Les étrangers se ruent sur l'immobilier de luxe français

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La clientèle étrangère continue de faire de la surenchère sur les prix, notamment à Paris et dans le Sud-Est.

L'immobilier en France attire-t-il encore les acquéreurs étrangers ? Bernard Cadeau, président du réseau immobilier Orpi, répond par l'affirmative : « ils sont toujours autant amoureux de notre pays ». « Ils sont friands de la pierre française et veulent acheter une partie du charme de notre pays », renchérit Jean-Philippe Roux, directeur de l'agence John Taylor de Paris, à l'occasion de l'installation du groupe d'immobilier de prestige dans la capitale.

D'ailleurs, selon Orpi, les étrangers représentent 30 % du marché parisien. Et 66 % de la clientèle de John Taylor est internationale, d'après Delphine Pastor, présidente du conseil d'administration.

Non seulement, ils achètent plus, mais aussi plus cher... En 2009, sur les appartements, les Français ont payé en moyenne 5.700 euros mètre carré, contre 7.000 pour les étrangers, presque un quart de plus. Et 7.900 euros le mètre carré contre 10.600 pour les maisons. « Les étrangers acceptent de dépenser plus pour un emplacement ou une vue », souligne Jean-Philippe Roux.

L'immobilier de luxe reste toutefois un marché de niche. A Paris, entre juillet 2009 et 2010, à peine 592 transactions ont dépassé les 1,5 million d'euros sur les 32.377 enregistrées par les notaires. Ce chiffre a doublé en 5 ans, flambée des prix oblige. Quant aux biens de plus de 3 millions d'euros, ils ont triplé sur cette période.

Qui sont donc ces étrangers capables de faire de la surenchère ? « On distingue deux catégories, résume Bernard Cadeau. Ceux qui sont mutés et qui se sédentarisent, et ceux qui veulent un pied-à-terre en France ». Ce sont surtout ces derniers qui recherchent le très haut de gamme.

Mainmise

Côté géographie, ils se concentrent dans le Sud-Est de la France, avec trois secteurs de prédilection. Saint-Jean-Cap-Ferrat, d'abord, où la quasi-totalité des transactions proviennent d'acquéreurs internationaux, dont 84 % de Russes. A Valbonne, ensuite, où une transaction sur deux échappe aux Français. Cette proportion monte à 78 % à Cannes, selon les chiffres de John Taylor. « Sur la Croisette, le prix du mètre carré peut atteindre 40 à 50.000 euros. Et une villa de 1.000 mètres carrés peut coûter 28 millions d'euros à la Croix des Gardes », note Sylvain Boichut, directeur commercial France de John Taylor. Les étrangers sont certes prêts à payer cher... mais pas pour n'importe quoi.

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Commentaires
a écrit le 06/12/2010 à 14:43 :
ce ne sont pas les acheteurs de l immobilier de luxe qui vont maintenir l activité du BTP au niveau du pays ; c est le BTP le vrai créateur de valeur de l immobilier malheureusement je ne crois pas que les salaires de ce secteur aient suivi la meme évolution que celle du bati et pourtant il y a un gisement important d innovation dans ce secteur ; d autre part le BTP est aussi destiné aux habitants de France mais l inflaccés l immobilier pèse lourd pour que le citoyen en bénéficie
a écrit le 30/11/2010 à 11:55 :
il est tout à fait normal que les étrangers achètent. Ils ne payent l'ISF que sur les biens immobiliers détenus en France . Bien évidemment , les détenteurs de gros portefeuilles , susceptibles d'acheter des biens immobiliers luxueux ont leurs actifs mobiliers dans d'autres états membres européens ou dans des pays étrangers et ne sont pas soumis pour cette part du patrimoine à l'ISF. Pour un français , acheter un bien immobilier , c'est se condamner à payer chaque année entre 1 et 2 % de la valeur du bien . Avec l'ISF, le bel immobilier français appartyiendra de plus en plus aux étrangers.

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