De quelle crise du logement parle l’UMP ?

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La crise du logement est récente selon Nicolas Sarkozy... est-ce bien le cas?
La crise du logement est récente selon Nicolas Sarkozy... est-ce bien le cas? (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Nicolas Sarkozy a dénoncé lors d'une convention à l'UMP une crise du logement récente. Pourtant le mal-logement est loin d'être une nouveauté. Il dénonce en fait la crise de la construction qui fait perdre des profits au monde des affaires, ainsi que la crise de l'accession pour les classes moyennes, qui va de pair avec la folle hausse des prix par rapport aux revenus depuis le début des années 2000.

"Contrairement aux idées reçues, la crise du logement est récente", clamait mercredi après-midi Nicolas Sarkozy lors de la « Convention logement » organisée au siège de l'UMP. Ou comment insinuer que la situation actuelle est la résultante de la politique du gouvernement en place. Mais de quelle crise du logement parle-t-il donc ? Assurément pas de celle des mal-logés, que la fondation Abbé Pierre dénombrait déjà à 3,5 millions en 2006.

Aujourd'hui, d'aucuns avancent qu'il manque 800.000 logements en France. Mais ceux-ci concernent en réalité des personnes "aux portes du logement", selon les termes de la Fondation Abbé Pierre.

"Ce chiffre est la somme des 100.000 personnes sans domicile, des 150.000 personnes hébergées dans le cadre de dispositifs collectifs, des 150.000 à 300.000 personnes contraintes à un hébergement chez des proches, et enfin des 300.000 personnes vivant dans des conditions atypiques", expliquait sur son blog Thomas Grjebine, économiste à l'OFCE.

Il manque donc bien des logements en France, mais à des prix abordables et de qualité décente, pour au moins 800.000 personnes. Pourtant la France est l'un des pays européens qui construit le plus de logements par habitant ! Autrement dit, s'il faut construire plus en France (l'objectif de 500.000 logements par an a été donné lors des deux derniers quinquennats), il faut le faire en grande partie pour les démunis.

Le secteur privé pourra-t-il assumer la production pour loger les plus démunis?

Et qui peut dire aujourd'hui que le monde des affaires pourra assumer la production de logements à des prix extrêmement bas pour ceux qui en ont besoin, alors même que les promoteurs immobiliers ont toutes les peines du monde pour construire des logements à des prix décents pour les classes moyennes ? Un constat s'impose : concentrer la production globale de logement sur du logement social soutenu par les pouvoirs publics n'a rien d'absurde.

Dans son programme, l'UMP s'oppose à ce constat et propose à l'inverse de "refonder totalement la politique du logement social". En modifiant la loi SRU qui impose 25% de logement sociaux dans chaque commune, par la limitation des "prescriptions de la loi aux flux, et non aux stocks, avec un pourcentage de 25 % pour les nouvelles opérations qui pourra être augmenté par les agglomérations, mais qui ne pourra excéder 35 % des nouveaux logements construits, pour ne plus assécher l'offre de logements libres".

Or dans les zones tendues, limiter la part de logements sociaux d'un côté et accroître celle des logements libres de l'autre, risque d'augmenter substantiellement l'effort pour se loger des ménages aux revenus modestes qui auraient pu accéder à des logements sociaux dans l'état actuel des choses.

Certes, comme le dénonce l'UMP, la loi SRU actuelle a comme effet pervers d'accroitre le prix des logements des classes moyennes dans les zones tendues, car elle déséquilibre la balance économique des opérations pour les promoteurs.

Mais quand on sait que le nombre de demandeurs de logements sociaux atteint 1,8 million d'unités, alors que seulement 467.000 HLM sont attribuées chaque année, il paraît plus juste socialement de maintenir une production optimale de HLM, tout en proposant, comme le fait toutefois le parti de droite, de remettre un maximum de transparence dans l'attribution des logements sociaux. Sur ce point, la mairie de Paris expérimente d'ailleurs depuis peu un système plus juste et moins opaque, en s'inspirant de ce qui a été fait dans la ville de Rennes.

