"Vu la conjoncture, une stratégie fiscale ne peut réussir que si elle vise à alléger les impôts"

Par latribune.fr  |   |  290  mots
"La gauche réformiste n'a jamais eu pour objectif, que je sache, d'augmenter systématiquement les impôts ou de récuser la compétitivité !" a également affirmé Laurent Fabius. (Crédits : Reuters)
Dans un entretien accordé aux Echos, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, affirme par ailleurs qu'il faut "réduire les déficits, trop lourds" de l'Etat, mais aussi faire des économies du côté des collectivités locales, des opérateurs de l'Etat, des régimes sociaux".

"Dans la conjoncture actuelle, une stratégie fiscale ne peut réussir que si elle vise, entre autres buts, à alléger les impôts". C'est ce qu'a déclaré Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, dans un entretien aux Echos ce vendredi.

"Mais il faut aussi réduire les déficits, trop lourds. L'effort d'économies sur les dépenses doit donc être mené avec d'autant plus de vigueur", insiste-t-il. Outre les dépenses de l'Etat, où l'effort d'économie est selon lui "le moins rude à obtenir", "il faut aussi regarder du côté des collectivités locales, des opérateurs de l'Etat, des régimes sociaux".

"La gauche réformiste n'a jamais eu pour objectif (...) d'augmenter systématiquement les impôts ou de récuser la compétitivité !"

Lors de ses voeux, le président François Hollande a indiqué "la stratégie économique indispensable aujourd'hui pour le redressement de la France", assure-t-il, ne reprenant pas l'idée d'un tournant "libéral".

"La gauche réformiste n'a jamais eu pour objectif, que je sache, d'augmenter systématiquement les impôts ou de récuser la compétitivité !", explique Laurent Fabius qui rappelle : "La diminution des impôts, nous l'avons pratiquée par exemple tout au début des années 2000", à une époque où Lionel Jospin dirigeait le gouvernement et où lui-même occupait le ministère de l'Economie.

Prêt à dérouler le tapis rouge aux entrepreneurs britanniques

Revenant sur les récentes critiques de David Cameron sur le modèle français, Laurent Fabius a également affirmé que :

Si, par malheur, comme il est en parfois question, nos amis britanniques décidaient de quitter l'Union européenne, nous déroulerions le tapis rouge pour leurs entrepreneurs.