Se loger reste un problème majeur pour les jeunes précaires

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Selon une étude, 15% des jeunes ont traversé une période sans domicile !
Selon une étude, 15% des jeunes ont traversé une période sans domicile ! (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Un peu moins de sept jeunes sur dix rencontrent toujours des difficultés à accéder à un logement en France, selon une étude de l'Observatoire de la Jeunesse Solidaire. Et ce problème touche aussi l'économie du pays.

De toute évidence, le problème des jeunes en situation de précarité vis-à-vis de leur logement est encore loin d'être réglé. A l'heure actuelle, un peu moins de sept jeunes sur dix ont des difficultés à accéder à un logement, selon l'Observatoire de la Jeunesse Solidaire, qui s'est appuyé sur un panel d'un peu plus de 500 jeunes.

Une situation alarmante qui participe à l'élargissement d'une fracture dans la société française, comme l'explique la sociologue Cécile Van de Velde :

"Le déclassement par le logement nourrit les frustrations sociales. « Se loger » devient une dimension concrète et centrale des inégalités, à la fois de celles entre générations, et de celles à l'intérieur même d'une génération"

Les problèmes de logement sont trop souvent traités à part

Elle regrette que l'accès au logement soit trop « souvent traité à part », alors qu'il "devrait constituer un véritable pilier de politiques « multileviers » destinées à la jeunesse. Car le logement, c'est aussi une place à soi, une place symbolique, une place sociale", ajoute-t-elle. Effectivement les difficultés des jeunes pour se loger posent une multitude de problèmes d'ordres divers, notamment économique.

En France, avec la hausse folle des prix depuis le début des années 2000, "leur effort financier requis a très probablement bondi", estime le géographe Jean-Claude Driant. "Cette situation, du coup, génère des privations sur d'autres dépenses, y compris sur celles de première nécessité ", précise-t-il.
Les dépenses de logement phagocytent d'autres dépenses qui pourraient être destinées à d'autres secteurs de l'économie française, ainsi qu'une épargne qui par exemple s'avérerait précieuse pour des jeunes qui souhaiteraient se lancer dans des projets professionnels plus risqués.

Pour les jeunes défavorisés, c'est la double peine

Pis encore, les jeunes en situation de fragilité économique subissent "une double peine" puisque l'engrenage destructeur de la précarité et du chômage ainsi que l'absence de soutien financier des parents les pénalisent fortement pour avoir accès à un logement. Une spirale négative s'enclenche.

Résultat, même au sein d'une même génération, il y a de fortes inégalités dans l'accès au logement : "Les jeunes privilégiés sont favorisés à la fois sur le marché du travail et sur celui du logement, avec des parents issus des CSP+ qui les aident", explique la sociologue Fanny Bugeja-bloch,  qui s'appuie sur les chiffres de l'Observatoire de la jeunesse solidaire.

"A l'inverse, la jeunesse défavorisée cumule les handicaps et présente plusieurs visages : elle peut être contrainte à la dépendance (et donc vit chez ses parents), subir une contrainte par les coûts (en rognant sur l'achat de produits de première nécessité), ou se voir totalement exclue du marché du logement (15% ont traversé une période sans domicile, sans oublier ces 12% de victimes de discrimination)"

La peine est même triple, selon Jean-Claude Driant, car "statistiquement, les jeunes paient les loyers les plus chers, du fait d'un prix au mètre carré supérieur (petits logements) et de leur très forte mobilité".

Les jeunes désertent le logement social

Une solution idoine serait de faciliter l'accès aux logements sociaux à ces jeunes. Mais ce n'est malheureusement pas la tendance actuelle : aujourd'hui, seulement "12% des locataires titulaires du parc social ont moins de trente ans, contre 24% en 1984", souligne Juliette Furet, responsable du département des politiques sociales de l'Union nationale des fédérations d'organismes HLM. Ce sont notamment les travailleurs les plus jeunes qui sont exclus du logement social.

