Crédits à l’achat : c’est le moment d’emprunter

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Les taux fixes à vingt ans étaient encore de 3,40% en janvier 2014 et de 2,59% en janvier 2015, selon le courtier meilleurtaux.com. Ils sont désormais inférieurs à 2%.
Les taux fixes à vingt ans étaient encore de 3,40% en janvier 2014 et de 2,59% en janvier 2015, selon le courtier meilleurtaux.com. Ils sont désormais inférieurs à 2%. (Crédits : Reuters)
Les taux des crédits n'ont jamais été aussi bas. Les clients les plus aisés peuvent encore obtenir des ristournes sur les tarifs affichés. Toutes les demandes solvables sont actuellement financées, même pour les plus modestes, pour peu qu'ils bénéficient de revenus stables et réguliers.

Les taux des crédits immobiliers battent chaque mois de nouveaux records à la baisse. En mars, ils crevaient un nouveau plancher à 2% pour un emprunt à taux fixe sur vingt ans, pour les meilleurs dossiers.

« Nous sommes même descendus à 1,85 % pour un très bon profil, c'est du jamais vu ! », dit Philippe Taboret, directeur général de Cafpi, le premier courtier en crédits immobiliers du marché.

Pour mémoire, les taux fixes à vingt ans étaient encore de 3,40% en janvier 2014 et de 2,59% en janvier 2015, selon le courtier meilleurtaux.com. Pour les emprunteurs, c'est une excellente nouvelle qui, conjuguée à la baisse des prix des logements, améliore sensiblement leur pouvoir d'achat en matière d'immobilier. Le coût total d'un crédit à taux fixe sur vingt ans était de 75.600 euros (hors assurance) en janvier 2014, contre 42.824 euros seulement en mars 2015. En un peu plus d'une année, l'acheteur a économisé 32.776 euros sur le montant total de l'opération. Il peut aussi les utiliser pour acheter plus grand : un cagibi de 3 m2 dans le très cher 6e arrondissement de Paris, un réduit de 5 m2 dans l'arrondissement le moins cher de la capitale (le 19e), ou une pièce supplémentaire de 13 m2 à Lyon ou à Marseille...

Des marges bénéficiaires très confortables

« Il n'y a aucune menace de hausse de taux dans les six prochains mois. Les banques n'ont jamais prêté à taux aussi bas, mais elles n'ont paradoxalement jamais réalisé autant de marge bénéficiaire sur les crédits accordés. Cela tient aux conditions dont elles bénéficient elles-mêmes pour se refinancer, à des taux proches de 0 % ou 0,5 % dans le pire des cas (pour les emprunts d'Etat français à dix ans, OAT). Quant au coût du risque, il est parfaitement maîtrisé, les banques l'ayant majoritairement transféré aux organismes de caution, 60 % des crédits immobiliers étant cautionnés », explique Philippe Taboret.

Dans ces conditions, les taux vont rester durablement bas. « D'autant qu'avec la relative atonie du marché immobilier l'an dernier, les banques sont, pour la plupart d'entre elles, dans une logique forte de conquête pour cette année 2015, avec des objectifs commerciaux qui, pour beaucoup, sont supérieurs à ceux de l'année dernière. Du coup, la concurrence fait rage, ce qui profite aux emprunteurs, en maintenant naturellement les taux très bas », poursuit Maël Bernier, porte-parole de meilleurtaux.com.

Trois critères pour l'octroi de crédits

Du coup, les banques sont résolument prêteuses.

« Aujourd'hui, toutes les demandes solvables sont financées, même quand les revenus de l'emprunteur ne sont pas élevés. Ce qui importe, c'est leur stabilité et leur fiabilité et, bien sûr, que ces mêmes revenus permettent de faire face au crédit », selon Philippe Taboret.

Elles se disputent bien sûr âprement la clientèle la plus aisée, laquelle peut encore obtenir un rabais supplémentaire sur les taux affichés.

Les banques ne sont en revanche pas plus souples sur les conditions d'octroi des crédits, immuables depuis maintenant quelques années.

« Ces critères sont au nombre de trois. En premier lieu, la stabilité professionnelle, impérative. Ensuite, dans 90% des cas, les établissements prêteurs exigent un apport d'au moins 10%, nécessaire pour couvrir les frais de notaire de la vente immobilière. Enfin, la mensualité de prêt ne doit pas dépasser un tiers des revenus nets du foyer. Si ces trois conditions sont bien remplies, les emprunteurs obtiennent leur prêt immobilier sans aucun problème », conclut Maël Bernier.

