Grèce : les agriculteurs haussent le ton

Par latribune.fr  |   |  280  mots
Les barrages de tracteurs se sont multipliés sur les routes grecques et les agriculteurs ont également bloqué plusieurs points de passage aux frontières bulgare et turque. (Crédits : Reuters)
Pour protester contre la réforme des retraites, ils ont de nouveau manifesté samedi, bloquant la principale autoroute du pays.

Leur mobilisation se poursuit. Des agriculteurs grecs en colère manifestaient de nouveau samedi à travers la Grèce, bloquant notamment l'autoroute reliant Athènes à Thessalonique (nord) pour protester contre la réforme de leurs retraites. Malgré les efforts du gouvernement d'Alexis Tsipras pour trouver un compromis, les agriculteurs, qui ont entamé leur mouvement mi-janvier, ont maintenu leur pression, et décidé de bloquer pour toute la journée de samedi la principale autoroute du pays.

Depuis trois semaines, les barrages de tracteurs se sont multipliés sur les routes grecques et les agriculteurs ont également bloqué plusieurs points de passage aux frontières bulgare et turque, autorisant le trafic seulement quelques heures par jour. "C'est fatigant mais nous n'allons pas arrêter", affirmait Stergios Litos, un manifestant cité par l'agence de presse grecque ANA. "On va aller au bout et rester aussi longtemps qu'il faudra", a-t-il assuré.

Abaissement du montant mensuel maximum

Elu sur un programme de gauche radicale en janvier dernier, M. Tsipras a finalement annoncé le projet d'abaisser de 2.700 à 2.300 euros le montant mensuel maximum de la retraite, et il souhaite introduire une retraite minimum de 384 euros par mois. Cette réforme des retraites fait partie des exigences posées par les créanciers du pays (UE, FMI, BCE) en échange du plan d'aide de 86 milliards d'euros sur trois ans négocié en juillet.

Le gouvernement a également l'intention de fusionner les caisses d'assurances et augmenter les cotisations sociales, tant pour les employeurs que pour les employés. Les agriculteurs reprochent aussi au gouvernement de leur avoir supprimé des avantages fiscaux, notamment sur le prix du carburant, et de vouloir doubler leur taux d'imposition sur le revenu à 26%.

(avec AFP)