Les crises selon l'UMP

En réalité, l'UMP dénonce deux crises : d'une part, la crise de la construction, qui s'est aggravée depuis la prise de pouvoir de François Hollande. "Le marché est aujourd'hui profondément grippé", a expliqué Nicolas Sarkozy mercredi après-midi. "On est passé de 500.000 constructions neuves par an en 2007 à moins de 360.000 en 2014", a-t-il ajouté. Que faire pour remédier à cette crise selon l'UMP ? D'abord donner la possibilité à l'offre de produire davantage et à meilleur prix en libérant le foncier, en abaissant la TVA sur la construction sous condition de prix de vente plafond, et en réduisant les contraintes administratives.

Toute la classe politique française est consciente de ces enjeux. Le gouvernement actuel a d'ailleurs amorcé un choc de simplification notamment par le biais d'ordonnances, mais les acteurs du secteur disent en attendre encore les effets. S'alignant globalement sur les mesures du gouvernement actuel, l'UMP propose aussi d'instaurer un moratoire sur les normes, de supprimer les exigences de places de parking dans les Plan locaux d'urbanisme (PLU), de limiter les recours abusifs, d'assouplir les normes PMR (personnes à mobilité réduite), et de réduire les délais d'instruction des permis de construire.

Libérer l'accession pour les classes moyennes

D'autre part, l'UMP dénonce la crise du logement pour les classes moyennes, matérialisée par un poids du budget consacré à leur logement trop lourd. Cet état de fait est une constante depuis la folle hausse des prix de l'immobilier en France, amorcée il y a quinze ans. Sur cette période, ils ont plus que doublé alors que les revenus ont pour leur part crû de moins de 30%...

Pour revigorer la demande des classes moyennes, l'UMP met le paquet sur l'accession à la propriété. Après une période 2002-2012 où la droite a instauré divers prêts à taux zéro, la loi TEPA (avec une déduction des intérêts d'emprunts), les dispositifs Scellier, Robbien et Borloo, elle propose désormais une garantie de l'Etat sur les prêts bancaires afin de rendre plus solvables les classes moyennes exclues de la primo-accession. Le problème de ces mesures, censées tirer l'accession vers le haut, c'est qu'elles ont par le passé eu des effets inflationnistes, alors que la part des propriétaires en France n'a augmenté que de manière marginale : 58,2% en 2012, contre 56,1% en 2002.

La propriété plutôt que la location, l'UMP en est persuadé, c'est une demande des Français. C'est pourquoi il propose aussi d'abroger la loi sur l'encadrement des loyers adoptée sous François Hollande, qui ne s'appliquera qu'à Paris intramuros, au nom du rétablissement des libertés contractuelles entre bailleurs et locataires... Mais le parti de droite propose en supplément de fluidifier les résiliations des baux des locataires et de faciliter l'expulsion des mauvais payeurs. Plus que le retour à un équilibre relatif, l'UMP propose en fait de faire pencher la balance du côté des propriétaires, au détriment des locataires.

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Commentaires
a écrit le 27/04/2015 à 20:20 :
Il a déjà oublier que la plus grosse crise du logement est de sa faute? Merci à Sarkozy pour avoir imposé les normes 2012 et le surcout de la construction qui en découle...
a écrit le 26/03/2015 à 14:31 :
c'est déjà ce que fait mon maire UMP dans les yvelines, en ne construisant plus de logements sociaux et en priviligiant la construction de logements et maisons en propriété ! il attitre de nouvelles personnes qui voteront en plus pour lui ce sont aussi ses intérêts , car un grand nombre de personnes ont peur de nouveaux logements sociaux et des pauvres !!!!!!! oui vraiment !!
a écrit le 25/03/2015 à 20:15 :
Mais qu'avait donc fait madame Boutin ministre du logement sous son règne.
a écrit le 25/03/2015 à 16:36 :
Entre toutes les niches jamais supprimées et la possession d'immeubles pour sa soi disante retraite il est possible de trouver un juste milieu. Le règlement des successions devrait permettre de résoudre cette hausse ininterrompue des prix dans les zones tendues. Un appartement à chacun des héritiers le surplus revenant à la ville. Diminution des impôts garantie et prix en baisse en permettant aux seules primo accédants de participer aux enchères; Un peu d'effort cérébral M.Sarkosy et consorts.
Réponse de le 27/04/2015 à 20:22 :
Si il faisait le moindre effort cérébral, il ne se présenterait pas... C'est pas un cérébral juste un arnaqueur en promettant mont et merveille et en donnant l'enfer aux électeur pendant que lui même profite un max!
a écrit le 25/03/2015 à 15:59 :
A quand une nation gouvernée par une personne compétente , HONNETE et capable de gérer les pires situations sans penser à son propre luxe , son propre confort , sa postérité et s'occuper avant tout du bien-être de son peuple . Dans ces conditions l'étiquette importe peu et peut-être pourrons nous enfin vivre dans un monde ou le mot humain aura retrouvé tout son sens (excusez tout cela n'est qu'utopie) il yaura toujours des fervents
de camping été comme hiver par tous les temps et températures
Réponse de le 27/04/2015 à 20:24 :
Vu que ça ne c'est jamais produit en quelques millions d'années; il faudra attendre qu'on s'autodétruisent ou qu'une autres espèce nous efface de la surface de la planète pour connaitre ce que vous demandez...
a écrit le 25/03/2015 à 15:45 :
dsd
a écrit le 25/03/2015 à 14:40 :
La bulle immobilière en France est orchestrée par les politicards depuis 20 ans. cette bulle immobilière ne peut qu'exploser, les rentiers peuvent préparer leurs réserves de mouchoirs.
Les 2 cancers immobiliers de la France sont :
a) les énormes surfaces vacantes qui coutent cher aux collectivités qui doivent supporter les servitudes, routes, eau, electricité, égouts, espaces verts, etc
b) les énormes niches fiscales qu'il conviendra de supprimer le plus vite possible.
Réponse de le 25/03/2015 à 16:24 :
Supprimer les "niches fiscales" n'a pas été un sucés, c'est pour ça que les socialistes ont vite fait machine arrière après un premier essais qui a achevé de décourager les investisseurs. A force de rendre les expulsions impossibles (c'est à dire encourager les voleurs) et de taxer toujours plus, on rend la tache impossible à ceux qui veulent construire.
Comme vous le dites vous même, il y a des propriétaires sans locataires. Mais admettez qu'il n'y a pas de locataire sans propriétaire.
Sortez de vos vieux poncifs de la lutte des classes et autres communisteries passéistes. Comprenez que plutôt que cracher sur ceux qui ont su se constituer un pécule à investir, il est plus productif pour la société de les guider en leur accordant des facilités quand ils battissent des projets utiles.
Et en quoi le fait d'habiter une Habitation à Loyer Modéré est plus gratifiant que d'accéder à la propriété ? Quel avantage tire la société d'entretenir des gens dans une situation précaire d'assistanat conditionnée par le budget en déroute d'une nation sur-endettée ? Surtout lorsque créer les conditions pour leur émancipation ne demande qu'à ficher la paix aux investisseurs au lieu d'empiler les emplâtres sur une jambe de bois vermoulue. Les chiffres sont pourtant simples, il manque 800.000 logements. Vous pensez réellement que l'état peut financer leur construction et assurer leur gestion de façon efficace, rapide et pérenne ? Les gouvernements successifs de tous les bords ont bien prouvé que non.
Réponse de le 25/03/2015 à 16:46 :
Taxer le plus lourdement possible, sans exception, toutes les surfaces locaux vacants sera salvateur car les rentiers seront placés devant 2 choix :

