Immobilier : les taux ne bougent pas, les demandes de crédit repartent à la hausse

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Depuis octobre 2016, les taux ont augmenté de 21 points de base sur le marché du neuf et de 23 points de base sur celui de l'ancien.
Depuis octobre 2016, les taux ont augmenté de 21 points de base sur le marché du neuf et de 23 points de base sur celui de l'ancien. (Crédits : CC0 Creative Commons/Pixabay.)
Après une nette hausse entre octobre 2016 et avril 2017, les taux sont stables depuis quelques mois. Les taux des prêts du secteur concurrentiel (toutes durées confondues) se sont établis à 1,55% en moyenne le mois dernier, contre 1,56% en septembre, selon une étude.

es taux d'intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France, quasi stables depuis avril, sont restés au même niveau au mois d'octobre, indique l'observatoire Crédit Logement/CSA dans un communiqué.

Les taux des prêts du secteur concurrentiel (toutes durées confondues) se sont établis à 1,55% en moyenne le mois dernier, contre 1,56% en septembre, selon l'étude.

Pour l'accession à la propriété, les taux se sont établis à 1,61% dans le neuf et 1,57% dans l'ancien, demeurant là encore stables.

Allongement de la durée des prêts

Depuis octobre 2016, les taux ont augmenté de 21 points de base sur le marché du neuf et de 23 points de base sur celui de l'ancien.

"Dans l'ensemble, les conditions de crédit actuelles soutiennent toujours la réalisation des projets immobiliers des ménages, en dépit de la remontée des taux constatée de décembre 2016 à avril 2017: l'allongement de la durée des prêts octroyés y a fortement contribué", commente l'observatoire.

En octobre 2017, la durée des prêts s'est établie à 217 mois en moyenne. Elle est plus longue pour l'accession à la propriété : 234 mois dans le neuf et 229 mois dans l'ancien.

La demande repart

Après un troisième trimestre en fort recul (-25% sur un an), la demande de prêts est repartie à la hausse en octobre (+15% sur un mois) avec l'annonce fin septembre du plan Logement du gouvernement, constate le réseau de courtiers en crédits immobiliers VousFinancer dans une étude distincte.

| Lire Logement : le "choc foncier" au cœur de la stratégie du gouvernement

"Beaucoup de professionnels ont perçu cette reprise de l'activité ces dernières semaines. Même s'il reste encore des incertitudes sur l'application de certaines mesures, l'annonce du plan logement et la prolongation durant 4 ans du prêt à taux zéro comme du dispositif Pinel ont rassuré à la fois les primo-accédants et les investisseurs. Le contexte de taux bas, combiné à une hausse des prix plus marquée, conduit également les emprunteurs à ne pas trop attendre pour réaliser leur projet immobilier", explique Jérôme Robin, directeur général de Vousfinancer cité dans le communiqué.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 07/11/2017 à 3:53 :
Une moyenne de vingt annees sur le dos ! Vu les incertitudes du marche du travail et de la charge de la dette nationale. Suicidaire, de plus cela fait gonfler la bulle de l'immobilier.
a écrit le 06/11/2017 à 20:17 :
j'oubliais ' avec un immobilier surevalue de 35%' ( quelque soit la methode de calcul utilisee
a écrit le 06/11/2017 à 20:15 :
le pb n'est pas de savoir si ca repart, mais ' comment les banques gerent leurs risques'............ si les banques pretent a taux fixe a 25 ans avec 10 % d'apport personnel et moins a 1.5% ( alors que les banques emettent des obligations a 10 ans!) , retirez massivement l'argent des banques, parce quand ca va derrouiller, on va vous la sortir, la loi sapin reenchantee
a écrit le 06/11/2017 à 13:35 :
duree moyenne des prets selon l article :240 mois =20 ans ... autrement dit, une bonne partie des emprunteurs sont a l os et doivent emprunter sur 25 ans ou plus. Ce qui est particulierement grave car vous avez alors des gens scotches par leur credit pour 20 ans sachant qu au debut on ne rembourse que les interets. apres 10-15 ans, il auront encore 90 % du capital a rembourser. Le jour ou la bulle va crever (inevitable vu que les prix ne tiennent que par la grace des subventions etatiques (PTZ, PInel, APL)+BCE), on va avoir une generation de surendettes
Réponse de le 06/11/2017 à 14:27 :
Vous vivez dans le passé monsieur!
Avec les taux actuels très faibles, on rembourse énormément de capital et ce dès le début.
Mon cas personnel, prêt renégocié à un taux sensiblement égal à la moyenne annoncée dans l'article, et sur 20 ans. Dès le premier mois, 3/4 de ma mensualité est pour rembourser du capital.
Réponse de le 06/11/2017 à 18:33 :
Ce n'est pas aussi dramatique que vous le dites mais pas si faux. Avec les taux actuels sur 25 ans, au bout de 10 ans de remboursement, il reste encore 65% du crédit à rembourser. En effet, sur 25 ans les taux sont nettement plus élevés. Les premières années, sur le neuf, il n'est pas rare que le solde à rembourser soit supérieur à la valeur vénale du bien si l'apport est faible.
Réponse de le 06/11/2017 à 19:13 :
@cd: personnellement, je ne crois pas que les taux vont augmenter de sitôt, car il va y avoir pléthore de logements sur le marché tant que les babyboomers n'auront pas disparu, c'est-à-dire une bonne quinzaine d'années. Et ce en raison de la démographie et de l'emploi puisque d'une part les générations actuelles ne remplacent pas les boomers (donc plus de logements à vendre que d’acheteurs) et d’autre part, le chômage réduit drastiquement le nombre de personnes en mesure d’acheter. Mais les taux remonteront inéluctablement à plus long terme parce que les banques ne se contenteront pas de taux faibles de rendement. A suivre toutefois :-)
a écrit le 06/11/2017 à 12:47 :
"Après un troisième trimestre en fort recul (-25% sur un an)"

Cela aurait été bien d'avoir un article dessus, tandis que toutes les tendances à la hausse voir pire, les prédictions de tendances à la hausse sont accompagnées de plusieurs articles les baisses elles passent totalement inaperçues et c'est lors d'articles encore concernant des hausses que l'on apprend qu'il y a eu baisse à un moment.

Cette façon de faire n'est que de la fabrique à opinion.
Réponse de le 06/11/2017 à 16:13 :
Vous avez compris !!!!

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