Le manque de logements s'aggrave en France

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La baisse de l'offre de logements en France est significative.
La baisse de l'offre de logements en France est significative. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Rapporté à la population, le nombre de résidences principales en France est un des plus faible d'Europe. Une situation inquiétante alors que les besoins sociaux en matière de logement sont croissants.

Les tensions sur le marché de l'immobilier français se sont incontestablement accrues depuis la crise de la construction qui a démarré en 2011. La France se retrouve désormais en queue de peloton si l'on prend en compte le nombre de résidences principales par habitants. Selon la dernière enquête publiée en 2015 par Housing Europe, la fédération européenne du logement public, social et coopératif, la France est désormais un des pays européens qui compte le moins de résidences principales par rapport à sa population, avec 423 lots pour 1.000 habitants.

« Année après année, les indicateurs se sont détériorés en France avec une baisse de 133.000 nouveaux logements par an entre 2007 et 2014 » à 266.500 unités, indiquent les auteurs de l'enquête, alors même que le gouvernement a annoncé l'objectif de mettre à disposition 500.000 nouveaux logements par an. Même l'Allemagne, qui n'a pas connu de boom de la construction au début du 21ème siècle, devance désormais la France avec 506 résidences principales pour 1000 habitants.

Si l'on ajoute les résidences secondaires et les logements vacants, le nombre de logements par habitants était de 527 logements pour 1.000 habitants en 2013 en France, selon les Comptes du logement.

Le manque d'offre sociale

Ces chiffres inquiètent les membres de la fédération Housing Europe car les besoins, notamment sociaux, en matière de logement sont considérables dans l'hexagone. « Les situations d'exclusion du logement, ainsi que le nombre de sans domicile fixe s'accroissent », s'inquiètent-ils. Ils déplorent dans ce cadre l'insuffisance de l'offre sociale de logements dans les zones tendues.

Car s'il manque des logements en France, c'est à des prix abordables et de qualité décente pour au moins 800.000 personnes. Comme le rappelle souvent la Fondation Abbé Pierre, il y a 800.000 personnes « aux portes du logement ». « Ce chiffre est la somme des 100.000 personnes sans domicile, des 150.000 personnes hébergées dans le cadre de dispositifs collectifs, des 150.000 à 300.000 personnes contraintes à un hébergement chez des proches, et enfin des 300.000 personnes vivant dans des conditions atypiques », expliquait dans une note Thomas Grjebine, économiste au Cepii.

Correction des prix limitée

Au-delà du sujet fondamental du mal-logement, la réduction de l'offre d'habitations par rapport à la population limite la correction des prix dans les zones tendues, alors qu'ils avaient plus que doublé depuis le début des années 2000. Ainsi globalement, les prix n'ont baissé que de 2,2% en 2014, après des reculs d'1,7% en 2013 et en 2012, selon le baromètre Notaire-Insee. Résultat, le poids du logement dans le budget des ménages reste prohibitif dans les zones urbaines.

Relancer l'offre de logements disponibles est donc un enjeu majeur en France. Mais pour ce faire la France devra, selon Housing Europe, clarifier et réformer sa gouvernance locale en matière de construction de logements. A demi-mots, la fédération cible les freins liés à la répartition sur plusieurs strates du droit à l'urbanisme des collectivités locales. Mais cette complexité est aussi une force au sens de Housing Europe, qui voit dans la dispersion des contributeurs et des acteurs de la construction de logements (Etat, collectivités locales, entreprises) une capacité de résilience face aux crises de l'immobilier.

Une crise de la construction... européenne

Du reste, les difficultés en matière de construction de logements ne sont pas propres à la France, même si l'hexagone subit une régression du stock de logements rapporté à sa population plus forte qu'ailleurs. « Comparé à 2007, le nombre de permis de construire accordés pour 1000 habitants, à l'exception de l'Allemagne (...), a diminué d'un peu moins de moitié en Belgique, en République Tchèque, en France, en Pologne et en Suède », et de plus de moitié « au Danemark, en Hongrie, en Irlande, au Portugal et en Espagne », constatent les auteurs de note d'Housing Europe. Preuve des liens étroits entre la crise économique et la santé des marchés immobiliers européens.