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a écrit le 21/05/2015 à 13:06 :
L'immobilier va exploser dans les années qui viennent, je m'explique: cadre dans un grand groupe français, j'ai investi entre autres dans l'immobilier locatif assez jeune. Depuis quelques semaines, de nombreux collègues qui avaient contracté des contrats en assurance vie savent que les rendements sont amenés à chuter drastiquement t dans les années qui viennent et surtout, l'agirc est dans une situation financière telle qu'ils doivent réévaluer leur pouvoir d'achat une fois en retraite. Comprenez bien que parmi les cadres c'est la panique, tout le monde cherche des palliatifs et nombreux sont ceux qui se ruent sur le locatif. Le patron des promoteurs en a parlé ce matin sur bfm avec des chiffres justes publiés: le neuf repart. Si vraiment des solutions ne sont pas trouvées pour les retraites complémentaires, de nombreux cadres très solvables vont se ruer sur le marché et là on pourra réellement parler de bulle.
Réponse de le 22/05/2015 à 12:06 :
"Si vraiment des solutions ne sont pas trouvées pour les retraites complémentaires, de nombreux cadres très solvables vont se ruer sur le marché et là on pourra réellement parler de bulle." : Pour que la bulle puisse éclater, il faut que ces cadres très solvables crament leurs liquidités.
S'ils achètent dans le neuf, c'est tout bénef pour les jeunes cadres de métiers équivalents qui ne subiront pas leur concurrence dans l'ancien.
Ce sera toujours ça de sauver quand leurs cotisations vont augmenter pour payer les petites retraites de cette génération qui dépassent les revenus des cadres avec 10 ans d'expérience.
PS : Merci de rappeler que cette génération bénéficie en bonus d'une retraite par capitalisation. Je doute que mes collègues ingénieurs qui enchainent les CDD et vivent en collocation pourront se constitué la même dans cette gérontocratie.
a écrit le 20/05/2015 à 17:59 :
Perso je ne me suis jamais préoccupé du marché en tant que tel. Je loue des meublés et j'en acquière un tous les 6/7 ans en moyenne. Vu que ma pension d'indépendant ne va pas être lourde ça mettra de toute façon du beurre dans les épinards.
a écrit le 20/05/2015 à 17:32 :
...le moment d'emprunter... Même avec une baisse des taux, les prix sont en baisse. Les taux vont remonter et baisser le niveau de solvabilité. Les derniers primo-accédants dans les centres vont devoir attendre un moment avant de vendre le studio 2 fois plus cher pour acheter 2 fois plus grand plus loin.
C'est le moment d'acheter! Foncez!
a écrit le 20/05/2015 à 12:11 :
Toutes ces discussions m'en rappelle une que j'avais eu avec un copain -coucou Seb- il y a 14 ans quand on cherchait tous les deux un appart dans le 6eme. Moi j'ai acheté et lui a préféré attendre car "ça allait se casser la gueule!". Bon ben moi il me reste 6 ans a payer, et lui attend toujours avec 2000 euros de loyer par mois...
Réponse de le 20/05/2015 à 14:11 :
Cool story bro. Recommencez donc aujourd'hui.
Réponse de le 20/05/2015 à 14:37 :
C'était donc ...il y a 14 ans !

Comme rien n'est toujours immuable ....
Réponse de le 21/05/2015 à 9:27 :
"blah blah moi il y a 14 ans j'ai acheté donc il faut acheter aujourd'hui".

Très bon exemple! Faites-nous donc rêver : votre appartement dans le 6ème il y a 14 ans vous l'avez payé combien? 3500€ le mètre carré? 4000? Vous l'avez payé sur 15-20 ans avec un salaire d'ouvrier?
Je vais donc m'empresser de refaire la même aujourd'hui, avec ma femme, nous gagnons 3000€ par mois chacun (6000€ pour un couple sans enfants, c'est plus que 91% des couples sans enfants de ce pays...). Tiens, c'est drôle, le 6ème arrondissement de Paris est aujourd'hui à 12 492 € le mètre carré pour un appartement ancien de qualité moyenne! Donc notre pouvoir d'achat en nous endettant au maximum sur 25-30 ans est de 21 mètres carré, pour un appartement "moyen" (c'est-à-dire un appartement pas rénové depuis les années 70, de catégorie énergétique F).
Vous ne voyez toujours pas le problème?
Réponse de le 21/05/2015 à 12:58 :
Quand on gagne 3000 euros par mois on ne cherche pas a acheter dans le 6eme.
Réponse de le 21/05/2015 à 16:27 :
@Arf!