Une autre solution, "moins administrative", aurait consisté à "une meilleure régulation des loyers", explique Jean-Claude Driant. Mais, là aussi, les vents sont contraires : une loi sur l'encadrement des loyers en France votée l'année passée a quasiment été enterrée - sauf à Paris intramuros. Et il y a fort à parier qu'il n'y aura pas de débat national sur ce sujet dans un avenir proche.

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a écrit le 24/03/2015 à 15:06 :
je suis jeune et je me fais expulser de mon logement car le proprio veut augmenter le loyer
le commissariat du 5 eme ou je vis m explique que beaucoup de cas d expulsion ont pour cause la speculation.
dans une semaine je suis a la rue sans aucune solution de relogement, j ai toujours été honnête et ait réglé la totalité de mon loyer malgré mes faibles revenus
oui il y a un gros problème dans ce pays et aucun politique sérieux ne semble prendre conscience du drame humain qui se joue derrière ce problème..
Aucune solution ne vous est proposée, vous vous retrouvez devant des murs administratifs et cela d'une violence inouïe.
des vies sont brisées a cause de cela, j en connais qui ont du arrêter leur études, des couples se déchirent dans de tels situation les gens vivent dans des situation inhumaines.
J ai autour de moi des étudiants des retraites qui une fois le loyer débité n ont plus a manger et dépendent de centres sociaux pour s alimenter.
La crise du logement detruit la vie, ruine les espérances de toute une génération, plutôt que d entreprendre, de vivre d investir de foncer nous nous posons tous les jours la question de ou dormir et si demain nous ne serons pas expulses.
a écrit le 23/03/2015 à 13:19 :
ff
a écrit le 20/03/2015 à 18:51 :
Sur les propriétaires particuliers oit 80 pour cent du parc loué s'engraissent surtout lorsque leur locataire ne payent plus les loyers et qu'il faut plus de 2 anspour les expulser ... Au fait pendant ce temps les crédits et taxes contineuent à arriver ...

Bref tous mes amis ont revendus même à perte et ne sont pas prets de réinvestir dans des problémes ...

Maintenant aux politiques de gérer pour ma part pas de garantie et pas d'expulsion sans délais ... pas de location ni de bien à louer ...

