Retraites : le Medef relance le débat sur la capitalisation

La présidente du Medef Laurence Parisot a regretté ce mardi que le gouvernement n'ait pas prévu la piste d'un nouveau dispositif de retraites intégrant une part de capitalisation "très incitatif, voire obligatoire".

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Instaurer un nouveau dispositif "très incitatif, voire obligatoire" de retraite par capitalisation, c'est la proposition lancée ce mardi par la présidente du Medef. Laurence Parisot regrette que le document d'orientation envoyé par le gouvernement aux partenaires sociaux dimanche soir ne mentionne pas cette piste. Il ne s'agit pas pour Laurence Parisot de supprimer le système par répartition: "Je préconise un 'mix' des deux. (...) Un bon équilibre entre un mécanisme où les actifs cotisants d'une année payent une partie de la pension de cette même année plus un mécanisme où le complément est garanti par un système par capitalisation".

Laurence Parisot se dit persuadée que "les Français sont intéressés par ce mode d'accès à des retraites. Tous ceux qui en bénéficient, y compris les fonctionnaires avec la Prefon ou les salariés des grands groupes qui bénéficient de retraites d'entreprise, considèrent que c'est quelque chose d'extraordinairement efficace et rassurant."

Faisant valoir que "le système par capitalisation crée de la richesse", elle n'a pas manqué de souligner qu'"au Chili, cela fonctionne très bien" et que "d'autres pays ont fait le choix d'un équilibre entre système par répartition et par capitalisation", tels que la Suède et l'Allemagne.

Laurence Parisot se dit, par ailleurs, convaincue que "le relèvement des bornes d'âge et de durée de cotisation sont absolument nécessaires, la question ne se pose plus". Le Medef se prononcera, annonce sa Présidente, "au plus tard début juin sur le meilleur scénario" qui a cependant cité plusieurs fois le report de l'âge légal à 63 ans et l'allongement de la durée de cotisation à 45 ans.

 

 

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