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a écrit le 01/06/2015 à 12:52 :
On ne veut pas loger les français ? Que dire de la part agricole inférieure à l’Allemagne ou de la part industrielle au PIB ? Aura-t-on un procès en déclin, en champions vendus, en commerce défectueux, en fausse politique d’offre, en déficit qui relancent l’import, en retraites non financées, en valeur ajoutée faible ou en euro mal ajusté ? On entend dire eurosceptique, est-ce parce que l’Europe sent la fosse en termes de chômage ? On nous publie relance financière, la BCE relance, seulement on dit qu’il y aurait des bulles, on fait dans la prime à la démolition économique, la destruction monétaire, la désindustrialisation, la paresse ? Il y aurait une alerte rouge en termes financiers, n’y aurait-il pas aussi une lanterne rouge en termes de croissance et de développement économique ou de nombre d’actifs ? Entre 90 et 2013, l’Amérique du Nord fait deux fois plus de croissance que la France sans vieillissement. L’Italie ferait 17,3%, l’Angleterre 64,2, la France 38,6%, le Japon 23,8%. Nous sommes parmi les cancres ou bien les bons ?
Si la croissance française est la moitié des USA, les ménages ne consomment que 75% des ménages américains. Si la croissance française est 2,23 fois plus élevée que la croissance italienne, les ménages français ne consomment que 22,6% de plus que les italiens. La croissance et la dépense publique c’est quoi ? La France n’est-elle pas un anti-modèle mondial ? Depuis 2007, nous faisons de la croissance inflationniste ! On parle d’une Europe à 2 vitesses, c’est la première et la seconde ? On n’est pas des flèches en termes de croissance ! Ne fait-on pas dans la dictature fonctionnaire et l’esclavagisme des précaires, le vampirisme économique avec la baisse du niveau de vie ? Aux régionales y aura-t-il protestation FN pour les excès de pondéralité administrative ou pour les impôts ? L’euro faible ne profiterait pas à la France, mais à l’Allemagne oui, est-ce parce qu’il faut le franc ou bien une politique de filière ?
a écrit le 01/06/2015 à 12:24 :
Et si les flux migratoires étaient en réalité bien plus importants qu'on ne le dit... Ceci expliquerait cela... D'autant que tout le monde sait que la population française de souche vieillit et décroit depuis plusieurs décennies.
Réponse de le 03/06/2015 à 14:20 :
Français "de souche", dites-vous.
En tant que normand, une partie de mes ancêtres viennent du Danemark, les autres vraisemblablement francs, viennent de l'estuaire du Rhin. Certains sont certainement issus du monde gallo-romain (Italie, Europe centrale), et portant un nom breton, certains de mes aïeux ont certainement suivi une boucle de migration de l'Europe Centrale, vers la Grande-Bretagne avant eux aussi de débarquer en Bretagne, puis de poursuivre en Normandie.
Pour finir mes enfants sont franco-néerlandais, mais se disent européens et citoyens du monde.
Et vous mon cher ptitpère, vous êtes "de souche pure" de génération en génération ...?
Effectivement, il y a des flux migratoires, ...et c'est tant mieux !
Réponse de le 03/06/2015 à 15:58 :
