Irlande : des incertitudes sur l'exposition des banques allemandes

Par Séverine Sollier  |   |  206  mots
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Le porte-parole du gouvernement allemand a d'abord affirmé que les banques allemandes, dont Deutsche Bank, avaient été affectées par les difficultés de l'Irlande avant de se rétracter.

Une série de déclarations contradictoires ce lundi soulèvent des interrogations sur l'exposition réelle des banques allemandes à la dette irlandaise. Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a d'abord affirmé lors d'une conférence de presse que "le gouvernement allemand sait qu'elles sont largement touchées par la problématique de la dette irlandaise", nommant la première d'entre elles, Deutsche Bank.

Le même Steffen Seibert a un peu plus tard envoyé un communiqué écrit pour rectifier ses propos et préciser que Deutsche Bank ne figurait pas parmi les établissements potentiellement touchés. "Une mention spécifique de Deutsche Bank ou d'autres établissements en lien avec Irlande a été faite de manière malencontreuse lors de la conférence de presse. Le gouvernement allemand ne dispose pas de données suffisamment fiables pour affirmer cela", a précisé le communiqué, ajoutant toutefois qu'il "y a des indications laissant entrevoir que des banques allemandes pourraient être affectées par les problèmes irlandais".

Les grandes banques allemandes avaient, à l'occasion des tests de résistance ("stress tests") de juillet, précisé qu'elles possédaient environ 138 milliards de dollars (101 milliards d'euros) de titres de créances en Irlande, soit l'équivalent des banques britanniques.