L'UFC dénonce les marges des industriels sur le lait et le poulet

Par latribune.fr  |   |  232  mots
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L'association de défense des consommateurs, UFC Que Choisir, dénonce la "cagnotte" que se font industriels et distributeurs sur le dos des consommateurs en prenant comme exemple les produits peu transformés, tels que le lait et le poulet.

Les industriels répercutent systématiquement les hausses des matières premières agricoles mais jamais les baisses. C'est en substance ce que dénonce l'UFC Que Choisir, dans une nouvelle étude.

Selon l'association de défense des consommateurs, le prix agricole du lait est resté stable entre 2000 et 2010, tandis que la brique de lait demi écrémé UHT vendue en rayon a, quant à elle, subi une augmentation moyenne de 17%. La marge brute entre ces deux prix, partagée entre industriels, comme Danone, Lactalis ou Sodiaal, et distributeurs est passée entre temps de 0,28 à 0,38euro par litre.

"L'augmentation cumulée de marge brute sur les neuf dernières années représente une dépense supplémentaire de 1,6 milliard d'euros subie par les consommateurs", explique l'étude. Elle atteindrait 7,7 milliards pour le poulet.

Selon le président de l'UFC, Alain Bazot, les industriels seraient les premiers responsables de cette "cagnotte" indûment prélevée. Ils représentent 70,5 % de la marge brute. Et à les marques nationales se paieraient plus sur la bête que les marques d'enseigne.

L'association appelle donc les pouvoirs publics à ce que l'observatoire des prix et des marges mis en place par le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire identifie les causes réelles de l'inflation des marges brutes. Elle demande aussi l'instauration d'un coefficient multiplicateur sur les prix des produits peu transformés, à la hausse...comme à la baisse.