Oui c'est bien ce que je dis, vous êtes Français de souche et de culture européenne. Vos ancêtres ne sont pas des guerriers africains animistes du Ghana ni des caravaniers bédouins musulmans du fin fond du Sahara.
Sinon pour l'invasion migratoire extra européenne massive de ces trois dernières décennies, et comme plus des deux tiers des Français, je suis très loin de partager votre enthousiasme mais c'est un autre sujet.
Réponse de le 03/06/2015 à 16:02 :
PS : vous pouvez m'expliquer cette pathologie que ne touche qu'une poignée d'hommes blancs dans le monde, et qui consiste à se réjouir de la disparition de sa propre race et de sa propre civilisation ?
Réponse de le 04/06/2015 à 9:01 :
Je n'ai pas dû être convaincant ou pédagogue....
Le concept de "Français" est un concept politique et non raciale. Et les états n'ont rien d'immuable ni dans le dessin de leurs frontières, ni dans la composition de leur population. Consultez à cette fin, vos manuels d'histoire.
Quant aux races, contrairement à certains je conçois qu'elles existent -tout en niant les théories de supériorité- selon une définition statistique et biologique. Pour autant, elles revêtent chez l'homme comme chez tous les animaux une réalité mouvante et variable dans le temps (c'est le principe de l'évolution).
Dit autrement, les races ne disparaissent pas : elles évoluent. Il y a 4.000 ans d'autres races humaines existaient sur Terre, comme le montrent certaines analyses génétiques récentes. Dans 2.000 ans d'autres races existeront.
Rien ne sert ni de nier l'existence de race, ni plaider le maintien de "race pure". Nous vivons dans un monde interconnecté et évolutif. Tenter d'en bloquer le cours serait aussi vain que de vouloir cesser le mouvement des marées.
Il en va de même des migrations, et hélas de la cupidité et bêtise humaine.
Alors vivez en paix avec cela !
a écrit le 01/06/2015 à 11:36 :
Normalement, la réclame n'est-elle pas localisée à côté des articles ?
Mettre de la pub sous forme d'articles, why not, mais sur un site comme latribune.. what a shame :(
a écrit le 01/06/2015 à 11:21 :
solution et alatar ont raison
Il manque des logements habitables décemment en France.
Le parc de logement vide insalubres ou volontairement non loués ou tésorisé s'élève à 1 million d'unité, en zone tendue comme en hyper urbain.
Construire plus de neuf ne sert à rien, sauf pour employer des espagnols et des portugais pour le gros œuvre et importer massivement du matériel de second œuvre.
Rénover le bâtit existant n'intéresse personne, les compétences à mettre en œuvres sont plus complexes que pour couler des banches pour des programmes hideux invendables dans cinq ans.
a écrit le 01/06/2015 à 8:47 :
Rien de plus faux. Il faut arrêter avec cette propagande : le nombre de logements construits n'a cessé d'être très supérieur à la hausse de la population depuis trentz ans ! Mise à part quelques endroits particuliers, il y a au contraire trop de logements. Le nombre de logements vides, vacants et à vendre par communes augmente sans cesse, c'est devenu très grave.
a écrit le 31/05/2015 à 22:54 :
Petit calcul. En considérant que les chiffres de la population source INSEE sont bons :
Nb de logements en 2007 : 63 962 000 * 513 / 1000 = 32 813 000
Nb de logements en 2014 : 66 902 000 * 423 / 1000 = 28 300 000

