on finançait n'importe qui pour l'accession à la propriété, sur des crédits longues durées sans apports avec subventions , aient voulus profiter du filon en augmentant ses prix, tout comme le vendeur de foncier, pourquoi s'en priver, les financements par l'argent du contribuable suivaient.comme une lettre à la poste.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :