Retraites : le Medef relance le débat sur la capitalisation

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La présidente du Medef Laurence Parisot a regretté ce mardi que le gouvernement n'ait pas prévu la piste d'un nouveau dispositif de retraites intégrant une part de capitalisation "très incitatif, voire obligatoire".

Instaurer un nouveau dispositif "très incitatif, voire obligatoire" de retraite par capitalisation, c'est la proposition lancée ce mardi par la présidente du Medef. Laurence Parisot regrette que le document d'orientation envoyé par le gouvernement aux partenaires sociaux dimanche soir ne mentionne pas cette piste. Il ne s'agit pas pour Laurence Parisot de supprimer le système par répartition: "Je préconise un 'mix' des deux. (...) Un bon équilibre entre un mécanisme où les actifs cotisants d'une année payent une partie de la pension de cette même année plus un mécanisme où le complément est garanti par un système par capitalisation".

Laurence Parisot se dit persuadée que "les Français sont intéressés par ce mode d'accès à des retraites. Tous ceux qui en bénéficient, y compris les fonctionnaires avec la Prefon ou les salariés des grands groupes qui bénéficient de retraites d'entreprise, considèrent que c'est quelque chose d'extraordinairement efficace et rassurant."

Faisant valoir que "le système par capitalisation crée de la richesse", elle n'a pas manqué de souligner qu'"au Chili, cela fonctionne très bien" et que "d'autres pays ont fait le choix d'un équilibre entre système par répartition et par capitalisation", tels que la Suède et l'Allemagne.

Laurence Parisot se dit, par ailleurs, convaincue que "le relèvement des bornes d'âge et de durée de cotisation sont absolument nécessaires, la question ne se pose plus". Le Medef se prononcera, annonce sa Présidente, "au plus tard début juin sur le meilleur scénario" qui a cependant cité plusieurs fois le report de l'âge légal à 63 ans et l'allongement de la durée de cotisation à 45 ans.

 

 

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Commentaires
a écrit le 24/05/2010 à 8:36 :
Ah ! la PREFON ...! Régime qui a été créé ,à l'origine,au milieu des années 60 par et pour les hts fonctionnaires. Je vous invite d'aller sur le site de l'ARCAF ,
vous vous rendrez compte que ce n'est pas la panacée . Quant au privé vous avez des assu.vie retraite ,peu importe le nom , mais c'est un choix ou vs passez 4 semaines de vacances les pieds dans l'eau ou bien vs êtes prévoyant et ... vs épargnez !
a écrit le 22/05/2010 à 11:52 :
C'est le bon sens, mais il ne faut pas caricaturer!
La capitalisation n'est pas accessible aux petits revenus: il faut la réserver aux salaires supérieurs au plafond de la Sécu, par exemple. Il faudrait aussi éviter le caporalisme de la loi sur les 35h, on a le droit d'être fourmi ou cigale, mais une retraite minimale doit être garantie avec une visibilité à 50 ans.
a écrit le 19/05/2010 à 12:00 :
Il y a des pays où le problème des retraites ne se pose pas, particulièrement en Scandinavie, car chacun cotise pour sa propre retraite. Il y a longtemps qu'ils ont anticipé la question démographique et abondé des fonds à cet effet, alors que chez nous, qui donnons des leçons au monde entier, nos gouvernants et syndicats, d'un commun accord, ont préféré se mettre la tête dans le sable. Il y a même un Mélanchon de service qui considère qu'il n'y a aucun urgence à régler la question de la retraite, mais il est vrai que son traitement de sénateur le met à l'abri de toute surprise.
a écrit le 19/05/2010 à 11:19 :
C'est quand même dingue que dans un pays dont l'un des éléments de la devise nationale est l'égalité que les salariés du privé qui le souhaitent n'aient pas un accès à un mécanisme type préfonds comme les fonctionnaires ... (sans retomber dans le débat sur les autres conditions de départ à la retraite ...)
a écrit le 18/05/2010 à 19:30 :
Je ne défends pas les fonds de pension. Autant que le système par répartition ils résultent du manque de culture économique des individus qui ne sont pas capables de gérer leurs ressources. La différence est que dans le système par répartition la gestion des fonds est passive: l'argent va de ceux qui cotisent à ceux qui recoivent leur retraite:comme le système est en déficit il n'y a même pas de fond de roulement. S'il y avait de réserves, celles-ci resteraient sur des comptes peu rémunérés. En un mot, la finalité du système par répartition n'est pas de faire fructifier les cotisations recueillies.
En comparaison le système par capitalisation est beaucoup plus dynamique
puisque non seulement il assure un revenu mais en plus les fonds en dépôt sont investis dans l'économie. Ceci dit, le client veut le rendement le plus élevé en oubliant dans sa naiveté qu'au-dessus du seuil de la gestion en bon père de famille on entre dans une spéculation qui peut se terminer dans une perte totale des ressources. Dans ce dernier cas, bien peu admettent leur erreur et ils vont avec la plus grande mauvaise foi faire intervenir l'Etat providence et prétendre qu'ils ont été trompés. Comme quoi il n'y a pas que le "Grands Capital" qui veut privatiser les bénéfices et socialiser les pertes. On trouve celà dans toutes les couches de la société. En un mot nous vivons dans une société d'irresponsables, de citoyens qui ne veulent pas s'assumer-
a écrit le 18/05/2010 à 17:56 :
Il faut continuer le régime de répartition en acceptant nous les salariés de mettre le prix en acceptant la hausse des cotisations salariés. On ne peut plus mettre des charges supplémentaires sur les sociétés qui renchérissent le coût du travail.
Tous ces hauts dirigeants sont bien trop à côté du concret car leurs revenus ne correspondent plus à la réalité économique. Eux peuvent se permettre de perdre sur des contrats de capitalisation. Tout aussi bien ils se garantissent leurs revenus par des retraites chapeaux comme cela ils suppriment le risque de la capitalisation.
Mme PARISOT reprenait vos esprits........Votre cause n'est pas défendable en FRANCE, et le patronat en est responsable avec tous les gouvernements. La vraie réforme aurait du être faite en 1980. Mais personne de la classe dirigeante n'en a eu le courage. Normal leur cas pour le futur lui a été réglé..........
NON catégorique à la Capitalisation.
a écrit le 18/05/2010 à 17:37 :
A Caton : le système de capitalisation crée également toute une infrastructure de gens n'apportant aucune valeur ajoutée et coutant extrêmement cher. Pour rappel, une bonne partie des fonds d'épargne retraite aux USA sont investis dans des fonds de private equity (LBO) ou de hedge funds. Ceux ci prélèvent 2% de frais annuels, plus 20% des gains, ce qui est absolument énorme, pour des résultats plus que contestables. Et ces gestionnaires touchent donc des salaires exorbitants, plusieurs millions par an, voire pour quelques uns plusieurs milliards (cf Paulson ou Sorros). Je vous mets au défi de trouver des salaire comparables parmi les gens qui gèrent la retraite par répartition.

a écrit le 18/05/2010 à 16:58 :
REPONSE A CATON Comment tes enfants en gagnant le Smic vont ils faire pour cotiser....Déjà pour avoir une complément de santé il leur faut prendre une mutuelle....Dont les prix s'envolent.....Expliquez moi......
a écrit le 18/05/2010 à 14:52 :
Mme PARIZOT a t'elle vu le reportage a la tele dans lequel on voit des americains de plus de 70 ans chercher du travail pour subvenir a leur besoins apres le lamentable echec de leurs caisses de retraites par capitalisation entierement gaspillees par leurs banquiers et leurs traders dans des operations hazardeuses .( pour les retraites pas pour les banquiers ). personnellement je prefere que l'on ameliore notre systeme plutot que d'entrer dans un jeux de hazar .
a écrit le 18/05/2010 à 14:21 :
Normalement on devrait épargner pour ses vieux jours.
La solution de facilité qui ne mettait pas à l'épreuve la capacité de gestion personnelle a été trouvé avec la retraite par répartition. Ce système de solidarité inter-générationnelle a naturellement eu pour inconvénient de créer toute une infrastructure de gestion n'apportant aucune valeur ajoutée et vivant sur les sommes récoltées.
La retraite par répartition ne devrait concerner que le individus à l'intérieur du système. Les actifs cotisantpour financer les retraites! Le problème est que les temps ont changé, que les gens travaillent moins et moins longtemps, que la durée de vie a augmenté et qu'il y a maintenant une disproportion entre les cotisants et les bénéficiaires. Normalement la question devrait être réglée à l'intérieur du système par une contribution en temps ou en durée plus forte des cotisants ou une réduction des retraites. Par démagogie on cherche d'autres sources qui n'ont rien à voir avec le système. On parle de taxer le capital mais on pourrait aussi nous refaire le coup de la vignette ou augmenter d'autres prélévements. Comme toujours on favorise les cigales qui ont tout claqué et on veut faire payer beaucoup de ceux qui se sont privés des jouissances des compatriotes cigales pour mettre un peu de capital de côté. Justice dites-vous? Ah oui, où ca?
a écrit le 18/05/2010 à 13:59 :
que mme parisot vienne travailler pendant 43 ans en usine , en commencant tous les jours à 4 heures du matin. je pense qu'elle serait contente de partir à 60 ans.
a écrit le 18/05/2010 à 13:11 :
Je pense en effet qu'il faut associer à la retraite par répartition, la retraite par capitalisation. De même, il faut faire cotiser l'ensemble des salariés pour la dépendance. Ramener à l'ensemble des salariés la prise en charge de la dépendance sera une faible somme pour une garantie néanmoins correcte comme la possibilité d'engager une personne pour s'occuper de la personne dépendante. Il y aura également des créations d'emplois significatives.

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