1er choix :
remettre sur le marché de la vente ou de la location, le cas échéant en faisant des travaux de mise à niveau ce qui donnera beaucoup de travail aux entreprises du batiment ...
au passage l'Etat bénéficiera des vertus de ces mises sur le marché :
a) ces travaux créeront des emplois en nombres massifs
b) les artisans auront beaucoup de travail
c) l'Etat encaissera des recettes de TVA
d) l'Etat aura moins besoin de construire
e) les prix de l'immobilier à la vente et à la location vont baisser grâce à ces remises sur le marché d'un énorme nombre de M² de surfaces habitables, la bulle immobilière sera terminée

2ème choix :
les rentiers héritiers spéculateurs propriétaires récalcitrants devront payer les lourdes taxes sur la vacant ce qui produira de belles recettes fiscales pour l'Etat et les collectivités

ainsi soit-il terminé cette rengaine des problèmes de l'immobilier en France
Réponse de le 27/03/2015 à 11:26 :
Le "pécule" ont vous parlez, n'oubliez pas qu'il prend la forme de SCI à régime favorable unique au monde. Et ces SCI qui existent aujourd'hui, seraient incapables de "renaître" aujourd'hui aux prix et rendements que nous connaissons. Le pécule ressemble donc franchement à une rente de situation, qui, outre avantager une génération par rapport à une autre, boque complètement le marché.
a écrit le 25/03/2015 à 13:14 :
Il est donc urgent de construire voire adapter des logements 'HLM' (de luxe) à Neuilly, les 25%, la population n'en veut pas, et est donc hors la loi. Dura lex, sed lex.
C'est amusant, quand il était aux manettes, ça allait super bien, et depuis c'est tout figé. Normal, tout le terrain constructible a été employé. Hé, y a pas pensé... :-)
Réponse de le 27/04/2015 à 20:28 :
Élection en 2012;nouvelles normes 2012 voté par Sarkozy... J'ai un peu de mal à faire le rapprochement. Dommage qu'on ne puisse pas remonter le temps et faire en sorte de les supprimer après les élections histoire de voir la différence.
a écrit le 25/03/2015 à 12:31 :
Pinocchio s'est fait battre par pire que lui mais il est tellement mauvais qu'il ne s'en rend même pas compte. Son bilan est au moins égal à celui de son successeur en matière de logement et pas que...!
a écrit le 25/03/2015 à 12:06 :
Duflot a quand même tout détruit, non ? L'idéologie irresponsable de la gauche est quand même responsable du problème actuel !!
Réponse de le 25/03/2015 à 13:18 :
Si vous êtes né en 2012, oui. Si vous êtes né avant, vous savez qu'elle n'a fait qu'hériter la situation de ses prédécesseurs. Qui à utilisé nos impôts pour soutenir la bulle coûte que coûte et retarder le nécessaire assainissement du marché ? On aurait voulu savonner la planche que l'on aurait pas mieux fait. Merci l'ump.
Réponse de le 26/03/2015 à 19:21 :
célafotaduflot, la bouc émissaire bien commode pour cacher sous le tapis tout ce qui s'est passé juste avant son arrivée
a écrit le 25/03/2015 à 11:55 :
Quand il faut 2 ans pour faire expulser un locataire qui ne paie pas, comment voulez vous débloquer les logements vacants.
Sous des prétextes fallacieux de protéger les "plus démunis", l'état se débarrasse, enfouit, de manière hypocrite l'échec de sa politique de logement.
Ne serait il pas plus simple soit: d'expulser rapidement les locataires qui ne paient pas ( en 2 ou 3 mois), ou bien l'état garantit le paiement des loyers et se retourne contre les locataires indélicats. cela débloquerait immédiatement des centaines de milliers de logements.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, c'est vrai que qu'on a une classe politique coupée de la réalité.
Réponse de le 25/03/2015 à 13:17 :
Ce que vous écrivez tombe sous le sens. Qu'attendent les politiques?
Réponse de le 25/03/2015 à 14:12 :
Au Québec il n'y a pas de trêve hivernale. Un locataire est expulsé au bout de deux impayés !!
Revoir le reportage de Complément d'enquête sur France2 où une locataire préférait offrir des cadeaux à ses petits-enfants que de payer son loyer, mettant ainsi gravement en difficulté sa bâilleuse !!
Réponse de le 25/03/2015 à 14:40 :
"ou bien l'état garantit le paiement des loyers et se retourne contre les locataires "
ça existait, c'est bachelot de mémoire qui la supprimée sous l'ère sarkozy, le serpent qui se mord la queue
Réponse de le 25/03/2015 à 14:43 :
Pour quoi vous vous en tête à louer ? Vendez le logement et plus de problème de propriétaire....
Réponse de le 25/03/2015 à 16:28 :
"Ne serait il pas plus simple d'expulser rapidement les locataires qui ne paient pas ( en 2 ou 3 mois) cela débloquerait immédiatement des centaines de milliers de logements. A ce point les propriétaires sont si bêtes de poursuivre ces locations tant problématiques! Vendez et ne pleurez plus.
Réponse de le 27/04/2015 à 20:33 :
Parce que qu'en le locataire paye 600€/mois un logement acheté à 200 000€, ça rapport 0.3% par mois alors que le livret A limité a 22500€ rapporte deux fois plus mais par ans et non par mois...
a écrit le 25/03/2015 à 11:23 :
Taxer lourdement les logements vacants dans les zones tendus !!!
Obliger les propriétaires de loger leur locataire dans des conditions décentes sinon hypotheque par les communes et remise au normes des logements!!!!
Rendre plus facilement expulsable les mauvais payeurs et faire un encadrement des loyers dans els zones les pus tendues !!!!
Revoir le systeme d'attributions des logements sociaux et expulser sous 3 mois ceux qui ont trop de ressource pour étre dans ce type de logement!!!

