Immobilier : 2016, une année de forte croissance

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Les prix de l'immobilier sont en hausse de 3,2 % à Nantes.
Les prix de l'immobilier sont en hausse de 3,2 % à Nantes. (Crédits : Reuters)
Le nombre de ventes de logements anciens est en hausse de 11 % en 2016 en France. Un rebond significatif.

Des taux d'intérêt bas et un effet de « rattrapage » après trois années plutôt moribondes. Voilà comment les notaires expliquent la très bonne année 2016 sur le marché de l'immobilier. Le nombre de transactions dans l'ancien est en effet en hausse de 11 % en 2016 par rapport à 2015. Concrètement, entre octobre 2015 et septembre 2016, 838.000 transactions dans l'immobilier existant ont été signées. Un bond significatif si l'on compare aux années 2012, 2013 et 2014, lors desquelles seulement 700.000 transactions de logements anciens ont été réalisées en moyenne.

D'où l'effet rattrapage dont parlent les notaires, qui a donc été soutenu par les taux d'intérêt nominaux de crédits immobiliers qui ont encore atteint un niveau historiquement bas en novembre 2016 à 1,31 % en moyenne, selon l'Observatoire Crédit logement/CSA. La reprise a également été soutenue par des mesures politiques : l'instauration du dispositif Pinel dans le neuf fin 2014, et l'élargissement du prêt à taux zéro dans l'ancien début 2016. Par ce biais, le gouvernement a envoyé un signal fort de soutien à la hausse des prix sur le marché immobilier, dont la santé dépend beaucoup de la confiance des acteurs économiques.

Hausse des prix

Ce dynamisme du marché n'est pas sans effet sur les prix de l'immobilier. Certes, ils ne sont pas remontés au point haut observé au quatrième trimestre 2011, mais ils ont tout de même repris leur marche en avant d'1,4 % au niveau national, et de 2,6 % pour la seule région Île-de-France. La région capitale tire le fort rebond national en matière de transactions, avec une hausse de 15 % des ventes de logements anciens. En province, la hausse des ventes reste également importante (+10 %), même si les prix réagissent moins sur les appartements (+ 0,3 %). En revanche concernant les maisons, les prix de l'immobilier en province sont en hausse de 2,1 %, soit davantage que la moyenne nationale (2 %).

Certains départements provinciaux sont aussi très dynamiques en matière de transactions. C'est le cas notamment des Bouches-du-Rhône ( hausse de 26 % des ventes), du Tarn (+23 %) ou de la Marne (+21 %). Concernant les grandes villes, les plus fortes hausses des prix d'appartements sont à mettre au crédit de Bordeaux (+4,1 % à 3.200 euros du mètre carré), de Nantes (+3,2 % à 2.560 euros du mètre carré), de Reims (+2,9 % à 1.980 euros du mètre) et de Lyon (+2,6 % à 3.270 euros). A l'inverse, les villes où les prix baissent sont Nice (-1,7 % à 3.480 euros le m²), Saint-Etienne (-2,9 % à seulement 910 euros le m²), Montpellier (-1,3 % à 2.470 euros du mètre) et Angers (-1,6 % à 1.700 euros). Preuve aussi que la reprise de l'immobilier reste très hétérogène sur le territoire national.

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