Quant à ceux qui croient que nous nous engraissons .... nous engraissons surtout l'état quant le loyer est réglé bien sur ! J'exagére ? Pas si sur !
Réponse de le 21/03/2015 à 8:47 :
moi pas de soucis, le fait que les investisseurs se barrent du marché pousse davantage les prix à la baisse à l'achat par une demande moindre, aucun souci.
Et qu'on ne vienne pas me raconter que sans eux pas de construction, si, il y aura autant de constructions mais moins chères.
a écrit le 20/03/2015 à 13:45 :
Le problème du logement ne concerne pas que les jeunes mais une grande majorité de la population.
Afin d’améliorer la situation il faudrait fluidifier le marché :
- Ce n'est pas avec des loyers bloqué que cela va s’améliorer, pour mémoire les loyer de 1948 on entrainé une très forte hausse de l'indice des loyers et du prix des logements qui a poussé les gouvernements successif a mettre en place les 46 milliards d'aide au logement.
- Il faudrait faciliter l’expulsion des mauvais payeur, mise en place d'une visite annuel du logement par le propriétaire afin de constater de la non dégradation des lieux.
- Mettre en place un compte spécifique pour la caution avec un organisme chargé de la restitution afin d’éviter les nombreuses cautions gardé à tord par certains propriétaires.
- faciliter les démarches et délai pour les locataires afin de faire effectuer les travaux a la charge du propriétaire.
- alléger la fiscalité sur l'immobilier qui est actuellement la plus élevé d'europe, avec une imposition a l'achat du logement, imposition des loyer, imposition des charges payé par le locataire. a pression fiscale qui pèse sur l’immobilier français est nettement plus importante que chez nos voisins. Ainsi, les taxes représenteraient environ 27 % du prix d’un logement neuf de 200 000 euros en France quand elles s’établissent à 15 % dans la moyennes des pays d’Europe de l’Ouest.
Réponse de le 20/03/2015 à 14:55 :
La fiscalité immobilière est très clémente en France... Ce qui permet encore aujourd'hui de s'y maintenir... Le premier pb de l'immo c'est que nous sommes rentrés dans un ponxi il y a 13 ans....
Réponse de le 20/03/2015 à 15:56 :
@generation post 80 : la fiscalite immobiliere est la plus lourde d europe et de loin..vous pouvez toujours dire que cela est normal compte tenu des prix mais vous ne pouvez pas nier ce fait .Cette fiscalite a toujoursete
Réponse de le 21/03/2015 à 8:50 :
problème, que les gens aillent investir ailleurs, ce sont eux les demandeurs et on leur répond que non, l'herbe ne sera pas plus verte dans ce domaine que ça ne l'est aujourd'hui.
Réponse de le 22/03/2015 à 9:55 :
@malcomprenant : votre biais est soit du à votre méconnaissance, soit du à votre partialité (êtes-vous bailleur par ailleurs ?)
je réaffirme que l'immo en France est une niche fiscale et donc, que sa fiscalié est très clémente... je suis désolé si, dans votre cas très particulier, cela ne vous saute pas aux yeux...
Réponse de le 22/03/2015 à 19:13 :
@generation post 80 : oui je suis bailleur et je vous pose la même question ? Expliquez clairement pourquoi l immobilier est une niche fiscale ? Je vous rappelle que le duflot ( ou pinel) ne s applique que sur logement neuf avec loyer très modéré . Puisque vous prétendez être averti dites moi combien un bailleur se met il dans la poche après avoir perçu 450e de loyer brut ?
Réponse de le 23/03/2015 à 5:26 :
problème, si tu n'es pas heureux du rendement tu vends, tes logements ne vont pas disparaitre pour autant, et on constate que non, tu les gardes, l'herbe n'est pas si mauvaise que cela, donc.

Petit rappel : le logement, besoin vital, n'est pas une tirelire.
Réponse de le 23/03/2015 à 9:17 :
@aucun: vous posez la bonne question : pourquoi mécontent je ne vends pas ? Essayez de réfléchir : actuellement je possède un studio ..si je vends en baissant le prix sous le prix du marché je reste " taxé" à hauteur de 30% ; mon capital actuel est un studio , pourquoi voulez vous que mon capital soit 2/3 d un studio après la vente? Je préfère de loin ne plus louer si mon locataire part ..même en supportant les taxes punitives. J ai schématise mais je peux vous certifier qu une des causes actuelles de la "non baisse" des prix et du blocage du marché est l imposition totalement délirante des PV ( merci mr NS , apparu ..) .Un impot est d'abord juste s il est "productif" ; on peut taxer , surtaxer et susurtaxer les PV...je m oppose pas aux PV mais les taxer jusqu à 30 ans est une ânerie économique de 1 er ordre..
Réponse de le 24/03/2015 à 20:42 :
il est plus logique de taxer les rentes que la travail si on veut rester logique
a écrit le 20/03/2015 à 12:14 :
jeunes précaires, tout les jeunes en fait, c'est la galère, sur Lyon on me demande obligatoirement de répondre à ces 3 critères, sinon pas de logement :
1/ Avoir un CDI - Ok check
2/ Gagné 3 fois le loyer - Ok 5 fois check
3/ Avoir un garant - Plus de parents / Pas de banque, seul la caisse d'épargne et BPCE font des garanties, hors de prix 3% de frais et il faut bloquer 1 an de loyer, vu mon niveau de risque, c'est du vol.

A la limite il faudrait que je paye d'avance les 3/4 années de bail, j'ai assez pour le faire, mais faut pas déconner non plus.

