La France va reverser 754 millions d'euros à la Grèce

Par Sophie Rolland  |   |  204  mots
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Épargnées par le plan de restructuration de la dette grecque de 2011, les banques centrales de la zone euro vont néanmoins devoir verser leur obole à la Grèce.

Le projet de loi de finances rectificative présenté hier par le gouvernement français établit en effet que « l?Etat français va restituer à la Grèce les intérêts perçus par la Banque de France au titre des titres grecs qu'elle détient »?soit 754 millions d?euros.

Pourquoi la Banque de France renonce-t-elle aux intérêts perçus sur les obligations grecques qu'elle détient  ?

Lors du fameux PSI (private sector involvement) de début 2011, la Banque de France, comme les autres créanciers publics, a accepté de renoncer aux intérêts que lui rapporteraient les obligations grecques. Une petite concession faite aux créanciers privés qui ont supporté l'essentiel de la charge de la restructuration. Les décotes consenties par ces derniers à l?occasion de l'échange d'obligations (swap) ont permis d'effacer 106,5 milliards de dette (soit la moitié de celle détenue par les investisseurs privés) sur un total de 335,6 milliards d'euros.

Les banques centrales de la zone euro détiennent de grandes quantités de titres grecs acquis notamment dans le cadre du SMP (securities markets programme) et ces titres sont généralement assortis de taux d'intérêt très élevés.