Nous aurions donc eu perte nette, en 7 ans, de 4 513 000 logements soit 645 000 logements par an. Sachant qu'on a construit de l'ordre de 350 000 logements par an sur la période ça nous donne donc un rythme de destruction du nombre de logement de l'ordre de 1 000 000 de logements par an.
Le mensonge étant révélé, analysons maintenant le but d'un tel article. Le message caché (mais pas trop quand même) : "Achetez avant que vous soyez à la rue car bientôt il n'y aura plus de maison disponible en France !!!".
a écrit le 31/05/2015 à 22:33 :
Encore une fois, le problème que pose l'article, et qui est à la base de cet étrange argumentaire mais qui très simple à contrôler, c'est cette affirmation: "était même première en 2007 avec 513 logements pour 1000 habitants". Ce n'est pas vrai. Et qui plus est, il y a un peu plus de résidences pour 1000 habitants en 2014 qu'en 2007 (+3% pour être exact). Si la France a été déchue de son titre européen c'est alors que la situation a changé pour nos voisins, notamment à cause d'une démographie en berne pour l'essentiel d'entre eux.

Pour contre, je trouve assez étonnant que certains arrivent à détourner le sujet avec un calcul aberrant ou encore en disant que les statistiques de l'INSEE ne sont pas fiables. Les sources données sont issues du résultat du recensement. Il n'existe pas de source plus fiable à ce sujet.
a écrit le 31/05/2015 à 21:34 :
ceux qui font financer les logements sociaux par les autres logements sont egalement ceux qui ont multiplie normes et tracasseries administratives tout en insultant ceux qui avaient le malheur d'avoir envie de faire qqche de leurs dix doigts!
faut recolter ce qu'on a seme !
a écrit le 31/05/2015 à 18:41 :
Sur la Côte Azur vous savez, le secteur du bâtiment se porte à merveille.
Les immeubles neufs apparaissent sur le littoral comme les escargots après la pluie.
Les gens n'ont ici aucuns soucis pour se loger.
a écrit le 31/05/2015 à 16:12 :
s'il manquait des logements en France, le prix des loyers augmenterait, hors il baisse.
cette idée gauchiste de toujours plus de logements (sociaux/gratuits sans jamais le dire explicitement) ça n'est que la volonté d'un état qui contrôle tout. Le rêve communiste en somme.
a écrit le 31/05/2015 à 11:01 :
Tout le monde sait depuis longtemps qu'il fallait construire 500.000 logements en France pour satisfaire à la fois les primo accédants et les 3 millions de mal logés .On a construit ces 2 dernières années moins de 300.000 logements. Donc effectivement la situation ne peut que s'aggraver. Pire ce sont plus de 80.000 emplois perdus en 2 ans sans parler des travaux publics qui continuent de licencier faute de commandes des collectivités locales.
a écrit le 31/05/2015 à 10:47 :
Une fois de plus concernant le logement, je reste sur ma faim : y a-t-il crise du logement (manque de demande) ou manque d'offre, faudrait savoir ? L'analyse reste superficielle.
Par ailleurs s'il manque des logements a prix abordable c'est peut-etre aussi a cause de l'inflation de normes (accessibilité, securite,...) dans tous les sens , non ?
Réponse de le 31/05/2015 à 19:38 :
Je pense surtout que l'offre et la demande ne se rencontrent pas : plein de logements vides en milieu rural, éloignés des zones d'emploi ou des centres urbains et plus ou moins aux normes qui ne trouvent pas preneur (et pour cause, le diesel et les frais de route deviennent dissuasifs) et une offre qui cherche un logement à proximité des zones d'emploi ou d'études là où le marché est tendu. D'un côté peu de logements et ces derniers ont des loyers chers (peu d'offre et beaucoup de demande plus ou moins solvable), et d'un autre côté des logements anciens pas très chers mais qui restent vides car ne répondant plus à la demande : plus ou moins vétustes, et de plus éloignes de tout y compris des acheteurs qui voient le prix du carburant augmenter donc plomber leur budget déplacement.
Réponse de le 31/05/2015 à 21:15 :
"Par ailleurs s'il manque des logements a prix abordable c'est peut-etre aussi a cause de l'inflation de normes (accessibilité, securite,...) dans tous les sens , non ?" : Les logements anciens ne sont pas concernés par les normes et pourtant leurs prix flambent. De même, le foncier n'est pas concerné par les normes, pourtant, les prix flambent. Les problèmes sont ailleurs : Quelle est la part des loyers payé par les contribuables pour les petites surfaces? De combien baisseraient-t'ils en l'absence des APL?
a écrit le 31/05/2015 à 10:16 :
Il n y pas assez de logement car plus personne ne veut investir dans un pays où les règles changent tous les 6 mois, où la loi donne raison aux squatters, ou les impots explosent!!!
C est aussi simple que cela.
a écrit le 31/05/2015 à 9:48 :
Des logements dispos, il y en a des millions en province à des prix équivalents en pays pauvre : Maroc, Thaïlande, Cambodge.
Et les amis la France n'est pas que Paris ....
Réponse de le 01/06/2015 à 9:03 :
Faut quand meme pas exagerer, des loyers en franc a des prix thai ... ou alors vous avez un taudis francais dans le cantal pour le prix d une maison recente en thailande!
Sinon pourquoi a voitre avis personne ne va s installer dans le cantal (ou ailleurs) ? simplement car il n y a pas de travail (ou alors tellement mal paye que ca n en vaut pas la peine)
a écrit le 31/05/2015 à 9:42 :
Le problème ne vient-il pas aussi de la complexité de mettre en location :
- mises aux normes obligatoires
- agence inefficaces qui ne gèrent rien
- protection délirantes des locataires non payeurs (j'en sais quelque chose)

Le tout associé à une fiscalité qui plombe le rendement et a une imposition sur les plus-values délirante. Le tout sans visibilité au delà du quinquennat en cours sur la fiscalité existante.