Résultat, j'épargne jusqu'à avoir 70% du montant d'un appartement, restant 30% puisque ma banque n'en finance pas plus d'un tiers.
Et dans mon immeuble, les 4/5ème des jeunes, enfin trentenaire maintenant, n'ont jamais plus partir de chez leur parents, vive la France, vive les loueurs.
Réponse de le 20/03/2015 à 22:22 :
Et pour les vieux c'est encore pire. Il n'y a pas 3 critères mais un seul : l'age, trop vieux
a écrit le 20/03/2015 à 11:23 :
Cécile Dufflot a la solution : dissuader les investisseurs de mettre de l'argent dans l'immobilier !!!
Réponse de le 20/03/2015 à 11:42 :
Toujours la meme rengaine : médisance. Médire et il en restera quelque chose c'est ça ? Comme les mégères qui disent du mal des voisins. Bientot vous allez dire que Duflot est responsable des tsunamis et de la grippe...
Réponse de le 21/03/2015 à 8:52 :
Cécile Duflot a mis un coup d'arrêt au fait de se faire un maximum de pognon sur des besoins vitaux tel le logement.Elle a donc eu raison.
Réponse de le 23/03/2015 à 13:28 :
@pff : vos investisseurs n'ont pas empêché les prix de monter astronomiquement jusqu'en 2007, ni résolu le problème de tension locative dans plusieurs grandes villes de France. Par contre, pour se gaver avec mes impôts, y a eu du monde. Et quand on voit tous les posts ici où l'on se plaint des mauvais locataires, à grand coups de poncifs et autres lieux communs, ça me fait rire qu'on parle d'investisseur. Un investisseur, il prend un risque. Celui qui ne veut pas de risque, il ouvre un livret A.
a écrit le 20/03/2015 à 11:22 :
Se loger est un problème, on fait 90% de cdd, ne devrait-on pas faire des départs en retraite alors qu'on refuse la croissance? Les vieux ne comprennent pas comment on fait de la croissance et des emplois: ils font des fonctionnaires, des chômeurs et des pré-retraites... on compte selon les publications 60% de diplômés en exclusion alors qu'on fait des emplois aidés, deux poids deux mesures. On fait des ronds-points et on désindustrialise...
Notre pib par habitant en 2013 est au niveau de 2005, en Espagne et en Italie ça basse également, les autres pays sont à la hausse, n'avons-nous pas un problème systémique?
Nombre de diplômés sont sans emploi adéquat, on refuse par exemple pour des ingénieurs d'ouvrir des postes en rd alors qu'on finance moins que les autres.
a écrit le 20/03/2015 à 11:14 :
Le logement n’est pas le seul problème, le financement des retraites pour les jeunes actifs est inexistant. Les salaires sont à la baisse, par exemple les instituteurs ont perdu en brut 40% de niveau de vie. Le point désavantage les jeunes. L’Etat social c’est l’incurie, il n’est pas capable d’appliquer l’équité salariale. On dénombre même des gens qui se voient retirer leurs allocations quand ils cherchent du travail. Si plus de la moitié des gens ne votent pas, il existe un potentiel de protestation… L’Europe est une zone de chômage record chez les jeunes diplômés et de croissance nulle en vieillissement. Il n’existe pas de droits avant 25 ans… Un programme serait : 6 millions de pré-retraites, remboursement de Maastricht 40%, paiement du déficit 85 milliards, division par deux du point pour les vieux et *2 pour les jeunes. Suppression des avantages corporatistes 1 euro cotisé, 3 de pension, construction de trois fois plus de logements, compensation pour les salariés de la sécurité d’emploi fonctionnaire. On fait dans la défiscalisation de niches et le chômage, les emplois cachés, à l’ancienneté, où est le mérite alors qu’il faut de l’expérience ?
