Bloctel, la liste rouge gratuite contre le démarchage téléphonique, entre en service

Par latribune.fr  |   |  306  mots
Bloctel permet d'empêcher le démarchage commercial sur téléphone fixe ou portable. (Crédits : Reuters)
A partir du 1er juin 2016, faire opposition au démarchage téléphonique devient plus simple, et surtout, contraignant pour les démarcheurs qui s'exposent désormais à des sanctions en cas de non-respect de la liste rouge de Bloctel.

Le service Bloctel, une liste rouge anti-démarchage téléphonique, entre en service ce mercredi 1er juin. Totalement gratuit, il permet de ne plus recevoir d'appels commerciaux intempestifs. "Les consommateurs peuvent dès aujourd'hui [mercredi 1er juin] inscrire leurs numéros de téléphone, fixe ou portable" explique la secrétaire d'Etat à la Consommation Martine Pinville. Les SMS ne sont en revanche pas concernés.

Pour adhérer au service, il suffit de se rendre sur le site www.bloctel.gouv.fr et d'indiquer les lignes téléphoniques qu'on veut placer sur cette liste rouge. Les consommateurs n'ayant pas accès à Internet peuvent également s'inscrire par courrier. L'inscription prendra alors effet dans les 30 jours.

De Pacitel à Bloctel

Le service Bloctel remplace Pacitel, qui avait l'inconvénient de ne pas être contraignant. Désormais, l'inscription sera valable trois ans, et surtout, les sociétés qui passeraient outre s'exposent à 75.000 euros d'amende. Ces sociétés de démarchage seront également tenues de mettre à jour leurs registres au moins une fois par mois.

En cas d'abus, Martine Pinville invite les consommateurs à "relever le numéro de téléphone et, si vous pouvez, le nom de la société qui a appelé, [et] nous le signaler sur www.bloctel.gouv.frcomme elle l'avait expliqué il y a un mois sur RTL.

Une association critique

Néanmoins, l'inscription à Bloctel n'empêchera pas de recevoir des appels d'instituts de sondage ou d'associations à but non lucratif, tout comme des professionnels concernant la vente de journaux ou magazines.

Pour l'association de défense de consommateurs CLCV, "la grande faiblesse du mécanisme réside dans la nécessité pour un consommateur de faire la démarche de s'inscrire pour trois ans", craignant que "beaucoup de consommateurs, notamment les plus fragiles, ne [fassent] pas cette démarche".

(avec AFP)