Cette startup parisienne qui veut conquérir le monde du sport avec son capteur connecté

Par latribune.fr  |   |  296  mots
Le capteur développé par PIQ peut être utilisé par les joueurs de tennis.
Cette filiale de la société suisse Octonion créée par un français a levé 4,9 millions d'euros. Elle compte développer à l'international son capteur capable de mesurer les données des sportifs.

PIQ surfe sur la mode du quantified self (mesure de ses données: rythme cardiaque, performances sportives,...). Cette startup parisienne, filiale de la société suisse Octonion, basée à l'Innovation Park de l'EPFL à Lausanne, développe un capteur de 5 mm d'épaisseur pesant 9 grammes. Il peut être adapté à de nombreux types d'accessoires sportifs comme par exemple un gant ou un snowboard et mesurer des données dans des disciplines allant de l'équitation au tennis, en passant par le football et l'escrime.

La commercialisation des premiers accessoires est attendue dès l'été 2015, dans toute l'Europe ainsi qu'aux Etats-Unis et au Japon. Le Français Cédric Mangaud, cofondateur et directeur général de PIQ, espère couvrir 24 disciplines sportives au total.

Foxconn fait confiance à PIQ

La société a annoncé jeudi 21 mai avoir levé 5,5 millions de dollars (4,9 millions d'euros). Le groupe industriel taïwanais Foxconn, sous-traitant d'Apple entre autres, fait partie des investisseurs, avec Ginko Ventures, Robolution Capital et Swisscom.

"Les fonds récoltés vont nous permettre de commercialiser nos produits en partenariat avec trois marques de sport internationales respectivement cet été, à l'automne et à l'hiver 2015", a indiqué à l'AFP  Cédric Mangaud.

Ambitions internationales ?

PIQ, qui a déjà signé des contrats avec trois marques de sport internationales, peut ainsi nourrir des ambitions internationales. La startup espère que les marques lui feront confiance et ne développeront pas leurs projets d'objets connectés sans elle.

"Avec nous, elles ne partent pas de zéro. Créer un objet connecté en partant de rien, ça coûte 4 à 5 millions d'euros et ça prend des années. Avec au final un retour sur investissement incertain puisque les marges sont inférieures à ce dont les marques de sport ont l'habitude d'obtenir", explique Cédric Mangaud à l'Usine Digitale.