Voila des mesures courageuses que les politiques devraient entreprendre
a écrit le 25/03/2015 à 11:17 :
880000 transactions en 2011, 660000 en 2012, avec cette réforme imbécile, une de plus. Conséquence avec la corrélation du marché avec une offre trop importante, de plus beaucoup d'insalubres et une politique du logement effectuée par des personnes totalement incompétent en la matière. Et pourtant dès août 2011 les notaires et les pros avaient prédits ...
a écrit le 25/03/2015 à 11:12 :
880000 transactions en 2011, 660000 en 2012 avec cette réforme imbécile décriée de plus très tôt par les notaires et pros. Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Corrélation avec la construction et l'offre disponible trop importante, avec un nombre d'insalubres énorme et une politique publique gérée par des personnes qui n'ont jamais fait du logement !!
a écrit le 25/03/2015 à 11:00 :
800 000 mal logés, oui
1 500 000 logements et locaux vacants aussi c'est le bon chiffre.
solution immédiate : taxer très très lourdement tout les locaux vacants, et ce sera efficace tout de suite, maintenant.
pour le reste,
cela fait 15 ans que l'UMP PS UDI EELV sont complices et acteurs du soutient aux spéculateurs immobiliers qui s'enrichissent en dormant sur fond de niches fiscales toutes plus scandaleuses les unes que les autres.
a écrit le 25/03/2015 à 10:39 :
Ce n'est pas un problème de quantités. Il se construit énormément de logements près de chez moi (j'habite Paris) et la plupart ne trouvent pas preneurs car ils ne correspondent pas aux réalités du marché (prix trop élevés pour le commun des mortels). Alors qu'il y a déjà des dizaines de milliers de logements vides à Paris, sans parler de la banlieue. Mais il n'est pas illogique que Sarkozy flatte les intérêts du BTP qui est un électorat à 100% UMP/FN, même si ses arguments ne sont pas très fondés.
a écrit le 25/03/2015 à 10:35 :
Se souvenir que la crise actuelle de la construction est liée aux baisses des ventes dues à cette réforme inepte de la taxation des plus values décidée par l'ancien président, ces deux marchés étant en corrélation. Quelle perte de souvenirs ! Malheureusement le nouveau n'a pas compris que la construction et l'immobilier représentent 30% du PIB.
Réponse de le 25/03/2015 à 17:03 :
30%, vous delirez? C est au moins 65% du PIB
Réponse de le 25/03/2015 à 17:06 :
30%, 65%, vous n'y etes pas du tout, c'est 114% du PIB! et encore que sur 6 mois...
a écrit le 25/03/2015 à 10:32 :
Et les largesses fiscales accordées sous l'ump pour soutenir coûte que coûte la bulle immobilière en 2006 et après ? Qui a retardé le nécessaire assainissement du marché sinon l'ump ? Libérer du foncier ? Mais c'est ce qu'a tenté de faire le gouvernement actuel, et c'est précisément ce qui a été bloqué par les élus locaux ump nouvellement élus ! L'ump est il si sûr de se retrouver au deuxième tour de la présidentielle pour se moquer ainsi de nous ?