Réponse de le 20/03/2015 à 22:25 :
En plein délire
a écrit le 20/03/2015 à 10:53 :
Il faut surtout que le bail des logement sociaux ne soit plus un bail a vie !!!! que toute personne qui sort des critères des logements sociaux soit prier de partir dans le privé.
De plus il faut que les conditions d'expulsion soit beaucoup plus simple en cas de non paiement d'un loyer.
Et enfin que la taxe sur les logements vides soit augmenter de 500% dans les zones tendues pour inciter a les mettre en location le plus rapidement possible.
Ces 3 mesures couplées à une constructiond e logemnt neuf correct permettraient de débloquer la situation actuelle je pense.
a écrit le 20/03/2015 à 10:00 :
Moi j'ai eu le même soucis , j'ai visité un F1 pour 1100 € et le propriétaire veut que le locataire gagne trois fois ça en net, soit 3300 euros net mais quel jeune peut se payer cela et je vois mal un couple trentenaire avec des enfants vivre dans un F1. Le monde immobilier marche sur la tête.
Réponse de le 20/03/2015 à 11:50 :
Moi je veut bien accepter un locataire sans aucune garantie : il suffit que les Allocations logement, la mairie, le département... n'importe quelle œuvre sociale solvable, s'engage à payer les loyers impayés par le locataire (jusqu'à la date de sortie effective du logement!) ainsi que les éventuels dégâts dans l'appartement !!!
Un propriétaire n'est pas une œuvre sociale, ni un assureur !! (surtout un particulier!) ...
Réponse de le 20/03/2015 à 12:06 :
Ca dépend où. Dans les grandes villes, c'est normal que c'est cher car tout le monde veut y aller. Si les gens veulent une grande ville , il faut payer le prix car y a trop de demandes.
Réponse de le 20/03/2015 à 12:12 :
@mosellan: un jeune qui vit à Metz ne paye pas 1100 e pour un studio ! ( 300 à 400 e comme toute ville moyenne en france) : cessez de tout ramener à paris
Réponse de le 21/03/2015 à 21:35 :
@malcomprenant
C'est toujours hilarant de vous lire lorsque vous affirmez que "tout va très bien madame la Marquise" (pour ce qui est du niveau des prix et loyers), en affirmant que "la France n'est pas Paris" (tout en étant radicalement opposé à l'application à Paris de toute forme de mesure baissière comme l'encadrement des loyers) d'une part, et que "dans tout le reste du pays tout va parfaitement bien" d'autre part, ce qui est faux comme le montrent les dernières études selon lesquelles il faut 1424€ nets par mois par personne pour "tout juste vivre décemment" dans un HLM de Province (ne retirez surtout pas le mot "HLM" ou le mot "Province" de cette phrase, sinon c'est beaucoup plus cher! Pour ce qui est d'acheter... je plaisante, n'y pensez même pas). malcomprenant va nous dire que ce n'est pas que le logement qui a augmenté, mais curieusement, la part du logement dans le budget des Français a explosé ces dernières années, avec les impacts que cela peut avoir sur le coût du travail (le truc qu'on était censés baisser), la consommation (vous savez, faire vivre l'Economie du pays en achetant autre chose que du parpaing) et l'investissement (dans autre chose qu'une défiscalisation basée sur l'achat d'un appartement).
Réponse de le 21/03/2015 à 21:36 :
@malcomprenant