Investir dans l'immobilier de location demande un effort financier conséquent pour beaucoup face à des garanties inexistantes et a un rendement faiblard qui incite de nombreuses personnes à placer plutôt en assurance vie, non risquée, pour un rendement long terme aussi avantageux.

Et ce ne sont pas les multiples lois de défiscalisation, où on vous fait payer a l'achat l'avantage fiscal qui changeront la donne.

La clé de l'investissement immobilier est la garantie des loyers, la remise en état en cas de dégradation et une fiscalité assurée sur le long terme.

Pour ma part j'ai investis pour la première et la dernière fois il y a 6 ans. Une collection de loyers impayés malgré des garants condamnés à régler... 40% des impayés... Je m'en sors car je peux assumer les mensualités à rembourser même sans toucher les loyers. Mais combien peuvent ?

Quels que soient les revenus ou capitaux des investisseurs, aucun ne le fait pour jouer les mécènes !!

CQFD
a écrit le 31/05/2015 à 8:51 :
Sur du moyen long terme je me pose des questions !le papy boom va entraîner une vague de morts très important sur 30 ans vu que la population va diminuer on va en faire quoi et les vendres a combien les logements...?on pourra pas dire que l'on sera surpris ?l'etat ferait mieu d'investir dans les couches pour adultes se serait plus rentable !
Réponse de le 01/06/2015 à 8:13 :
+1
a écrit le 31/05/2015 à 8:48 :
Un peu de sérieux dans les calculs et l'analyse
Mathématiquement 423/513 = 0,825, soit une baisse de 17,5%
Le nombre de logement pour 100 habitants aurait donc baissé de 17,5% entre 2007 et 2014?
En supposant que le parc de logement soit resté stable (le peu de construction , de l'ordre de 300 000/ an sur la période 2007/2014), cela signifierait que la population en France est augmentée de 17,5%
Qui l'eu cru?
Réponse de le 31/05/2015 à 9:33 :
@yann: votre analyse est juste ..pour simplifier entre 2007 et 2014 le nombre de logements construits correspond à l augmentation de la population ( 350 000) sauf que vous oubliez ce qu on appelle le taux de renouvellement de 0.5 % à 1% (1%=100 ans pour remplacer une habitation , 1% = 380 000 logements) .Dans les années 60 on a construit énormément de logements sociaux hlm qu il faut " deja" reconstruire ( je ne parle même pas de l amiante) . Aussi ce chiffre ne m etonne pas ..l état ne construit pas assez de logements sociaux.
Réponse de le 31/05/2015 à 12:13 :
je n'avais jamais vu problème ainsi, merci. N'oublions qu'en utilisant les chiffre de l'INSEE , nous arruvons a un durée de vie des logements de 40 ans environ ( nombre de logements et construction de nouveaux logements). Or un logements bien entretenu a une durée de vie de 200 a 300 ans... Donc en 7 ans, selon l'on calcul, nous arrivons aussi a 17%! C'est donc bien cela.
a écrit le 31/05/2015 à 7:52 :
Mais que font Duflot et les assos de droit au logement ainsi que toute la gauche? On taxe et on confisque? Ce pays est tombé très très bas....
a écrit le 31/05/2015 à 7:00 :
@slash33
Merci pour vos liens: cela remet les pendules à l'heure.
Il y a, d'après l'insee, environ 2.64 mln de logements vacants. Pourquoi ?
Il faudrait élaborer sur les chiffres de l'Abbé Pierre et du Cepii, qui sont très vagues et semblent "sortir du chapeau".
Cordialement
Réponse de le 31/05/2015 à 9:06 :
En campagne de très nombreux logements vides sont inhabitables car inhabités et non entretenus depuis longtemps. Par ailleurs, quand on se balade le long de nos routes (surtout départementales voire vicinales) on constate un nombre important de logements à louer ou à vendre depuis des mois, mais sans preneur. Et pour certains je suppose qu'ils ne sont plus forcément aux normes (électricité, tout à l'égout...) donc difficilement louables (sinon le locataire pourra engager très vite des poursuites contre son bailleur dès qu'il aura signé son bail). La pénurie est parfois pour certains logements la conséquence de normes poussées à l'extrême.
Réponse de le 31/05/2015 à 16:33 :
@ @bernardino
Merci: votre explication semble logique.
Toutefois, d'après l'INSEE, la moitié des vacants (1.37 mln) sont classés dans "collectif" donc, je suppose, sont localisés en majorité en ville mais il y a peut-être aussi des problèmes de normes de immeubles.
Ceci étant écrit, le chiffre de 2.64 mln de logements vacants me paraît élevé par au total.
Les statistiques de l'INSEE doivent donc être prises avec des pincettes.
Cordialement
a écrit le 30/05/2015 à 21:54 :
Une partie du problème réside dans la rigidité des PLU. En zone urbaine, on peut construire pratiquement tout et n'importe quoi au nom de la densification. Mais tout le monde n'a pas envie d'être "densifié", avoir le désir de respirer un peu d'air pur et ne pas être obligé d'expérimenter en permanence la promiscuité. Le droit au logement passe aussi par le respect du droit à construire sur ses propres terres, et actuellement les limitations et dispositions règlementaires sont carrément une atteinte au droit de propriété et celui d'en disposer librement.
Réponse de le 30/05/2015 à 22:18 :
@VALBEL89
" Mais tout le monde n'a pas envie d'être "densifié", avoir le désir de respirer un peu d'air pur et ne pas être obligé d'expérimenter en permanence la promiscuité"

