En 2014, 87% des catastrophes naturelles étaient liées au climat

Par latribune.fr  |   |  412  mots
L'Asie a comptabilisé 48% des catastrophes naturelles et 85% du nombre des décès de 2014. (Crédits : Soe Zeya Tun)
Le nombre total de catastrophes naturelles a néanmoins atteint son plus bas niveau de la décennie, révèle un rapport de la Croix-Rouge.

Sécheresses, inondations, mais aussi glissements de terrain, tempêtes, cyclones ... En 2014, le nombre de catastrophes naturelles associées au climat a largement dépassé celui des phénomènes géophysiques comme les tremblements de terre, les tsunamis ou les éruptions volcaniques, révèle un rapport publié jeudi 24 septembre à Génève.

Les premières ont effet représenté 87% du total des catastrophes naturelles, précise ce document élaboré par la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR).

L'Asie particulièrement frappée

Globalement, le nombre de catastrophes naturelles enregistrées en 2014 (317), a été le plus bas de la décennie. De même pour le nombre total de victimes (8.186 morts), qui est le moins élevé depuis 1986 (7.303 morts). Quatre-vingt-quatorze pays ont été touchés l'année dernière.

Cependant, toutes les régions n'ont pas été impactées de la même façon. L'Asie a notamment comptabilisé 48% de ces catastrophes et 85% du nombre des décès de 2014. La Chine est le pays qui a été le plus affecté, avec des sécheresses, des tempêtes, des inondations et un tremblement de terre en août 2014 qui a tué 731 personnes.

1,6% des ressources humanitaires destinées aux acteurs locaux

Dans son rapport, la FICR met par ailleurs l'accent sur le rôle des acteurs locaux (ONG et diverses institutions humanitaires) pour fournir les secours appropriés. Il déplore que l'essentiel des financements aille aux organisations internationales, ces acteurs locaux n'ayant reçu directement que 1,6% des ressources humanitaires octroyées sur la période 2010-2014. Le Secrétaire général de la FICR, Elhadj As Sy, souligne notamment:

"Les acteurs locaux sont toujours les premiers à réagir, on l'a vu en 2015 après le tremblement de terre au Népal, le cyclone Pam au Vanuatu ou sur les lignes de front en Syrie".

Une présence précieuse au sein des communautés

"Leur efficacité va au delà de leur proximité du terrain. Les groupes locaux, en particulier les Sociétés de la Croix Rouge et du Croissant Rouge sont efficaces en raison de la perspective qu'ils apportent, leur connaissance de la langue, des normes culturelles et de leur présence au sein des communautés avant qu'une catastrophe se produise", note-t-elle.

En conséquence, le FICR demande qu'ils bénéficient de plus de ressources, tout en rappelant le rôle incontournable des acteurs internationaux dans l'action humanitaire.