Présidentielle 2017 : Valls votera Macron mais "ce n'est pas un ralliement"

Par latribune.fr  |   |  328  mots
"Je n'ai rien à négocier et je ne demande rien, ce n'est pas un ralliement, c'est une prise de position responsable", a déclaré Manuel Valls. (Crédits : © POOL New / Reuters)
L'ancien Premier ministre ne veut prendre "aucun risque" au premier tour de l'élection présidentielle "face au danger que représente le Front national". Emmanuel Macron l'a "remercié" de son soutien.

Les dissensions entre Manuel Valls et Benoît Hamon étaient trop fortes. L'ancien Premier ministre a annoncé mercredi matin sur BFMTV RMC qu'il voterait dès le premier tour pour Emmanuel Macron, candidat du mouvement En Marche ! à l'élection présidentielle.

"Ce n'est pas un ralliement, c'est le choix de la raison", a dit le candidat malheureux de la primaire organisée par le Parti socialiste en janvier.

"Je ne prendrai aucun risque pour la République, je ne prendrai aucun risque pour la France, je ne veux pas le soir du premier tour que je me retrouve face au choix entre François Fillon et Marine Le Pen. [...] Face au danger que représente le Front national, on ne peut pas hésiter."

"Je n'ai rien à négocier et je ne demande rien, ce n'est pas un ralliement, c'est une prise de position responsable", a-t-il poursuivi.

Hamon n'est"pas surpris"

Emmanuel Macron, qui engrange depuis plusieurs mois de nombreux soutiens de droite comme de gauche - dont celui du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian - a "remercié" au micro d'Europe 1 Manuel Valls de son soutien.

L'ex-Premier ministre avait fait un premier pas vers son ancien ministre de l'Economie, favori des sondages pour le second tour de l'élection, en faisant savoir le 14 mars dernier qu'il ne parrainerait pas le candidat investi par le Parti socialiste Benoît Hamon.

"Je ne suis pas surpris [...] On le sait depuis une semaine", a déclaré ce dernier, interrogé un peu plus tôt sur France 2 sur l'officialisation attendue de Manuel Valls.

"Toutes les semaines est organisé une sorte de feuilleton destiné à m'affaiblir", a estimé l'ancien ministre de l'Education, actuellement en cinquième position dans les intentions de vote pour le premier tour. Dimanche, la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, qui avait pourtant été l'une des premières à juger intéressante la démarche d'Emmanuel Macron, a refusé de participer au "feuilleton des ralliements".

(avec Reuters)