a écrit le 25/03/2015 à 10:22 :
c'est pas bachelot sous la présidence sarkozy qui a fait supprimé la possibilité d'avoir l'Etat comme garant pour une location, qui restreint tout un tas d'aide à la location et à l’accessibilité à la propriété, qui a laisser se construire n'importe où des tas d'immeubles d'habitation en vue de location, qui n'ont jamais été habités car il n'y avait pas de bassin d'emploi pour accueillir un surplus d'habitant, etc ?? Et puis leurs chiffres ne reposent sur rien, il y'a 2/3 semaines ces chiffres ont été révisé par l'INSEE, il parait que c'est moins pire.
Quelle mauvaise foi, gauche et droite même résultat
a écrit le 25/03/2015 à 10:20 :
au vu de l'évolution sur les 15 dernières années, il semble bien que droite et gauche ait tort.
En effet trop de libéralité conduit à une augmentation des prix de même pour trop de contraintes.
Ne suffirait -il pas de redonner aux propriétaires des droits de justice vis à vis des locataires actuellement surprotégés ?
Au fil des discussions avec les petits propriétaires bailleurs, il parait que ceux -ci sont découragés par les risques. Des mesures simples dans ce domaine pourraient bien s'avérer très productives.
a écrit le 25/03/2015 à 9:55 :
Avec des contres-vérités, des insinuations ont fait le bilan des autres, alors que l'on attend toujours le sien! Aurait il dans l'idée de l'amalgamer afin de s'en soustraire?
a écrit le 25/03/2015 à 8:47 :
Hollande et dufflot ont massacré l immobilier ! Hollande démission c est maintenant !
Réponse de le 25/03/2015 à 9:07 :
Arrêtez ces commentaires qui n'apportent rien et essayez d'apporter une réflexion qui fasse avancer le débat sur un problème que droite et gauche s'y cassent les dents depuis des années
Réponse de le 25/03/2015 à 13:13 :
C'est sûr que sous Sarko, l'immose portait mieux...grâce à nos impôts !
Réponse de le 25/03/2015 à 13:27 :
@lpl
"oh mon Dieu on ne peut plus spéculer sur le logement. Encore un peu et les logements risquent de baisser de prix, voire carrément de devenir accessibles à l'achat pour ces gueux de salariés qui n'ont pas hérité de 500 000 euros de Papa et qui ne gagnent pas 20 000 euros par mois!"

Je comprends votre détresse.
Réponse de le 26/03/2015 à 20:03 :
sans compter que des gens vont se sentir idiots d'avoir acheté au plus haut à des prix stratosphériques alimentés par le crédit facile et l'argent public à gogo
a écrit le 25/03/2015 à 8:10 :
On peut faire les deux, du logement social et du logement privé. Pour cela, il faut faut plus de souplesse en ce qui concerne l'urbanisme et remettre en cause les SCOT et règlementations absurdes qui freinent le développement de l'immobilier public et privé.
Plus de contraintes et moins de production de bâtiments, ces sont des coûts en hausse, sur les terrains, le coût de la construction, la rareté conduit de plus à faire grimper les prix de vente dans le marché de

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