Logement : le grand n'importe quoi des diagnostics énergétiques profite aux vendeurs

 |   |  352  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est devenu obligatoire, mais est-il fiable pour autant?

Combien va consommer votre futur logement ? La question est importante. Mais la réponse... n'est absolument pas fiable ! C'est en tous cas le constat établi par l'UFC-Que Choisir.

"Sur quatre maisons visitées par seize diagnostiqueurs : deux maisons ont été classées dans pas moins de trois classes énergétiques différentes, une a été classée dans deux étiquettes différentes, une seule s'étant vue attribuer la même étiquette énergétique par tous ces professionnels. Une des maisons enquêtée a été classée, selon les diagnostiqueurs, en C, D ou E, avec une estimation de consommation allant de 134 kWh à 244 kWh par m2 et par an, soit une facture annuelle variant de 1.000 à 1.800 euros", s'indigne l'UFC.

Ces résultats alarment d'autant plus l'UFC que ces diagnostics de performance énergétique (DPE) doivent être réalisés dès la mise en vente ou en location des logements et que leur affichage est obligatoire dans toutes les annonces immobilières depuis le 1er janvier. De plus, "le montant du nouveau prêt à taux zéro est conditionné à la classe énergétique du logement fournie par ce diagnostic", rappelle l'UFC.

Le gouvernement avait pourtant annoncé une révision du dispositif en octobre dernier, avec un renforcement des compétences exigées des diagnostiqueurs et une amélioration des méthodes.

Reste un problème central: ce sont les vendeurs qui déterminent le diagnostiqueur auquel ils font appel. Dès lors, il est facile de comprendre pourquoi les diagnotics ne sont pas toujours fiables. En effet, pour le vendeur, faire appel à un diagnostiqueur particulièrement soigneux va non seulement lui coûter beaucoup plus cher, mais le diagnostiqueur risque de pointer des défauts que ne verra pas forcément un professionnel moins sourcilleux. Payer plus cher pour voir son logement moins bien classé? Voilà qui n'incite guère les vendeurs à entreprendre volontairement une démarche "qualité"...

Le problème doit donc être résolu à la source, avec un meilleur contrôle du travail réalisé par les diagnostiqueurs, en "agréant" les établissements fiables, voire en fixant un tarif unique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/02/2011 à 8:26 :
"Ces résultats ""alarmes ""

votre orthographe aussi !

c'est dommage car je trouve ces dernières semaines vos articles plus"fouillés" et travaillés avec une certaine volonté d'investigation et de réflexion que j'apprécie.

Simple avis.
a écrit le 22/02/2011 à 7:51 :
Si les diagnostiqueurs ne sont pas eux-mêmes, on a forcément n'importe quoi !
a écrit le 22/02/2011 à 4:26 :
Non pas si vite dans les remarques.

Il faut regarder du coté de l'Ademe. Qui centralise(ra) tous les diagnostics de France dans une base de donnée unique. Les informaticiens ont vite fait de trier ce genre de variations. Que va faire l' Ademe ? Commander une expertise ? A voir ! Pas bon d'être diagnostiqueur.

Dans ma carrière, j'ai réalisé plus de 4 000 bilans thermiques. Des vrais ! J'affirme haut et fort qu'une distorsion de 2% est normale, de 5 % elle est suspecte et de 10% la distorsion devient inacceptable.

Maintenant un DPE n'est peut être pas un vrai bilan thermique. Mais tout de même, une dérive de plus de 10% reste inacceptable. J'espère qu'une expertise donnera une valeur juste qui sera publiée. Je suis curieux de savoir...

N'est pas diagnostiqueur immobilier qui veut, peut être. Mais la manière dont l'usager pilote son installation de chauffage, ne peut pas interférer le DPE. Sauf si...si ce DPE est uniquement établit sur la base des factures d'énergie et que des factures manquent à certains moments.

Les distorsions dans les consommations apparaissent aussi, si l'usager pilote son installation avec une ferveur particulière, ce qui n'est pas rare. Et là, pour un même confort, la variation peut dépasser 20%, voir 30%. J'en sais quelque chose.

La qualité de la régulation est primordiale dans ce sens. Elle y compte pour 10% des variations, à elle seule. Attention à l'hygrométrie dans le logement. combien ? Disons 5% de distorsions ? Attention aux appareils de chauffage à combustion sans cheminée. Est ce que le diagnostiqueur note ces choses ?

Donc l'enquête ne tient pas compte de la méthode utilisée ou ne la précise pas, ce qui est est une lacune. D'un diagnostiqueur à l'autre, le scénario était il vraiment identique ?

Les variations météo annuelles sont mesurable. Voir Degrés Jours Unifiés. ( DJU ). Cette valeur est assez stable au fil des ans sur 232 jours de chauffage et pour 18°C intérieure.

Par contre l'usager peut se mettre à chauffer son logement bien avant ou bien après les dates " légales ". Les relevés des factures caractérisant une période de chauffe de 232 jours par an n'a plus rien à voir avec avec les relevés des factures caractérisant une période de chauffe de 215 jours ou de 285 jours par exemple.

Saluons donc le Diagnostic Immobilier, qui nous permettra de réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Saluons les diagnostiqueurs qui nous font prendre conscience que notre avenir et notre futur se joue ici et maintenant.

La méthode DPE va être revue de toute manière. Alors la liberté individuelle de (sur)chauffer son habitat ou de le sous chauffer disparaitra. Contraintes réglementaire qu'un simple compteur horaire sur l'installation décèlera. Une période de chauffe c'est 232 jours et c'est 5 500 heures. Ni plus ni moins, alors tout est vu.

Mais ça vient. Qui dans le triangle dramatique sera la victime, le persécuteur ou le sauveteur ? Le diagnostiqueur immobilier a pour mission de dire que la victime c'est la terre. Et que le sauveteur appelé au secours c'est lui. Donc que le (doux et bon ) persécuteur sera l'usager, malgré lui.

Caresser les acteurs dans le sens du poils, devient une gageure pour le pauvre diagnostiqueur. Et l'usager ne manquera jamais de créer l'évènement qui fera du diagnostiqueur non plus le sauveteur, mais le méchant persécuteur. Cessons ces manipulations.

Selon ce type d'article de presse, la victime c'est l'utilisateur. Le persécuteur serait le diagnostiqueur. Et le sauveteur serait qui , la terre ou la disparition du diagnostic immobilier, le législateur ? Non !

Il faut cesser de secouer les rôles. La conscience se joue ici et maintenant. Cessons de reporter sur les générations futures, les mesures de corrections qui nous incombent. Osons appeler le Diagnostiqueur comme le sauveteur dans notre scénario. Courage ! Soyons pertinents !

Dans une bonne transaction immobilière, l'indice DPE ne déprécie pas le bien immobilier en vente. L'acheteur qui tergiverse ne s'intéresse pas au bien visité. Changez l'acheteur. En Alsace, je vois des biens anciens qui se vendent ( ?/m2 ) plus chers que du bâti neuf. hé oui ! Preuve que la situation vaut plus que tout, par exemple.

L'indice DPE permet une chose. C'est de ne pas tromper l'acheteur sur les caractéristiques énergivore du bien acquis, faute de quoi il s'agit de vice cachés, ce qui est une autre musique. le DPE couvre le vendeur et informe l'acheteur.

De toute manière, en 2015 ou 2020, les normes " anti energivore " actuelles seront caduc. Alors malheur aux heureux propriétaires de ce jour qui alors n'auront pas les ressources financières pour réhabiliter leur bien au niveau des futures normes.

Le BA Ba est là. Peu importe l'indice D;E ou F de ce matin !

Aïe aïe, les banquiers ! Propriétaire, prévoyez une belle dotation de réhabilitation thermique pour 2015/2020 et vive les Diagnostiqueurs qui " vous " auront convaincu de la réalité, quelque soit l'indice qu'il vous remettra...
a écrit le 21/02/2011 à 22:44 :
En l'état actuel de la règlementation, complètement débile, le seul diagnostic fiable est celui qui découle de l'analyse et la production des facures énergétique. En l'absence de ces factures, le budget d'un diagnostiqueur devrait avoisiner 15 ?/m² pour espérer obtenir un rapport à peu près sérieux.
Réponse de le 21/02/2011 à 23:31 :
Ca doit être la pire méthode de calcul en fait, entre quelqu'un qui chauffe à 16 et un qui chauffe à 23, il y aura un gouffre. D'une année sur l'autre ce n'est également pas comparable. Et enfin, le prix du kWh de chauffage varie considérablement suivant la méthode de chauffage (ex: pompe à chaleur contre convecteur électrique).

Bref, le diagnostic doit rester théorique, tout en étant sérieux (là, l'indépendance de celui qui le réalise est douteuse).
a écrit le 21/02/2011 à 20:34 :
quel credit peut on apporter a ces diagnostiques? si je chauffe a 20° et que le futur acheteur chauffe a 23 il aura surement une difference pecuniaire a la sortie si peut que l'hiver soit un peu plus rigoureux que les precedents tout cela me semble un peu pipo!!!
a écrit le 21/02/2011 à 19:31 :
De toute façon, l'immobilier en lui même est une arnaque monumentale... Chers lecteurs, restez locataires!!!!
Réponse de le 21/02/2011 à 20:16 :
Il faut les moyens pour être locataire ! Obtenir un prêt est plus facile !
Réponse de le 21/02/2011 à 22:54 :
ca revient au meme avec les emmerdes en moins....
Réponse de le 22/02/2011 à 7:55 :
@ najbar_ajo : Surtout n'en fait pas d'immobilier!!! Laisse les autre s'enrichir a ta place! et ce sera toi le premier a descendre dans la rue...
a écrit le 21/02/2011 à 17:06 :
Une contre visite par un autre diagnostiqueurs à la demande du vendeur, pour résoudre le problème des diagnostiques fantaisistes.
Réponse de le 21/02/2011 à 17:55 :
@ Iciallieurs: t'as pas bien lu: un deuxième diagnostic revient à payer une deuxième fois pour se faire battre !!!
a écrit le 21/02/2011 à 16:59 :
L'immobilier ... c'est encore et toujours du grand n'importe quoi.
Et pourtant les gens sont prêts à donner les économies d'une vie et hypothequer 1/3 de leurs salaire sur 1 génération... Une vaste escroquerie.
Réponse de le 21/02/2011 à 20:18 :
Ca rapporte toujours plus que de payer des loyers dans le vide !
Réponse de le 21/02/2011 à 20:56 :
certainement pas. dans de nombreux cas cela rapporte aux agents, aux banques et à l'etat. L'immobilier n'est pas un investissement c'est une depense obligatoire...
Réponse de le 23/02/2011 à 11:51 :
Et dans le locatif en plus de cela tu enrichis ton propriétaire!!! Penses y l'ami!!
a écrit le 21/02/2011 à 16:43 :
C'est bien tout cela, mais rien n'est vraiment exigé encore moins contrôlé lors de la livraison de logements neufs. Et quand on voit les tribunaux encombrés d'affaires de malfaçons voir de travaux bâclés volontairement pour augmenter les marges ce n'est pas prêt de changer. Messieurs les juges vous qui vous plaignez de trop de travail, sanctionnez beaucoup plus les promoteurs véreux, n'hésitez pas pour les multi récidivistes à prononcer des peines de prison il faut nettoyer la profession de tous ses margoulins.
a écrit le 21/02/2011 à 16:30 :
Le logiciel pour effectuer le diagnostic énergétique est officiel et le même pour tous les diagnostiquants après c est l expertise qui est aléatoire , type de mur, densité et matière de l isolation, type de chauffage etc UFC a le beau role
Réponse de le 21/02/2011 à 17:23 :
Nous sommes bien d'accord: "c est l expertise qui est aléatoire"...
a écrit le 21/02/2011 à 15:10 :
Les "diagnostics" sont des usines à gaz qui contribuent à la crise du logement, bien avant de contribuer à la sécurité. Car, mieux vaut dépenser pour entretenir et, en neuf, bien concevoir, qu'analyser après coup. Ou, pour prendre un exemple automobile, mieux vaut faire des moteurs propres, encourager l'achat de véhicules les utilisant qu'imposer un diagnostic CO² aux V.U. tous les ans.... Mais, ici, Courteline sévit toujours.
a écrit le 21/02/2011 à 14:47 :
Merci L'UFC de signaler ce problème qui m'est apparu à plusieurs reprises en consultant des annaonces.
UN GRAND MERCI!!!!
Réponse de le 21/09/2011 à 9:17 :
oui,....
16 ans de terrain en diagnostics pour confirmer deux points :
- si un professionnel veut travailler avec des agences immobilières, il ne peut pas, plus, la pression du n importe quoi dans l'arrangement est trop forte.
- si vous saviez, eh oui,... le nombre de vendeurs qui se marrent lors de la visite in situ au moment de la réalisation, et qui hurlent ensuite parceque l'étiquette n'est pas en D, que dire aussi des propriétaires qui ne veulent pas se déplacer pour donner un minimum d'infos,... les tords sont largement partagés sur les travaux effectués,...


Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :