"L'attentisme n'est pas forcément synonyme de baisse des prix"

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Par Claude-Olivier Bonnet, gérant de "Le Bon Agent Immobilier", le président de la CNASIM IMMO syndicat des réseaux d'agents immobilier et mandataires indépendants.

Souvent, et encore récemment, on imagine que la baisse du nombre de vente en immobilier conduit inéluctablement à une baisse des prix. Ce raisonnement est grande partie erroné. Surtout quand nous savons que le besoin de 500 à 600.000 logements par an est toujours une réalité en France.

En revanche, la remontée des taux d'intérêt de 3.2 à 3.9 % pourrait écarter les acquéreurs d'un marché déjà réservé aux plus aisés d'entre eux, entraînant par là même une baisse des prix. Or ce que nous vivons sur le terrain est bien le contraire.

Les raisons de la baisse des volumes

Les vendeurs se sont un peu effacés pour diverses raisons (-7% sur le 1er semestre 2011). La première quand un marché est haussier, certains se mettent en position d'attente pour voir si leur bien ne pourrait pas bénéficier de la pénurie en mettant en vente plus tard à un prix plus fort.

Les autres parce que simplement en période de baisse de l'offre, ils n'ont aucune certitude de trouver un bien qui leur conviendrait, ou pire encore que dans le laps de temps allant de leur vente à leur acquisition les prix aient encore progressé grevant ainsi leur capacité financière.

Donc, rien ne prouve que nous allons vers une baisse des prix, sauf pour les secteurs excentrés tendance que nous vivons depuis quelques mois (- 4% à -1 %). La baisse de l'impact des biens construits en vue de profiter des outils de défiscalisation (-24% depuis le début de l'année) est essentiellement due à la réduction des effets valorisant son attrait, mais surtout aux différents choix stratégiques des constructeurs qui ont développé des programmes établis loin des centres économiques et sociaux, dépourvus de transports en commun et au caractère répulsif pour des locataires qui cherchent à faire des économies d'essence.

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Commentaires
a écrit le 09/09/2011 à 10:21 :
Claude-Olivier Bonnet n'a rien vu venir!!!!
a écrit le 23/07/2011 à 9:03 :
Les gens parlent souvent de Paris est les grandes villes, où, soi disant, les prix augmentent par 10% / an. Pour avoir les prix stables (ou même une petite augmentation) sur toute la France, les chiffres cachent la vérité dans les régions (surtout dans la campagne) où les prix chutent.

Dans la campagne en Bretagne j'ai vu des prix demandés coupés en deux depuis 2006 et les mêmes biens toujours pas vendu. Sans doute toujours négociable, ça fait une situation comme en Espagne!

Pourquoi personne ne veut en parler? Est-ce les journaux sont devenus comme les informations (TF1 13 hrs) ou tout va bien, la France est belle et. etc.?
a écrit le 22/07/2011 à 16:17 :
Pour ma part, je ne me suis pas trompé et je dis et maintiens: Propriétaires ne vendez pas. Avec une taxe de 32% sur la plus value , aucune possibilité de déduire quoi que ce soit les 5 premiéres années et 12,2% à rajouter à titre de contribution sociale, seuls, ceux qui ont une résidence principale et donc exonérés de la plus value, peuvent vendre. Les autres gardez votre bien, l'offre devenant rare, les prix vont encore augmenter.
Réponse de le 23/07/2011 à 9:58 :
vous avez déjà des PV bien grasse et bénéficié des rendements de 10% an en moyenne dans l'immo, seul un certain madoff proposait un tel rendement, et vous trouvez le moyen de vous plaindre ? mais mettez vous à la place de ceux qui achète, vous les assommez avec vos exigence de prix délirants, alors que vous même seriez bien incapable de produire le même effort. Et posez vous cette question: Quel mérite tirez vous de votre enrichissement ?
Réponse de le 28/07/2011 à 7:41 :
22 pourcent de plus en un an, c'est nettement mieux que Madoff qui garantissait environ 10% par an. C'est presque aussi bien que le bon d'etat grec. Genial. Jackpot.

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