C'est toujours hilarant de vous lire lorsque vous affirmez que "tout va très bien madame la Marquise" (pour ce qui est du niveau des prix et loyers), en affirmant que "la France n'est pas Paris" (tout en étant radicalement opposé à l'application à Paris de toute forme de mesure baissière comme l'encadrement des loyers) d'une part, et que "dans tout le reste du pays tout va parfaitement bien" d'autre part, ce qui est faux comme le montrent les dernières études selon lesquelles il faut 1424€ nets par mois par personne pour "tout juste vivre décemment" dans un HLM de Province (ne retirez surtout pas le mot "HLM" ou le mot "Province" de cette phrase, sinon c'est beaucoup plus cher! Pour ce qui est d'acheter... je plaisante, n'y pensez même pas). malcomprenant va nous dire que ce n'est pas que le logement qui a augmenté, mais curieusement, la part du logement dans le budget des Français a explosé ces dernières années, avec les impacts que cela peut avoir sur le coût du travail (le truc qu'on était censés baisser), la consommation (vous savez, faire vivre l'Economie du pays en achetant autre chose que du parpaing) et l'investissement (dans autre chose qu'une défiscalisation basée sur l'achat d'un appartement).
Si le commentaire est parti en double, merci à la modération de supprimer ce second exemplaire.
Réponse de le 22/03/2015 à 8:12 :
@zola ou le des informateur est de retour ! Je n ai pas dit que 300 ou 400 e pour un studio dans une ville moyenne en france n était pas cher et que tout allait bien : j affirme que l énorme problème en france qu on ne réglera JAMAIS est l hyper centralisme sur paris . (ex Il vous faudra 7 h pour rejoindre la 5 ieme ville de France , bordeaux à la 3 ieme ville de France. .et ce ne sont pas les BUS de mr macron qui vont améliorer les choses) . J affirme qu en province grâce à l état providence , qui est aussi une spécifité française , un jeune precaire , ex un jeune qui bosse 6 mois et se retrouve au chômage avec 800 e par mois et qui loue 350 e un studio dans une ville moyenne touche 232e d apl : vous en connaissez ? moi oui et beaucoup ...Vous pouvez toujours fustiger les propriétaires dont le rôle n est pas de loger les jeunes précaires .Vous pouvez toujours croire au miracle et croire que le neuf du fait du départ des investisseurs va baisser alors fréquentez les centres de bricolages et les artisans de votre quartier et si les prix baissent appellez moi en urgence .
Réponse de le 22/03/2015 à 12:43 :
Un jour, il faudra que vous me disiez pourquoi vous m'appelez zola...
Je ne vois pas en quoi un centralisme sur Paris cause des problèmes MEME EN PROVINCE.
Par ailleurs, l'évolution des prix de l'Immobilier parisien ces dernières années a été la suivante : prix astronomiques jusqu'au milieu des années 90, puis chute massive jusqu'à 1997, puis x3 voire x4 entre 1997 et 2011-2012, puis baisse lente voire stagnation actuelle.
Selon vous, c'est dû à des histoires de fiscalité, on en déduirait donc que ladite fiscalité existait probablement jusqu'en 1995, aurait été supprimée à ce moment, puis remise en place de 1997 à aujourd'hui vu que les prix ont monté massivement. Idem pour le centralisme sur Paris : dans votre esprit, le centralisme existait jusqu'aux années 90, puis dans le courant des années 90 tout d'un coup la France aurait été ultra-décentralisée, puis surprise en 1997 elle se serait ultra-recentralisée. Idem pour le coût des matières premières et le coût du travail, sans doute énormes jusqu'à 1990, très faibles de 1990 à 1997, et re-énormes depuis 1997. Je crois que j'ai fait le tour des prétextes de ceux qui affirment que ce n'est pas une bulle spéculative qui ruine nos jeunes générations.

