Apologie du terrorisme : fermeture des premiers sites internet

Par latribune.fr  |   |  257  mots
Cette possibilité de blocage administratif des sites internet soupçonnés d'apologie du terrorisme est l'une des mesures phares de la loi antiterroriste adoptée en novembre.
Cinq sites internet accusés de faire l'apologie du terrorisme viennent d'être fermés par l'office central de lutte contre la criminalité sur le Web. C'est l'une des premières applications de la loi antiterroriste controversée, votée en novembre.

L'accès à cinq sites internet accusés de faire l'apologie du terrorisme a été bloqué depuis la fin de la semaine dernière, a appris l'AFP lundi auprès du ministère de l'Intérieur. C'est une première depuis la mise en place, le 6 mars 2015, de cette mesure administrative.

Parmi les sites internet fermés figure celui d'al Hayat Media Center, une branche du groupe État islamique chargée de sa communication, ou encore le site islamic-news.info, indique le ministère de l'Intérieur. L'ordre de blocage a été émis par l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC). Les fournisseurs d'accès, tout d'abord identifiés par les services de renseignement, ont eu 24 heures pour appliquer la décision.

Une loi antiterroriste controversée

Cette possibilité de blocage administratif des sites internet soupçonnés d'apologie du terrorisme est l'une des mesures-phares de la loi antiterroriste adoptée en novembre. Elle avait été critiquée par la commission consultative des droits de l'Homme, autorité administrative consultative du gouvernement, qui estimait l'intervention d'un juge nécessaire pour ordonner et contrôler le retrait d'un contenu illicite et le blocage d'un site internet.

Parmi les autres mesures de cette loi antiterroriste figure notamment l'interdiction administrative de sortie du territoire des candidats au jihad. Six Français âgés de 23 à 28 ans qui s'apprêtaient à partir en Syrie, ont ainsi vu leur passeport confisqué à la mi-février pour une durée de six mois renouvelables pendant deux ans.