Pour ces personnes, j'aurais bien une petite idée : s'installer plus loin, dans une zone non-tendue, au lieu de s'agripper à leur pavillon en zone ultra-tendue
a écrit le 30/05/2015 à 20:29 :
On ne manque pas de logements en France au sens comptable du terme, ils ne sont juste plus répartis en fonction des besoins. Vous trouvez énormément de logements vacants dans les villes petites et moyennes désindustrialisées. Par contre on assiste à une pénurie dans les grands bassins d'emplois qui concentrent de plus en plus l'activité.
a écrit le 30/05/2015 à 19:31 :
Avant de publier une telle "information", la Tribune ferait mieux de la vérifier
Comment pourrait on être passé de 513 à 423 logements pour 1000 habitants, soit une baisse de 20% en seulement 8 ans! Il y a eu la guerre ?
je ne connais pas l'organisme qui a fait l'étude, mais je crois qu'il vaut mieux l’oublier très vite !
En réalité, le nombre le logements a augmenté deux fois plus vite que le nombre d'habitants depuis 10 ans
http://verel.typepad.fr/verel/2015/04/logements-en-france.html#more
a écrit le 30/05/2015 à 17:13 :
Ces chiffres sont faux ou en tout cas je n'arrive pas à les déduire des statistiques officielles.

Les données sont là, faîtes le calcul vous même et dîtes moi si vous arrivez à retrouver les chiffres annoncés dans l'article en conservant la même règle de calcul pour les deux années bien entendu.

logements: http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&id=69
population: http://www.insee.fr/fr/themes/series-longues.asp?indicateur=pop-debut-annee