Une autre théorie possible serait que les prix dans les années 90 avaient atteint des niveaux trop élevés, que plus personne n'achetait de l'immo, que ça a précipité la chute des prix. Une fois les prix bas, les "investisseurs" ont relancé un cycle hyper-spéculatif qui nous conduit aujourd'hui à l'exclusion de la quasi-totalité des moins de 35 ans du marché (mis à part heureux héritiers et autres fils à papa).

Si vous avez d'autres explications, je suis preneur, mais faites en sorte de couvrir aussi les mouvements des années 90.
Réponse de le 22/03/2015 à 19:03 :
@zola ..il faut bien vous trouver un pseudo! Je me suis mal exprimé quand je parle du hyper centralisme en france sur paris :évidemment paris n est pas cause de l augmentation des prix en province . J explique au regard des courbes comme friggit que les stats en france sont complément faussées à commencer pour l immobilier.Si les prix ont augmenté de 150% à paris entre 2000 et 2010 ils ont augmenté de 70 % en province ..je dirai même ils ont augmenté de 70 % , ANORMALEMENT , entre 1998 et 2015 ...rien à voir avec paris . J explique que les prix à paris ne baisseront jamais ! ( max 20%) car paris va continuer à s agrandir ( le grand paris) . Je n ai jamais nié que le prix de l immobilier est trop élevé en france : je dis la france a fait le choix d être un état social "providence" et qu en contre partie d un système social avantageux elle a mis en place ( gouvernement de droite comme de gauche) une fiscalité immobilière extrêmement lourde depuis les années 90 ( csg pv sans parler des taxes foncieres) et dis que c est la fiscalité qui contribue ( ce n est pas le seule cause) à cette hausse des prix . Je dis que l état se décharge sur le privé via les aides fiscales et que ce n est pas le rôle des bailleurs de louer aux jeunes précaires . Comme vous je pense qu il faut supprimer toutes les aides y compris APL et les réserver aux seules personnes habitant hlm .
Réponse de le 24/03/2015 à 22:06 :
@malcomprenant
Dans ce cas, puisque selon vous "les prix ne baisseront jamais à Paris", on peut expérimenter tout un tas de dispositifs intéressants comme l'encadrement des loyers, la taxe foncière sur le même système que le modèle bolchévique US : 3% de la "valeur du marché" du bien (on va voir pendant combien de temps cette "valeur du marché" restera à 8000€ le mètre carré, et si elle continue de monter) et tout un tas d'autre chose. Vous serez d'accord avec moi que le marché parisien n'a pas besoin d'être "sauvé" ou "soutenu", il a juste besoin d'une bonne balle dans la tête, cela peut sembler cruel, mais c'est soit le marché immo, soit le pays qui s'effondre.
Réponse de le 25/03/2015 à 7:55 :
Nos idées ne sont pas si éloignées que ça @zola : oui le marché parisien n a pas besoin d être soutenu ..d'ailleurs je me demande toujours ou on peut construire â paris ( ville avec une densité de 22000 hab au km2) . On peut encadrer les loyers de manière stricte comme vous le souhaitez : n avez vous pas dans votre famille ou amis des jeunes qui habitent à paris , payent 900 e pour studio de 20 m2 et que bossent en banlieue ..moi si 2 neveux ..ils ont le droit mais qu ils se plaignent pas ..Je connais même des étudiants sur le plateau de palaiseau ( écoles prestigieuses ou ils peuvent se loger par leurs écoles ) et qui habitent paris , c est mieux pour les sorties comme ils disent . L encadrement des loyers j y crois dans un système soviétique : il doit s accompagner du non choix du locataire par le propriétaire . Il est temps pour vous de prendre la carte du parti. Je vous rappelle au passage que 40 % des immigrés viennent sur la RP et qu il faut aussi les loger .
Réponse de le 25/03/2015 à 13:41 :
@malcomprenant
Je vous rassure : je suis un heureux propriétaire depuis 2011. Je gagne près de 3 SMICs par mois, ce qui m'a donné le privilège de pouvoir m'endetter sur 25 ans pour acheter un studio de 24m² au rez-de-chaussée sur rue (mieux que ça c'était hors de mes moyens) en petite couronne.
Du coup, toute forme de consommation de ma part (qui pourrait booster l'Economie française) passe à la trappe, vous attendrez 2036.
Si vous vous demandez pourquoi les jeunes diplômés quittent le pays en masse, le problème est là, pas dans le "matraquage fiscal" fantasmé par quelques nantis, les impôts étant somme toute très raisonnables.
Mais si les Gouvernements successifs continuent de déverser des dizaines de milliards d'euros par an en pure perte uniquement pour soutenir la hausse des prix de l'immobilier (toujours plus haut!), je ne me fais pas de souci : quand mon studio en petite couronne vaudra le prix d'une villa dans une grande capitale de prestige, je le vendrai, en empochant l'argent de vos impôts, et j'irai m'installer dans ce pays étranger.