"Quand on gagne 3000 euros par mois on ne cherche pas a acheter dans le 6eme."

C'est drôle, "il y a 14 ans", un 50m² de 2 pièces dans le 6ème valait 224 000 euros. Donc accessible à un couple gagnant 1550 euros par mois chacun (3100 à deux), avec un emprunt sur 25 ans.
Il était donc accessible à 43% des couples sans enfants de ce pays. La surface n'est certes pas énorme, ce n'est pas la panacée, et 43% c'est peu, mais bon, c'est Paris, dirons-nous.

Aujourd'hui, pour racheter le même, à 12 492 € le mètre carré et alors que l'appartement a vieilli de 15 ans, c'est 700 000€.
Il est donc accessible, en emprunt maximal sur 25 ans, à... des couples gagnant 4900 euros par mois chacun (9800 à deux), soit précisément 3% des couples sans enfants de ce pays.

Venez donc m'expliquer en quoi il est légitime qu'un arrondissement entier, qui "il y a 14 ans" était accessible à 43% de la population, est à présent réservé aux 3% les plus riches. Je vous attends

Et au passage, qu'on ne vous entende pas pleurnicher sur le fait que l'Etat taxe vos plus-values de +212%, ou le fait qu'avec un petit 3 pièces de 80m² dans le 6ème comme seul patrimoine, on vous demande à l'ISF : c'est la conséquence directe de vos appétits de détenteur et vendeur net.
a écrit le 20/05/2015 à 10:34 :
"Les taux baissent..." : c'est le moment d'emprunter !
"Les taux augmentent ..." : vite c'est le moment d'emprunter.
"Les prix montent" : c'est le moment d'acheter !
"Les prix baissent" : vite, c'est le moment d'acheter...
La vérité, c'est que les prix sont surévalués en France de 70 % en moyenne http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/prix-immobilier-evolution-1200-2015-a1048.html , et que les prix des logement baissent de 2 à 3 % par an.
Moralité, sauf à vouloir se réveiller avec une fameuse gueule de bois, il est urgent d'ATTENDRE ...!
a écrit le 19/05/2015 à 21:50 :
Je pense qu'il est fortement conseillé aux quarantenaires qui n'ont pas encore franchi le pas d'investir dans leur résidence principale et ce quel que soit leur statut. Actuellement, les retraités qui s'en sortent sont ceux qui possèdent leur principale et ce malgré des niveaux de pension que nous n'aurons pas. Les salariés du privé comme ceux du public vont se voir massacrer leurs retraites pour ceux qui sont nés à partir des années 70. En 2023, les retraites complétantes seront soit en défaut de paiement soit fortement diminués pour le privé, quant aux fonctionnaires la situation ne sera guère meilleure avec un taux d'endettement qui a dépassé les 100% du PIB. La banqueroute guette avec au mieux à l'instar de la Grèce une mise sous tutelle et une diminution de moitié des pensions, au pire une cessation de paiement pour les retraités du public. Ceux qui misent sur la capitalisation peuvent aussi rapidement en être pour leurs frais avec leur placement préféré en assurance vie sur des fonds euros constitués d'obligation d'état en quasi faillite et qui lorgne sur ce magot de 1700 milliards. Bref, il vaudra mieux ne plus avoir à payer de loyer, pour ma part mon crédit Immo arrive à terme et j'avoue que j'en suis fortement soulagé. Les années qui viennent ne pourront pas être favorable aux locataires retraités, c'est économiquement malheureusement impossible.
a écrit le 19/05/2015 à 19:18 :
Encore un article de pub pour les professionnels de l'immobilier !!!
a écrit le 19/05/2015 à 19:16 :
Les taux sont effet au plus bas et les marges de négociation importante. La question n'est pas tant de savoir si le marché va continuer à baisser ou pas (une remontée des taux annulerait immédiatement l'effet recherché), mais plutôt de connaître les prévisions d'inflation qui semble pouvoir repartir sous l'effet du QE de la BCE. Une inflation qui repartirait a seulement 2% (soit les objectifs de la BCE) permettrait à ceux qui ont acheté des biens de qualités et bien négociés actuellement de faire une excellente affaire à terme. Si la BCE réussit son pari, de nombreux acquéreurs vont se frotter les mains, dans le cas contraire...
Réponse de le 19/05/2015 à 20:16 :
"Une inflation qui repartirait a seulement 2% (soit les objectifs de la BCE) permettrait à ceux qui ont acheté des biens de qualités et bien négociés actuellement de faire une excellente affaire à terme" : Les raisonnements sur les moyennes... Si on peut acheter la bouffe et électroménager plus cher, la limite est atteinte pour le poste de dépense logement pour bien des ménages.
