La banque Barclays soupçonnée d'avoir tenté d'identifier un lanceur d'alerte

Par latribune.fr  |   |  240  mots
La banque a décidé de procéder à un ajustement dans la rémunération variable de son directeur général, dont elle donnera le montant précis une fois les enquêtes conclues.
Il est reproché à Jes Staley d'avoir tenté de retrouver l'identité de l'auteur d'une lettre envoyée en juin 2016 faisant part d'inquiétudes "de nature personnelle" concernant un cadre de Barclays qui venait d'être recruté.

La banque britannique Barclays a annoncé lundi faire l'objet d'une enquête des autorités financières britanniques pour avoir tenté d'identifier un lanceur d'alerte au sein du groupe. L'enquête, qui concerne également le directeur général Jes Staley, a été ouverte par le gendarme financier du Royaume-Uni (Financial Conduct Authority) et par le régulateur bancaire (Prudential Regulation Authority), précise Barclays dans un communiqué.

Le directeur général ignorait l'illégalité de la démarche

Il est reproché à Jes Staley d'avoir tenté de retrouver l'identité de l'auteur d'une lettre envoyée en juin 2016 faisant part d'inquiétudes "de nature personnelle" concernant un cadre de Barclays qui venait d'être recruté. Pour sa défense, la banque, en l'occurrence le conseil d'administration, explique que Jes Staley ignorait que la loi britannique ne l'autorisait pas à retrouver l'identité d'un lanceur d'alerte. Elle ajoute que le lanceur d'alerte n'a pas été identifié. "Honest mistake", donc, comme on dit outre-Manche.

"J'ai présenté mes excuses au conseil d'administration de Barclays et accepté ses conclusions selon lesquelles mes actions personnelles dans cette affaire constituaient des erreurs de ma part. J'accepterai aussi la sanction qui semblera appropriée", explique Jes Staley, cité dans le communiqué. La banque a décidé de procéder à un ajustement dans la rémunération variable de son directeur général, dont elle donnera le montant précis une fois les enquêtes conclues.

(Avec AFP)