"prenez votre carte au parti"... c'est effectivement ce qu'a fait la municipalité communiste de New York, ce qui se fait dans certaines villes de la bolchévique Allemagne de Merkel : on encadre les loyers. Et pourtant les chars russes ne défilent pas encore dans ces villes. Mais des accusations de communisme et d'étatisme soviétique de la part d'une personne qui, tel un Gattaz, vient expliquer que oui l'Etat s'endette et perd 40 milliards d'euros par an pour subventionner les prix hauts de l'immobilier, mais qu'on devrait en dépenser beaucoup plus, ça me fait rire.
Réponse de le 25/03/2015 à 23:04 :
@zola ou @lamartine si vous préférez ! A votre place je vendrai avant 2017 car n oubliez pas que le président des riches a alourdi considèrablement les PV ( mr apparu) et comme vous êtes un précepte de la taxation vous ne pouviez pas nier qu une des injustices fiscales est l exoneration des PV sur residences principales.. .une PV est une PV !!
Réponse de le 26/03/2015 à 13:07 :
@malcomprenant
Au contraire : si en 2017 les Français réélisent l'équipe de winners qui a eu les pleins pouvoirs entre 2002 et 2012 et "à l'époque de qui la crise n'existait pas et le secteur du Logement n'avait aucun problème", cette fine équipe va nous revoter quelques joyeusetés. Ils pourront décider que "tiens on dépense déjà 40 milliards d'euros en pure perte pour la hausse des prix de l'immo, si on montait à 60 ou 80 milliards? Après tout, la France n'a pas de problèmes de déficits ou de dette". Ils voteront des brillantes idées comme la déductibilité fiscale des intérêts d'emprunt immo, un PTZ+++ sans conditions (l'ensemble des vendeurs sortira sa calculette et dira "génial, l'Etat ajoute environ 1000€/m² de subventions, ça veut dire qu'on peut augmenter nos prix de 1000€/m²"), des subventions aux majors du BTP (qui diront "génial, de l'argent gratuit, mais on maintient notre production et nos prix") et quelques autres choses sympathiques. Et quand mon studio pourra se vendre pour 500 000€ (financés par vos impôts), je pourrai le vendre et m'acheter une villa dans une autre capitale aux prix plus sains.
a écrit le 20/03/2015 à 9:59 :
ma belle maman à moi pour arrondir de ses maigre retraite avait investi dans une chambre de bonne, sans la bonne bien sur, Elle ne voulait jamais à non jamais de louer ses 10m2 à coté de Sacré Coeur à un jeune et moins jeune précaire Non merci pour elle trop de problème de loyer non payé et surtout elle ne peut pas les virer ;-(
a écrit le 20/03/2015 à 9:37 :
Un propriétaire sera tenté de louer à un précaire si le loyer est plus élevé par cupidité ,si le loyer est bloqué il préfèrera quelqu'un avec de solides garanties étant donné que le risque de défaut n'est plus rémunéré.
a écrit le 20/03/2015 à 8:49 :
Bonjour, oui on ferais mieux de s'occuper des travailleurs pauvre , que de donner s'en compter au cas sociaux professionnels , s'en aucun contrôle et qui son exonérer de tout , et donc les travailleurs son taxer au maximum 😬
a écrit le 20/03/2015 à 7:59 :
Les jeunes défavorisés paient les loyers les plus chers car ils occupent des petits logements. Je ne saisis pas la logique, même avec un prix plus cher au m2, dans la même ville un petit logement reste moins cher qu'un grand.
Par ailleurs, le problème principal n'est pas la régulation des loyers mais les garanties et assurances pour le paiement des loyers. Ce sont objectivement des profils à risque pour un propriétaire.
Le problème du prix des loyers est avant tout lié au coût exorbitant de l'immobilier. Avec une rentabilité moyenne de 3 ou 4%, on ne peut affirmer que les propriétaires dans l'ensemble s'engraissent.

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