La BCE fera tout pour maintenir ou relancer les bulles immobilières et protéger les banques mais les arbres ne montent pas au ciel...
a écrit le 19/05/2015 à 16:36 :
Bonjour,
L'équation pour une "reprise" du marché immobilier n'est pas présente. Certes les taux d’intérêts sont bas mais il faut tempérer cela par deux points précis :
- Les taux vont rester bas pendant encore quelques années. D'après les analystes la situation devrait peu évoluer avant 2018-2020 donc après les élections présidentielles d'une bonne partie des nation ouest européenne.
- LEs prix sont tellement surévalués qu'acheter actuellement c'est prendre le risque de se retrouver en negative equity à moyen terme avec une perte estimable dans la fourchette de 15-20% pour les grandes agglomération et jusqu'à 30% dans les petites communes et à la campagne voir plus avec la fin annoncée des politiques européennes de subventions des autoroutes et du tout pétrole. Ces mêmes petites communes verront leurs impôts locaux exploser sous peu afin de les désenclaver via des transports en commun propres et modernes comme le train,le tramway ou encore des services réguliers de bus électrique ou à hydrogène.
D'après moi le marché français étant un des seuls à ne pas s'être effondré brutalement va subir une lente dégradation et il ne retrouvera jamais ses niveaux de 1998-2008 qui constituaient une bulle spéculative qui ne sera certainement pas reproduite par les générations X,Y et Z donc les jeunes étant nés entre 1978 et 1998.
La baisse est donc inéluctable jusqu'à une stabilisation dans les prix constatés en Allemagne qui a un tissu social similaire à la France et une meilleure réussite économique. Cela veux donc dire une correction de 20% environ des prix du marché, sur les prix actuels de 2015, au minimum. 30% serait plus exact, évidemment cela va faire perdre de l'argent a beaucoup de foyer ayant investit dans la décennie des excès, en même temps la dévaluation de leur bien devrait normalement à terme leur permettre de baisser leurs impôts fonciers et pour certains leur ISF. Seuls les bien d'exceptions échapperont à cela mais on parle de bien dont le prix de départ est à 1 milllion d'euro donc de luxe donc intemporel.
A bon entendeur ... .
Réponse de le 19/05/2015 à 19:25 :
Chiffres notariaux: 720 000 transactions dans l'ancien en 2014. Je ne parle pas de crédits renégociés mais bien de logements qui ont changé de main. Il n'y aura aucune reprise car il n'y a eu... aucun plongeon sérieux du nombre de transactions comme le serinent les pros du secteur pour obtenir encore je ne sais quel geste du gouvernement. Arrêtez d'écouter les pleureuses et consultez donc les données notariales.
Réponse de le 19/05/2015 à 19:38 :
Marrant, ça va faire bientôt 15 ans qu'on entend les mêmes gourous répéter la même chose.
Comparons ce qui est comparable et vérifions si les conditions d'une bulle sont réunies:
1/les allemands n'ont pas les mêmes rapport à la propriété que les latins.
2/ la sélection des banques françaises empêchent l'accord de crédit à des ménages insolvables limitant les risques de type "sub primes", et ce d'autant plus que les français achètent à taux fixes.
3/ pas non plus de bulle spéculative a l'espagnole qui a vu des milliers de biens de mauvaises qualités construits au milieu de déserts et inoccupés.
4/ la grande majorité des acquisitions en France dans l'ancien sont le fait de particuliers pour leur résidence principale. Peu de spéculateurs sur ce secteur.
5/ l'immobilier est un actif tangible.
6/ le marché réagit par rapport à l'offre et la demande et évidemment subit des fluctuations (comme un marché) suivant des cycles assez réguliers.
Cycle baissier: certainement.
Bulle: aucun éléments correspondants.
Réponse de le 20/05/2015 à 10:00 :
Bonjour,
Votre réponse est orientée et donc éventée.
- Les allemands ont au niveau de la population le même désir d'accès à la propriété dans les grandes agglomérations mais les loyers étant moins cher qu'en France ils s’accommodent mieux que les français de cette perte de capital que représente un loyer. Il y a donc une nuance de taille.
- Pour les banques je pense que vous mélanger plisieurs sujets. LA sélection des banques est effectivement relativement sérieuse et pour la plupart des crédit les taux sont fixes quoi que renégociables dans la temps en cas de baisse des taux. Néanmoins le fait que les français achètent à taux fixe n’empêche absolument pas les banques de consolider les dettes immobilières au sein de produits à marge fixe et régulière ce qui permet l'émission de produits financiers stables, c'est une former de titrisation que vous appelez "subprime". Donc ne mélangeons pas tout surtout lorsque vous ne maitrisez pas le sujet.