Les deux séries sont au 1er janvier de l'année ce qui simplifie la tâche.
a écrit le 30/05/2015 à 16:51 :
N'aurait-on pas l'impression qu'on refuse de construire et de faire de la croissance et des emplois? Nous faisons de l'inflation. Si la situation de l'Europe ne s'améliore pas, mis à part un vote FN à 25% comme protestation à l'euro par exemple, on peut supposer qu'il existe des marges, vu notre taux d'actifs à 64%, le recul industriel et la sous exploitation agricole, la punition à la consommation. Cela pourrait faire pousser une indignation nationale.
Réponse de le 30/05/2015 à 19:56 :
Le FN n'a jamais écrit dans sa propagande électorale qu'il ferait sortir la France de l'Euro (ni de l'Europe). Il dit seulement vouloir modifier les règles du jeu. Mais pour ça il faut l'accord des 28 donc impossible. Dommage certaines de ses idées semblent correctes. Un autre parti politique affirme vouloir les deux : cherchez sur internet, ce n'est pas le FN.
Réponse de le 31/05/2015 à 22:03 :
ah j'apprends à lire mais j'ai cru comprendre l'inverse de votre version. http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Marine-Le-Pen-veut-sortir-la-France-de-l-Europe-594404
a écrit le 30/05/2015 à 14:36 :
Si au lieu de "bourrer" le Grand Paris rendant la vie infernale aux banlieusards, on avait fait de l'aménagement du territoire, il y aurai moins de problèmes de logement. Mais l'énarchie régnante a bien trop peur de quitter la capitale alors que tous les ministères et organismes divers de l'état pourraient être délocalisés en province à l'heure de l'informatique en temps réel !!!!
Réponse de le 31/05/2015 à 21:39 :
@paul C : ajoutez à ce centralisme le problème de l immigration sur la RP ( j en parle d autant plus facilement car moi même petit fils d immigré et résidant hlm dans le 9 cube dans les années 70 )..Tout le monde s accorde sur un chiffre proche de 200 000 / an donc 100 000 logements de plus par an dont 75 % en logements sociaux soit 75 000 ..40 % de l immigration se concentre sur la RP et vous comprendrez pourquoi ce centralisme est devenu "le" problème no 1 du logement en France.
a écrit le 30/05/2015 à 14:20 :
quel manque ? pour loger les hordes de migrants ? Stop au béton complice des passeurs et à la commisération socialiste aux frais du contribuable . Dehors !!!
Réponse de le 30/05/2015 à 17:27 :
À propos, si un passeur de migrants vous propose 4 000 euros par voyage. Vous faites quoi ?
a écrit le 30/05/2015 à 13:06 :
Mes chers amis, je ne vous conseille pas de partir une semaine en vacances, à moins que vous même soyez un squatteur ! lol
Départ de Rennes le samedi matin en famille . Un jeune routard qui passait par là repère le départ, attend 48 heures,et s’installe chez nous. Vous avez, selon la loi, 24 heures et pas une de plus pour le signaler et déposer plainte....après... c’est trop tard... mais comme nous étions absents, in the baba ! Le reste de la procédure durera quelques années avant de pouvoir récupérer notre bien ! le temps du squatteur en trouver une nouvelle gîte. Chacun son tour !
Réponse de le 30/05/2015 à 17:29 :
Salut ! j'ai des moto-homes à louer, ça vous dit ?
Réponse de le 31/05/2015 à 12:20 :
Vince, votre histoire des 48h00 ne concerne que les logements vides, pas les domiciles. Donc, vous mentez un petit peu...
a écrit le 30/05/2015 à 12:54 :
C'est drôle. Lorsqu'il y a un problème en France, on cherche d'abord la faute ailleurs. (En Europe, à Bruxelles, faute à pas de chance etc.). Si on ne trouve pas de fautive, on cherche des pays où c'est encore pire qu'en France et on se console de ne pas être le plus mauvais. En attendant, rien ne bouge.
a écrit le 30/05/2015 à 12:46 :
Et ça n'est pas la logique actuelle de la part des politiciens qui va améliorer les choses... D'une, pour des raisons idéologiques, ils ne font pas confiance au privé et verrouillent le marché plus qu'autre chose. De deux, tout simplement parce qu'ils ne veulent pas faire baisser la valeur des biens immobiliers, autant pour les papyboomers que pour les actifs bancaires...
a écrit le 30/05/2015 à 12:30 :
Bizarre ! On manque de logements et on ne construit pas. Sans doute le résultat d'une politique de gauche anti-propriétaire exploiteur et pro-locataire victime. Résultat: les gens sont mal logés à prix élevé. La machine fiscale, machine "morale" d'une stupidité insondable détruit ce pays depuis des décennies. Mort aux proprios ! Mort aux patrons ! Le crétinisme français que l'on adore.... :-)
Réponse de le 30/05/2015 à 14:23 :
J'ai toujours eu du mal à comprendre ce raisonnement : si les promoteurs ne construisent pas, c'est qu'ils adaptent leur construction à la demande (solvable). Croyez moi que si les gens s'arrachaient des logements neufs, ils en construiraient plus.
Conclusion : on ne manque pas de logement en France.
Ou plutôt on manque de logements à bas prix.
Réponse de le 30/05/2015 à 14:36 :
Tout à fait d'accord ! ceci est le résultat d'un matraquage fiscal, changement permanent des règles et sur-protection des locataires au détriment des méchants proprios. Investir doit rapporter sinon c'est inutile :
"Sans profit, pas de progrès !" qu'on le veuille ou pas...
Réponse de le 30/05/2015 à 16:11 :
Les proprios profitent de la monstrueuse niche fiscale qui est l'immobilier en France. En plus ils oublient être les premiers à profiter au max des allocations logement. Imposer comme il se doit à partir du premier m'être carré détenu sera que justice.
Réponse de le 01/06/2015 à 8:19 :
+1 avec tt
Et en plus ils osent se plaindre !
a écrit le 30/05/2015 à 12:24 :
Résumons :
- 800 000 personnes aux portes du logement.
- plus d'1 million de logements en vente actuellement.
- 2,6 millions de logements vides.
- Des résidences secondaires à gogo (34% du parc dans certains arrondissements parisiens).

