PSA propose une prime de 6.000 euros pour les salariés externalisés

Par latribune.fr  |   |  419  mots
PSA avait instauré une prime du même montant l'an dernier pour une autre externalisation, celle de personnels d'études et d'essais.
Le constructeur a proposé une prime et un "droit au retour" aux 198 salariés des services informatiques devant être externalisés, rapporte l'AFP, de source syndicale. Les propositions de prime n'ont pas mis un terme à l'opposition des syndicats à l'externalisation.

Après avoir annoncé l'externalisation de la recherche et développement en juillet 2015, le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën avait fait savoir, début février, que le pôle informatique était également concerné par cette mesure. Le "transfert", qui vise à réduire les coûts, concernerait environ 200 personnes.

Presque trois semaines après cette annonce, une réunion extraordinaire du CCE (comité central d'entreprise), s'est tenue lundi 22 février à Poissy (Yvelines). Elle s'est conclue par la proposition d'une prime de 6.000 euros bruts pour les salariés dont le poste va être transféré auprès du groupe informatique français Capgemini, ont indiqué les représentants FO, CFDT et CFE-CGC du site de Sochaux (Doubs), l'un des principaux concernés.

Prime, et ... droit de retour, selon la direction

La proposition instaure également un droit au retour chez PSA dans un délai de trois ans en cas "d'inadéquation de poste" et la possibilité de choisir une autre "mobilité externe" jusqu'à fin mars prochain, a-t-on précisé de même source.

Pour rappel, 198 salariés de la DSIN (Direction des systèmes d'information) doivent être transférés en juin prochain chez  Capgemini, en provenance des sites de Sochaux, Bessoncourt près de Belfort, Mulhouse, Poissy, Vélizy et Rennes.

Les syndicats maintiennent leur opposition

Les propositions de prime n'ont pas mis un terme à l'opposition des syndicats à l'externalisation, qu'ils jugent injustifiée et non garante du maintien des acquis sociaux.

"Nous demandons toujours l'arrêt  de cette mesure dont l'intérêt n'a pas été démontré", a dit à l'AFP Olivier Laurent, représentant CFE-CGC de Sochaux.

Les mesures "ne correspondent pas aux attentes des salariés", car la possibilité de mobilité ou de retour "ne sera pas automatique", étant soumise à approbation patronale pour certains postes. Selon Olivier Laurent, "cela ne respecte pas le volontariat qui est l'esprit du Nouveau contrat social", l'accord de compétitivité de PSA.

PSA rappelle son désir de "se concentrer sur le cœur d'activité"

Tout en saluant une "ouverture", les sections FO et CFDT de Sochaux ont réaffirmé leur "opposition", du fait que le transfert sera obligatoire. "PSA dispose de tous les moyens économiques et humains nécessaires à la poursuite de ces activités en interne", a souligné la CGT de Sochaux.

L'externalisation répond à l'objectif de "se concentrer sur le cœur d'activité" en faisant appel au "savoir-faire" de Capgemini, "leader mondial de son domaine", a exposé, de son côté, un porte-parole de PSA à l'AFP.

 (avec AFP)