- Concernant votre affirmation d'acquisition dans l'ancien elle est inexacte et surtout elle est à moduler région par région et agglomération par agglomération. Il ne se dégage aucun profil type en France mais uniquement des tendances par région et par commune. Concernant les primo-accédants d'Ile de France par exemple nous sommes massivement dans l’achat en neuf car le prix est corrélé à la réalité du marché et proche du prix de construction avec une marge faible pour l'entrepreneur ce qui limite les risque de negative equity pour l’acheteur. On peux donc faire dire ce que l'on veux aux chiffres.
- L'immobilier est un actif tangible effectivement mais c'est une vérité de lapalisse. Il faut acheter au son du canon et vendre au son du violon tout comme sur le marché action. Le marché immobilier étant cyclique ET générationnel, il va baisser jusqu'à que la génération née entre 1978-1998 devienne quinqua car échaudée par la décennie de excès de 1998-2008. Actuellement par rapport à la moyenne européenne UK excepté car n'étant pas en zone euro, la France possède un marché immobilier largement surévalué en comparaison de son PIB et des revenus de sa population. L'Allemagne plus performante est bien plus raisonnable concernant son marché immobilier et cela devrait constituer notre objectif pour assainir les prix sans justification qui existent sur des biens sans grande valeurs autre que les rêves de richesse des vendeurs. Comme l'immobilier est un actif tangible justement on peut mesurer sa valeur en terme de matériaux, d'architecture, d'état, de soin apporté à l'entretien et al construction etc .. et il est évident que la majorité des biens sont largement surévalués étant donné que les prix de vente sont bien plus élevés que le prix que cela représenterait de construire sur un terrain nu, il s'agit donc d'une bulle car prix injustifié basé sur de la confiance et sur de l’inflation tarifaire injustifiée par des élément tangibles. L’État français par contre fait tout pour protéger ce secteur car l'éclatement de la bulle créerait un tsunami bancaire insoutenable.
Donc nous sommes effectivement en profond désaccord sur nos analyses respectives mais vous conviendrez qu'au moins de mon coté je vous donne des explications je ne suis pas péremptoire avec des affirmations non fondées ou basées sur de la "croyance".
Correction supportable pour la société française afin de relancer la machine d'achat : -22%/25%
Réponse de le 20/05/2015 à 11:40 :
Sauf que... A l'instar de nombreux "spécialistes" qui postent sur ce blog depuis de nombreuses années (et qu'on ne voit d'ailleurs plus depuis pas mal de temps), vous avez du mal à comprendre que le marché s'est maintenu malgré la faiblesse des performances économiques. Nous ne sommes pas en présence d'une bulle car nous ne sommes ni dans la situation américaine ni dans la situation espagnole. On peut également ajouter d'autres éléments comme la colossale épargne des français qui, et je le répète, pour des raisons culturelles ont un faible pour la pierre et qui savent que leurs retraites ne seront pas au niveau de leurs aînés. La plupart des transactions aujourd'hui, qui restent malgré tout à des niveaux très élevés ne sont pas le fait de spéculateurs entretenant une bulle (la plupart des acquéreurs savent que les possibilités de plus valeur sont faibles), mais de ménages souhaitant assurer leurs arrières au moment de la retraite (résidence principale ou complément de revenu). Nous sommes purement et simplement sur un marché d'offres et de demandes en quête de point d'équilibre. Pour l'instant, et j'investis dans l'immobilier depuis plus de 30 ans, je ne me suis pas trop planté...
Réponse de le 20/05/2015 à 11:45 :
Je crois que notre ami marousan ne connaît pas les prix en Europe du Nord et particulièrement en Suède ou on s'endette sur 100 ans. Si en France on est en présence d'une bulle, quelle peut être la définition de la situation dans les pays nordiques?
Réponse de le 20/05/2015 à 11:58 :
Pourquoi voulez vous relancer une machine qui tourne déjà à plein régime avec plus de 700 000 ventes l'année dernière?
Réponse de le 20/05/2015 à 13:19 :
@@@marousan
"blah blah mais non ce n'est pas une bulle".