Mis à part ça, des génies vont venir nous expliquer que le problème réside dans le nombre de nouvelles constructions (ils affirment qu'il en manque 200 000 par an) et faire du Holande-bashing de bistrot.
Réponse de le 31/05/2015 à 20:25 :
je pense que ç a non plus vous ne l'avez pas compris. Ce n'est pas du hollande bashing, c'est simplement rappeler une nième promesse non tenue (moije 500 000 constructions par an, bla bla bla, ça c'est vérifiable).
Réponse de le 01/06/2015 à 8:33 :
@@alatar
"une nième promesse non tenue (moije 500 000 constructions par an...)"

Mais du coup vous confirmez que ces "500 000 constructions par an" sont toutes superflues et qu'elles ne serviront qu'à augmenter la Dépense Publique (et donc les déficits) au bénéfices de quelques patrons du BTP (qui emploient essentiellement des travailleurs détachés étrangers payés au lance-pierre pour augmenter leurs bénéfices, donc effet nul sur l'emploi), et qu'on n'en a nullement besoin.
Ce dont on a besoin, pour commencer, c'est de tout un tas de travaux de réfection et d'amélioration sur le parc immo français qui est dans un état déplorable, travaux que font souvent les acquérants qui deviennent propriétaires occupants (de plus en plus rares) et que ne font jamais les sacro-saints "zinvestisseurs" (la majorité des acquérants actuels).
a écrit le 30/05/2015 à 12:23 :
et pourtant superhollande avant mai 2012 avait promis 500 000 logements/an. Il nous aurait menti?? sur ça aussi??
a écrit le 30/05/2015 à 12:19 :
Le manque de logements s'aggrave en France, une vieille rengaine qui a une solution particulièrement efficace ;
Il faut en terminer avec cette rengaine des problèmes de l'immobilier en France
les solutions existent, de surcroît leur mise en oeuvre peut être immédiate,
il suffit de QUELQUES ordonnances Présidentielles,
pas besoin d'attendre que le gouvernement Valls tergiverse, discutaille, bavarde inutilement sans fin ;
Taxer le plus lourdement possible, sans exception, toutes les surfaces locaux vacants sera salvateur car les rentiers seront placés devant 2 choix :
- 1er choix : remettre sur le marché de la vente ou de la location, le cas échéant en faisant des travaux de mise à niveau ce qui donnera beaucoup de travail aux entreprises du batiment ... au passage l'Etat bénéficiera des vertus de ces mises sur le marché :
a) ces travaux créeront des emplois en nombres massifs
b) les artisans auront beaucoup de travail
c) l'Etat encaissera des recettes de TVA
d) l'Etat aura moins besoin de construire
e) les prix de l'immobilier à la vente et à la location vont baisser grâce à ces remises sur le marché d'un énorme nombre de M² de surfaces habitables, la bulle immobilière sera terminée
2ème choix : les rentiers héritiers spéculateurs propriétaires récalcitrants devront payer les lourdes taxes sur la vacant ce qui produira de belles recettes fiscales pour l'Etat et les collectivités
Réponse de le 30/05/2015 à 14:22 :
Tout-à-fait le genre de propos qui conduit à bloquer la construction de logements neufs ! Vous en faites exprès peut-être ?...
Réponse de le 31/05/2015 à 14:26 :
La France attend désormais la venue d'env. 100.000 migrants par an, donc il va falloir construire des logements un peu partout. Des propos comme le votre ne me semblent pas être une solution inéluctable.

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