Pour trouver un emploi, internet est peu efficace

Par latribune.fr  |   |  319  mots
En matière de recherche d'emploi, les usages du net sont divers : consulter des offres et déposer son CV (85% des demandeurs d'emploi), chercher des informations sur le marché de l'emploi (66%)... (Crédits : Reuters)
De fortes disparités existent pour l'usage du web suivant l'âge des demandeurs d'emplois.

Si Internet est largement utilisé par les chômeurs, il n'est pas forcément un outil efficace pour retrouver un emploi. C'est le principal enseignement d'un sondage de l'Ifop*; qui a interrogé 3.500 demandeurs d'emplois. En effet, seulement 18% de ceux qui ont été embauchés le doivent à internet.

Les moyens les plus "efficaces" sont le réseau personnel (37% de ceux qui ont retrouvé un emploi) et l'aide d'un intermédiaire du marché du travail, à 26% (conseiller Pôle emploi, missions locales). D'où la conclusion de l'étude : "malgré une forte mobilisation des outils en ligne, les moyens hors ligne restent les plus efficaces".

2.200 jeunes déployés dans les agences

Malgré ce relatif manque de résultats, près de 9 demandeurs d'emplois sur 10 (88%) utilisent internet pour chercher du travail. Des disparités existent en revanche, selon l'âge et le diplôme : trois quart des demandeurs d'emplois (77%) qui délaissent internet n'ont pas le Bac, et 45% a plus de 50 ans.

Si "l'effet générationnel va s'estomper progressivement", "l'effet diplôme, lui, persiste", selon l'opérateur, qui assure dispenser chaque année 260.000 formations au numérique aux demandeurs d'emploi et qui a déployé 2.200 jeunes en service civique dans ses agences pour assister les plus en difficulté avec internet.

En matière de recherche d'emploi, les usages du net sont divers : consulter des offres et déposer son CV (85% des demandeurs d'emploi), chercher des informations sur le marché de l'emploi (66%), s'aider pour rédiger CV et lettres de motivation (62%), chercher un emploi via les réseaux sociaux (38%), se former (14%).

(Avec AFP)

*Sondage réalisé début novembre auprès d'un échantillon redressé de 3.500 demandeurs d'emploi, inscrits en catégorie A (sans activité), B et C (exerçant une activité) sur les listes de Pôle emploi fin juin 2016, interrogés par téléphone "pour ne pas se limiter aux seuls demandeurs d'emploi ayant une certaine appétence au numérique".