L'Italie, deuxième "i" des "Piigs", à son tour sur la sellette

Par latribune.fr  |   |  196  mots
La rumeur a couru sur les marchés d'une dégradation de la note de l'Italie par Standard & Poor's, mais celle-ci a confirmé qu'elle maintenait à stable sa perspective sur la note souveraine du pays. Rome revoit à la hausse ses prévisions sur sa dette publique et à la baisse celle sur sa croissance. La Bourse de Milan a plongé de 4,26%.

L'agence de notation Standard & Poor's (S&P) a confirmé ce jeudi qu'elle maintenait à stable sa perspective sur la note souveraine italienne alors que des rumeurs de marché évoquaient une possible dégradation et que l'Italie est désormais intégrée au club des "Piigs" (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne, avec le "S" de Spain).

Cette rumeur a eu pour effet de faire monter la prime exigée par les investisseurs pour détenir des emprunts à 10 ans de l'Etat italien plutôt que des Bunds allemands, à environ 130 points de base. S&P note l' Italie A+, avec une perspective stable. La Bourse de Milan n'a pas du tout apprécie : elle termine en chute de 4,26%.

Le gouvernement italien a en tout cas revu à la baisse ce jeudi ses prévisions de croissance pour 2010 à 1% contre 1,1% et surtout sur 2011 à 1,5% contre 2% auparavant.

Rome est également plus pessimiste sur l'évolution de sa dette publique qui ne serait pas de 116,9% à la fin de l'année comme annoncé en janvier mais de 118,4% du PIB (produit intérieur brut).

Il maintient en revanche ses projections de déficit public à 5% du PIB cette année et à 3,9% l'an prochain.