Dans ce cas, vous serez d'accord sur le fait qu'il est impératif de réformer d'urgence le secteur de la manière suivante :
- Supprimer toutes les aides, défiscalisations, APL, PTZ et autres, puisque "le marché est sain", les prix ne bougeront pas.
- Taxer très fortement tout ce qui est vacant et résidences secondaires en zones tendues et bassins d'emploi. Puisque le marché est sain, ça ne pose pas de problème puisqu'il n'y a pas de bulle ni de rétention spéculative.
- Réformer la taxe foncière, on se plaint trop souvent de n'y voir pas clair, supprimer toute la grille de calcul actuelle et passer au même modèle que des pays communistes comme les Etats-Unis : la taxe foncière annuelle, c'est 2% du prix du bien sur le marché. Puisque le marché est sain, ça ne posera pas de problème.
Réponse de le 20/05/2015 à 14:29 :
En expert du marché suédois, vous savez donc que le prix du m² tourne autour de 3000 euros à Stockholm. Le fait que la moitié environ des emprunts soit souscrite sur une durée supérieure à 40 ans est liée à une offre de crédit qui n'a rien à voir avec celle que l'on connaît en France. Ces emprunteurs souscrivent des prêts in fine : ils ne paient mensuellement que les intérêts et rembourse la totalité du principal lors de la dernière échéance, avec la plupart du temps le fruit de la revente de leur bien.
Réponse de le 20/05/2015 à 16:37 :
La suppression des aides au logement ne feront pas chuter les prix en zones tendues, elles contribueront simplement à accentuer la gentrification des centres villes très bien décrite par le géographe Christophe Guilluy en dégageant le peu de classes moyennes et d'étudiants qui y survivent encore. Le marché est en train de s'ajuster de lui-même: fortes chutes des prix et des transactions dans la France périphérique (voir ouvrage du même nom) et fortes résistance dans les grands bassins d'emploi voir même progression.
Réponse de le 20/05/2015 à 17:28 :
"La suppression des aides au logement ne feront pas chuter les prix en zones tendues, elles contribueront simplement à accentuer la gentrification des centres villes" : Et? On doit siphonner les impôts de ceux qui sont trop riche pour être aidé afin de les expulser des centres?
Désolé : JE N'AI PAS A SUBVENTIONNER LA CONCURRENCE! Si on rame pour louer un logement en gagnant 1800 euros par mois, c'est parce-qu'on est plus solvable en gagnant moins mais en bénéficiant des APL!!!
a écrit le 19/05/2015 à 15:37 :
"Quant au coût du risque, il est parfaitement maîtrisé, les banques l'ayant majoritairement transféré aux organismes de caution, 60 % des crédits immobiliers étant cautionnés"
1) aux USA ca s appelait Fanny May et Freddie Mac. Resultat c est le contribuable qui a du les renflouer. J ai comme l impression que le contribuable francais va le sentir passer quand la bulle va exploser
2) 60 % cautionne, ca veut dire 40 % qui le sont pas. Quel impact sur le bilan des banques si ces prets ne seront jamais rembourses ?
a écrit le 19/05/2015 à 15:34 :
Article debile: les taux sont certes bas et donc on emprunte pour pas cher. Par contre ce qu on achete est surevalue. donc vous allez acheter a credit quelque chose qui va perdre de la valeur ... Quel est l interet de gratter 1-2 % sur le cout du credit si ce que vous achetez va perdre 20 % ???
Surtout si on fait comme dans l article et on emprunte 90 % du prix (apport=10%), c est un coup a se retrouver en negative equity :-(((

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