La soeur du roi d'Espagne soupçonnée de détournement et de blanchiment d'argent

Par Jonathan Baudoin  |   |  340  mots
L'affaire Nóos, dans laquelle est impliquée l'infante Cristina, fournit une nouvelle source d'impopularité de la famille royale espagnole auprès de l'opinion publique.
Le juge majorquin Diego Gómez-Reino, expert en blanchiment d'argent et fraude fiscale, pourrait mettre en examen Cristina de Bourbon, sœur du roi Felipe VI.

Les Bourbon espagnols n'en ont pas fini avec la justice. Le quotidien ibérique El País, révèle en effet que le magistrat Diego Gómez-Reino, président de la deuxième salle d'Audience de Palma de Majorque, pourrait mettre en examen de Cristina de Bourbon, soeur du roi Felipe VI, pour détournement de fond et blanchiment d'argent. Le feuilleton continue après une première inculpation pour les mêmes chefs d'accusation en janvier 2014.

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Détournement de fonds publics

Concrètement, elle est soupçonnée par la justice d'avoir détourné des fonds publics avec son mari, Iñaki Urdangarin, devenu duc de Palma après son mariage avec la princesse, au travers de la fondation Nóos, chargée officiellement de promouvoir le sport et le tourisme.

Cette fondation se finance en vendant des conférences aux collectivités territoriales. Les époux auraient, selon diverses enquêtes, fait remonter cet argent public jusqu'à eux au travers de diverses filiales, dont une dirigée par Cristina de Bourbon.

C'est l'achat d'une maison sur les hauteurs de Barcelone estimée à 8 millions d'euros qui a mis la puce à l'oreille des enquêteurs. Le couple princier semble en effet ne pas avoir des revenus suffisant pour supporter une telle dépense. Au total, les revenus de toute la famille royale réunis ne dépassaient en effet pas les 800.000 euros en 2011 et n'ont cessé de décroître depuis.

Cumul des gaffes

Quoiqu'il en soit, cette affaire constitue une nouvelle atteinte à l'image déjà écornée des Bourbon d'Espagne. En 2012, l'ancien roi Juan Carlos avait notamment défrayé la chronique suite à des dépenses somptuaires lors d'un safari alors que l'Espagne était aux prises avec la récession et un chômage record et essuyait une cure d'austérité sans précédent.

Ces bourdes et autres affaires continuent de discréditer la famille royale, au point de donner des arguments aux républicains.