UBS annonce des pertes plus lourdes que prévu

Par latribune.fr  |   |  273  mots
La première banque suisse publie une perte nette annuelle de 19,7 milliards de francs suisses, dont près de la moitié pour le seul dernier trimestre, supérieure aux prévisions des analystes. La banque d'investissement va supprimer 2.000 postes supplémentaires. L'hémorragie des clients se poursuit.

La première banque suisse UBS, établissement européen le plus affecté par la crise en terme de dépéciations, publie ce mardi une perte nette annuelle de 19,7 milliards de francs suisses (soit environ 13 milliards d'euros). C'est nettement plus qu'escomptés par les analystes qui tablaient sur un résultat négatif de 17,67 milliards de francs suisses en moyenne sur la période. 

La quatrième trimestre a été particulièrement noire pour UBS : la perte s'élève en effet à 8,1 milliards de francs suisses. Les sorties nettes de capitaux ont été de 85,8 milliards sur les trois derniers mois de l'année et ont totalisé 226 milliards en 2008, démontrant la perte de confiance auprès de ses clients, selon un communiqué.

UBS, qui avait annoncé une séparation de ses activités en trois entités distinctes, a par ailleurs créé deux nouvelles divisions: la gestion de fortune et banque suisse, ainsi que la gestion de fortune Amériques, séparant encore un peu plus ses activités dans la Confédération de celles aux Etats-Unis.
"Les afflux nets d'argent frais dans les unités de gestion de fortune et de gestion d'actifs ont été positifs en janvier", a affirmé UBS, ajoutant cependant que "la situation des marchés financiers demeure fragile".
 

Pour l'année en cours, l'établissement helvétique demeure "prudent quant aux perspectives à court terme". UBS va tailler encore dans ses effectifs avec la suppression de 2.000 postes supplémentaires dans sa banque d'affaires. Cette division à l'origine de sa débâcle verra ses effectifs revenir de 22.000 à la fin de 2007 à 15.000 personnes.

(retrouvez le communiqué d'UBS sur ses résultats).